Boy George et Culture Club sont à Québec dimanche.

Boy George: un karma en hauts et en bas

Avec un nouvel album prévu pour octobre, Culture Club a bel et bien repris du service. Alors que Boy George et ses complices (la formation originale, nous dit-on) s’apprêtent à prendre d’assaut le Centre Vidéotron, dimanche soir, retour sur quelques chapitres plus ou moins glorieux de la carrière de l’exubérant chanteur anglais.

• Un succès mondial

Dans les années 80, les noms de Culture Club et de son coloré leader sont sur toutes les lèvres. Propulsé par des succès comme Karma Chameleon, Do You Really Want to Hurt Me ou Church of the Poison Mind, le groupe vend des disques par millions et cumule les numéros un au palmarès. Il atteindra une bonne douzaine de fois le sommet du top 40 dans sa Grande-Bretagne natale et une dizaine de fois aux États-Unis. Le statut de super vedette de Boy George est dès lors confirmé.

 • Un «grand» Britannique

En 2002, un sondage de la BBC auprès de 30 000 personnes a révélé que Boy George était considéré par ses concitoyens comme un «grand Britannique». Le chanteur s’est retrouvé sur la liste en bonne compagnie, entouré de trois Beatles (Ringo Starr a été exclu), de David Bowie, de Johnny Rotten (Sex Pistols), de Freddie Mercury (Queen) et de Robbie Williams, notamment. 

• Prison ou  travaux forcés…

À une certaine époque, Boy George a moins fait parler de lui pour sa musique que pour ses problèmes de consommation de drogue et ses démêlés avec la justice. En 2005, il a été arrêté à New York pour possession de cocaïne et fausse déclaration d’un vol. La première accusation est tombée en cour, mais la deuxième a valu au chanteur une condamnation à des travaux communautaires. L’année suivante, sa corvée de nettoyage dans les rues de Manhattan a attiré l’attention des médias autant que des passants. En 2008, Boy George s’est retrouvé derrière les barreaux après avoir été condamné à 15 mois de prison pour avoir séquestré une escorte masculine. Il a été libéré pour bonne conduite après quatre mois.

• Un flop sur Broadway

Au début des années 2000, Boy George signe les paroles de la comédie musicale Taboo, dans laquelle il tenait lui-même un rôle. Présenté à Londres pendant plus d’un an, le spectacle avait récolté un bon succès, si bien que l’actrice et animatrice Rosie O’Donnell a souhaité l’amener sur Broadway, où il a été accueilli froidement par la critique. La pièce a finalement été chassée des planches après trois mois. 

• Un DJ accompli

Boy George peut se vanter d’avoir lancé une nouvelle tradition du temps des Fêtes à Québec. Son remarqué passage sous son chapeau de DJ, en 2012, a effectivement ouvert la porte à d’autres artistes des platines pour accompagner les fêtards choisissant de défoncer l’année en plein air au centre-ville. S’il s’est davantage fait connaître comme DJ après la dissolution de Culture Club, à la fin des années 80, Boy George s’adonne à cet art dansant depuis les années 70. C’est donc un maître de cérémonie aguerri qui s’est pointé sur la scène de glace (et au Maurice par la suite). S’il n’a pas raté son effet, semble-t-il que le plaisir a été partagé. «C’est la meilleure nuit du Nouvel An que j’ai passée… même s’il faisait très froid», avait-il déclaré après sa prestation.

VOUS VOULEZ Y ALLER?

• Qui: Culture Club (avec Tom Bailey et Murray Head)

• Quand: 26 août à 19h

• Où: Centre Vidéotron

• Billets: 63 $ à 107 $

• Info: lecentrevideotron.ca