Hors champ

La réplique de la semaine
«Il ne faut pas regarder derrière soi quand on marche, sinon on va se péter sa gueule.»
- Le petit Joseph (Dorian Le Clech), philosophe, à une jeune fille qu'il aimerait bien séduire dans Un sac de billes de Christian Duguay
Premières images
Steven Soderbergh, le brillant et éclectique réalisateur de Sexe, mensonges et vidéo (Palme d'or en 1989), a créé toute une commotion lorsqu'il a annoncé qu'il renonçait au cinéma... Heureusement, il n'a pas tenu parole. Le destin des Logan (Logan Lucky) marque un retour en forme du cinéaste, on dirait, dans la veine de sa trilogie des Danny Ocean. La bande-annonce nous promet un portrait décapant des redneck du sud des États-Unis, avec ces deux frères idiots (Channing Tatum et Adam Driver) qui tentent de faire sauter la banque pendant une course NASCAR grâce à l'aide de Joe Bang (Daniel Craig bleaché, presque méconnaissable). La distribution féminine est d'enfer: Riley Keough, Katherine Waterston, Kathie Holmes, Hilary Swank... Wow! Sortie prévue: 18 août
Gros plan
Si chaque saison cinématographique estivale ressemble à l'été de la marmotte, c'est un peu beaucoup de la faute de Steven Spielberg. C'est lui qui a façonné la notion de superproductions - le formatage, par contre, est venu de la part des studios. D'abord Jaws (1975), puis E.T. (1982), mais surtout Le parc jurassique (1993). Le grand maître américain a dirigé les deux premiers volets. Avec le quatrième en 2015 (Le monde jurassique), l'ensemble des films inspirés des romans de Michael Crichton est devenu l'une des franchises les plus rentables de l'histoire (5 milliards $US). Le premier tome est sorti le 11 juin, il y a 24 ans...
Zoom
Denis Côté s'envolera bientôt pour Karlovy Vary, où il séjournera du 2 au 5 juillet. Pas pour profiter des bienfaits de la magnifique station thermale de la République tchèque, mais pour servir de mentor à 10 aspirants-réalisateurs provenant d'écoles de cinéma d'Europe. Le brillant réalisateur québécois de Curling (vidéo) et Vic + Flo ont vu un ours leur donnera, entre autres, une classe de maître intitulée Une question d'indépendance. Voici ce qu'il en a dit à Cineuropa : «De nos jours, il faut trouver d'autres solutions pour affronter les diktats de l'industrie. Les voies de financement offertes sont souvent rattachées à des règles strictes qui nous amènent à revoir, parfois même à abandonner, nos idéaux créatifs. Pourquoi? Sérieusement : pourquoi?»
Retour en arrière
Stan Laurel (1890-1965) aurait eu 127 ans vendredi. L'impayable acteur burlesque du duo comique Laurel et Hardy, un maître du genre, incarne pour moi toute la magie du cinéma. Que d'après-midis passés à rigoler des pitreries de Laurel, qui mettait toujours dans le pétrin Hardy... Encore aujourd'hui, je suis capable de chanter spontanément la ritournelle : «C'est moi Laurel / C'est toi Hardy / C'est toi le gros et moi le petit / C'est moi Laurel / C'est toi Hardy / Et nous sommes de bons amis.» Avec Chaplin et Keaton, il a déclenché ma passion inextinguible pour le 7e art. Comme disait le dernier aux funérailles de Laurel : «Charlie Chaplin n'était pas le plus drôle, je n'étais pas le plus drôle. Le plus drôle, c'était lui.»