Hors champ

La réplique de la semaine
«Tout le monde disait qu'il était trop gentil. Comment peut-on être trop gentil?»
- Ove (Viktor Baagøe) sept ans, en voix hors champ, à propos de son père (Stefan Gödicke) dans Mr. Ove d'Hannes Holm
Premières images
Arnaud des Pallières est un cinéaste pas commode, mais Orpheline est une proposition franchement alléchante - du moins ce qu'en révèle la bande-annonce. Il s'agit d'un portrait d'une femme à quatre époques de sa vie, jouée par quatre actrices différentes, dont Adèle Haenel et Adèle Exarchopoulos. Gemma Arterton et Jalil Lespert font aussi partie de la distribution quatre étoiles. On ne s'énervera pas trop vu qu'il n'y a pas de sortie prévue ici pour l'instant. Mais, bon, Orpheline a tout de même remporté le Bayard d'Or du meilleur film au dernier festival de Namur. Croisons les doigts...
Retour en arrière
Si ce n'est pas de la contre-programmation, ça : il y a 25 ans, à la Saint-Valentin, Wayne's World effectuait une fracassante entrée en salle. Les péripéties déjantées de Wayne (Mike Myers) et Garth (Dana Carvey) sont devenues un film-culte le temps de dire «Party Time!». Parodiant les émissions de télé communautaire, le long métrage de Penelope Spheeris était aussi une satire de la culture pop (et des métalleux de l'époque). Le tout a mal vieilli et ne veut plus dire grand-chose aux plus jeunes, mais la séquence de Bohemian Rapsody de Queen est toujours aussi hilarante, irradiant un bonheur communicatif.
Arrêt sur image
John Schlesinger aurait eu 91 ans jeudi. Le réalisateur britannique, décédé en 2003, a tourné plusieurs films marquants, dont Un amour pas comme les autres, Ours d'or à Berlin en 1962; Marathon Man (1976) ou Madame Sousatzka (1988). Mais c'est assurément Macadam Cowboy, avec Jon Voight et Dustin Hoffman, qui demeure son plus connu. L'histoire de rêves brisés, d'amitié, d'homosexualité refoulée, de prostitution et de désir a marqué l'époque, récoltant au passage trois Oscars en 1970, dont meilleur film et réalisateur. Un grand classique.
Trame sonore
Il y a dans Toni Erdmann, en salle aujourd'hui, un moment parfaitement incongru, à la fois dérangeant et touchant. Le personnage principal (Peter Simonischek) prend sa fille totalement au dépourvu lorsqu'il lui demande de se lancer dans une version impromptue de Greatest Love of All de Whitney Houston. L'interprétation éblouissante de Sandra Hüller, moment d'abandon et de courage, a suscité des applaudissements spontanés pendant la projection du film de Maren Ade au Festival de Cannes! Un moment magique.