Le festival Sundance se déroule jusqu’au 28 janvier à Park City, en Utah.

Festival de Sundance: offre canadienne «phénoménale»

Deux îles, l’une risquant de se faire engloutir par l’océan en raison des changements climatiques, l’autre accueillant les chiens animés du réalisateur Wes Anderson, font partie des sujets abordés par des Canadiens au 34e Festival du film Sundance.

Le Canada présentera 11 films et deux œuvres de réalité virtuelle à Sundance, qui s’est mis en branle jeudi et se poursuivra jusqu’au 28 janvier à Park City, en Utah, tout près de Salt Lake City.

Huit autres films canadiens sont par ailleurs inclus dans la programmation du festival rival Slamdance, qui aura lieu du 19 au 25 janvier.

Lancé par l’acteur et réalisateur Robert Redford pour présenter des films indépendants, Sundance a depuis gagné la réputation d’inscrire à sa grille des films qui connaîtront ensuite du succès aux remises de prix, comme Appelle-moi par ton nom (qui vient de prendre l'affiche chez nous) et Mudbound, pressentis pour les Oscars. Les deux films ont été projetés en première mondiale au festival, l’an dernier.

Le directeur de Sundance, John Cooper, estime que l’offre canadienne du festival est «phénoménale» cette année.

Deux documentaires canadiens y seront en compétition. Le cinéaste montréalais Matthieu Rytz proposera Anote’s Ark, qui se penche sur le destin des Kiribati, une petite nation insulaire du Pacifique menacée par la hausse du niveau de la mer, et sur les gestes désespérés du président Anote Tong pour sauver son peuple. Le documentaire israélo-canadien The Oslo Diaries, réalisé par Mor Loushy et Daniel Sivan, fait la lumière sur les discussions secrètes de 1992 entre des négociateurs israéliens et palestiniens, dans l’espoir d’en arriver à un accord de paix.

Du côté des longs métrages, Un Traductor, tourné par les frères cubains Sebastian et Rodrigo Barriuso, qui résident à Toronto, et scénarisé par Lindsay Gossling, elle aussi de Toronto, sera présenté en compétition dans le volet World Cinema Dramatic. Le film s’inspire de l’histoire vraie du père des deux frères, un professeur de littérature russe à l’Université de La Havane (interprété par l’acteur brésilien Rodrigo Santoro). On lui donne la tâche difficile d’agir à titre de traducteur pour les enfants victimes du désastre nucléaire de Tchernobyl à leur arrivée à La Havane pour des traitements.

Collectif RKSS

Les cinéastes montréalais François Simard, Anouk Whissell et Yoann-Karl Whissell, qui collaborent au sein du collectif RKSS (Roadkill Superstar), présenteront leur film Summer of ‘84 dans le volet Midnight. Ils affirment que leurs admirateurs seront surpris par le ton de leur nouveau thriller, après le film post-apocalyptique rendant hommage aux années 80 Turbo Kid, qui avait été présenté à Sundance en 2015.

Des Canadiens font aussi leur marque dans l’univers de la réalité virtuelle grâce à deux projets des studios montréalais Félix & Paul, de Félix Lajeunesse et Paul Raphaël. Ces projets seront offerts dans le volet New Frontier.

Félix Lajeunesse explique qu’Isle of Dogs permet aux spectateurs d’entrer directement dans l’univers élaboré par Wes Anderson pour son nouveau film, qui sera présenté en première le mois prochain à Berlin. La distribution canine partage sa vision du film pendant la visite virtuelle du plateau.

Du côté de Slamdance, les spectateurs pourront voir Les faux tatouages de Pascal Plante et M/M de Drew Lint.

Six courts métrages canadiens, tous réalisés ou coréalisés par des femmes, seront présentés en compétition.