Caroline Dhavernas

Ce qu'ils ont dit sur l'affaire Jutra

«Je ressens une grande tristesse pour la victime, mais aussi de connaître une partie de la vie de Claude Jutra qu'on ne connaissait pas. On ne peut honorer le nom de quelqu'un qui a commis ce genre de crime. Par contre, son oeuvre extraordinaire demeure. Mais on sait maintenant que l'homme était malade. C'était un peu le fondateur de notre cinéma. C'est ce qui est si triste.»
- Caroline Dhavernas, actrice
«J'ai de la compassion pour la ou les victimes. C'est atroce. Le reste, c'est de la business, ça n'a pas d'importance. [Le changement de nom], c'est une bien faible consolation pour ceux qui ont vécu ça. Ça va peut-être libérer quelque chose, mais ça ne refait pas des vies.»
- François Papineau, acteur
«Je suis extrêmement bouleversé par tout ce qui arrive. Ça fait quatre ans que je réalise Unité 9, qui dénonce les abus faits aux enfants. C'est le coeur d'Unité 9. Je travaille avec des intervenants auprès des victimes. Je peux juste être d'accord avec la décision de retirer le nom des Jutra.»
- Jean-Philippe Duval, réalisateur
«Ce qui m'attriste, ce n'est pas que Claude Jutra n'est plus Claude Jutra, c'est la personne qui a enduré ça pendant toutes ces années et qui en parle maintenant, presque sous pression. Mes pensées vont vers cette personne-là. C'est terrible ce qu'elle a dû vivre comme calvaire. Je suis content qu'elle ait pu s'en libérer. C'est une bonne décision [le changement de nom]. Québec cinéma ne pouvait faire autrement.»
- Vincent Guillaume-Otis, acteur