Claude Lelouch, Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant au Festival de Cannes de 1986, 20 ans après la sortie du film, qui avait remporté la Palme d'or.

Claude Lelouch tourne la suite d’«Un homme et une femme»

CAEN — Le cinéaste français Claude Lelouch tourne la suite de son légendaire «Un homme et une femme» avec les mêmes acteurs que le film de 1966.

Le tournage se passe actuellement à Deauville, là où le premier film a été réalisé en 1966. «Les mêmes acteurs reprennent leurs rôles. Le scénario est secret. Ce sera une surprise. La date de sortie n’est pas encore fixée», a indiqué la société de production du réalisateur, confirmant des informations révélées par Ouest-France.

Le film à la célèbre ritournelle «chabadabada, chabadabada...», récit d’un amour passionné avec Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimée, avait obtenu la Palme d’or à Cannes ainsi que deux Oscars, celui du meilleur film étranger et celui du meilleur scénario.

Jean-Louis Trintignant avait pourtant annoncé en juillet dans un entretien au quotidien régional Nice-Matin qu’il arrêtait le cinéma. L’acteur de 87 ans souffre d’un cancer de la prostate. «J’ai peur de ne pas y arriver physiquement», avait déclaré ce monument du cinéma français interrogé sur son refus de tourner dans un film de Bruno Dumont.

«Dans ce film, je voulais raconter que la vie est plus forte que la mort», avait déclaré Claude Lelouch à l’AFP en janvier 2017. «Un homme et une femme, c’est un hommage à la vie. C’est un film d’amour qui explique qu’on a toujours une seconde chance», avait-il ajouté.

Le film raconte l’histoire d’amour entre un homme et une femme qui viennent chacun de perdre leur épouse et mari.

Omniprésente sur le tournage, la chanson de Pierre Barouh et Francis Lai et son célèbre «chabadabada» fera le tour du monde.

«On ne savait pas que ce serait un film optimiste, quand j’ai écrit le film je me suis dit p... c’est triste comme film. Je trouvais le sujet très lourd. L’optimisme est venu de la musique, on a montré que la vie était plus forte que la mort, que c’était un match», avait poursuivi Claude Lelouch.