Nahéma Ricci
Nahéma Ricci

Antigone et ses actrices sont sacrées aux Écrans canadiens

Le long-métrage Antigone de Sophie Deraspe a été sacré film de l'année aux Écrans canadiens, jeudi.

Le drame est une adaptation de la pièce antique du même nom de Sophocle. Le film raconte l'histoire d'une jeune immigrée qui cherche à faire évader son frère de prison.

Le film avait été choisi pour représenter le Canada aux Oscars dans la course au meilleur film étranger, mais il n'avait pas été retenu parmi les finalistes.

Deux des actrices du film ont elles aussi été récompensées. Le prix de l'interprétation féminine pour un premier rôle a été décerné à Nahéma Ricci. Celui de l'interprétation féminine dans un rôle de soutien a été remis à Nour Belkhina.

Sophie Deraspe a aussi obtenu l'Écran canadien pour le meilleur montage, qu'elle partage avec Geoffrey Boulangé, et pour la meilleure adaptation.

Le prix du meilleur acteur dans un premier rôle a été attribué à Mark O'Brien dans Goalie.

Rémy Girard a enlevé l'Écran canadien pour l'interprétation masculine dans un rôle de soutien pour son rôle dans Il pleuvait des oiseaux.

Le film The Body Remembers When the World Broke Open co-réalisé par Elle-Máijá Tailfeathers et Kathleen Hepburn peut se consoler par ses trois victoires dans des catégories importantes: meilleur scénario original, meilleure cinématographie et meilleure réalisation.

Le film The Song of Name de François Girard a tout balayé d'un point de vue sonore. Il a été récompensé dans les catégories «meilleur montage sonore», «meilleur son d'ensemble», «meilleure musique originale» et «meilleure chanson originale». Il a aussi obtenu l'Écran canadien pour les meilleurs maquillages.

Le gala des Écrans canadiens devait être présenté le 29 mars, mais il avait été rapporté à cause de la pandémie de COVID-19. Les organisateurs ont finalement choisi d'annoncer les gagnants sur les réseaux sociaux.

Dans une allocution au début de la vidéo, la cheffe de la direction de l'Académie du cinéma et de la télévision canadienne, Beth Janson, a reconnu que son organisation s'était demandé si elle devait aller de l'avant avec les présentations.

«Dire que cela a été difficile pendant les deux derniers mois serait un euphémisme ... Et puis, nous avons tout de même décidé qu'il était important de souligner le travail extraordinaire des créateurs qui nous ont aidés à traverser les jours les plus sombres de ce siècle», a-t-elle déclaré.

LIRE AUSSI: Critique d'Éric Moreault