Cinéma

«Histoire de jouets 4» se joue du box-office

LOS ANGELES — Le box-office nord-américain est un jeu d’enfants pour «Histoire de jouets 4» qui s’est imposé à la première place avec 118 millions de dollars de recettes dès son premier week-end d’exploitation, selon les chiffres provisoires publiés dimanche par la société spécialisée Exhibitor Relations.

Le quatrième volet des aventures du cow-boy Woody et de Buzz Lightyear réalise toutefois une arrivée sur les écrans un peu moins bonne qu’escompté. Sur la base de ses «excellentes critiques», le magazine Variety lui promet cependant de rester en salles «jusqu’au bout de l’été».

Dans ce nouvel opus des studios Pixar-Disney, Woody, délaissé par Bonnie, profite d’un voyage en camping-car pour convaincre Fourchette, fabriquée par la petite fille avec une fourchette et trois bouts de ficelle, qu’il est bien un jouet.

C’est une poupée beaucoup moins sympathique qui se place en deuxième position du box-office. Le film d’horreur Jeu d'enfant et sa «Poupée du Mal» a engrangé 14,1 millions de dollars pour son premier week-end en salles.

C’est un bon résultat pour ce remake d’un film de 1998, avec Mark Hamill et Aubrey Plaza, dont les coûts de production n’ont pas dépassé dix millions de dollars.

La troisième place reste à Aladdin avec Will Smith dans le rôle du génie, grâce à des recettes de 12,2 millions. Depuis sa sortie il y a cinq semaines, le film de Disney a engrangé 287 millions de dollars en Amérique du Nord.

Pour leurs nouvelles aventures, les Hommes en noir - International sont relégués à la quatrième place avec des recettes de 10,8 millions, alors qu’ils s’étaient propulsés en haut du classement dès leur sortie la semaine dernière. Sur les deux semaines, ils ont rapporté 52,7 millions.

Pour ce volet, «Men in Black: International», le haut de l’affiche est occupé par Tessa Thompson, Chris Hemsworth, Liam Neeson et Emma Thompson qui reprend son rôle d’»agent O» en lutte contre des envahisseurs extraterrestres.

La cinquième place revient au film d’animation Comme des bêtes 2 qui a engrangé 10,3 millions sur le week-end et 117 millions en trois semaines.

Voici le reste du Top 10:

6 - Rocketman, biopic sur la vie d’Elton John: 5,6 millions (77 millions en quatre semaines)

7 - John Wick Parabellum: 4,1 millions ( 156 millions en six semaines)

8 - Godzilla 2 - Roi des Monstres: 3,7 millions (102 millions en quatre semaines)

9 - X-Men: Phénix Noir: 3,6 millions (60 millions en trois semaines)

10 - Shaft, un film policier avec Samuel L. Jackson: 3,6 millions (16 millions en deux semaines)

Cinéma

Bob Bissonnette: rockstar en première au FCVQ

Le Festival de cinéma de la ville de Québec (FCVQ) présentera en première mondiale Bob Bissonnette : Rockstar.

Pis pas à peu près. La diffusion du documentaire aura lieu le vendredi 13 septembre en soirée à Place d’Youville, en compagnie de ses proches. 

Le long métrage de Bruno Lachance revient sur la vie et la mort tragique du chanteur et coactionnaire des Capitales de Québec dans un accident d’hélicoptère en 2016. 

On promet une soirée haute en couleur — à l’image de Bissonnette — et beaucoup d’émotions… Le FVCQ se déroulera du 12 au 21 septembre.

Cinéma

Une touche canadienne dans «Histoire de jouets 4»

TORONTO — Dès que Benjamin Su, animateur aux studios Pixar, a appris que le nouveau volet d’«Histoire de jouets» inclurait un nouveau personnage canadien, il a voulu participer au projet.

Qui de mieux qu’un vrai Canadien pour donner vie à un tel personnage, s’est-il demandé.

Il a toutefois rapidement réalisé qu’il avait beaucoup de concurrence. «Il y a beaucoup de Canadiens ici», a noté Benjamin Su avec ironie.

«Je pense que tous les Canadiens qui travaillaient sur le film ont immédiatement demandé d’animer (le personnage)», a-t-il expliqué au sujet de Duke Caboom, le personnage casse-cou et outrageusement patriotique à qui le Torontois d’origine Keanu Reeves prête sa voix en anglais.

En fin de compte, pas moins de huit animateurs canadiens ont contribué à donner vie à ce minuscule casse-cou à moto — un cascadeur de type Evel Knievel plein de bravoure et de fierté nationale, mais dont l’insécurité paralysante est perceptible sous la surface.

Il n’y a pas de doute sur le pays d’origine de Duke lorsqu’il apparaît pour la première fois dans son équipement de moto rouge et blanc inspiré des années 1970. Son costume est orné d’une boucle de ceinture en feuille d’érable, une autre feuille se trouve à l’arrière de sa cape et plusieurs autres décorent sa moto.

Greg Mason, vice-président du marketing chez Walt Disney Studios au Canada, a déclaré que son bureau faisait pression sur Pixar pour augmenter son contenu canadien depuis des années. Ces pressions incluaient des demandes d’ajout de références nordiques, comme le petit ami canadien imaginaire dans «Sens dessus dessous» en 2015 ou le choix de vedettes locales comme Eugene Levy dans le rôle du père de Doris dans Trouver Doris en 2016.

Greg Mason attribue également à sa campagne «CanCon» le clin d’œil très canadien inclus dans le film Zootopia, lauréat d’un Oscar, en 2016. Le présentateur de CBC Peter Mansbridge y a prêté son timbre distinctif à un personnage appelé «Peter Moosebridge».

«C’est une chose sur laquelle nous avons travaillé avec nos collaborateurs de Disney Animation», a raconté Greg Mason.

Le producteur d’Histoire de jouets 4, Jonas Rivera, a vu ce que l’équipe canadienne avait réalisé pour Zootopia, a-t-il ajouté.

Un personnage 100 % canadien

Et il n’a pas oublié le Canada quand est venu le moment de créer Histoire de jouets 4, dont l’intrigue reprend peu de temps après la fin du dernier film.

«J’ai reçu cet appel magique un jour et il a dit: “OK, nous allons le faire. Nous allons vous donner un personnage 100 % canadien dans Histoire de jouets 4“, s’est souvenu Greg Mason.

Il a ensuite expliqué que Pixar est régulièrement retourné au bureau canadien pour obtenir des conseils.

«Nous avons envoyé des notes sur le personnage, nous avons envoyé des recommandations sur le choix de l’acteur, qui s’est finalement arrêté sur le merveilleux Keanu Reeves», a ajouté Greg Mason, qui a notamment demandé qu’il y ait davantage de feuilles d’érable sur le costume de Duke, pour un total de cinq.

Mais il n’a pas eu à suggérer que des animateurs canadiens soient choisis pour s’occuper de l’animation proprement dite. Cette décision est venue spontanément de Pixar, a-t-il indiqué, ce que Benjamin Su confirme.

Arts et spectacles

Marcello Fonte: Le triomphe de l’underdog

L’histoire de Marcello Fonte, l’homme, est encore plus incroyable que celle de Marcello, le personnage, qu’il interprète dans «Dogman». Cet Italien exubérant, qui a grandi dans un quartier pauvre de la région de Calabre et connu des problèmes de consommation, a travaillé sans relâche pour atteindre son rêve de devenir acteur, acceptant petits rôles et boulots ingrats pour survivre. Matteo Garrone («Gomorra», «Reality») a crû en lui et son incroyable performance dans le puissant long métrage lui a valu le Prix d’interprétation à Cannes 2018.

Ce triomphe de l’underdog fut sans contredit l’un des moments les plus émouvants des dernières années sur la Croisette. L’homme de 40 ans, au physique atypique, exultait dans l’allégresse, porté par une formidable ovation qui saluait son interprétation nuancée et incarnée.

Cinéma

Histoire de jouets 4: Pour la dernière fois... ***

«Pourquoi un quatrième Histoire de jouets? me demandait une collègue. La boucle était bouclée avec le troisième.» Absolument. Mais c’est payant au box-office et en produits dérivés. Nous sommes ici dans une logique de revenus et non pas de création, même si le long métrage s’avère drôle, un brin tordu et magnifiquement animé. On reprend la recette, bien arrosée à la sauce nostalgique... avec une représentation masculine très discutable.

Neuf ans après le (supposé) dernier chapitre et 24 ans après le premier, Histoire de jouets 4 (Toy Story 4) vise d’abord ceux qui ont grandi avec la franchise, et qui ont de jeunes enfants. Mercredi soir, la salle en était pleine…

Cinéma

L’extraordinaire voyage du fakir: Les fabuleuses tribulations d’Ajat ***

CRITIQUE / «L’extraordinaire voyage du fakir» a tous les éléments requis de la comédie estivale pour passer un moment agréable dans une salle climatisée : un personnage attachant, du rythme, des couleurs éclatantes, un humour bon enfant et des tribulations rocambolesques. Ken Scott sait décidément concocter des feel good movie qui, sous le couvert du rire, cherchent aussi à faire réfléchir.

Après l’immense succès de Starbuck (2011), le réalisateur québécois a fait un détour de deux films aux États-Unis. Un producteur français lui a ensuite proposé l’adaptation du roman de Romain Puertolas (2003). Du bonbon pour Scott.

Cinéma

Le film de la semaine: Dogman ****

CRITIQUE / Il est rare qu’un film nous permette de voir simultanément le meilleur et le pire de la nature humaine, dans son aspect ordinaire, quotidien. D’autant que «Dogman» s’avère un puissant long métrage, qui serre le cœur et noue le ventre du spectateur, emporté pour une formidable performance, qui a valu à Marcello Fonte le très mérité prix d’interprétation au Festival de Cannes en 2018.

Il en aura fallu du temps pour que Dogman parvienne jusqu’à nous, mais l’attente en valait la peine. Matteo Garrone, deux fois Grand prix sur la Croisette, livre un touchant drame intimiste plus proche du néo-réalisme italien que du film à grand déploiement. Comme d’habitude, le récit s’y déroule à Naples.

Cinéma

Obsèques du cinéaste italien Franco Zeffirelli

FLORENCE — Des milliers de personnes se sont rassemblées mardi à Florence pour rendre un dernier hommage au «maestro» Franco Zeffirelli, cinéaste italien mort samedi à l’âge de 96 ans, et dont les obsèques ont eu lieu dans la cathédrale de la ville.

«Maestro Zeffirelli n’était pas seulement un artiste, mais un génie», a déclaré à cette occasion le maire de Florence, Dario Nardella.

Environ 1500 personnes ont pris place à l’intérieur du Duomo, la célèbre cathédrale de Florence, mais bien davantage étaient rassemblées aux abords de ce monument emblématique de la capitale toscane, pour un dernier salut au réalisateur de Roméo et Juliette, Jane Eyre et de François et le chemin du soleil, qui était très attaché à cette ville.

«Zeffirelli a représenté Florence dans le monde, mais aussi le monde à Florence. Il aimait cette ville», a ainsi salué M. Nardella.

Célébrées par l’archevêque de Florence, Mgr Giuseppe Betori, les funérailles du cinéaste ont eu lieu en présence de ses deux fils Luciano et Pippo et de quelques personnalités, dont le ministre de la Culture, Alberto Bonisoli.

La veille, des milliers de Florentins, mais aussi des touristes venus du monde entier, avaient défilé devant le cercueil du «maestro», au Palazzo Vecchio de Florence, sa ville natale.

Le cinéaste, dernier des grands réalisateurs italiens de sa génération, reposera dans la chapelle familiale du cimetière des Portes Saintes.

Cinéma

Les «Hommes en noir» chassent «Comme des bêtes 2» du sommet du box-office

LOS ANGELES — Les nouvelles aventures des «Hommes en noir», protecteurs de la Terre contre les pires extraterrestres, ont conquis la première place du box-office nord-américain pour leur premier week-end d'exploitation, selon les chiffres provisoires publiés dimanche par la société spécialisée Exhibitor Relations.

Pour ce volet, Hommes en noir : international, le haut de l'affiche est occupé par Tessa Thompson, Chris Hemsworth, Liam Neeson et Emma Thompson qui reprend son rôle d'«agent O». Ils doivent cette fois affronter la plus importante menace à laquelle ils aient jamais eu à faire face : une taupe a infiltré l'organisation.

Entre vendredi et dimanche, le film a rapporté 28,5 millions $ aux États-Unis et au Canada. Selon Comscore, il a cumulé 102,2 millions $ dans le monde entier.

Il a relégué en deuxième position le film d'animation Comme des bêtes 2 qui a récolté 23,8 millions $ sur le week-end et 92,5 millions $ en deux semaines.

La troisième place revient à Aladdin avec Will Smith dans le rôle du génie, grâce à des recettes de 16,7 millions $. Depuis sa sortie il y a quatre semaines, le film de Disney a engrangé 263,4 millions $ en Amérique du Nord et, selon Comscore, 724,8 millions $ dans le monde entier.

Au quatrième rang, c'est le dernier-né des mutants de Marvel, X-Men : Phénix noir. Le film de la Fox, plombé par de mauvaises critiques, a vendu pour 9 millions $ de billets. Après son score décevant lors de sa sortie la semaine précédente, il a cumulé 51,7 millions $ aux guichets.

Le biopic sur la vie d'Elton John Rocketman reste agrippé à la cinquième place avec 8,8 millions $ de recettes sur trois jours et 66,1 millions $ en trois semaines.

Voici le reste du top 10 :

6. Shaft : ce film policier avec Samuel L. Jackson a généré 8,3 millions $ pour son premier week-end de sortie. L'acteur retrouve ce personnage qu'il a déjà incarné en 2000.

7. Godzilla 2 - Roi des monstres : 8,1 millions $ (93,7 millions $ en trois semaines)

8. John Wick : Chapitre 3 — Parabellum : 6,1 millions $ (148,6 millions $ en cinq semaines)

9. Fin de soirée : 5,1 millions $ pour sa sortie officielle (5,4 millions $ en deux semaines)

10. Ma : 3,6 millions $ (40,3 millions $ en trois semaines)