Place au court: Une question de goût

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Bachelier en littérature et en philosophie, et aujourd’hui libraire, David Labrecque a également la passion du cinéma. Aussi était-il dans l’ordre des choses que son premier court-métrage, Une question de goût, s’intéresse au monde des livres.

En littérature comme dans plusieurs autres domaines, comme le titre l’indique, tout est affaire de goût. Ce qui a l’heur de déplaire à son personnage principal, auteur d’un essai politique sur le Québec, qui prend plutôt mal que le public s’entiche de «l’ultime guide» sur… l’art d’apprêter les boulettes. «Il y a comme un problème dans l’égalité de traitement», glisse avec sarcasme le réalisateur de 25 ans.

Un peu découragé, son protagoniste ira jusqu’à abandonner quelques exemplaires de son livre dans ces boîtes publiques qui poussent un peu partout en ville. Avec, à la clé, une heureuse surprise…

«Je n’ai pas de formation en cinéma. J’ai appris sur le tas, avec plein de bonne volonté», explique David Labrecque, employé à la librairie Laliberté de la Pyramide. Il en est d’autant plus satisfait que son film a remporté un prix dans un festival à Calcutta, en Inde.

Tourné à Québec en 2016, son court-métrage compte au générique plusieurs comédiens de la capitale, à commencer par Jean-René Moisan. «Une fois qu’il a accepté, ç’a fait boule de neige, les autres ont embarqué. À Québec, tout le monde se connaît», explique-t-il au sujet de la participation des Véronique Côté, Maxime Perron, Alexandrine Warren et Richard Fréchette.

Le jeune cinéaste n’entend pas en rester là. Il compte remettre la table pour un autre court-métrage, cette fois «un drame intergénérationnel» qui sera tourné cet été. 

Place à Une question de goût, de David Labrecque