Louise Portal et Ahmed Muslimani, les deux protagonistes du film Everything Outside, de David Findlay

«Everything Outside»: l’autre, cet étranger ***

CRITIQUE / Dans le chalet d’une amie où elle vient se reposer chaque année, sur le bord d’un lac, une artiste peintre (Louise Portal) voit débarquer subrepticement un jeune acteur torontois (Ahmed Muslimani), croyant se retrouver seul pour répéter un rôle dans un film. Au fil de cette étrange cohabitation de deux personnages séparés par 40 ans d’âge, se noue alors une sorte de valse-hésitation où les sentiments seront mis à rude épreuve par la découverte de l’autre.

Pour son premier long-métrage, Everything Outside, présenté en premier en primeur au dernier Festival de cinéma de la Ville de Québec, le jeune réalisateur et scénariste David Findlay fait preuve d’un beau talent dans l’art de filmer au plus près cette histoire d’amitié improbable, porteuse d’une belle leçon dans la façon de composer avec l’étranger, cet inconnu si craint à notre époque de méfiance ambiante.

Les confidences de l’une et de l’autre, dans cette grande demeure transformée en confessionnal, confèrent à l’intrigue un espace suffisant pour lever le voile sur leurs sentiments, même s’ils ne sont pas toujours faciles à saisir au premier abord.

Louise Portal tire son épingle du jeu, à son premier rôle en anglais, face à l’acteur d’origine libanaise, Ahmed Muslimani, très crédible dans la peau d’un jeune acteur habité d’une lourde peine.

Malgré quelques failles dans le scénario, ce premier essai réussi dans le long métrage d’un jeune cinéaste est suffisamment convaincant pour avoir hâte de découvrir la suite des choses pour lui.

Au générique

Cote : ***

Titre : Everything Outside

Genre : drame

Réalisateur : David Findlay

Acteurs : Louise Portal, Ahmed Muslimani, Kati Outinen

Classement : Général

Durée : 1h17

On aime : la complicité entre les deux protagonistes, la symbolique de l’astéroïde en finale, les paysages du lac Saint-Joseph.

On n’aime pas : les motivations pas toujours claires des personnages, la finale qui laisse songeur.