Le groupe The Hunters n'est pas mort, mais l'aventure de Caravane accapare actuellement le temps des quatre musiciens de Québec.

Caravane sur la route des festivals

Quelques mois après avoir lancé son premier album, Caravane s'aventure sur la route des festivals, des FrancoFolies au Festival d'été de Québec, en passant par l'Amnesia Rockfest. Le groupe de Québec au passé punk ne regrette rien de son virage au franco.
Le quatuor a usé ses semelles sous le nom de The Hunters avant de passer en deuxième vitesse avec Caravane: mêmes musiciens, autre langue, et un rock plus près du folk que du punk de leurs débuts. 
Il faut dire que bien qu'ils soient dans la jeune vingtaine, les quatre barbus planchent sur leurs instruments depuis le secondaire. «On a appris à jouer ensemble dès le départ, donc on a une chimie un peu spéciale à cause de ça», note le bassiste Raphaël Potvin, qui cosigne les textes avec le chanteur Dominic Pelletier.
«En anglais, on y allait plus dans le politique et le social, sans en connaître les fondements, en jeunes punks qui voulaient changer le monde. Avec le temps, on s'est aperçu qu'on était mieux d'y aller avec des trucs plus personnels, pour pouvoir parler des choses qu'on connaît vraiment», explique-t-il.
Leur deuxième opus n'en est encore qu'à ses balbutiements, mais le groupe vient de lancer un minialbum acoustique en version numérique. Quatre chansons de leur album Chien noir - Minuit, Maxyme (qui connaît un beau succès sur les ondes radio), Briser ton coeur et Harmony Rocket - y sont reprises «en version un peu plus trip down, avec de la guitare acoustique et moins de batterie», note Potvin.
Les Black Keys du Québec
En spectacle, ils jouent leurs 11 compositions ainsi que quelques reprises, comme Electric Field de MGMT et Lonely Boy des Black Keys. «Comme les gens trouvaient qu'on était un peu les Black Keys du Québec, on s'est dit qu'on allait l'assumer», s'amuse le bassiste. 
Le groupe s'accomplit pleinement sur scène, où il donne à ses chansons des sonorités plus rock et à ses lignes de guitare des distorsions plus marquées, et en tournée, des deux côtés de l'Atlantique. «Notre philosophie a toujours été de faire le plus de route possible», confirme le bassiste.
The Hunters n'est pas mort pour autant. Même si ses prestations se font plus rares, son album Art Electric a tout de même été lancé en Europe à la fin de mai.
Vous voulez y aller?
Qui: Caravane
Quand: 9 au 11 juillet, à 17h45
Où: place George-V
Accès: gratuit