™ de Stþàö ©phane Lafleur, une production micro_scope. Tu dors Nicole de St‡©phane Lapointe Cr‡©dit : Films S‡©ville

Le meilleur du cinéma québécois de la décennie

Incendies (2010), Denis Villeneuve

Long métrage à la fois poignant et puissant, Incendies a remis en selle Villeneuve et reconfirmé son talent exceptionnel de cinéaste. L’adaptation de la pièce de Wajdi Mouawad a autant d’impact émotif, sinon plus, que l’œuvre originale, tout en conservant sa dimension tragique. Un film marquant.

Monsieur Lazhar (2011), Philippe Falardeau

Philippe Falardeau s’est révélé au fil du temps le plus humaniste de nos réalisateurs et ce long métrage l’a prouvé à la puissance mille. Construit avec rigueur, ce film bouleversant (nommé aux Oscars) démontre, par sa seule force évocatrice, qu’il faut aller au-delà des apparences et des dogmes pour appréhender la réalité.

Tu dors Nicole (2014), Stéphane Lafleur

Cette comédie iconoclaste, touchante et intelligente se révèle emblématique du cinéma de Lafleur. À première vue, l’œuvre semble bricolée de petits riens disparates. Puis on se rend compte que leur juxtaposition révèle une poésie et une douce folie complètement originales et revendiquées comme telles. C’est beau.

Mommy (2014), Xavier Dolan

Film de la confirmation pour Dolan, qui méritait mieux que le Prix du jury à Cannes. Cet exceptionnel long métrage, dense et intense, porté par sa réalisation inventive et parfaitement maîtrisée, repose sur des personnages plus grands que nature même dans leur banalité : une mère et son fils en crise. Personne n’en sort indemne...

Chien de garde (2018), Sophie Dupuis

Sophie Dupuis a fait une entrée fracassante dans notre cinématographie, démontrant un étonnant sens de la mise en scène et beaucoup de maîtrise pour un premier long métrage. Son puissant et poignant drame s’attarde à une famille dysfonctionnelle prête à imploser, mais il révèle surtout son attachement à proposer des personnages qui ont l’épaisseur du réel. À suivre.