«Les faux tatouages» de Pascal Plante

Cinéma émergent: onze films québécois sélectionnés par Téléfilm Canada

Onze films québécois font partie des 45 premiers projets sélectionnés dans le cadre du nouveau programme Talents en vue de Téléfilm Canada.

Au total, le programme, anciennement appelé Programme de production à microbudget, permettra aux artisans de 38 longs métrages et de sept projets narratifs web provenant d’un peu partout au pays d’obtenir du financement pour un premier long métrage.

Neuf des films québécois sélectionnés de même qu’une œuvre en format web de l’Ontario sont des projets en français. Deux projets autochtones ont aussi été choisis.

«Le message qu’on veut envoyer par ce programme, c’est que Téléfilm s’ouvre beaucoup plus largement aux jeunes, pour les aider d’abord à bâtir leur carrière, mais aussi pour leur dire qu’on est ouvert», explique le directeur par intérim de Téléfilm Canada, Jean-Claude Mahé.

«Ce n’est que le début. Ce que nous sommes en train de faire à Téléfilm, en regardant de plus près nos programmes, c’est aussi d’accompagner ces jeunes-là. Et ceux qui vont réussir, selon des critères objectifs, seront accompagnés aussi pour leur deuxième film, parce que c’est toujours ça le problème. Après le premier, comment j’arrive à faire mon deuxième, et troisième, et quatrième?»

L’objectif, pour les cinéastes de la relève, sera d’utiliser le financement pour tourner leur premier long métrage d’ici 12 à 18 mois, et ensuite offrir celui-ci sur une plateforme numérique, grâce à un partenariat avec l’Office national du film.

On ne s’attend donc pas nécessairement à ce que le film soit distribué en salle.

«On ne s’attend pas qu’ils fassent le tour de la planète dans des salles, mais savez-vous, ça arrive», fait toutefois remarquer M. Mahé.

Ce fut d’ailleurs le cas avec Les faux tatouages, un film de Pascal Plante qui a bénéficié du Programme de production à microbudget en 2016-2017. Ce premier long métrage du cinéaste de Québec a par la suite été projeté dans plusieurs festivals, dont celui de Slamdance en Utah et à la prestigieuse Berlinale, en plus d’avoir bénéficié d’articles flatteurs dans Variety et The Hollywood Reporter.

Le film n’aurait pas pu exister sans le financement, estime la productrice Katerine Lefrançois, qui admet tout de même avoir trouvé difficile de produire une fiction avec un microbudget de 250 000 $.