Louis Bélanger lors du tournage à Québec du film «Vivre à 100 milles à l’heure», l’automne dernier.

Festival de cinéma de la ville de Québec: Louis Bélanger à l’honneur

L’œuvre du cinéaste de la capitale Louis Bélanger sera à l’honneur au prochain Festival de cinéma de la ville de Québec (FCVQ), qui accueillera notamment en exclusivité québécoise son tout nouveau film, «Vivre à 100 milles à l’heure», quelques jours avant sa sortie en salle.

Outre cette primeur, d’autres films du réalisateur de Québec trouveront leur place dans la grille du festival, qui a choisi d’inclure Post-Mortem (1999) et Les mauvaises herbes (2016) à sa programmation. Une conférence sur le parcours professionnel de Louis Bélanger sera aussi organisée pendant le FCVQ.

Tourné en partie à Québec l’automne dernier, Vivre à 100 milles à l’heure met en vedette des acteurs de la relève comme Rémi Goulet, Antoine L’Écuyer, Zakary Méthot, Nicolas Guay, Félix-Antoine Cantin et Dylan Walsh. Marie-Hélène Thibault et Benoit McGinnis font également partie de la distribution.

La production a été choisie pour inaugurer les installations cinématographiques du tout nouveau théâtre Diamant, à place d’Youville. «On trouvait qu’un film d’un réalisateur originaire de Québec, avec une histoire qui se passe à Québec pour le lancement cinéma d’un haut lieu de la culture à Québec, c’était un choix tout désigné», a expliqué le directeur de la programmation du FCVQ, Olivier «Bill» Bilodeau.

Retour aux années 70 et 80

Vivre à 100 milles à l’heure nous ramène dans les années 70 et 80, où des amis plutôt téméraires voient leurs jeux d’ados glisser vers la criminalité. «C’est l’histoire de trois p’tits bums pleins de cash qui font la grosse vie. À l’époque, on allait se baigner au motel Universel [près de l’Université Laval]. On dérangeait les touristes en faisant des bombes...» avait décrit le réalisateur au Soleil lors d’une visite du plateau de tournage en octobre dernier.

Louis Bélanger n’avait alors pas nié un certain aspect autobiographique au projet. «C’est un paquet de mensonges basés sur des parties de vérité. Je m’inspire de ma jeunesse, mais je transforme beaucoup pour en faire de la matière cinématographique», avait observé le réalisateur, qui avait dit considérer Vivre à 100 milles à l’heure comme la suite logique de son film Gaz Bar Blues. «C’est un peu dans la continuité […], avait-il noté. Ça faisait longtemps que je traînais [cette histoire] dans mes cartons. Je contais des affaires au monde et je voyais que ça faisait rire.»

Attendu sur les écrans d’ici le 27 septembre, Vivre à 100 milles à l’heure verra préalablement du pays puisqu’il a été sélectionné en compétition officielle du Festival du film francophone d’Angoulême, qui aura lieu du 20 au 25 août.

Les horaires de diffusion des films de Louis Bélanger et la programmation complète du FCVQ seront dévoilés ultérieurement.

Le Festival de cinéma de la ville de Québec se déroulera du 12 au 21 septembre.