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Godzilla et King Kong s'affrontent sur un porte-avions!
Godzilla et King Kong s'affrontent sur un porte-avions!

Godzilla vs Kong : Spectaculairement vide ** [VIDÉO]

Éric Moreault
Éric Moreault
Le Soleil
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CRITIQUE / La première superproduction au cinéma depuis le début de la pandémie était attendue avec impatience — pour la satisfaction de la démesure sur grand écran, avec l’immersion dans le récit, le plaisir partagé et le son qui fait trembler les sièges. Malheureusement, Godzilla vs Kong s’avère spectaculairement… vide !

Le titre révèle beaucoup du piège dans lequel étaient enfermés les scénaristes : trouvé un prétexte crédible à un affrontement entre les deux Titans. D’autant que King Kong : Skull Island (2017) et, surtout, Godzilla : Roi des monstres (2019) les dépeignaient comme des alliés circonstanciels de l’Humanité.

Or, voici que le dragon géant attaque sans provocation les installations floridiennes d’Apex, compagnie spécialisée dans la cybernétique.

Pendant ce temps, Kong est confiné (!!!) sur son île, sous la supervision d’lene Andrews (Rebecca Hall) et de sa fille adoptive Iwi (Kaylee Hottle). L’enfant, sourde, communique par la langue des signes avec le colossal primate.

Ce dernier se retrouve ensuite sur une barge en route vers l’Antarctique où se trouve un passage vers la Terre creuse (on vous épargne ici les détails pseudo-scientifiques). Godzilla attaque le convoi, les deux monstres se battent sur un porte-avions (!!!) et après le carnage, on héliporte Kong jusqu’au continent glacé. L’histoire abracadabrante est parsemée d’invraisemblances et de trucs arrangés avec le gars des vues...

 Iwi (Kaylee Hottle) va apprendre la langue des signes à King Kong.

La trame principale se greffe d’un récit parallèle centré sur Bernie Hayes (Bryan Tyree Henry), un employé d’Apex adepte des théories du complot qu’il diffuse en balado. Celles-ci attirent l’attention de Madison (Millie Bobby Brown), une ado frondeuse et trop curieuse, qui entraîne son ami Josh (Julian Dennison).

Le trio trouve — par inadvertance — une installation secrète — sans rencontrer la sécurité — et découvre le pot aux roses. Tellement crédible… Soit que Walter Simmons (Demián Bichir), le mégalomaniaque patron d’Apex, a conçu un Godzilla robotisé, contrôlé par un pilote grâce à pont neuronal, pour que «l’Humanité redevienne l’espèce dominante». La référence (l’emprunt?) aux Jaeger de Rives du Pacifique (Guillermo del Toro, 2013) s’impose comme une évidence...

Et bonjour les dégâts : Hong Kong va passer au cash, dans un combat qui ressemble étrangement à ceux de la lutte WWE, prise de soumission comprise.

Le spectateur aura évidemment droit à une orgie d’effets spéciaux, d’explosions et de musique tonitruante. On ne vous gâchera pas le plaisir de la fin, si vous y tenez vraiment.

Godzilla vs Kong, c’est l’équivalent de la malbouffe qui satisfait temporairement, mais ne laisse que des calories vides. Vous êtes prévenus.

Godzilla vs Kong est présenté au cinéma.

Au générique

Cote : **

Titre : Godzilla vs Kong

Genre : Science-fiction

Réalisateur : Adam Wingard

Acteurs : Alexander Skasgard, Rebecca Hall, Kaylee Hottle, Bryan Tyree Henry

Durée : 1h48