Sébastien (Félix Bossuet) et son grand-père adoré César (Tchéky Karyo).

Belle et Sébastien 3: produit en série ** 1/2

CRITIQUE / Le titre de Belle et Sébastien 3 a le mérite d’être clair. Il s’agit du dernier chapitre et on espère tirer profit du succès des deux premiers volets… On est plus dans la commercialisation que dans le cinéma et ça paraît. Il s’agit d’un produit formaté, bien fait par ailleurs, mais qui verse dans la caricature en cherchant à éviter le piège de la nostalgie.

Le long métrage reprend deux ans après la conclusion de L’aventure continue réalisé par le Québécois Christian Duguay (2016). Après ce détour en forêt axé sur le volet aventures et ode à la nature, les scénaristes Juliette Sales et Fabien Suarez, auteurs des deux premiers films, ramène le spectateur en montagne.

Nous sommes en 1948. Sébastien (Félix Bossuet) a 12 ans et déteste encore l’école. Belle est la mère de trois chiots adorables (c’est cuuuuute, comme disent mes filles). Pierre (Thierry Neuvic) et Angelina (Margaux Châtelier) rêvent d’une autre vie… ailleurs, ce qui implique un déménagement à Montréal!

Le garçon ne veut rien savoir d’abandonner sa chienne, sa montagne et son grand-père adoré César (Tchéky Karyo). Surgit alors Joseph (Clovis Cornillac), qui se prétend l’ancien propriétaire de Belle et réclame son dû. De noir vêtu, l’ordure de série B n’est motivée que par le profit (un méchant capitaliste opposé à la pureté inconditionnelle des sentiments qu’éprouve Sébastien pour Belle).

Sébastien et les chiens trouvent le salut dans la fuite, mais la tempête s’abat sur eux. Évidemment, Joseph est à leur poursuite...

À partir de ce moment, il faut vraiment une bonne dose de crédulité pour adhérer à ce scénario cousu de fils blancs. D’autant que Cornillac a adopté pour un suspense «d’horreur» qui tombe singulièrement à plat, pour ne pas dire qu’il est risible (tout comme ses postiches ridicules).

À sa deuxième réalisation après Un peu, beaucoup, aveuglément (2015), l’ex-interprète d’Astérix n’a pas la maîtrise formelle de Dugay ni même celle de Nicolas Vanier, metteur en scène du premier Belle et Sébastien (2014).Ces deux derniers avaient réussi à magnifier la nature, cette fois, ça manque d’altitude. Tout comme le propos.

Bien sûr, nous sommes dans le film familial. Mais est-ce une raison pour avoir des personnages aussi unidimensionnels? Résultat, un manque d’émotion flagrant.

Le dernier chapitre est un divertissement correct, mais il souffre de la comparaison avec les deux premiers. C’est dommage de terminer sur une fausse note.

Belle a accouché de trois chiots.

Au générique

Cote : ** 1/2

Titre : Belle et Sébastien 3 : Le dernier chapitre

Genre : Aventures

Réalisateur : Clovis Cornillac

Acteurs : Félix Bossuet, Tchéky Karyo, Clovis Cornillac

Classement : Général

Durée : 1h30

On aime : les splendides décors naturels. La présence des chiots.

On n’aime pas : le scénario tiré par les cheveux. Le suspense qui tombe à plat.