On cherche une âme au spectacle qui fait néanmoins la part belle aux exploits de patineurs, à un impressionnant numéro de diabolo en duo et un autre à la balançoire russe.

«Axel» du Cirque du Soleil: à demi magique

CRITIQUE / La trentaine de patineurs et d’acrobates du spectacle «Axel», seconde production sur glace du Cirque du Soleil, a pris possession du Centre Vidéotron, jeudi soir, dans un show musical à l’enrobage éclatant et aux multiples prouesses, mais qui a pris un bon moment avant de faire naître la magie

Pour la première québécoise de ce show décliné en 14 tableaux, la troupe circassienne se déploie dans un décor futuriste où la patinoire sert d’écran géant à la projection de motifs colorés envoûtants. Le personnage principal, Axel, est interprété avec assurance, mais parfois un manque de panache, par le jeune Australien Jayden Sierra qui se fait à la fois chanteur et guitariste, patins aux pieds, pour décrire ses sentiments amoureux à l’égard de sa flamme (Miyu Nakashio).

Le fil conducteur n’est pas facile à saisir dans la première heure, empreinte d’une ambiance assez glauque digne d’un film de super­héros. On cherche une âme au spectacle qui fait néanmoins la part belle aux exploits de patineurs, à un impressionnant numéro de diabolo en duo et un autre à la balançoire russe. À travers la cavalcade de personnages, celui du chien futuriste à la patte d’aspirateur laisse perplexe.

Le personnage principal, Axel, est interprété avec assurance, mais parfois un manque de panache, par le jeune Australien Jayden Sierra (à gauche).

La musique originale de Philippe Brault, livrée live par quatre musiciens, est réussie. Ici et là, on reconnaît des reprises de quelques succès populaires, dont Mad World, de Tears for Fears, et You Should Be Dancing, des Bee Gees (pour une scène de simulation de combat, on cherche encore le pourquoi du comment...)

Seconde partie captivante

À une première partie dépourvue d’émotions succède une seconde beaucoup plus captivante. Ce zeste de magie tant attendu s’invite enfin pour notre plus grand bonheur. La performance sur échelle d’un équilibriste ukrainien a fait retenir son souffle à plusieurs spectateurs. Plusieurs autres acrobaties, que ce soit au trapèze fixe en duo ou aux chaînes aériennes, ont été de purs moments de grâce. Au menu également, cercle de feu et... patins pyrotechniques.

En finale, la reprise de Jump Around, de House of Pain, a fait lever le party, faisant s’envoler en bungee les acrobates et danser les patineurs dans une chorégraphie endiablée. De loin le numéro le plus entraînant de la soirée qui a valu une ovation à l’équipe. De toute évidence, comme le proclamait la devise des Nordiques dans le temps, le meilleur était à venir, mais il se faisait tard...

Le spectacle Axel est à l’affiche au Centre Vidéotron vendredi (19h30), samedi (11h30, 15h30 et 19h30) et dimanche (13h et 17h).