Place au court: Transpositions de signal

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Anne-Marie Bouchard est une amoureuse du fleuve Saint-Laurent, elle qui a grandi sur la Côte-de-Beaupré. Il était donc dans l’ordre naturel des choses qu’elle tourne un jour sa caméra vers le littoral, en l’occurrence la région de Rimouski pour son court-métrage Transpositions de signal, filmé en 2015.

Au croisement des sciences et des arts, son œuvre montre le fleuve sous divers angles, à travers ses rochers, ses vagues, ses marées, sa faune, sa flore. Un soin particulier, et c’est là toute l’originalité du film, a été apporté à l’ambiance sonore.

«J’ai abordé ce projet par la musique et l’acoustique sous-marine qu’on utilise pour cartographier les fonds marins», explique la graduée en cinéma de Concordia, également détentrice d’une maîtrise en arts visuels de l’Université Laval.

«Je suis quelqu’un de curieux. J’avais envie de collaborer avec des scientifiques», ajoute celle qui avait travaillé avec des physiciens sur le tournage d’un film sur les particules quantiques. Pour Transpositions de signal, la cinéaste de Québec a collaboré étroitement avec Coralie Montpert, une spécialiste en géomatique marine.

La jeune artiste a également fait appel à la pianiste Fabienne Gosselin et à la violoncelliste Marie-Loup Cottinet, deux artistes originaires du Bas-du-fleuve, pour interpréter les relevés scientifiques comme des partitions musicales. L’enregistrement s’est déroulé à la cathédrale Holy Trinity. «Leur musique amène un parcours émotif, plus angoissant, plus vivant», mentionne la cinéaste.

Ceux qui désirent en apprendre davantage sur la création de ce court-métrage, que ce soit sur l’approche créatrice ou le travail sur l’acoustique, sont invités à se rendre sur le site echos.paraloeil.com