Au terme d’une semaine forte en émotions, Jean-François Pronovost, Élodie Grenier et Gabrielle Fontaine, les trois nouveaux «Passe» de Passe-Partout, ne craignent pas d’être identifiés à leurs personnages.

Au secours des marionnettes de «Passe-Partout»

CHRONIQUE / Voilà un «Tout le monde en parle» qui allait dans tous les sens. Justin Trudeau et Jody Wilson-Raybould n'y étaient pas, même s'ils ont été invités, mais les trois nouveaux Passe de «Passe-Partout» se sont portés à la défense des marionnettes. Une émission où il a aussi été question de diversité et de lutte au racisme, et qu'on risque hélas de vite oublier.

Au terme d'une semaine forte en émotions, Élodie Grenier, Gabrielle Fontaine et Jean-François Pronovost, les trois nouveaux «Passe» de Passe-Partout, ne craignent pas d'être identifiés à leurs personnages. «On est en 2019, ce n'est pas la même réalité que dans les années 80», fait remarquer Élodie, l'interprète de Passe-Partout. Elle avait d'abord auditionné pour le rôle de Passe-Carreau, alors que Gabrielle était pressentie pour celui de Passe-Partout, mais c'est l'inverse qui est arrivé. Le trio a dû défendre les marionnettes, que plusieurs adultes ne trouvent pas réussies – Pruneau est comparé à Chucky et Cannelle, à Marguerite Blais. «Dans quelques épisodes, je vous le jure, vous allez les adorer», affirme Élodie Grenier. Pour souligner les efforts de diversité dans l'émission, le trio a souligné la présence de Widemir Normil en Fardoche, et ajouté que Mélodie sera Asiatique et que Doualé – saviez-vous que le nom est inspiré de «D'où elle est?» – a été remplacée par Kiwi, un jeune garçon noir.

Raz-de-marée d'appuis à Jonathan-Ismaël Diaby, depuis les incidents disgracieux de la semaine dernière à Saint-Jérôme; le défenseur des Marquis de Jonquière a quitté la patinoire quand sa famille s'est fait insulter dans les gradins. Georges Laraque souligne qu'au Centre Bell, on expulse et on bannit à vie des spectateurs qui ont de tels comportements. «J'en revenais pas qu'aucun spectateur ne s'est mêlé de ça. […] C'est une forme d'endossement», déplore l'ancien hockeyeur, qui a lui-même été victime de racisme. Il condamne toutes les formes d'intimidation dans les arénas, et s'insurge de voir des jeunes joueurs se faire engueuler par leurs parents. «Je plains les enfants qui sont élevés par ces parents-là.» Jonathan, qui est aussi rappeur, a pensé très peu de temps abandonner le hockey, avant de revenir sur sa décision; pas question de laisser gagner ces spectateurs. Le commissaire de la LNAH, Jean-François Laplante, rappelle que des mesures ont été prises pour éviter que se reproduisent de tels gestes. Par ailleurs, il affirme que la ligue nord-américaine est beaucoup moins violente qu'à une certaine époque, même si Jonathan-Ismaël croit que «des gars devraient pas être payés pour blesser d'autres joueurs».

Rosalie Vaillancourt se définit elle-même comme une enfant-roi qui manipulait ses parents, mais ceux-ci sont devenus ses meilleurs amis. Ils la suivent même en tournée à bord de leur VR, «parce qu'ils ont peur que je tombe enceinte», blague-t-elle. Dans cette entrevue marquée de plusieurs malaises, l'humoriste survoltée a raconté avoir eu sa propre collection de crânes d'animaux à huit ans, assise à côté du végan Georges Laraque. On parle de sexe, qu'elle coanime avec Julien Lacroix et qui aura une deuxième saison, est l'émission qu'elle aurait aimé voir à l'adolescence, elle qui était très mal à l'aise avec la sexualité. Rosalie veut pouvoir continuer d'exploiter ses deux passions : les émissions pour enfants et l'humour adulte. Son TDAH, dont elle tire profit, peut expliquer ses textes «spéciaux» et son humour à la fois naïf et «trash».

Mgr Paul-André Durocher n'a pas tenté de défendre l'Église quand il a été question des dossiers de pédophilie qui gangrènent l'institution. «Je comprends que les gens s'éloignent de l'Église, [qui] devient un obstacle à sa propre mission. Faut que ça change», a-t-il clamé aux côtés de l'expert en questions religieuses, Alain Pronkin. L'archevêque de Gatineau préfère toutefois que les prêtres coupables demeurent dans l'Église plutôt que de retourner dans la collectivité, de façon à pouvoir mieux les surveiller. «Tant qu'il demeure prêtre, j'ai un pouvoir sur lui», dit-il, une affirmation qui a laissé Rosalie Vaillancourt perplexe, et elle ne devait pas être la seule. Il reconnaît que le célibat dans la chasteté est «un immense défi», mais «c'est possible de le vivre joyeusement». L'ordination des prêtres lui apparaît encore impossible, mais il croit que les femmes devraient pouvoir porter le titre de diacre.

Le segment entre Catherine Perrin et Pénélope McQuade a certainement été le plus intéressant de l'émission. En s'assoyant dans le siège de Catherine dès le mois d'août sur ICI Radio-Canada Première, Pénélope n'a pas l'intention de virer la formule à l'envers. «Le créneau est plus fort que les animatrices», dit-elle, voulant être en continuité avec ce que faisaient Marie-France Bazzo et Christiane Charette. Après plus de 10 000 invités à Médium large, Catherine Perrin souhaite faire de la radio à un rythme hebdomadaire. «Il donne un show» et «il m'intimidait zéro», dit-elle de Claude Gingras, qui lui a accordé une des entrevues les plus décousues de sa carrière. C'est parce qu'elle se sentait trop petite devant un piano que Catherine Perrin a choisi le clavecin, plus petit.

Par ailleurs, Pénélope a confié qu'elle renonçait au botox. Sa vision de la chose a changé et son conjoint, Philippe Fehmiu, n'est pas un partisan de ces transformations. De plus, son meilleur ami lui a dit : «À un moment donné, je n'ai pas le goût de te regarder et de ne pas te reconnaître.» Un aveu qui l'a fait réfléchir.

On peut vraiment être fier de Guillaume Côté, considéré comme un des plus grands danseurs de sa génération. Enfant du Lac Saint-Jean, il a quitté la maison à 11 ans pour se consacrer à sa passion. Le film Soleil de nuit avec Mikhail Baryshnikov, qu'il a vu enfant, a été déterminant dans ses choix. Heather Ogden, qui a été sa Juliette sur scène, et avec qui il ne s'entendait pas au départ, est devenue son épouse. Aujourd'hui danseur principal du Ballet national du Canada à Toronto, il avoue qu'il a renoncé à danser dans les partys de famille. «Ma femme et moi, on veut apprendre la séquence de la fin de Dirty Dancing», blague-t-il, pour répondre aux demandes familiales.

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