Marc Séguin présente son film La ferme et son état au FCVQ.

Pas que des films à l'affiche au Festival de cinéma de la ville de Québec

Un festival de cinéma, ce n'est pas des films et un tapis rouge. En marge des projections, le Festival de cinéma de la ville de Québec (FCVQ) propose un large éventail d'activités destinées autant au grand public qu'aux professionnels du milieu. Les cinéphiles peuvent ainsi discuter avec des artistes comme Marc Séguin, Martin Bureau, Sophie Cadieux ou encore Cédric Klapisch.
Pour le réalisateur français, toutefois, ne vous précipitez pas acheter vos billets. La soirée de discussion et de projection de l'attachant Retour en Bourgogne, son nouveau long métrage, affiche complet.
Mais vous ne perdez rien au change avec la prometteuse discussion sur la façon de raconter une histoire autrement qui a lieu mardi à 13h, au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ). Le FCVQ a réuni trois artistes multidisciplinaires (Séguin, Bureau et Cadieux) pour échanger sur la façon de créer dans différents médiums, de la peinture au documentaire, en passant par la fiction et la mise en scène.
L'art de raconter
Le lendemain, le FCVQ a organisé un tout nouvel événement professionnel basé sur le storytelling ou, si vous préférez, l'art de bien raconter une histoire. ID-Le générateur réunira plus d'une demi-douzaine de conférenciers pour, dit-on, faire le pont entre décideurs, créatifs, communicateurs et influenceurs.
Évidemment, on a aussi voulu mettre le cinéma au coeur de cette programmation parallèle. La journée du doc à Québec, qui débutera mercredi à 13h, propose des projections, mais aussi une table ronde sur les nouvelles façons de faire du documentaire. 
Parmi les panélistes invités, on note la présence d'Anaïs Barbeau-Lavalette et d'Émile Proulx-Cloutier, couple à la ville et duo de créateurs, qui ont à leur actif, entre autres, deux documentaires scéniques et un très beau long métrage, Le plancher des vaches (2015). Autre duo, mais de réalisateurs, Jean-Marc E. Roy et Philippe David Gagné, qui se distinguent en tournant au Saguenay des films qui se retrouvent ensuite au Festival de Cannes, comme Bleu tonnerre (2015) et Crème de menthe (2017)!
Autre activité originale et gratuite : une discussion philosophique inspirée par le visionnement de trois courts métrages. Ça se déroule le mardi, à compter de 19h, à la poudrière de l'Esplanade.
On pourrait multiplier les exemples, mais il suffit de consulter le site du FCVQ (www.fcvq.ca) pour avoir le fin détail de tout ça. Chose certaine, il s'agit d'une illustration patente du dynamisme culturel du festival et sa volonté de construire un événement qui sort du cadre habituel. En plus de présenter une programmation relevée...
Au Festival de cinéma de la ville de Québec aujourd'hui...
La ferme et son état, Marc Séguin, MNBAQ, 19h
Un documentaire de facture classique et didactique de l'artiste multidisciplinaire bien connu sur ceux qui tentent de concevoir une agriculture durable au Québec et qui se heurtent aux contraintes bureaucratiques. 
Lucky, John Carroll Lynch, Les gros becs, 19h
Ce film retrace le parcours spirituel d'un nonagénaire athée ainsi que d'excentriques personnages habitant une ville désertique. Il est en grande partie inspiré par le très fort Harry Dean Stanton, malheureusement décédé vendredi. Un bel hommage.
Samba, Laura Amelia Guzman, Israel Cardenas, Les gros becs, 21h30
Assurément une curiosité que ce long métrage de la compétition qui se déroule en République dominicaine. Il s'attache à la destinée d'un homme qui doit se servir de son talent naturel de boxeur pour gagner sa vie.