«La renarde, sur les traces de Pauline Julien»

Cet hiver, on sort!

L’équipe des arts a épluché l’abondante offre culturelle hivernale pour vous donner le goût de sortir malgré la froidure. Les choix de Geneviève Bouchard, Josianne Desloges, Éric Moreault et Normand Provencher.

1. La renarde, sur les traces de Pauline Julien

22 février au Grand Théâtre

En juin dernier, des voix féminines de plusieurs générations se sont unies aux Francos de Montréal pour rendre hommage à la regrettée Pauline Julien. Pour Erika Angell, Émilie Bibeau, Isabelle Blais, Fanny Bloom, Sophie Cadieux, France Castel, Frannie Holder, Louise Latraverse, Amélie Mandeville, Klô Pelgag, Queen Ka et Ines Talbi, la rencontre a été porteuse, si bien qu’elle fera l’objet d’un album attendu le mois prochain. La troupe prendra sous peu la route pour une tournée québécoise qui fera escale à la salle Louis-Fréchette le 22 février. 

2. Les Trois Accords

15 et 16 mars à l’Impérial

Un spectacle des Trois Accords, ce n’est jamais plate. L’affirmation risque d’être plus vraie que jamais pendant la présente tournée : les Drummondvillois ont ajouté l’automne dernier l’album le plus festif à une discographie déjà bien garnie de chansons réjouissantes. Le bien nommé Beaucoup de plaisir est truffé de chansons qui ne manqueront pas de faire danser — et sourire — l’Impérial : on pense aux malheurs de cet Albino trois-quarts («blond jusqu’aux genoux!»), à cette pauvre victime de commotions cérébrales ou à l’accroc de la danse qui se confie dans Corinne.

Les Trois Accords

3. Eddy de Pretto

7 avril à l’Impérial

Nouvelle sensation venue de l’Hexagone, Eddy de Pretto a lancé l’an dernier l’album Cure, sur lequel il se positionne quelque part entre la scène hip-hop et la grande tradition de la chanson française. Et il n’est pas passé inaperçu depuis. Celui qui est souvent comparé à Stromae et à Pierre Lapointe a visité la métropole par deux fois l’an dernier. Il prendra ce printemps l’autoroute 20 pour se produire dans la capitale. 

Eddy de Pretto

4. Muse

31 mars au Centre Vidéotron

Québec aime Muse et Muse le lui rend bien… Si le trio britannique a mis un moment avant de nous rendre visite, il est entré par la grande porte en 2010 en s’offrant directement la scène du Colisée. Le groupe du chanteur Matt Bellamy est par la suite revenu régulièrement, faisant le plein de spectateurs au Centre Vidéotron (deux fois plutôt qu’une en 2016) ou sur les plaines d’Abraham (au Festival d’été l’année suivante). Avec un nouvel album (Simulation Theory) qui prend des airs d’hommage à la culture pop des années 80, le groupe aura l’occasion de ressortir ses synthés et ses lasers dans un aréna qui s’annonce bien rempli.  

Muse

5. The Cat Empire

3 mars au Capitole

Au fil des ans, The Cat Empire a développé une relation solide avec ses fans québécois : la troupe australienne leur a même offert en septembre la chanson majoritairement francophone La sirène, troisième extrait de l’album Stolen Diamonds, attendu le 15 février. «Celle-ci est dédiée à notre tribu sauvage et magnifique au Québec, où nous avons passé certaines de nos plus belles journées et soirées en tournée», a fait savoir la formation sur sa page Facebook. Certainement appréciées de part et d’autre, les retrouvailles auront lieu en mars. 

The Cat Empire

6. Mike Ward

1, 2 et 15 février, 23 et 24 mai à la Salle Albert-Rousseau

Ce n’est sans doute pas à la légère que Mike Ward a choisi le titre de son cinquième spectacle, Noir. L’humoriste a indiqué avoir souffert de dépression après l’affaire Jérémy Gabriel, lors de laquelle il a été poursuivi par le Tribunal des droits de la personne à cause d’une blague. Il aborde notamment le thème du suicide dans ce one-man-show, qui nous arrive cinq ans après le début de sa précédente tournée. En résidence au Club Soda, à Montréal, jusqu’en juin, le cinglant comique fera quand même quelques escales dans sa ville natale dans les prochains mois.

Mike Ward

7. Julien Lacroix

22 février et 3 avril à la Salle Albert-Rousseau

«Jusqu’ici, tout va bien», peut-on lire sur l’affiche du premier spectacle solo de Julien Lacroix. Le jeune comique ne pourrait mieux dire. Propulsé par une série d’hilarantes capsules Web, il a fait sa marque avec un personnage capable d’être en même temps cru, charmant, naïf et odieux. Après un an de rodage, il est certainement l’un des humoristes les plus en vue de sa génération. Notons aussi que Mon ami Walid, film qu’il a coscénarisé avec Adib Alkhalidey et dans lequel les deux complices tiennent les rôles principaux, sera projeté au Grand Théâtre le 31 janvier.

Julien Lacroix

8. Miró à Majorque. Un esprit libre

Du 30 mai au 8 septembre au Musée national des beaux-arts du Québec 

Il se sera écoulé plus de 30 ans depuis que le Québec a accueilli une exposition consacrée à Miró (1893-1983). À l’image de celles consacrées à Mitchell-Riopelle et à Giacometti, la MNBAQ présentera un ensemble exceptionnel de plus de 150 peintures, sculptures et œuvres sur papier, dont plusieurs toiles de très grand format et des travaux inédits. Elles proviennent majoritairement de la fondation Miró à Majorque, qui rend compte de sa période de maturité (1956-1981). Quelques œuvres appartenant à sa descendance compléteront la sélection.

Joan Miró, Sans titre, 1978

9. Curiosités du monde naturel

Du 16 mai au 5 janvier 2020 au Musée de la civilisation

Il y a quelque chose de vraiment fascinant à contempler des artefacts qui font partie de notre passé plus ou moins récent (à l’échelle de l’univers). Des exemples? Un squelette de tigre à dents de sabre, une améthyste maudite, un chat momifié, une météorite de Mars, une page manuscrite de L’Origine des espèces de Darwin… Ce ne sont que quelques-uns des 200 trésors prêtés au Musée de la civilisation par le prestigieux Musée d’histoire naturelle de Londres. Des heures de plaisir et de découvertes...

Tigre à dents de sabre, Smilodon fatalis, États-Unis, période pléistocène 12 000 ans

10. Threshold

13 et 14 avril à l’Aréna des Deux Glaces

Ô joie, la compagnie montréalaise Le Patin libre est de retour dans la programmation de la Rotonde avec un tout nouveau spectacle sur glace, Threshold. La présentation de Vertical Influences il y a deux ans nous avait soufflé... Avec de l’élan, une force de glisse, une puissante poésie, des éclairages découpés, leur danse contemporaine sur glace vaut vraiment le détour.

«Threshold» de Patin libre

11. Pierre Lapointe symphonique et Dans l’univers de Catherine Major

10-11 avril, 23-24 mai au Grand théâtre

Ce printemps, l’Orchestre symphonique de Québec rencontrera deux artistes à la démarche affirmée et aux explorations musicales fouillées. Catherine Major avait été une des premières à se livrer à l’expérience il y a quelques années et avait charmé le chef Fabien Gabel, qui sera encore de l’aventure. Ariane Moffat sera aussi de la partie pour livrer les nouvelles pièces de Major. Pierre Lapointe, habitué des amalgames artistiques forts, revisitera ses chansons de La science du cœur.

Pierre Lapointe sera avec l’OSQ pour interpréter des chansons de «La science du coeur» en version symphonique

12. Jonathan Cohen et La création de Haydn

27, 28 février au Palais Montcalm et le 3 mars à la Maison symphonique de Montréal

Désigné par le nouveau directeur musical des Violons du Roy, Jonathan Cohen, comme LE concert qui portera sa marque, la présentation de La création d’Haydn est à ne pas manquer. Il y dirigera La Chapelle pour la première fois dans cette interprétation de la Genèse, du chaos originel, remplie d’effets et très colorée.

Le directeur musical des Violons du Roy, Jonathan Cohen

13. Le 20e Mois multi

Du 24 janvier au 3 mars à Méduse et au-delà

Pour souligner le 20e anniversaire du Mois Multi, Recto Verso a confié les rênes à trois jeunes commissaires turbodynamiques : Jeanne Couture, Laurence P. Lafaille et Émile Beauchemin. Sous le thème Résistances et ravissements, ils nous préparent un menu fait d’installations, de spectacles et d’un volet jeunesse. Quelques morceaux ont été dévoilés en décembre, mais l’ensemble de la programmation sera connu mercredi.

«Ersatz» au Mois multi

14. Bonne retraite, Jocelyne

Du 15 janvier au 9 février au Trident

Réunie pour un souper avec sa famille, où elle compte annoncer son départ à la retraite, Jocelyne (Josée Deschênes) voit la soirée prendre une tournure inattendue, alors que chacun se mêle maladroitement de la vie des autres. «Un texte intelligent (signé Fabien Cloutier) qui interroge nos systèmes de valeurs. Rires jaunes garantis», dixit la directrice artistique du Trident, Anne-Marie Olivier.

«Bonne retraite, Jocelyne»

15. Rotterdam

Du 15 janvier au 9 février à La Bordée

La veille du Nouvel An, décidée à annoncer à sa famille son orientation sexuelle, une jeune femme dévoile du même coup à sa compagne son désir de devenir... un homme. Qualifiée de «comédie douce-amère», cette pièce du dramaturge britannique Jon Brittany aborde le thème de l’identité et de l’amour au temps de la confusion des genres. Avec Marie-Hélène Gendreau, Ariane Côté, Pascale Renaud-Hébert et Charles-Étienne Beaulne.

«Rotterdam»

16. Antigone

Du 5 au 30 mars au Trident

La réappropriation de l’œuvre de Sophocle par Pascale Renaud-Hébert, Marjolaine Beauchamp et Annick Lefebvre, mise en scène par Olivier Arteau. Et si Antigone, figure de proue de la résistance à l’ordre établi, vivait aujourd’hui, quelle forme prendrait sa résistance?

«Antigone»

17. Sauver des vies

Du 26 février au 23 mars à La Bordée

Déjà présentée à Premier Acte en 2016, cette pièce de la jeune dramaturge Pascale Renaud-Hébert s’intéresse aux réactions aux antipodes de deux femmes atteintes d’une grave maladie. Tandis que l’une ferme les yeux pour préserver sa famille, l’autre fonce droit en avant, poussée par l’énergie de la révolte. Avec Sophie Dion, Ariel Charest, Maxime Beauregard-Martin, Vincent Champoux, Samuel Corbeil et Marc-Antoine Marceau.

«Sauver des vies»

18. Laurel et Hardy

Du 6 au 9 février à la Salle Albert-Rousseau

Laurel et Hardy, le plus célèbre duo comique de l’histoire du cinéma, renaît sur scène avec André Robitaille et Louis Champagne dans les rôles-titres. L’œuvre chorale fera découvrir les coulisses des films de ces deux grands complices et les moments charnières d’une carrière qui s’est étirée sur les années 30, 40 et 50. Bernard Fortin, Stéphane Archambault, Brigitte Lafleur et Myriam Leblanc sont également de l’aventure.

«Laurel et Hardy»