Ottawa accorde 50 M$ pour les tournages menacés par la COVID

Cinéma

Ottawa accorde 50 M$ pour les tournages menacés par la COVID

La Presse Canadienne
GATINEAU, Qc — Le gouvernement du Canada a annoncé une aide qui pourrait atteindre 50 millions $ pour les interruptions de tournage et les abandons de productions en raison de la pandémie.

Ce nouveau programme temporaire permettra aux sociétés de productions indépendantes de recevoir une indemnisation si l’un de leurs tournages devait être interrompu ou annulé abruptement après la découverte d’un cas de COVID-19 au sein de leur équipe.

Roman Polanski n’ira pas à l’assemblée générale des Césars

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Roman Polanski n’ira pas à l’assemblée générale des Césars

Agence France-Presse
PARIS — Le réalisateur franco-polonais Roman Polanski, visé par des accusations de viol, a annoncé vendredi qu’il n’assisterait pas mardi à l’assemblée générale des Césars, les Oscars français, une institution en pleine crise dont il est resté membre «historique» au grand dam des féministes.

Cette assemblée générale constituée de 182 membres doit se réunir mardi pour tenter de mettre fin aux critiques sur son entre-soi et son manque de parité, en élisant un nouveau conseil d’administration avec un tandem femme/homme à sa présidence.

<em>Aline</em>, le film inspiré de Céline Dion, prend l’affiche le 27 novembre [VIDÉO]

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Aline, le film inspiré de Céline Dion, prend l’affiche le 27 novembre [VIDÉO]

La Presse
Librement inspiré de la vie de Céline Dion et mettant en vedette des acteurs québécois tels Sylvain Marcel, Roc Lafortune et Danielle Fichaud, Aline, interprétée par Valérie Lemercier, qui est aussi la réalisatrice, s’intéresse au parcours de la chanteuse de 5 à 52 ans. La cinéaste et comédienne s’est littéralement transformée, dit-on dans un communiqué, pour incarner la chanteuse de Charlemagne.

Le synopsis du film est ainsi résumé : «Québec, fin des années 60, Sylvette et Anglomard accueillent leur 14e enfant : Aline. Dans la famille Dieu, la musique est reine et quand Aline grandit on lui découvre un don, elle a une voix en or. Lorsqu’il entend cette voix, le producteur de musique Guy-Claude n’a plus qu’une idée en tête... faire d’Aline la plus grande chanteuse au monde. Épaulée par sa famille et guidée par l’expérience puis l’amour naissant de Guy-Claude, ils vont ensemble écrire les pages d’un destin hors du commun, une histoire d’amour qui nous emporte sur une vague d’émotions. »

Lambert Wilson: redécouvrir de Gaulle [VIDÉO]

Cinéma

Lambert Wilson: redécouvrir de Gaulle [VIDÉO]

Éric Moreault
Éric Moreault
Le Soleil
Lambert Wilson se cantonne dans un hôtel de Berlin en attendant de terminer sa période de confinement et amorcer le tournage du quatrième épisode de la célèbre saga La matrice. Le grand acteur, au propre comme au figuré, se retrouve malgré tout dans de bonnes dispositions pour discuter avec Le Soleil de son incarnation du général de Gaulle dans le film du même nom. L’action se déroule au printemps 1940 alors que le militaire se rebelle contre les «défaitistes» qui plient devant Hitler. Entretien.

Q Quel était votre rapport à Charles de Gaulle avant qu’on vous propose le rôle?

<em>De Gaulle</em>: le début de la légende *** [VIDÉO]

Cinéma

De Gaulle: le début de la légende *** [VIDÉO]

Éric Moreault
Éric Moreault
Le Soleil
CRITIQUE / Malgré son titre, De Gaulle ne raconte pas la vie de l’iconique général et président français, mais bien un court épisode — fondateur — au tout début de la Seconde Guerre mondiale. Et le drame biographique a ceci de particulier qu’il se base sur les récits parallèles des missions militaires de Charles (Lambert Wilson) et de la fuite de sa femme Yvonne (Isabelle Carré) et de ses enfants devant les soldats allemands.

Le tout débute en avril 1940 alors que de Gaulle profite de quelques jours auprès de sa famille. Mais il est vite rappelé par le président Paul Reynaud (Olivier Gourmet).

Marc di Domenico et la caverne d’Ali Aznavour

Cinéma

Marc di Domenico et la caverne d’Ali Aznavour

Éric Moreault
Éric Moreault
Le Soleil
PARIS — Lorsque Charles Aznavour a guidé Marc di Domenico jusqu’à ses archives visuelles, des heures et des heures de pellicules que le célèbre chanteur a tournées pendant plus de 30 ans, le réalisateur a eu l’impression d’entrer dans la caverne d’Ali Baba. L’ami de Mischa Azanavour a eu un accès privilégié à l’homme — il en tirera d’ailleurs un documentaire pour TF1. Le regard de Charles, admirable long métrage de montage, nous livre sa vision sur son métier, son époque et ses amours...

Lorsque l’artiste aux 1200 chansons confie ses caisses de bobines à di Domenico, il n’a jamais regardé ce matériel historique, confirme Mischa, qui accompagne le documentaliste à l’entrevue. Aznavour fait totalement confiance à ce dernier : ils se connaissent depuis longtemps, et le réalisateur a passé trois ans à le filmer sous tous ses angles pour Aznavour autobiographie (2018).

<em>Belle-Fille</em>: Miou-Miou et Alexandra Lamy font la paire [VIDÉO]

Cinéma

Belle-Fille: Miou-Miou et Alexandra Lamy font la paire [VIDÉO]

Éric Moreault
Éric Moreault
Le Soleil
PARIS — Imaginez que pour votre premier long métrage, vous deviez diriger une interprète chevronnée et adulée, ainsi qu’une actrice au faîte de sa popularité. Méliane Marcaggi a dû prendre son courage à deux mains pour tourner Belle-Fille avec Miou-Miou et Alexandra Lamy. Et le représentant du Soleil le sien pour une entrevue cacophonique et chaotique avec les trois femmes, d’humeur dissipée et joyeuse, dans un hôtel de Paris, en janvier dernier.

Miou-Miou, en 50 ans de carrière et dix nominations au César de la meilleure actrice, a joué et tourné avec les plus grands : Blier père, Malle, Deville, Berri et même pour le regretté Francis Mankiewicz, dans Les portes tournantes (1988).

<em>Blackbird</em>: Vivante aujourd’hui, morte demain ** 1/2 [VIDÉO]

Cinéma

Blackbird: Vivante aujourd’hui, morte demain ** 1/2 [VIDÉO]

Éric Moreault
Éric Moreault
Le Soleil
CRITIQUE / Blackbird arrive à point nommé alors que resurgit dans l’actualité l’aide médicale à mourir (plus particulièrement au fédéral). Le drame pose les bonnes questions éthiques, philosophiques et, surtout, familiales lorsqu’une matriarche réunit son clan avant son «suicide». Dommage toutefois que le film, porté par une distribution hors pair, propose des personnages qui manquent de nuances et certaines scènes qui frisent le ridicule.

Le huis clos débute alors que Lily (Susan Sarandon) et Paul (Sam Neil) profitent d’un matin ensoleillé dans leur luxueuse résidence des Hamptons.

<em>La déesse des mouches à feu</em>: lumineux, mais convenu *** [VIDÉO]

Cinéma

La déesse des mouches à feu: lumineux, mais convenu *** [VIDÉO]

Éric Moreault
Éric Moreault
Le Soleil
CRITIQUE / La déesse des mouches à feu s’avère l’un des films québécois de l’automne, porté par sa présence à Berlin en février et le succès du roman de Geneviève Pettersen. Anaïs Barbeau-Lavalette livre un récit initiatique lumineux et réaliste, mais qui souffre de son manque d’originalité.

Sans rien enlever aux qualités évidentes de la réalisation et de la véracité de l’interprétation, on se questionne sur la pertinence d’adapter un récit somme toute anecdotique et vu de nombreuses fois au grand écran. Si ce n’est qu’il met en vedette un personnage féminin.

<em>Mignonnes</em>: des cinéastes internationaux défendent la réalisatrice Maïmouna Doucouré

Cinéma

Mignonnes: des cinéastes internationaux défendent la réalisatrice Maïmouna Doucouré

Agence France-Presse
PARIS — Belges, américain, allemand... plusieurs grands réalisateurs internationaux ont dénoncé mardi le dénigrement dont est la cible le film Mignonnes aux États-Unis, et les attaques «ignobles» dont est victime sa réalisatrice, la Française Maïmouna Doucouré.

Sorti en France cet été, Mignonnes est, depuis sa mise en ligne le 9 septembre par Netflix aux États-Unis, la cible de la droite américaine. Cette campagne accuse le film d’hypersexualiser des enfants, jusqu’à taxer les milieux culturels, voire ses adversaires démocrates, de laxisme sur la question de la pédophilie.

Des attaques «infondées, caricaturales et ignobles», dénoncent une vingtaine de réalisateurs internationaux dans une tribune, transmise à l’AFP et relayée par la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD).

Parmi les signataires, de nombreux réalisateurs confirmés comme le Français Bertrand Tavernier, les Belges Lucas Belvaux et Jean-Pierre et Luc Dardenne, mais aussi l’Américain Joe Dante (Gremlins), l’Allemand Volker Schlöndorff ou le Roumain Cristian Mungiu (Palme d’Or en 2007 avec 4 mois, 3 semaines, 2 jours).

Tous se disent unis par «le respect absolu de la liberté de création» et dénoncent une campagne «portée par des sénateurs républicains et par des réseaux ultra-conservateurs», dans «un but politique» en pleine campagne présidentielle aux États-Unis.

«La polémique ainsi organisée contre ce film a un nom, qui jalonne malheureusement l’histoire du cinéma : la censure !» dénoncent-ils.

Mignonnes évoque l’histoire d’Amy, Parisienne de 11 ans, tiraillée entre les traditions familiales sénégalaises et la pression des réseaux sociaux. Elle intègre un groupe de danse formé par trois autres filles de son quartier, qui imitent les chorégraphies suggestives des stars de la pop qui les font rêver.

Début septembre, sa réalisatrice a rejeté les critiques qui la ciblaient adjurant leurs auteurs à regarder le film pour comprendre qu’il menait «le même combat» contre l’hypersexualisation des jeunes filles et l’influence malsaine des réseaux sociaux.

«Susciter le débat, a-t-elle expliqué, est nécessaire pour essayer de trouver des solutions.» Elle a déjà reçu de nombreux soutiens, dont celui de la ministre de la Culture française Roselyne Bachelot.

<em>Effets spéciaux!</em> débarque au Musée de la civilisation [VIDÉO]

Expositions

Effets spéciaux! débarque au Musée de la civilisation [VIDÉO]

Léa Harvey
Léa Harvey
Le Soleil
Écran vert, perruque, prothèse ou maquillage, les effets spéciaux sont utilisés abondamment au petit comme au grand écran. Le 9 octobre prochain, le Musée de la civilisation ouvrira officiellement sa nouvelle exposition sur cet art méconnu de l’illusion, Effets spéciaux! Aperçu des derniers préparatifs.

Érik Gosselin est l’un des nombreux artistes à présenter ses œuvres au grand public. Maquilleur-prothésiste autodidacte, il travaille depuis près de 30 ans dans le domaine des effets spéciaux. Lundi après-midi, il était de passage au Musée de la civilisation de Québec afin d’ajouter quelques retouches à ses œuvres.

L’acteur Michael Lonsdale meurt à 89 ans

Cinéma

L’acteur Michael Lonsdale meurt à 89 ans

Agence France-Presse
PARIS — L’acteur Michael Lonsdale, 89 ans, est décédé lundi après-midi, après soixante ans d’une riche carrière au cinéma comme au théâtre, a annoncé son agent à l’AFP.

L’acteur à la chevelure et à la barbe blanche est mort à son domicile, à Paris, a précisé son agent Olivier Loiseau à l’AFP, confirmant une information de L’Obs.

En soixante ans de carrière, il a incarné plus de 200 rôles au cinéma, jonglant entre les films expérimentaux et populaires, au théâtre ou encore à la télévision.

Cet acteur à la foi chrétienne chevillée au corps a obtenu en 2011 un César du Meilleur acteur dans un second rôle pour son interprétation de Frère Luc, moine libre et héroïque, assassiné à Tibéhirine dans Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois (Grand Prix à Cannes en 2010).

Il apparaissait encore en 2015 au cinéma dans un film de Bouli Lanners, Les premiers les derniers, puis l’an dernier, dans le court métrage pour l’Opéra de Paris Degas et moi, d’Arnaud des Pallières.

Sa longue carrière l’a vu aussi bien jouer sous la direction de François Truffaut, dans Baisers volés en 1968, qu’incarner le méchant dans Moonraker, un James Bond de 1979.

Né à Paris le 24 mai 1931, d’une liaison entre un officier anglais et une Française, Michael Lonsdale, parfaitement bilingue, a été élevé à Londres, puis au Maroc.

Revenu à Paris en 1947, sans certificat d’études ni baccalauréat, il fera des rencontres déterminantes qui lui permettront de monter sur les planches, travaillant notamment avec l’actrice Delphine Seyrig ou le metteur en scène Samuel Beckett.

L’acteur Michael Lonsdale est décédé à 89 ans [VIDÉO]

Cinéma

L’acteur Michael Lonsdale est décédé à 89 ans [VIDÉO]

Agence France-Presse
PARIS — Comédien des avant-gardes comme des productions populaires, l’acteur franco-britannique Michael Lonsdale, est décédé lundi à 89 ans, après 60 années de carrière et une consécration, pour ce chrétien fervent, pour son rôle de moine dans Des hommes et des dieux.

L’acteur à la chevelure et à la barbe blanche, interprète de plus de 200 rôles, est mort lundi après-midi à son domicile, à Paris, a précisé son agent Olivier Loiseau à l’AFP.

Catholique engagé, baptisé à 22 ans, il avait obtenu en 2011, à la veille de ses 80 ans, le César du Meilleur acteur dans un second rôle pour son interprétation de Frère Luc, moine cistercien libre et héroïque, assassiné à Tibéhirine, en Algérie, dans Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois.

La police britannique à la recherche des voleurs de cinq armes de James Bond

Cinéma

La police britannique à la recherche des voleurs de cinq armes de James Bond

Agence France-Presse
LONDRES — Scotland Yard a lancé lundi un appel à témoins pour tenter de retrouver les malfaiteurs qui ont fait main basse sur cinq armes de la saga James Bond, volées il y a six mois à une vingtaine de kilomètres au nord de Londres.

Le 23 mars au soir, alors que le nouveau coronavirus plongeait le Royaume-Uni dans le confinement, les cinq armes ont été dérobées chez leur propriétaire à Enfield. Si les voleurs ont été dérangés par les voisins, ils ont réussi à prendre la fuite avant l’arrivée de la police.

FCVQ: <em>La déesse des mouches à feu</em> obtient le Grand prix

Cinéma

FCVQ: La déesse des mouches à feu obtient le Grand prix

Éric Moreault
Éric Moreault
Le Soleil
La déesse des mouches à feu repart du Festival de cinéma de la ville de Québec avec le Grand prix de la compétition. Le long métrage d’Anaïs Barbeau-Lavalette a prévalu sur les neuf autres films qui étaient en lice et succède à Kuessipan de Myriam Verreault.

«Un film fougueux, à fleur de peau, sensoriel. Pour ses interprétations exceptionnelles, pour cette charge de vie bouleversante et inspirante», a fait savoir le jury présidé par la réalisatrice Anne Émond. Le film avait été présenté en première mondiale à Berlin en février dernier.

Les réalisateurs noirs américains peinent encore à percer au cinéma

Cinéma

Les réalisateurs noirs américains peinent encore à percer au cinéma

Thomas Urbain
Agence France-Presse
NEW YORK — Ils ont vu percer Ryan Coogler (La panthère noire), Barry Jenkins (Moonlight) ou Jordan Peele (Get Out) et saluent des progrès, mais beaucoup de réalisateurs afro-américains se heurtent encore à un milieu du cinéma loin de les accueillir à bras ouverts.

Charlie Buhler voulait faire un film d’action, un thriller sur fond de pandémie, une idée qui la travaillait bien avant le coronavirus.

La jeune trentenaire, métisse, est allée frapper à des portes, mais «c’est déjà dur pour une femme de faire un film d’action, alors une femme de couleur...»

Sans aucun moyen, elle a tout de même réalisé Before the Fire, en partie dans la ferme de sa grand-mère, dans le Dakota du Sud dont elle est originaire. Le film a été sélectionné au festival international de Harlem, qui s’achève ce dimanche, en version virtuelle.

Ces cinq dernières années, un nombre inédit de metteurs en scène afro-américains ont accédé à la reconnaissance mondiale, dans des genres très différents, le plus visible étant Ryan Coogler, dont le Black Panther a ramassé 1,3 milliard de dollars au box-office.

«Les choses ont changé», observe Cheryl Hill, productrice noire et ancienne cadre des studios Disney. «Il y a plus de demandes. […] On ne peut pas encore parler de 2020, mais 2018 et 2019 ont été de bonnes années. J’ai espoir.»

Tous mentionnent le rôle des plateformes vidéo, Netflix notamment, qui ont ouvert des horizons aux minorités.

La baisse du prix du matériel et l’accès à internet ont aussi permis de faire plus facilement des films et de les présenter au public.

«Quand j’ai commencé», il y a plus de 20 ans, «ils disaient : il n’y a pas de marché» pour les films avec des acteurs noirs, se souvient Cheryl Hill, cofondatrice de la Harlem Film Company. «La suite a prouvé que c’était ridicule.»

Les Oscars montrent la voie 

Mais les portes ne se sont pas ouvertes en grand pour autant, constatent de nombreux professionnels.

«Je n’allais nulle part», se souvient Charlie Buhler, 32 ans aujourd’hui, «alors que les hommes blancs de mon âge gravissaient les échelons parce qu’on leur donnait leur chance, bien qu’ils n’aient aucune expérience.»

«L’industrie du cinéma est basée, depuis longtemps, sur l’apprentissage», explique Jonathan Tazewell, dont le film Gotta Get Down To it, a également été retenu par le festival, connu pour son ouverture à la diversité.

«L’idée, c’est vraiment de pousser quelqu’un que tu connais», dit-il. «Et si cela n’arrive qu’entre une personne blanche et une autre personne blanche, alors le visage de l’industrie ne peut pas changer.»

En 2019, la proportion des comédiens noirs dans les films aux États-Unis était de 15,7 %, supérieure à leur part dans la population américaine (13,4 %), selon une étude publiée début septembre par l’Annenberg Inclusion Initiative, un centre de réflexion rattaché à l’université de Californie du Sud (USC).

Mais derrière la caméra, parmi les 100 films américains à avoir rapporté le plus, seuls 6,3 % des réalisateurs étaient afro-américains. Quelque 93 % des producteurs étaient des hommes blancs.

La semaine dernière, l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences a mis en place une série de critères qu’une oeuvre devra remplir pour prétendre à l’Oscar du meilleur film, à compter de 2024.

Distribution, équipe technique, mais aussi production, ou programmes d’apprentissage à destination des minorités, il faudra désormais donner des gages de diversité.

Depuis sa création il y a 15 ans, le festival de Harlem a dans son ADN la mission de «présenter un nombre important de films (qui émanent de) voix sous-représentées», selon Nasri Zacharia, le directeur de programmation. «Nous donnons de la visibilité, de la reconnaissance.»

Pour Jonathan Tazewell, c’est maintenant aux grands festivals d’emboîter le pas, en adoptant des mesures similaires à celles des Oscars.

«La discrimination positive a mauvaise réputation parce que derrière, il y a l’idée que les gens qui en bénéficient ne le méritent pas», considère Charlie Buhler, «alors que ce n’est pas le cas. La communauté blanche bénéficie d’une forme de discrimination positive depuis des siècles.»

L’accélération du mouvement Black Lives Matter depuis le printemps infusera-t-elle le milieu de la culture en général et celui du cinéma en particulier ?

«Après le début du  #MoiAussi, se souvient Charlie Buhler, j’ai senti une vraie évolution dans les relations entre hommes et femmes. J’espère que ce sera la même chose cette fois.»

<em>Coronation</em>: Wuhan au temps du coronavirus, vu par Ai Weiwei [VIDÉO]

Cinéma

Coronation: Wuhan au temps du coronavirus, vu par Ai Weiwei [VIDÉO]

Joëlle Garrus
Agence France-Presse
PARIS — Bourreau de travail et artiste engagé, Ai Weiwei signe un film sur le confinement à Wuhan, Coronation, qui jette une lumière crue sur l’efficacité de la machine chinoise pour lutter contre le nouveau coronavirus, au prix d’une grande déshumanisation.

Quand l’épidémie éclate à Wuhan, l’idée du film, d’un «enregistrement pour l’Histoire», s’impose comme une évidence à Ai Weiwei, en Europe depuis cinq ans.

«Ce virus tragique s’est répandu dans le monde et continue d’affecter nos vies. Il a probablement eu l’impact le plus fort sur le globe depuis la Seconde Guerre mondiale. Il n’y a aucun doute sur l’urgence et la nécessité d’un tel film. La situation nécessite une connaissance beaucoup plus approfondie et des informations de première main sur ce qui se passe», dit à l’AFP «le plus connu des artistes chinois» comme l’a baptisé le Financial Times, aujourd’hui installé au Royaume-Uni.

Pas question de laisser faire «la propagande d’État». «En tant qu’artiste», Ai «croit à l’engagement», surtout à une époque «où les flots d’information rendent les gens paresseux et incapables de prendre position» — «un danger pour la société». Il active alors son énorme réseau: artistes, activistes et autres volontaires. Douze prendront la caméra.

Même de Rome où il doit mettre en scène Turandot, l’opéra de Giacomo Puccini dans une version moderne, avec des références à la crise de Hong Kong (finalement reporté à cause de la pandémie), l’artiste multi-facettes continue d’oeuvrer à distance, de donner quotidiennement des instructions à l’équipe. «Tous les soirs nous téléchargions ce qu’ils nous envoyaient. Grâce au décalage horaire, on a travaillé 24 heures sur 24.»

Le fruit de ces efforts met en relief l’implacable performance des autorités chinoises : déploiement de moyens immenses, règles ultra-strictes. Et son corolaire : individus écrasés, déshumanisés. Il y a ces patients qui se disent guéris et ne peuvent quitter l’hôpital, un ouvrier venu bâtir un nouvel hôpital, désormais désargenté et à la rue, mais que l’on ne laisse pas rentrer chez lui, ces familles privées de rites de deuil...

«Quels sacrifices ?»

«Il ne fait aucun doute que la Chine a maîtrisé cette pandémie dévastatrice avec une efficacité incroyable», par rapport à d’autres pays. Mais au-delà de ce constat, «il faut aussi demander de quel type de société il s’agit et quel genre de sacrifices ils ont consentis pour faire face», souligne Ai.

Des objets personnels du <em>Pianiste</em> de Polanski mis en vente à Varsovie

Arts et spectacles

Des objets personnels du Pianiste de Polanski mis en vente à Varsovie

Bernard Osser
Agence France-Presse
VARSOVIE — Une montre à gousset en argent, un stylo plume et d’autres objets ayant appartenu au compositeur juif-polonais Wladyslaw Szpilman, immortalisé dans Le Pianiste de Roman Polanski, seront mis en vente la semaine prochaine dans la capitale polonaise.

«Cette montre et ce stylo achetés lors d’un voyage à Paris en 1937 ont survécu avec lui à toute la période du ghetto, puis l’ont accompagné dans les ruines de Varsovie», explique à l’AFP son fils Andrzej, qui a organisé la vente aux enchères avec son frère Krzysztof.

Les productions cinéma et télé ne peuvent pas obtenir d’«assurance COVID-19»

Cinéma

Les productions cinéma et télé ne peuvent pas obtenir d’«assurance COVID-19»

La Presse Canadienne
OTTAWA — Les producteurs de films et d’émissions de télévision affirment que des centaines de productions — et près de 20 000 emplois directs — sont menacées à très court terme si Ottawa n’intervient pas rapidement pour remédier à l’absence de couverture d’assurance en cas d’interruption de tournage due à la COVID-19.

L’Association canadienne des producteurs médiatiques (CMPA) et l’Association québécoise de la production médiatique (AQPM) affirment qu’un volume de production de plus d’un milliard de dollars est menacé au Canada en raison du manque d’options d’assurance en cas d’interruption sanitaire.

Selon un sondage mené par les deux associations, les tournages de 214 projets de films et de télévision au Canada ne peuvent aller de l’avant puisque les compagnies d’assurance excluent de leur couverture les risques liés à la COVID-19. Ces productions généreraient 19 560 emplois directs, selon les associations de producteurs.

Au Québec seulement, 93 productions seraient paralysées à cause de cette absence de couverture d’assurance, pour un volume de production de 251 millions $ et 7353 emplois en jeu.

Les deux associations de producteurs avaient proposé en juin à Ottawa la création d’un programme gouvernemental de compensation, mais elles affirment aujourd’hui que le gouvernement de Justin Trudeau n’a pas encore donné suite. Elles exhortent donc le gouvernement fédéral à intervenir «avant qu’il ne soit trop tard».

L’Association québécoise de la production médiatique représente plus de 150 maisons de production. Sa PDG, Hélène Messier, estime qu’«en raison de ce délai injustifiable, le gouvernement fédéral met non seulement en péril la prospérité économique de tout un secteur, mais il réduit drastiquement le nombre de productions québécoises et canadiennes qui occuperont nos écrans au cours des prochains mois, au bénéfice des contenus étrangers».

Plusieurs productions ont été interrompues au début de la pandémie en mars, mais certains plateaux de tournage reprennent progressivement, en appliquant des mesures sanitaires. C’est le cas, par exemple, de la série télévisée District 31, dans laquelle les personnages sont toujours en distanciation dans un même plan, sans jamais évoquer la COVID-19.

L’acteur Roger Carel, la voix d’Astérix, décède à 93 ans

Cinéma

L’acteur Roger Carel, la voix d’Astérix, décède à 93 ans

Agence France-Presse
PARIS — L’acteur Roger Carel, comédien et légende du doublage francophone, qui a prêté sa voix à de nombreux personnages de dessin animé dont Astérix et Mickey, est décédé à l’âge de 93 ans, a-t-on appris vendredi auprès de son fils.

L’acteur est mort le 11 septembre et a été inhumé dans la plus stricte intimité à Villejésus (ouest) jeudi, a précisé à l’AFP son fils Nicolas.

Un documentaire sur <em>Incendies</em> offert gratuitement

Cinéma

Un documentaire sur Incendies offert gratuitement

La Presse
Pour souligner le 10e anniversaire du film Incendies, sorti au Québec le 17 septembre 2010, Se souvenir des cendres, le documentaire qu’a réalisé à l’époque Anaïs Barbeau-Lavalette sur le tournage du film de Denis Villeneuve en Jordanie, est offert gratuitement sur la plateforme Vimeo dès maintenant.

«J’ai pu suivre le tournage avec, vraiment, une très grande proximité, a raconté à La Presse Anaïs Barbeau-Lavalette. Je me sens extrêmement privilégiée d’avoir pu suivre Denis pendant toutes les étapes. J’avais un peu pris le pari de raconter le film dans le film, en fait. Denis faisait de grands tableaux majestueux et j’ai pu m’insérer dans ces tableaux pour aller parler aux figurants.» 

Inclus dans les suppléments du Blu-ray/DVD d’Incendies, le film d’Anaïs Barbeau-Lavalette était complètement absent des plateformes jusqu’à aujourd’hui. Incendies est par ailleurs offert sur les plateformes Illico, Google Play, iTunes et YouTube. 

<em>Le club Vinland </em>en première nord-américaine en Abitibi

Cinéma

Le club Vinland en première nord-américaine en Abitibi

La Presse
Le club Vinland, plus récent film de Benoit Pilon, ouvrira la 39e édition du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (FCIAT), qui se tiendra du 31 octobre au 5 novembre.

Mettant en vedette Sébastien Ricard, Rémy Girard, François Papineau, Émilie Bibeau et plusieurs autres, le film raconte l’histoire d’un frère, Jean, qui devient très populaire auprès des jeunes dans un collège de l’est du Québec à la fin des années 1940. Ses méthodes ne font toutefois pas l’affaire de ses supérieurs. 

Le film de Benoit Pilon devait sortir le 17 avril, mais la pandémie en a décidé autrement. Il a été projeté il y a deux semaines en première mondiale à Pékin, où il faisait partie de la sélection officielle. Le film prendra l’affiche au Québec le 4 novembre. C’est par ailleurs le documentaire Danser sous la pluie de la Rouynorandienne Rachelle Roy qui a été retenu comme film de clôture. Cette femme dans la trentaine a vu sa vie bouleversée par un cancer du sein. Avec son téléphone cellulaire, elle a filmé les différents chapitres de sa lutte contre la maladie.

Cinemania s’enrichit d’une version en ligne

Cinéma

Cinemania s’enrichit d’une version en ligne

La Presse
Le 26e festival Cinemania de Montréal se tiendra cette année dans son circuit de salles habituel, dans le respect des mesures sanitaires. Il s’enrichira également d’une programmation en ligne, accessible partout au Québec et au Canada, et d’une prolongation d’une semaine!

Les projections «physiques» auront lieu du 4 au 15 novembre au Cinéma Impérial, au Cinéma du Musée, au Cinéma du Parc et à la Cinémathèque québécoise. 

La sélection, constituée de 50 longs métrages, de 30 courts métrages et de contenus exclusifs, sera également proposée quasi intégralement sur le web du 4 au 22 novembre. Trois titres ont déjà été dévoilés : La nuit des rois, de Philippe Lacôte (en préouverture), Été 85, de François Ozon, et Slalom, de Charlène Favier.

<em>Le diable, tout le temps</em>: Descentes aux enfers *** 1/2 [VIDÉO]

Cinéma

Le diable, tout le temps: Descentes aux enfers *** 1/2 [VIDÉO]

Éric Moreault
Éric Moreault
Le Soleil
CRITIQUE / Le diable, tout le temps creuse profondément dans les questions qui tiraillent l’humanité depuis toujours, surtout celles relatives au bien et au mal. Qui, la plupart du temps, se côtoient intimement, surtout chez les gens très croyants. Dans ce drame psychologique choral extrêmement bien construit, Antonio Campos nous entraîne dans une série de descentes aux enfers portée par une extraordinaire distribution. 

Le long métrage se déroule entre la Seconde Guerre mondiale et le Vietnam, dans l’Amérique rurale. Willard Russell (Bill Skarsgård) est hanté par une scène d’horreur vécue dans le Pacifique Sud. Le vétéran fonde une famille, à l’écart du bien nommé Knockemstiff, Ohio, un village de 400 âmes consanguines… Mais après neuf ans d’un bonheur tranquille, sa femme Charlotte (Haley Bennett) se meurt du cancer. Une tragédie qui va changer le destin de leur fils Arvin.

En parallèle, le récit s’intéresse aux trajectoires d’un couple de tueurs en série (Jason Clarke et Riley Keough) qui photographient ses meurtres rituels ; d’un jeune révérend libidineux (Robert Pattison) ; d’un shérif corrompu jusqu’à la moelle (Sebastian Stan) et d’un prédicateur fou à lier (Harry Melling).

Des personnages qui semblent tout droit sortis d’un asile d’aliénés, mais qui, pourtant, obéissent à une logique toute biblique comme le titre l’indique. Et qui finiront tous par être lié, d’une façon ou d’une autre, à Arvin (Tom Holland), devenu jeune adulte.

Il est beaucoup question de la Foi dans Le diable, tout le temps. Mais aussi de péché, de désillusion, de filiation et de transmission. Car Arvin, qui cherche le bien, a hérité du potentiel de violence de son père Willard…

Antonio Campos (Christine) aurait pu se complaire dans cette violence. Il a plutôt choisi une approche plus distancée. La brutalité est d’ordre psychologique et s’apparente à la tension du film noir (des rapprochements avec l’excellent La nuit du chasseur (1955) de Charles Laughton, tant sur le fond que la forme, viennent évidemment à l’esprit). Cette tension augmente d’ailleurs au fur et à mesure que le long métrage progresse.

Sans faire d’esbroufe, le réalisateur s’est efforcé avec habileté de tisser la toile du récit et de boucler la boucle (à la Altman, le regretté spécialiste du film choral). Il faut dire qu’il avait une matière première de qualité : le roman du même nom de Donald Ray Pollock. Le natif de Knockemstiff (pour vrai) agit comme narrateur, liant les divers chapitres.

Je suis le premier à défendre le cinéma en salle. Mais ce genre de film, exigeant et digne d’une certaine dramaturgie classique (Arthur Miller, Tennessee Williams, Sam Shepard, David Mamet, tous adaptés), obtient de moins en moins l’aval des cinq grands studios hollywoodiens.

Le projet a donc trouvé refuge auprès de Netflix, ce qui a permis non seulement au Diable, tout le temps de voir le jour, mais d’être porté par une pléiade d’interprètes tous aussi bons les uns que les autres. Ce qui peut expliquer qu’une actrice de la trempe de Mia Wasikowska ait accepté d’y jouer un tout petit rôle.

Oui, Campos aurait pu resserrer la structure pour gagner en efficacité dramatique. Mais quand tous les morceaux tombent en place, le spectateur est happé par le récit, jusqu’à sa finale qui nous maintient sur le bout de notre divan.

Pas surprenant qu’il soit, depuis quelques jours, dans le top 10 du géant de la webdiffusion.

Au générique

Cote : *** 1/2

Titre : Le diable, tout le temps

Genre : Drame psychologique

Réalisateur : Antonio Campos

Acteurs : Tom Holland, Robert Pattison, Jason Clarke, Riley Keough

Durée : 2h13

Kelly Dépeault : Vivre le moment présent

Cinéma

Kelly Dépeault : Vivre le moment présent

Éric Moreault
Éric Moreault
Le Soleil
Kelly Dépeault joue dans la série L’échappée depuis 2016. L’actrice de 18 ans n’était pas une débutante lorsqu’elle s’est présentée pour un rôle dans La déesse des mouches à feu. Mais elle avait tellement l’impression d’avoir manqué son audition, qu’elle est partie en plein milieu de celle-ci. Anaïs Barbeau-Lavalette, elle, était convaincue d’avoir trouvé sa Catherine. La réalisatrice l’a persuadée de revenir.

Depuis, Kelly Dépeault a accompagné le film au Festival de Berlin et à celui de Québec, où il était présenté jeudi en première nord-américaine. Il en faut plus pour l’impressionner. La jeune femme est plutôt du genre à ne pas trop s’en faire. «Je ne me crée pas d’attente. Le moment présent, c’est la clé!»

<em>Nadia, Butterfly </em>: Un podium pour Pascal Plante **** [VIDÉO]

Cinéma

Nadia, Butterfly : Un podium pour Pascal Plante **** [VIDÉO]

Éric Moreault
Éric Moreault
Le Soleil
CRITIQUE / Une sélection pour le Festival de Cannes n’est pas nécessairement un gage d’excellence, mais dans le cas de Nadia, Butterfly les attentes (élevées) se sont avérées comblées. Pascal Plante livre un touchant drame sportif, extrêmement bien tourné et avec un propos original sur le vertige qui saisit les athlètes de pointe au moment de la retraite. Il mérite une place sur notre podium 2020.

Lui-même un ex-athlète visant une participation aux Jeux olympiques, Pascal Plante s’est inspiré de son expérience, tout en proposant une trajectoire éloignée de la sienne.

<em>La déesse des mouches à feu</em> : D’une femme à l’autre

Cinéma

La déesse des mouches à feu : D’une femme à l’autre

Éric Moreault
Éric Moreault
Le Soleil
La déesse des mouches à feu étant largement autobiographique, il était dans l’ordre des choses que le flambeau se soit passé d’une femme à l’autre : écrit par Geneviève Pettersen, scénarisé par Catherine Léger et réalisé par Anaïs Barbeau-Lavalette. Le Soleil s’est entretenu avec les deux premières pour savoir comment le populaire roman s’est transformé en long métrage.

Geneviève Pettersen se réjouit d’abord que long processus ait finalement abouti à quelque chose de concret (ce qui s’avère loin d’être le cas pour plusieurs projets de film). Voir son livre à l’écran, «c’est assez surréaliste et vertigineux». D’autant «qu’il y a une charge émotive qui est différente que si j’avais complètement écrit de la fiction.» L’autrice s’est inspirée de son adolescence rock’n’roll au Saguenay pour ce récit initiatique.

Anaïs Barbeau-Lavalette: Sur la corde raide

Cinéma

Anaïs Barbeau-Lavalette: Sur la corde raide

Éric Moreault
Éric Moreault
Le Soleil
La déesse des mouches à feu a beau être une adaptation, il y a beaucoup d’Anaïs Barbeau-Lavalette dedans. Parce que le cadre de ce récit initiatique — les tumultueuses années grunge — est celui de son adolescence où la femme de 41 ans a été, à l’image de son héroïne, sur une vertigineuse corde raide. Le Soleil s’est entretenu avec la réalisatrice de ce long métrage sans compromis et de l’acceptation de son double statut de cinéaste et d’auteure (même si le chapeau de la militante n’est jamais bien loin).

Q Le plancher des vaches, Ma fille n’est pas à vendre, en documentaire, et maintenant La déesse des mouches à feu, en fiction, tes trois derniers films ont en commun l’adolescence. D’où vient cet intérêt?