Cinéma

Disney franchit les 7 milliards$ de recettes

LOS ANGELES — Entre dessins animés, superhéros Marvel et films de la saga Star Wars, les studios Walt Disney ont encore connu une année faste en 2018, empochant pour la deuxième année consécutive plus de 7 milliards$ dans les cinémas du monde entier.

«Ce n’est que la deuxième fois dans l’histoire qu’un studio de cinéma a dépassé la barre des 7 milliards$, après le record établi par Disney en 2016 avec 7,6 milliards de recettes», a annoncé la firme basée en Californie.

Ce nouveau succès devrait encore être amélioré durant les derniers jours de 2018 grâce à la sortie, le 19 décembre, du très attendu Retour de Mary Poppins, 54 ans après celle campée par Julie Andrews. 

«À ce jour, quatre des huit meilleures sorties mondiales réalisées cette année sont issues des studios Walt Disney», dont deux en tête du palmarès, selon la société. Il s’agit d’Avengers: Ia guerre de l’infini (2 G$US), produit par la filiale Marvel, suivi de Panthère noire (1,35 G$US). 

Parmi les autres succès de Disney cette année, citons Les Incroyable 2, produit par Pixar, autre filiale de Disney, Ant-Man et la Guêpe, Solo: Une histoire de Star Wars et Ralph 2.0, encore en tête du box-office nord-américain. 

Cinéma

Les critiques de Toronto choisissent aussi «Roma»

TORONTO — L’Association des critiques de films de Toronto (TFCA) a décerné à «Roma» deux de ses prix les plus prestigieux.

Le drame en noir et blanc d’Alfonso Cuarón, qui raconte l’histoire d’une femme de ménage travaillant pour une famille de la classe moyenne à Mexico, a été sacré meilleur film par la TFCA.

L’association a également décerné le prix du meilleur réalisateur à Alfonso Cuarón (Y tu mamá también, Gravité).

Roma, qui sera disponible sur Netflix à partir de vendredi — et qui est présenté dans quelques rares salles de cinéma, notamment à Montréal —, a reçu de nombreux éloges depuis son apparition sur le circuit des festivals.

En nomination pour plusieurs Golden Globes, il a été élu meilleur film de l’année par l’Association des critiques de films de Los Angeles, a remporté le Lion d’or au Festival du film de Venise et a dominé le New York Film Critics Circle.

Olivia Colman a été désignée meilleure actrice pour son interprétation de la reine Anne dans La favorite, selon les prix de la TFCA dévoilés lundi. Ethan Hawke a été nommé meilleur acteur pour son rôle d’un homme de foi en crise existentielle dans le drame de Paul Schrader, Sur le chemin de la rédemption.

Le drame sud-coréen Burning a remporté le prix du meilleur film en langue étrangère.

Les récompenses pour les rôles de soutien sont allées à Regina King pour Si Beale Street pouvait parler et à Steven Yeun pour Burning.

La catégorie du meilleur scénario a récompensé ex aequo La favorite et Sur le chemin de la rédemption.

Won’t You Be My Neighbor? a obtenu le prix Allan King du documentaire et L'île aux chiens, de Wes Anderson, a été nommé meilleur long métrage d’animation.

Anthropocène: l’époque humaine, Ava et Maison du bonheur concourront pour le Prix Rogers du meilleur film canadien, d’une valeur de 100000$, qui sera annoncé lors du gala de remise des prix TFCA le 8 janvier.

Cinéma

Trois cinéastes de Québec au Cannes du court métrage

Il y a trois cinéastes de Québec qui sont aux anges depuis lundi : «Acadiana» est en compétition officielle dans la section Labo 2019 au Festival du court métrage de Clermont-Ferrand. Il s’agit de la plus importante manifestation cinématographique mondiale consacrée au court métrage, l’équivalent du Festival de Cannes.

Le film de Samuel Matteau (Ailleurs), Guillaume Fournier et Yannick Nolin se déroule tout juste quelques semaines après l’assermentation du président Trump. La ville de Pont Breaux, en Louisiane, est le théâtre du festival de l’écrevisse. 

Selon Samuel Matteau, Acadiana est une œuvre hybride, un essai documentaire «qui serait quelque chose comme l’écho de nos pensées, ou du trouble profond que nous avons ressenti, lorsque nous avons découvert ce festival, en mai 2017». 

La section Labo, qui en est sa 18e édition, a pour but de proposer des films détonnants. Le festival se déroule du 1 au 9 février. Les cinéastes seront sur place. 

Cinéma

Viggo Mortensen passe derrière la caméra

MARRAKECH — L’acteur américano-danois Viggo Mortensen, qui a présenté au festival du Marrakech son dernier film «Le livre de Green» sous la direction de Peter Farrelly, se prépare à passer derrière la caméra et rêve de tourner avec Agnès Varda.

Q Vous avez annoncé l’année dernière à Cannes que vous envisagiez de passer derrière la caméra, notamment avec un script intitulé Falling. Où en êtes-vous?

Cinéma

«Dilili à Paris», la fable féministe de Michel Ocelot

Depuis son premier film d’animation, «Kirikou et la sorcière», il y a 20 ans, Michel Ocelot n’a eu de cesse de bâtir une œuvre empreinte d’humanisme. Le dernier en lice, «Dilili à Paris», ne fait pas exception. Le vétéran réalisateur français prend cette fois prétexte de l’effervescence du Paris de la Belle Époque pour livrer une fable qui dénonce les violences faites aux femmes.

De film à costumes plutôt «superficiel», comme il pensait faire au départ, cette nouvelle offrande s’est transformée en un réquisitoire féministe déguisé en «conte de fée», mais «pas toujours féérique», explique-t-il en entrevue téléphonique au Soleil, depuis Montréal, où il est venu faire la promotion de ce septième long métrage d’animation, sorti en France en octobre.

Cinéma

Kevin Hart renonce à animer les Oscars deux jours après avoir été nommé

NEW YORK — Deux jours à peine après avoir été nommé hôte des Oscars, Kevin Hart a démissionné à la suite d'un tollé suscité par d'anciens messages homophobes du comédien sur le réseau social Twitter.

Peu après minuit vendredi, Hart a écrit qu'il se retirait en tant qu'animateur de la prestigieuse soirée parce qu'il ne voulait pas être une source de distraction. Il a ajouté qu'il s'excusait sincèrement auprès de la communauté LGBTQ pour les propos insensés qu'il a tenus jadis.

L'humoriste, qui est en Australie pour une tournée de spectacles, a également gazouillé vendredi matin une citation de Martin Luther King soutenant que «la véritable grandeur d'un homme ne se mesure pas à des moments où il est à son aise, mais lorsqu'il traverse une période de controverses et de défis».

Plus tôt jeudi soir, le comédien avait refusé de s'excuser pour les micromessages qui avaient refait surface après avoir été confirmé mardi comme hôte des Oscars. Dans une vidéo sur Instagram, Kevin Hart a déclaré que l'Académie des arts et des sciences du cinéma lui avait donné un ultimatum : s'excuser ou «nous allons devoir passer à autre chose et trouver un autre hôte».

Kevin Hart a choisi de de pas transmettre ses excuses, expliquant qu'il s'était déjà expliqué à ce sujet à de nombreuses reprises.

L'académie du film n'a pas répondu aux messages jeudi soir.

Le comédien a depuis supprimé certains des tweets homophobes, datant pour la plupart de 2009 à 2011. Mais ils avaient déjà été capturés par des internautes et partagés en ligne.

En 2011, il a écrit : «Yo, si mon fils rentre à la maison et essaie de jouer avec la maison de poupée de ma fille, je vais lui casser sur la tête et dire "arrête ça, c'est gay"».

Dans un précédent article publié jeudi, Kevin Hart a suggéré sur Instagram que les critiques devraient «cesser d'être négatives» à propos de ses messages publiés il y a plusieurs années.

«J'ai presque 40 ans. Si vous ne croyez pas que les gens changent, grandissent, évoluent? Je ne sais pas quoi vous dire», a lâché Hart, qui a conclu en majuscules : «J'aime tout le monde».

L'académie du film a reporté la cérémonie de cette année au 24 février, laissant aux producteurs peu de temps pour trouver un remplaçant.

Cinéma

«La course des tuques»: suite opportuniste **1/2

CRITIQUE / Il y a probablement de bonnes raisons si André Melançon n’a pas tourné une suite au mythique «La guerre des tuques» (1984). Notamment parce qu’on ne s’attaque pas impunément à une telle galerie de personnages. Peut-être aussi qu’il estimait avoir exploré tout le potentiel dramatique de l’œuvre. Mais on n’arrête pas le progrès ni la course aux revenus pour de telles considérations…

La reprise en animation 3D a été championne du box-office au Canada en 2015 et vendue dans environ 120 pays. On peut comprendre que la tentation de concocter un nouveau chapitre était grande. Contrairement à Jean-François Pouliot et François Brisson, qui ont tenté de respecter l’original en prenant seulement quelques libertés, cette nouvelle version avait le champ libre.

Cinéma

«L’échange des princesses»: intrigues à la cour ***

CRITIQUE / L’histoire est un riche terreau dramatique. Surtout quand elle concerne la royauté, avec ses intrigues et ses jeux de coulisses. Comme dans «L’échange des princesses» où des mariages arrangés sont censés amener paix et prospérité à la France et à l’Espagne après une longue guerre. Mais ça ne se passe pas toujours comme prévu avec des enfants…

Nous sommes en 1721. Le Duc d’Orléans (Olivier Gourmet), régent de Louis XV (Igor van Dessel), 11 ans, a une idée pour consolider son pouvoir: marier sa fille Louise-Élisabeth (Anamaria Vartolemei), 12 ans, à l’héritier du trône d’Espagne, Louis (Kacey Mottet Klein).

Cinéma

«Transit» ou la parabole des migrants ****

CRITIQUE / Prétendre que l’histoire ne nous enseigne rien est une imposture. C’est du moins ce que présupposent les films de Christian Petzold, en particulier l’excellent «Transit». Puisant encore une fois au passé douloureux de son pays, le réalisateur allemand livre une parabole puissante, qui se sert d’une tragédie humaine pour évoquer la montée du fascisme et le désespoir des migrants.

Disons-le d’emblée, Transit est une œuvre exigeante. Elle est narrée de façon rétrospective par le tenancier d’un restaurant (Jean-Pierre Darroussin, en voix hors champ), récit un peu décousu, comme une conversation. Et Petzold a pris une décision audacieuse: ses protagonistes fuient les nazis dans la France occupée, mais le récit se déroule de nos jours.

Cinéma

«Plaire, aimer et courir vite»: tourner à vide **

CRITIQUE / Sept mois après le Festival de Cannes, on se demande encore ce que venait faire Plaire, aimer et courir vite en compétition. Difficile de croire, compte tenu de la très forte production française, que ce mélo lourd et convenu de Christophe Honoré ait pu se tailler une place en sélection officielle.

Le sujet? Celle d’un premier et d’un dernier amour, entre Arthur, étudiant raté de 20 ans de Rennes qui découvre Paris, et Jacques, écrivain fauché de 35 ans porteur du VIH, en 1990.