Rihanna a fait tourner les têtes avant la projection du film Okja.

Cannes express

La star du tapis rouge
Robe bustier immaculée, parée d'énormes émeraudes et tous tatouages dehors, la chanteuse et actrice Rihanna a fait sensation sur le tapis rouge pour la projection officielle de Okja, le nouvel héros de Netflix. La star américaine est l'invitée à Cannes du joaillier suisse Chopard, fournisseur de la Palme d'or, qui lui a confié une ligne de bijoux. Rihanna a été accueillie en haut des marches par Thierry Frémaux, Pierre Lescure et le patron des studios américains, Jeffrey Katzenberg.
Le couple du jour
JR et Agnès Varda
Agnès Varda et JR: Elle est l'une des dernières représentantes de la Nouvelle Vague, lui une figure mondiale du street art. D'une rencontre devenue une évidence, Agnès Varda et JR, plus de 50 ans d'écart, ont fait un film, Visages, villages, tribulation poétique sur les routes de France, présentée vendredi hors compétition, à la rencontre de gens loin des grandes villes.
Ah! si j'étais un homme...
Isabelle Huppert
«J'aimerais jouer un homme au cinéma. Pour une actrice, c'est le stade ultime du jeu», a confié vendredi l'actrice française Isabelle Huppert qui présidera le 23 mai la grande soirée anniversaire du 70e Festival de Cannes, en présence de lauréats de la Palme d'or. «Les rôles sont l'occasion de loger sa petite histoire, et d'envisager le cinéma comme à la fois une cache et une projection. L'écran projette, mais on se cache aussi derrière lui», a estimé l'actrice lors d'une conférence sur la place des femmes dans le cinéma. Récompensée deux fois à Cannes par le prix d'interprétation pour Violette Nozière (1978) et La pianiste (2001), l'actrice a fait remarquer qu'elle avait souvent joué «des femmes qui luttaient pour leur liberté, des combattantes qui exprimaient à la fois force et vulnérabilité, déterminées à conquérir leur liberté en échappant à leur sort». Huppert a par ailleurs confié qu'elle aimerait tourner sous la direction du réalisateur espagnol Pedro Almodóvar qui préside le jury du 70e Festival de Cannes. «Son cinéma possède à la fois une dimension de roman photo et des personnages d'une extraordinaire profondeur», a-t-elle souligné.
Migrants à l'honneur
Le cinéaste Kornél Mundruczó entouré des acteurs Zsombor Jeger et Merab Ninidze
Avec La Lune de Jupiter, en lice pour la Palme d'or, le cinéaste hongrois Kornél Mundruczó a plongé jeudi le Festival de Cannes dans la sphère politique et sociale avec l'enfer vécu par les migrants. Le spectateur suit Aryan, figure christique qui cherche à retrouver son père. De son côté, le réalisateur mexicain Alejandro González Iñárritu propose avec Carne y Arena une première oeuvre en réalité virtuelle sélectionnée à Cannes. Oscar du meilleur film en 2015 pour Birdman, le cinéaste immerge le spectateur, casque sur la tête et pieds nus dans le sable, aux côtés d'un groupe de migrants. A la frontière du documentaire, l'oeuvre de 6,5 minutes a été réalisée avec des migrants, à partir de leurs véritables histoires.