Alban Lenoir se glisse dans la peau de Lido, un mécano dont la spécialité est la conception de voitures-bélier et qui est faussement accusé de meurtre.
Alban Lenoir se glisse dans la peau de Lido, un mécano dont la spécialité est la conception de voitures-bélier et qui est faussement accusé de meurtre.

Balle perdue: À fond la caisse ***

Éric Moreault
Éric Moreault
Le Soleil
CRITIQUE / Balle perdue est un film de genre qui suinte la testostérone et l’essence, et s’assume comme tel. Pour son premier long métrage, Guillaume Pierret n’a pas misé sur l’originalité, plutôt la recette éprouvée qui mélange suspense policier avec ripoux et film d’action orienté sur les courses-poursuites à fond la caisse.

Le réalisateur français annonce ses couleurs en confiant le rôle principal de Lino à Alban Lenoir. L’acteur vu dans L’intervention du Québécois Fred Grivois a commencé sa carrière comme cascadeur !

Il se glisse dans la peau de Lido, un mécano dont la spécialité est la conception de voitures-bélier, qu’il assemble avec Quentin (Rod Paradot, qui a débuté dans La tête haute d’Emmanuelle Bercot en 2015). L'apprenti donne un coup de main à son mentor jusqu’à ce que ce dernier soit arrêté pour un braquage qui a mal tourné.

Lido conclut un marché avec le sympathique et intègre inspecteur Charas (Ramzy Bedia) : l’expert-garagiste mettra plutôt ses talents au service des flics. Ce qui indispose fortement Areski (Nicolas Duvauchelle), qui rêve de se voir à la tête de l’unité pilotée par Charas.

Lido peut compter sur le soutien de l'intègre inspecteur Charas (Ramzy Bedia) et son apprenti Quentin (Rod Paradot).

Neuf mois après avoir changé de camp, Lido est faussement accusé de meurtre et prend la poudre d’escampette avec Areski à ses trousses. Sa seule échappatoire : retrouver l’unique preuve de son innocence, la balle du crime, coincée dans une voiture disparue. D’où le titre du film.

Le scénario ultra-prévisible et les personnages stéréotypés n’empêchent pas Pierret de tirer son épingle du jeu — à l’ancienne. Des vraies poursuites et cascades, du télescopage et de la tôle froissée, beaucoup d’action et de rebondissements (sans réelle surprise), le spectateur ne s’ennuie pas.

Pourvu qu’il soit prêt à faire l’impasse sur les clichés. Malgré la présence de deux policières, le film demeure très, très typiquement mâle. Et même celles-ci ont des comportements masculins. Au moins, elles ne jouent pas la potiche de service ni la maman ou la putain. C’est déjà ça de pris.

Balle perdue démontre surtout que son réalisateur a réussi à faire preuve d’ingéniosité avec trois fois rien. Ce qui prouve, encore une fois, qu’on n’a pas toujours besoin d’un budget à tout casser pour offrir un bon divertissement.

Balle perdue est disponible sur Netflix

Au générique

Cote : ***

Titre : Balle perdue

Genre : Drame policier

Réalisateur : Guillaume Pierret

Acteurs : Alban Lenoir, Nicolas Duvauchelle, Ramzy Bedia

Durée : 1h33