Place au court: au pays des trappeurs

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Charles Fleury ne connaissait rien au trappage avant le tournage de son court-métrage «Au nord de la rivière aux Écorces», il y a trois ans, dans la région du Saguenay. «C’était vraiment un acte de curiosité. J’aime beaucoup les animaux même si c’est une drôle de façon de les approcher...»

C’est après avoir fait la connaissance de Marcel Bouchard, par l’entremise de sa mère, que le professeur de cégep en arts visuels a eu l’idée de son film. L’ancien policier, un résident du lac Kénogami depuis une cinquantaine d’années, est un puits sans fond de connaissances sur la forêt et sa faune. En plus de se livrer au trappage, le septuagénaire pêche, chasse et coupe son bois.

Pour les besoins de sa production, Charles Fleury a accompagné M. Bouchard dans ses activités de trappage. Le cinéaste a été particulièrement impressionné par la capture d’un lynx, point de départ de son récit. «Je ne pensais pas qu’on pouvait trapper cet animal au Québec.»

Même si son film renferme «des images assez crues», comme une démonstration sur la façon d’enlever la fourrure d’un lynx, ou ce castor coincé dans un piège, son auteur avoue l’avoir fait «sans porter de jugement».

«Moi, je préfère la contemplation de la nature, les écosystèmes, la lenteur de la forêt. Ça reste une façon d’entrer en contact avec la faune», précise-t-il.

En finale, lui et son preneur de son se sont néanmoins permis de goûter pour la première fois à du castor et du lynx, apprêtés par Marcel Bouchard. «On a trouvé ça bon, le castor, c’est pas trop coriace, mais le lynx était meilleur.»