Mécaniques fatales est un mauvais mélange entre «Mad Max» sur les stéroïdes et une pâle copie de «Star Wars».

«Mécaniques fatales», un film à éviter **

CRITIQUE / C’est l’histoire de Pandore qui trouve une boîte. Elle ne veut surtout pas l’ouvrir parce qu’elle va déchaîner les feux de l’enfer. Un homme qui la convoite l’assassine sous les yeux de sa fille. Mythologie grecque? Non. «Mécaniques fatales» («Mortal Engines»), une superproduction pétaradante et tonitruante, un mauvais mélange entre «Mad Max» sur les stéroïdes et une pâle copie de «Star Wars».

Il ne faut guère s’en surprendre, remarquez. Le producteur n’est nul autre que le roi de la démesure cinématographique, Peter Jackson (Le Hobbit). Il cosigne cette adaptation d’un roman éponyme de Philip Reeve, le premier tome d’un quatuor (on espère vraiment que toute velléité de suite va s’écraser avec un box-office minus). 

Jackson a confié la réalisation à Christian Rivers, associé de longue date et superviseur, entre autres, des effets spéciaux sur Le seigneur des anneaux. D’où la débauche de trucages numériques dans cet univers steampunk futuriste, dans les années 3000 et quelque.

Après une guerre apocalyptique de 60 minutes qui laisse une Terre dévastée, des cités motorisées se livrent à une lutte sans merci pour la survie et la consommation des faibles ressources existantes. C’est la partie Mad Max. 

Hester Shaw (Hera Hilmar), une fougueuse rebelle, réussit à se glisser dans Londres pour venger sa mère Pandora en poignardant Thaddeus Valentine (Hugo Weaving). La balafrée est empêchée par Tom Natsworthy (Robert Sheenan), un scientifique introverti. Après une spectaculaire course-poursuite, le duo que tout oppose chute de la ville. 

Hester Shaw (Hera Hilmar) est une rebelle qui veut venger sa mère Pandora.

Tout en s’apprivoisant, ils amorcent une quête qui les mènera chez les rebelles qui habitent dans les colonies fixes, où ils trouveront des alliés pour attaquer Londres et empêcher le dévoré par le pouvoir Valentine d’utiliser une arme de destruction massive… C’est la partie Star Wars. On pousse même le ridicule jusqu’à un combat dans le ciel où Valentine va révéler à Hester qu’il est son père… Gênant.

On pille aussi abondamment Frankenstein avec Shrike, un mort-vivant (WTF?) à la poursuite d’Hester. Et on ne vous raconte même pas les bourdes scénaristiques les plus flagrantes de cette fiction rocambolesque. 

Trop, c’est comme pas assez. En surchargeant d’éléments signifiants, d’effets spéciaux, de pseudo rebondissements et, surtout, en étant extrêmement prévisibles, les créateurs de Mécaniques fatales ne font qu’enfoncer leur éléphantesque production dans l’ennui. 

Pour son premier long métrage derrière la caméra, Christian Rivers aurait dû lâcher un peu le visuel pour diriger ses acteurs. Ils font des efforts les pauvres, mais ils sont plutôt mauvais et le spectateur ne ressent aucun attachement particulier à leurs personnages. Tout ça manque énormément de personnalité.

À éviter.

AU GÉNÉRIQUE

• Cote: **

• Titre: Mécaniques fatales

• Genre: science-fiction

• Réalisateur: Christian Rivers

• Acteurs: Hera Hilmar, Robert Sheenan, Hugo Weaving 

• Classement: général

• Durée: 2h18

• On aime: pas grand-chose

• On n’aime pas: beaucoup de choses