La consolation de Glenn Close, le retour d'Emily Blunt

La réplique de la semaine

«Ce qui ne me tue pas me rend plus forte.»

— Une danseuse qui reprend à son compte la maxime devenue cliché de Nietzsche, dans Climax de Gaspard Noé.

Premières images

«Fait ce que faut. C’est tout.» Une larme qui coule des yeux bleus-vert d’Antigone (Nahéma Ricci), le ton est donné dans cette adaptation contemporaine de Sophocle par Sophie Deraspe (Les loups, Le profil Amina). Dans celle-ci, l’ado brillante substitue à la justice des hommes son propre sens de la justice, «dicté par l’amour et la solidarité». Avec de la diversité, de l’équité et de nouveaux visages, ce nouveau film de la réalisatrice québécoise suscite beaucoup de curiosité. Sortie prévue : automne 2019.

Arrêt sur image

Regina King, avec le très mérité Oscar du rôle de soutien, a obtenu le seul trophée de Si Beale Street pouvait parler de la soirée. La veille, le touchant drame avait obtenu la grosse part des Independent Spirit Awards, qui célèbre le cinéma d’auteur américain : meilleur film, réalisateur (Barry Jenkins) et… rôle de soutien (Regina King). Ethan Hawke, injustement écarté des Oscars, est reparti avec la récompense du meilleur acteur pour Sur le chemin de la rédemption de Paul Schrader. Et Glenn Close avec celui de la meilleure actrice pour L’épouse de Björn Runge (mince consolation…). Pourras-tu me pardonner un jour? de Marielle Heller s’est mérité le prix du meilleur scénario.

En tournage

On n’a pas encore vu Blanche comme neige, sa variation contemporaine sur Blanche-Neige avec Isabelle Huppert, que déjà Anne Fontaine a amorcé à Paris, début février, le tournage de son prochain long métrage. Police tourne autour de trois flics chargés d’escorter à l’aéroport un immigré qui risque la peine de mort dans son pays. Face à cet insoutenable cas de conscience, Virginie (Virginie Efira) tente de convaincre ses collègues (Omar Sy et Grégory Gadebois) de le laisser s’enfuir. À noter : c’est Peymân Maâdi, Ours d’argent du meilleur acteur à Berlin en 2011 pour Une séparation d’Asghar Farhadi, qui joue l’étranger. Avec une telle distribution et l’humanisme de Fontaine (Marvin, Coco avant Chanel), ça risque d’être percutant.

Gros plan

Sauf exception, je n’aime pas vraiment les suites, qui arrivent rarement à la cheville de l’original. Mais par celle-ci : John Krasinski a confirmé cette semaine qu’il réaliserait la deuxième mouture de l’excellent Un coin tranquille (A Quiet Place). L’auteur du scénario a aussi divulgué la date de sortie : 15 mai 2020. Et il semble que sa femme Emily Blunt reprendra son rôle d’Evelyn Abbott, qui lui a valu le prix de la meilleure actrice de soutien de la Guilde américaine des acteurs… Krasinski est, heureusement, resté vague sur les détails, mais le suspense d’horreur reprendra la même prémisse, à savoir un film presque sans dialogues avec des créatures qui chassent au son les survivants d’un monde post-apocalyptique pas très éloigné...