La réalisatrice de Québec, Julie Lambert

Appui de Téléfilm pour Julie Lambert

Julie Lambert a obtenu un appui de taille de Téléfilm dans la concrétisation de Flying Sisters. Si tout se déroule comme prévu, le tournage d'environ un an de son deuxième long métrage documentaire s'amorcera à l'automne. Le Soleil a rejoint la réalisatrice de Québec sur le plateau de tournage d'une pub de la SAAQ, dans Limoilou, où elle «se change les idées» en attendant le feu vert de la SODEC.
Comme le dit la jeune femme, le financement fédéral est «un beau premier pas, un geste important dans le processus du film». Elle devrait avoir des nouvelles de son deuxième dépôt à la SODEC d'ici deux mois. Évidemment, elle se croise les doigts, tout comme sa productrice Sonia Despars, de Parallaxes, une boîte de Québec.
Flying Sisters s'intéresse au cercle restreint des amateurs de deltaplane - un milieu que connaît bien Julie Lambert depuis une quinzaine d'années -, plus particulièrement à Camille, 28 ans, intervenante en santé mentale et étudiante au doctorat en psychologie, et à Catherine, 35 ans, infirmière praticienne. «Ce sont deux amies à moi. Le deltaplane a changé leur vie à un moment difficile.» 
Autre particularité, les «deux filles aux antipodes» font partie des trois seules Québécoises à manoeuvrer des deltaplanes. Autrement dit, des femmes dans un milieu d'hommes, un peu à l'image d'Un film de chasse de filles, son documentaire primé et largement salué depuis sa sortie en 2014. 
«J'aime les gens qui font des choses hors-normes, qui vainquent leurs peurs. [En deltaplane], t'affrontes la mort chaque fois, à chaque microdécision, à la merci du vent. C'est vraiment impressionnant. C'est plus qu'une passion. Elles diraient que c'est une drogue forte», s'esclaffe Julie Lambert.
Les Flyings Sisters, leur surnom, volent surtout au mont Yamaska, dans le coin de Granby, où s'effectuera la majorité du tournage. Le duo essaie en ce moment de créer un programme pour initier d'autres jeunes femmes au vol libre dans un but thérapeutique.
Flying Sisters fait partie des six films qui ont obtenu une aide financière dans le cadre du programme pour le long métrage documentaire de Téléfilm. Parmi ceux-ci, on note le projet de Raymond St-Jean, Mouvements - Louise Lecavalier, dont le tournage a débuté en mars à Montréal.