Patrick Nadeau (centre), directeur général de Garde-Rivière des Outaouais, dénonce la demande de permis sur 10 ans des laboratoires nucléaires de Chalk River.

Chalk River: une demande de permis sème l’inquiétude

Une coalition d’associations citoyennes, de communautés autochtones et de groupes environnementaux a dénoncé, lors d’une conférence de presse jeudi, la gestion des déchets nucléaires sur le site de la centrale de Chalk River, situé à 180 km au nord-ouest d’Ottawa.

Quelques dizaines de personnes se sont ensuite réunies sur la colline du Parlement pour se faire entendre.

Cette coalition s’oppose au projet de dépotoir nucléaire et à la demande de renouvellement du permis d’exploitation pour une durée de dix ans de Laboratoires nucléaires canadiens (LNC), l’entreprise qui gère le site pour le gouvernement fédéral.

Deux jours d’audiences publiques pour analyser la demande de LNC auront lieu les 24 et 25 janvier. Il revient à la Commission canadienne de sûreté nucléaire de prendre la décision.

Les membres de la coalition estiment qu’un renouvellement de dix ans serait trop long. Ils proposent plutôt que le permis d’exploitation des LNC soit renouvelé pour une durée de trois ans.

La commission devra également se pencher lors d’audiences ultérieures sur un projet pour enfouir des déchets nucléaires sur le site de Chalk River. L’aménagement de ce dépotoir nucléaire à proximité de la rivière des Outaouais suscite une vive opposition.

Des sols et des matériaux contaminés par la radioactivité depuis des décennies se trouvent déjà en bordure de la rivière sur le site de Chalk River et c’est pour en disposer de façon sécuritaire qu’un dépotoir nucléaire doit être construit, selon LNC.

Le coût de ce projet qui inclut une importante revitalisation des lieux est estimé à 800 millions $. Le bassin de la rivière des Outaouais fournit plusieurs municipalités québécoises en eau potable, dont Montréal.