Les réalisateurs de la jeune génération se retrouvent en compétition dimanche avec des cinéastes établis parmi lesquels figure Xavier Dolan pour son film Juste la fin du monde.

Prix Écrans: de nouveaux talents qui font des vagues

Parmi les réalisateurs canadiens qui sont en lice pour récolter des récompenses au gala des prix Écrans dimanche figurent de nombreux nouveaux venus du milieu qui soulèvent des vagues au pays et même ailleurs.
Plusieurs des 10 productions en lice pour le prix du meilleur film sont l'oeuvre de cinéastes de la relève, notamment Hello Destroyer de Kevan Funk, Avant Les Rues de Chloé Leriche, Operation Avalanche de Matt Johnson et Old Stone de Johnny Ma. Ce dernier a remporté le prix du meilleur premier long métrage au Festival international du film de Toronto (TIFF).
Les jeunes au Tiff depuis quelques années
Le réalisateur Kevan Funk croit que «le mouvement» manifeste des jeunes réalisateurs canadiens se reflète dans les nominations des dernières années au Canada, notamment au TIFF.
Celui qui est né à Vancouver et qui a grandi à Banff ne cache pas son enthousiasme de faire partie de cette nouvelle vague de talents.
Les réalisateurs de la jeune génération se retrouvent ainsi en compétition avec des cinéastes établis tels que Bruce McDonald pour Weirdos, Zacharias Kunuk pour Searchers et Xavier Dolan pour Juste la fin du monde - qui mène le bal aux prix Écrans avec ses neuf nominations.
Le plus récent film de Xavier Dolan a par ailleurs remporté trois prix César, pour la meilleure réalisation et pour le montage, alors que Gapard Ulliel était récompensé en tant que meilleur acteur.
La liste des candidats pour le prix Écran du meilleur film est complétée par Les mauvaises herbes, de Louis Bélanger, Race, de Stephen Hopkins et Ceux qui font les révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau, de Mathieu Denis et Simon Lavoie.
Pour Kevan Funk, il n'y a pas de doute que la brochette de nouveaux talents - incluant les personnes qui ne se qualifient pas pour un prix Écran - est diversifiée.
«Ce n'est pas un mouvement [de type] mouvement stylistique, comme celui du mumblecore où il y a une chose cool à faire à Toronto et tout le monde fait cela», a illustré le réalisateur.
Les acteurs de premier plan de ce «mouvement» se connaissent en outre bien, certains étant de bons amis.
«On sent qu'on se connaît les uns les autres, qu'on se soutient entre nous, mais nous sommes à la fois éparpillés un peu partout au pays», a relevé Ashley McKenzie, qui a écrit et réalisé Werewolf, en lice dans quatre catégories.
Ce film qui relate l'histoire d'un couple de sans-abri souffrant d'une dépendance à la méthadone a valu à Mme McKenzie la distinction d'artiste émergente au gala de l'Association des critiques de films de Toronto, en janvier.