Cinéma

La liste: moments surprenants aux Oscars

L’enveloppe du film de l’année, 2017 

Ah! les joies du direct! En 2017, Warren Beaty et Faye Dunaway révèlent que l’Oscar du film de l’année va à La La Land — une gaffe de la firme de supervision… Le trophée va plutôt à Moonlight, réalisé par Barry Jenkins, comme le révèle Jordan Horowitz, le producteur de… La La Land, en brandissant la bonne enveloppe. Ouch. Éric Moreault

Cinéma

Le cinéaste suisse Claude Goretta meurt à l’âge de 89 ans

GENÈVE — Le cinéaste suisse Claude Goretta, réalisateur notamment du film «La Dentellière» avec Isabelle Huppert, est décédé à Genève à l’âge de 89 ans, a déclaré jeudi son fils à l’AFP.

Proche du réalisateur suisse Alain Tanner, Claude Goretta était malade depuis plusieurs années. «Il s’est éteint mercredi après-midi à son domicile genevois entouré de sa famille», a dit Lucas Goretta, joint par téléphone.

Cinéma

Oscars: qui vote et comment?

LOS ANGELES — Ils sont 7902 à pouvoir voter cette année pour les Oscars, les plus prestigieux prix du cinéma qui seront décernés le 24 février à Hollywood. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils? Comment est organisé le scrutin?

Tous les électeurs des Oscars sont membres de l’Académie des arts et des sciences du cinéma située à Los Angeles. Ils doivent être des professionnels «accomplis» du cinéma, issus d’une des 17 branches de l’industrie (acteurs, coiffeurs, costumiers, monteurs, producteurs, réalisateurs, scénaristes, etc.)

Tous les candidats doivent être cooptés par au moins deux membres de l’Académie, à l’exception des nommés et lauréats aux Oscars qui, eux, peuvent postuler directement.

Après étude de leur dossier, la décision finale revient au Conseil des gouverneurs de l’Académie.

Les membres de l’Académie ont longtemps bénéficié d’un droit de vote «à vie», mais depuis 2016, il a été limité à une période de dix ans renouvelable, pour éviter que des électeurs qui ont quitté l’industrie du cinéma depuis trop longtemps ne puissent continuer à voter.

Qui sont-ils? 

L’Académie est longtemps restée discrète sur la liste des électeurs, même si rien n’empêche ces privilégiés de le faire savoir.

En 2016, après plusieurs années de critiques cinglantes sur la composition de ses membres ne reflétant pas la diversité de la société, elle avait indiqué à l’AFP que ses 6000 membres de l’époque étaient à 93% blancs et à 76% des hommes. Leur âge médian était de 63 ans.

La même année, l’Académie avait annoncé un doublement des femmes et de membres issus de minorités ethniques d’ici 2020 pour insuffler du sang neuf dans ses effectifs.

En 2018, 49% des 928 nouveaux membres invités à la rejoindre étaient des femmes, et 38% non blancs.

Au total, l’Académie restait tout de même masculine à 69% et blanche à 84%.

Comment se font les nominations? 

La plupart des nommés sont choisis par les membres de leur branche professionnelle: les acteurs votent pour les acteurs, les réalisateurs pour les réalisateurs, etc.

Certaines catégories, comme celles du meilleur film en langue étrangère ou des films d’animation, font l’objet d’un comité spécial.

Tous les membres de toutes les branches peuvent en revanche participer au scrutin pour désigner le meilleur film de l’année.

Comment sont choisis les gagnants?

Les quelque 7900 électeurs participent tous aux votes pour désigner les vainqueurs. Dans 23 des 24 catégories, celui qui obtient le plus de voix l’emporte.

Le «meilleur film», la récompense phare des Oscars, fait exception. Depuis 2009, cette catégorie est régie par un étrange et complexe mode de scrutin «préférentiel» à plusieurs tours.

Chaque votant doit classer par ordre de préférence les films en lice (huit cette année) mais, à moins d’obtenir d’emblée la majorité absolue, ce n’est pas l’œuvre qui recueille le plus grand nombre de première position qui gagne automatiquement.

À chaque tour, le film ayant été classé le moins souvent en première position est éliminé et les voix qui lui étaient allouées sont réattribuées aux films restants, conformément à la «préférence» la plus élevée de chaque liste. Le processus continue jusqu’à ce qu’une œuvre franchisse la barre des 50% des votes.

Résultat de ce système: bien souvent, le film qui sort vainqueur est celui arrivant en deuxième ou troisième position sur le plus grand nombre de bulletins, et non pas en tête.

«L’idée de ce scrutin “alternatif” était de refléter les vœux du plus grand nombre de votants. Autrement, on risquait de finir avec un film que 25% des gens adoraient, mais que les autres ne pouvaient pas supporter», avait expliqué Ric Robertson, responsable de l’Académie des Oscars lors de la réforme de 2009.

Cinéma

Vincent Macaigne: collectionner les icônes du cinéma français

PARIS — Vincent Macaigne a d’abord fait sa marque comme comédien et metteur en scène au théâtre. Mais depuis cinq, six ans, il s’impose comme un acteur important du renouveau du cinéma français. On le voit dans les films des nouveaux auteurs (Justine Triet, Louis Garrel, Vincent Mariette…), puis il passe à la vitesse supérieure, tournant avec Anne Fontaine, dans le prochain Wes Anderson et avec Olivier Assayas. Le Soleil s’est entretenu avec celui qui donne la réplique à Guillaume Canet et à Juliette Binoche dans Doubles vies.

L’homme est chaleureux, sympathique et très drôle. Il nous accueille en toute simplicité pour cette entrevue dans un hôtel parisien, mesurant sa chance d’avoir un rôle principal avec le réalisateur des Destinées sentimentales (2000) et de Sils Maria (2014), un régulier au Festival de Cannes.

Cinéma

Le film de la semaine: Doubles vies ***

CRITIQUE / Olivier Assayas est plus versé dans les grandes réflexions existentielles que dans la comédie. Doubles vies devenait donc un objet de curiosité. Chassez le naturel, il revient au galop. Sous des airs de marivaudages éculés entre deux couples d’amis, le cérébral réalisateur français propose une réflexion poussée sur la numérisation de nos vies à l’ère de la post-vérité. Pas inintéressant, mais beaucoup trop bavard.

Lancé en compétition à la 75e édition du Festival de Venise, Doubles vies repose sur la dualité entre Alain Danielson (Guillaume Canet, très juste), le directeur d’une modeste maison d’édition, et son auteur Léonard Spiegel (Vincent Macaigne, totalement crédible).

Cinéma

Festival de cinéma en famille de Québec: des films de 22 pays

Pour sa 8e édition, du 2 au 10 mars, le Festival de cinéma en famille de Québec, une initiative du Clap, fait la part belle à une programmation d’une cinquantaine de films issus de 22 pays, en plus de déployer une série d’ateliers afin de mieux faire connaître le septième art au jeune public.

Bon an mal an, ce sont quelque 12 000 spectateurs qui fréquentent le festival, explique le directeur général du Clap, Robin Plamondon. Fort de cet engouement, le cinéma de la Pyramide reprend «sensiblement la même formule, mais avec plus de représentations dans la ville».

Arts et spectacles

Du Mexique à Hollywood: le parcours insolite de Yalitza, actrice de «Roma» [PHOTOS]

TLAXIACO - Il y a encore peu Yalitza Aparicio était institutrice dans une maternelle d’une ville montagneuse et poussiéreuse du Mexique. Désormais, cette jeune femme de 25 ans est dans la course à l’Oscar de la meilleure actrice au terme d’un parcours aussi miraculeux qu’aigre-doux.

Aparicio, aux origines indigènes à la fois mixtèque et triqui, a grandi à Tlaxiaco, une ville d’environ 40.000 habitants située dans l’État d’Oaxaca (sud), l’un des plus pauvres du Mexique.

Cinéma

Au bout des doigts: Air connu ** 1/2

CRITIQUE / Au bout des doigts a tout pour plaire. Un récit initiatique sur la transmission, l’apprentissage mutuel et la persévérance, des acteurs formidables, une montée dramatique en crescendo, de bonnes valeurs… C’est seulement que ce récit cousu de fil blanc, aux rebondissements convenus et totalement dépourvus d’un point de vue original, on l’a déjà vu un nombre incalculable de fois.

On ne fera pas toute la nomenclature des longs métrages semblables au cinéma français, mais on peut penser au Brio d’Yvan Attal (2017), sur l’art oratoire, La famille Bélier d'Éric Lartigau (2014), sur la chanson, ou, encore, L’esquive de Kechiche (2004), sur le théâtre, films largement supérieurs sur le sujet. Avec la même prémisse : peu importe son origine et son milieu social, on peut aspirer à accomplir de grandes choses (évidemment, ce sont toujours des histoires de réussite).

Cinéma

L’empire du Milieu contre-attaque... Hollywood

SHANGHAI — Le premier film chinois de pure science-fiction à gros budget est en passe de battre des records au box-office en Chine, un reflet des propres prouesses technologiques de Pékin et le signe que les superproductions du géant asiatique sont armées pour concurrencer Hollywood.

En deux semaines, La Terre vagabonde (The Wandering Earth selon le titre anglais officiel) a déjà engrangé 3,9 milliards de yuans (765 millions $) dans les salles chinoises, selon des chiffres actualisés mardi.