Merveilles des mers veut sensibiliser les gens sur les impacts de leurs actions sur les océans.

Jean-Michel Cousteau appelle les pays à mieux protéger les océans

OTTAWA — Même une famille qui s’est rendue célèbre pour sa quête de protéger les océans croyait qu’on pouvait jeter des déchets par-dessus bord sans problème.

Jean-Michel Cousteau, un cinéaste écologiste et le fils du célèbre commandant Jacques Cousteau, a raconté que lorsqu’il était jeune et que son père l’avait amené faire de la plongée, ils croyaient aussi que «l’océan était un réceptacle sans fond, pour n’importe quel déchet qu’on ne voulait pas au sol».

Dans un nouveau documentaire en trois dimensions, Merveilles des mers, à l’affiche depuis vendredi, Jean-Michel Cousteau espère démontrer au reste du monde que cette perception est complètement fausse.

Ce nouveau film est diffusé alors que plusieurs pays, comme le Canada, peinent à diminuer les déchets qui détruisent les océans, particulièrement le plastique à usage unique, dont les bouteilles de soda, les sacs de plastique, et les emballages alimentaires.

M. Cousteau souligne que le plastique est un problème, mais les produits chimiques aussi, dont les médicaments. Il a aussi montré du doigt les gaz à effet de serre, que les océans absorbent et qui peuvent réchauffer l’eau et l’acidifier. Les barrières de corail, et les créatures marines, qui dépendent de l’eau, en pâtissent.

Beaucoup de travail à faire

M. Cousteau ne veut pas critiquer les gens pour leurs gestes, il préfère les éduquer sur leurs impacts, comme il a dû lui-même l’apprendre.

«Quand j’étais enfant, je le faisais aussi, a-t-il admis. Je n’avais aucune connaissance, je n’avais aucune indication. Je jetais les choses dans l’océan comme tout le monde le ferait.»

Il en a pris conscience dans son propre terrain de jeu, le port de Sanary-Sur-Mer, dans le sud de la France, qui est devenu plus sale et qui s’est vidé de ses pieuvres et de ses poissons.

«J’étais dévasté de voir que le lieu de mon enfance était détruit», a-t-il confié.

Une question de survie

Les océans font toute la différence entre la survie et l’extinction des humains, a-t-il soutenu. Le phytoplancton, des organismes unicellulaires qui vivent sur la surface des océans, produit la moitié de l’inventaire d’oxygène sur la Terre.

«Cela signifie que la moitié de nos respirations sont un cadeau de l’océan», a-t-il illustré.

De plus, les océans font partie du cycle de l’eau, qui fournit d’autres éléments fondamentaux à la survie de l’être humain.

«Nous dépendons des océans, nous dépendons de ce qui est dans l’océan pour la qualité de vie de toutes les espèces, au sol ou dans l’océan — et c’est l’eau. Pas d’eau, pas de vie», a-t-il expliqué.