Alex Martel, le fondateur du Rockfest.

Alex Martel se vide le cœur [VIDÉO]

Le fondateur du Rockfest de Montebello, Alex Martel, s’est vidé le cœur dimanche soir.

Dans une vidéo de plus de quatre minutes qu'il a publiée sur la page Facebook du Montebello Rock,  M. Martel a exprimé ses déceptions dans la faillite d’Outaouais Rock – l’organisme qui chapeautait le Rockfest – ainsi que dans le refus du gouvernement d’appuyer son nouveau projet, le Montebello Rock.

Il confie d’ailleurs avoir tout perdu dans cette histoire.

« Outaouais Rock me devait au-dessus de 200 000 $ que je ne reverrai jamais, mais outre l’aspect financier, c’est carrément le travail d’une vie au complet qui s’est juste écroulé pour moi du jour au lendemain, déclare-t-il visiblement ému. Je n’ai vraiment rien gagné dans cette situation-là. »


«  Ce n’est pas moi qui avait le contrôle. Je n’étais plus en charge, ce n’était plus mon festival.  »
Alex Martel

Il avoue également qu’il n’avait plus le contrôle sur son festival.

« J’étais minoritaire dans les trois dernières années, j’avais un siège sur un conseil d’administration de six, parfois sept personnes, explique-t-il. Je suis resté porte-parole, je suis resté directeur artistique, mais ce n’est pas moi qui avais le contrôle. Je n’étais plus en charge, ce n’était plus mon festival. »

Cependant, ce qui l’affecte le plus dans cette histoire, c’est que certains groupes musicaux n’ont pas été entièrement rémunérés pour leur participation au festival de l’été dernier. Comme le mentionnait Le Droit vendredi dernier, 120 créanciers ont été renversés par la faillite d’Outaouais Rock et parmi ces créanciers se trouvaient des groupes de prestigieux tels que Rise Against, Weezer et Simple Plan.

« À la base je suis un fan de musique et c’est pour ça que j’avais parti ce festival-là. J’ai toujours été très généreux dans mes offres. J’ai toujours respecté les ententes, les deadlines de dépôt et de paiement pendant les 13 années du festival et comme artiste, ce point-là pour moi, c’est inconcevable à tous les niveaux. J’ai tout fait pour éviter ça », dit-il.

Alex Martel a tout de même, malgré la perte de son festival, décidé de se retrousser les manches et de fonder un nouvel événement d’une plus petite ampleur pour les festivaliers et les amateurs de musique rock.

« J’ai décidé de partir avec mon équipe de longue date et ma famille, un plus petit événement […] pour les festivaliers et pour rebâtir les ponts avec les différentes personnes qui ont été affectées par cette situation-là. C’est important de distinguer que le Rockfest, ce n’était plus mon festival, mais le Montebello Rock, c’est mon festival », insiste-t-il.

Il ne cache toutefois pas sa déception vis-à-vis le refus du gouvernement du Québec de soutenir financièrement le Montebello Rock.

« Je trouve ça dommage d’apprendre que le gouvernement ne veut pas soutenir financièrement le nouvel événement, mais je comprends et j’espère que les discussions pourront continuer pour l’avenir », souhaite-t-il.

Rappelons en terminant que selon l’avis de faillite d’Outaouais Rock, la dette cumulée de l’organisation se chiffrait à 5,9 millions $ lorsqu’elle a officiellement déclaré faillite le 21 décembre dernier.