Wes Ball, qui a réalisé les trois films de la trilogie L’épreuve, se débrouille plutôt bien pour maintenir le suspense et filmer les scènes d’action. Sans plus.

L'épreuve, le remède mortel: formule éprouvée **1/2

CRITIQUE / Il aura fallu cinq ans à Wes Ball pour passer à travers l’adaptation de la trilogie L’épreuve de James Dashner. C’est beaucoup trop long. Comme Le remède mortel, d’ailleurs. Mis à part ceux qui ont accroché dès le départ, dont plusieurs sont probablement passés à autre chose, la grande majorité ignorera un long métrage qui ne fait aucun effort pour accrocher ceux qui n’ont pas vu les deux premiers. Et qui mise beaucoup trop sur la formule éprouvée des films du genre.

L’épreuve s’inscrit dans la lignée des univers dystopiques à la Hunger Games et autres Divergence, qui mettent en scène un groupe de jeunes sans peur et sans reproche devant sauver le monde. Contrairement aux deux autres, le héros est masculin.

Thomas (Dylan O’Brien) et sa bande sont à la recherche de Minho (Ki Hong Lee). Leur ami est détenu dans la Dernière ville, où le pouvoir cherche à extraire son sang pour fabriquer un antidote au virus qui décime la population mondiale. Ils devront se frayer un chemin dans cette cité inexpugnable pour trouver les réponses au mystère qui plane au-dessus de leur tête depuis le premier épisode.

Le scénariste T.S. Nowlin a, depuis le début, pris des libertés avec la série de romans. Pour ce dernier épisode, il propose cette bonne vieille opposition entre les puissants retranchés dans leur château fort pour se protéger de la plèbe grâce à une armée. Mais la rébellion n’est pas loin.

Plus intéressante est l’allégorie de la sélection naturelle et la recherche d’un Éden par quelques élus — après tout, ceux qui sont immunisés doivent d’abord s’évader d’une espèce de purgatoire…

Ne cherchons pas trop loin. La recette est simple. Wes Ball, qui a signé les trois films, se débrouille plutôt bien pour maintenir le suspense et filmer les scènes d’action qui se succèdent à un rythme effréné. Sans plus.

Et il aurait eu intérêt à calmer le jeu. Les scènes de séquences de sauvetage in extremis, tirées par les cheveux, sont si nombreuses que même les plus crédules n’y croient plus. Et, évidemment, ça ne finit plus de finir au milieu d’un dernier tiers apocalyptique.

C’est dommage parce qu’il y a quand même des thèmes intéressants liés à l’amitié, au sens du sacrifice et à la solidarité de ceux qui ont le sentiment de se battre pour une juste cause. Des trahisons, aussi…

Reste plutôt un divertissement dans la norme des superproductions du genre. C’est bien ça, le problème…

AU GÉNÉRIQUE

  • Cote: **1/2
  • Titre: L’épreuve: le remède mortel
  • Genre: science-fiction
  • Réalisateur: Wes Ball
  • Acteurs: Dylan O’Brien, Rosa Salazar, Thomas Brodie Sangster
  • Classement: général
  • Durée: 2h22
  • On aime: la tension, les séquences d’action
  • On n’aime pas: la fin interminable. Le scénario faible et prévisible. Les sauvetages cousus de fil blanc