Venantino Venantini comptait quelque 150 films à son actif, dont la comédie culte «Les tontons flingueurs».

Mort de l'acteur Venantino Venantini, héros des comédies des années 60

ROME — L’acteur italien Venantino Venantini, dont la «gueule» est restée célèbre pour sa présence au casting des «Tontons flingueurs» et de bien d’autres comédies des années 60, est mort à Viterbe, en Italie à l’âge de 88 ans.

Connu pour ses rôles de malfrats un brin couards ou de bellâtres transalpins dans des comédies de Georges Lautner, Gérard Oury ou Dino Risi, Venantino Venantini s’est éteint dans la nuit de lundi à mardi à l’hôpital de Viterbe des suites post-opératoires d’une intervention au fémur subie cet été.

Né à Fabriano, dans les Marches, le 17 avril 1930, il comptait quelque 150 films à son actif, dont la comédie culte signée Georges Lautner Les tontons flingueurs (1963), où il donne la réplique à Lino Ventura, Bernard Blier et Francis Blanche sur les dialogues ciselés de Michel Audiard.

Physique athlétique et accent italien, il décroche son premier rôle important grâce à Franco Rossi qui le met en scène dans L’odysée nue (1961).

Mais c’est grâce à sa rencontre avec Georges Lautner qu’il voit grandir sa notoriété. Outre Les tontons flingueurs, il tournera dans plusieurs films du maître français de la comédie populaire dont La grande sauterelle (en 1967, avec Mireille Darc), Laisse aller, c’est une valse (1971, avec Jean Yanne), Il était une fois un flic (1972, avec Michel Constantin) ou avec Jean Paul Belmondo dans Flic ou voyou (1979).

On se souvient aussi de ses seconds rôles devant la caméra de Gérard Oury: Michey le bègue, dans Le corniaud (1965), aux côtés du duo formé par Louis de Funès et Bourvil, ou le marquis Del Basto dans La folie des grandeurs (1971).

Il sera aussi dirigé par Dino Risi (La femme du prêtre, Le bon roi Dagobert), Ettore Scola (La terrasse, Le dîner), Claude Lelouch (Toute une vie) ou Edouard Molinaro, qui lui confie le rôle du chauffeur de Michel Galabru dans La cage aux folles en 1978.

Plus rare sur les écrans à partir des années 90, il fera toutefois des apparitions dans plusieurs longs métrages dont L’immortel (2010) de Richard Berry, Marseille (2016) de Kad Merad ou Maryline (2017) de Guillaume Galienne.

Passionné de peinture — il avait fréquenté les Beaux-Arts de Paris —, il s’était glissé l’an passé dans la peau de Leonard de Vinci, l’un de ses derniers rôles, pour la série télévisée L’art du crime, signé Charlotte Brandström.