Hors champ

La réplique de la semaine
«L'histoire nous emporte comme un train qui file dans la nuit.»
- Emil (Mark Antony Krupa) à Simone (Lucille Fluet) dans Le cyclotron d'Olivier Asselin
Premières images
Le Super Bowl est l'occasion de voir quelques bandes-annonces en primeur et le match chaudement disputé de dimanche n'a pas fait exception. Parmi celles-ci, on retient le cinquième tome des Pirates des Caraïbes : Les morts ne racontent pas d'histoires. Ça paraît que Johnny Depp a besoin d'argent... Mais, bon, avec Geoffrey Rush et Javier Bardem au générique et Ain't No Grave de Johnny Cash, je suis prêt à être magnanime. D'autant que la direction photo est superbe. On verra bien. Sortie prévue : 26 mai.
Retour en arrière
Bonne nouvelle : Paweł Pawlikowski est de retour derrière la caméra. Le réalisateur polonais avait attiré l'attention des cinéphiles du monde entier il y a deux ans avec Ida (vidéo ci-dessous). Son magnifique film en noir et blanc avait obtenu l'Oscar du meilleur film en langue étrangère. Cold War se déroulera sensiblement dans la même période, les années 1950, et racontera l'histoire d'amour passionné de deux personnes que tout sépare. L'action se déroulera en Pologne, à Berlin, en Yougoslavie et à Paris.

Arrêt sur image
Laura Dern a 50 ans ce vendredi. L'actrice a fait les beaux jours du cinéma américain indépendant dans les années 1980-1990, tournant pour David Lynch (Blue Velvet, Wild at Hearth), Martha Coolidge (Rambling Rose) et Alexander Payne (Citizen Ruth). Des rôles marquants, avant de connaître une petite éclipse. Dern est de retour en beauté depuis quelques années, tournant entre autres pour Paul Thomas Anderson (Le maître) et Jean-Marc Vallée (Wild, qui lui a valu une nomination aux Oscars). Après le très bon Le fondateur, en salle, on pourra la voir dans Wilson, présenté récemment à Sundance, où elle donne la réplique à Woody Harrelson, rien de moins. La bande-annonce est prometteuse. Sortie : 24 mars.
Zoom
On vous parlait la semaine dernière de l'excellente performance de Mahershala Ali dans Moonlight. Le touchant drame de Barry Jenkins est bien positionné pour les Oscars avec huit nominations, dont meilleur film et réalisateur. Jenkins n'a pas caché qu'il avait cherché l'inspiration dans l'oeuvre de Wong Kar-wai. Et l'a certainement trouvée, comme le prouve cet essai vidéo d'Alessio Marinacci, qui met côte à côte des extraits de Moonlight et de trois longs métrages du maître: Nos années sauvages (1990), Happy Together (1997) et Les silences du désir (2000). Magnifique!