Exposition

À la mode de Jean-Claude Poitras au Musée de la civilisation [VIDÉO + PHOTOS]

Les créations de Jean-Claude Poitras savent aussi bien épouser les lignes des corps que leur donner de l’élan et de l’éclat. Les vêtements et les inspirations du célèbre designer de mode québécois sont agencés dans un parcours à son image, élégante, épurée et très humaine, au Musée de la civilisation (MCQ).

En visitant l’exposition mardi, le jour de son 70e anniversaire, Jean-Claude Poitras a été ému par ce bilan «pas nostalgique du tout» de 30 ans de création. «J’ai toujours dit que j’étais plus un homme de style que de tendance, et je crois que l’histoire me le prouve.»

Expositions

Miró à l’attaque! au MNBAQ [VIDÉO]

Les œuvres de maturité de Joan Miró, présentée dans la grande exposition estivale du Musée national des beaux-arts du Québec, sont pleines de fougue. Tirant son inspiration dans l’art rupestre, la calligraphie japonaise, l’action painting américain, voire les ready-made, l’artiste espagnol aura été un éternel explorateur, jusqu’à la toute fin de sa vie.

Grâce à la Fundacio Pilar i Joan Miró a Mallorca et à la Successio Miró, le MNBAQ a eu accès à un impressionnant fonds d’atelier, qui lui a permis de mettre en valeur le processus créatif, les méthodes de travail et les sources d’inspiration de ce géant du XXe siècle. 

Les visiteurs auront l’impression d’entrer dans les deux ateliers de Miró à Majorque, l’île espagnole où il a passé les 25 dernières années de sa vie et créé le tiers de sa production. En 1956, la soixantaine bien entamée, il se fait construire  un grand atelier, «une œuvre d’art en soi», par son ami l’architecte Josep Lluis Sert. Une cinquantaine d’objets tirés de cet espace (sculptures d’art populaire, objets trouvés lors de ses promenades sur la plage, palettes et pinceaux) font partie de l’exposition. 

Le film Je rêve d’un grand atelier, de Cesc Mulet, permet de voir les œuvres dans leur contexte d’origine. «Ça nous montre comment mon grand-père travaillait à cet âge-là, avec une énorme liberté, influencé par la poésie et par la musique. Je me rappelle qu’en entrant dans l’atelier, il y avait sous les marches des livres de poésie de Rimbaud, de Lautréamont et de Mallarmé. Il disait qu’avant d’entrer sur le champ de bataille, il lisait un poème au hasard, comme le boxeur qui fait sa gymnastique avant un combat», raconte avec passion son petit-fils, Joan Punyet Miró, qui a ponctué la visite de presse d’interventions flamboyantes. 

Chronique

La mort est mon métier [VIDÉO]

CHRONIQUE / On ne sait trop d’où venait «Black Bob» ni comment il s’était retrouvé à Québec. Plusieurs des bourreaux de l’époque étaient noirs. Ce n’était pas des esclaves, mais pour ce métier ingrat, les shérifs recrutaient souvent des gens déjà exclus de la société, notamment par la couleur de leur peau. «Black Bob», de son vrai nom Robert Lane, fut le plus connu des bourreaux de Québec et plusieurs historiens en font mention. En fonction de 1778 jusqu’à sa mort en 1796, il a présidé à 7 ou 8 pendaisons publiques à la potence des plaines d’Abraham, près de la tour Martello no 2.

Plusieurs centaines, parfois des milliers de personnes, venaient assister à ces exécutions-spectacle.

«Il était important dans l’esprit du pouvoir de l’époque de marquer l’esprit du public. C’était salutaire. Ça allait les empêcher eux-mêmes de pécher», raconte le professeur de sciences historiques de l’Université Laval Donald Fyson.

Les bourreaux avaient aussi le mandat d’exécuter les sentences de fouet et de mise au pilori. Les crimes de vol, de viol, de sodomie, de trahison et de meurtre étaient punissables de mort. 

Les peines étaient souvent commuées en prison à vie ou en exil dans des colonies pénales, mais pas toujours.

En vertu du Murder Act de 1752, pendre les condamnés pour meurtre ne suffisait pas. On leur enlevait aussi le droit à une sépulture et, après la mort, leur corps restait exposé un moment au bout de la corde avant d’être livré au chirurgien pour une dissection publique. Je vous épargne ici le reste des détails.

On ne s’étonne pas que le métier de bourreau menait à l’exclusion sociale. Ces hommes étaient d’ailleurs logés à l’écart, à la prison, avec leur femme s’ils étaient mariés, où ils étaient payés, nourris et habillés. 

«Black Bob» a ainsi logé à la redoute royale (démolie en 1808 pour faire place à la prison de Québec, l’actuel Centre culturel Morrin ou Morrin Centre), puis à la prison commune des Nouvelles-Casernes où il habitait encore à l’heure de son décès, à l’âge de 48 ans. 

Les bourreaux étaient craints. Détestés pourrait-on penser. 

Expositions

«Venenum» au Musée de la civilisation: le poison à petites doses [VIDÉO + PHOTOS]

«Venenum, un monde empoisonné» expose, à travers près 400 objets et avec la présence de plus de 50 animaux vivants comment les poisons sont omniprésents dans la nature et intrinsèquement liés à l’histoire humaine. Un parcours sensoriel fascinant et consistant, proposé au Musée de la civilisation jusqu’en mars 2020

On entre dans le monde des poisons par une galerie de tableaux animés. Lorsqu’on s’approche de chacun d’eux, l’histoire d’hommes et de femmes ayant subi ou utilisé le poison nous est racontée. Blanche-Neige et Spiderman côtoient Cléopâtre et le mathématicien Alan Turing. Nous avons accès à une constellation historique, mythique, philosophique et imaginée du poison.

À voir à Québec

Laurel et Hardy: un show à la Broadway

Ils ont formé le tandem comique le plus célèbre de l’histoire du cinéma. L’un, maigrelet naïf et maladroit, abonné aux geignements; l’autre, corpulent, une tête forte toujours victime des maladresses du premier. Souvenez-vous de la ritournelle : «C’est moi Laurel, c’est toi Hardy, c’est toi le gros et moi le petit...»

Presque un siècle après leurs débuts au grand écran, en 1927, Stan Laurel et Oliver Hardy continuent de fasciner. Hollywood vient de leur consacrer un film, Stan & Ollie, mettant en vedette John C. Reilly et Steve Coogan. Au Québec, une production théâtrale part en tournée dans les prochains mois pour leur rendre hommage, avec André Robitaille et Louis Champagne dans les rôles-titres. La troupe installera ses pénates à la salle Albert-Rousseau, du 6 au 9 février et à la Maison de la culture de Gatineau les 1er et 2 mars.  

Attablés devant un copieux petit déjeuner, dans un restaurant du boulevard Laurier, Louis Champagne, Bernard Fortin et Stéphane Archambault discutent à bâtons rompus, avec un enthousiasme non feint, des dessous de ce spectacle, déjà présenté l’été dernier, à L’Assomption. D’une anecdote à une autre, le trio prend plaisir à discuter de la vie et de l’oeuvre de ces monstres sacrés de l’humour.

«C’est un hommage au cinéma par le théâtre. On reproduit de grands moments de leur carrière, souligne Louis Champagne. C’est un show de gang, on est neuf sur la scène. L’équipe technique a fait des miracles.»

Bernard Fortin campe le rôle de Hal Roach, le producteur hollywoodien qui a présidé à la naissance de Laurel et Hardy. «Roach en menait très large. C’était une sorte de visionnaire. Il est allé chercher ces deux hommes qui ne se connaissaient pas et qui menaient chacun des carrières parallèles. Il s’est dit : si je mixe le p’tit et le gros, il va se passer quelque chose, c’est sûr.»

«Ils ne se sont pas trouvés, il se sont fait placer ensemble, renchérit Stéphane Archambaut, qui incarne David MacNeil, le personnage qui sert de fil conducteur au spectacle. Ç’a été un match incroyable, un coup de foudre professionnel et amical. Même lorsque le déclin est survenu, ils se sont tenus l’un l’autre.»

Car, au-delà de leurs pitreries et frasques, c’est cette amitié indéfectible qui fascine les trois comédiens. «Les duos en humour, c’est souvent cyclique. Eux ont passé 40 ans ensemble», précise Louis Champagne, dont l’imposant alter ego (1892-1957) a toujours laissé toute la place à Stan Laurel (1890-1965) pour l’écriture des scénarios de leurs films. Oliver Hardy, lui, venait «puncher à la job», préférant jouer au golf et dilapider son argent dans les courses de chevaux.

«Les moyens de leurs ambitions»

Les producteurs du spectacle, mis en scène par Carl Béchard (qui a pris la relève de Normand Chouinard), se sont donné «les moyens de leurs ambitions» afin d’épater le public, se réjouit Stéphane Archambault. Passés maîtres de «déconstruire» les objets, nos Laurel et Hardy québécois verront par exemple un piano subir les conséquences de leurs maladresses…

«La machine est grosse. Tout saute, tout pète, avec ces deux-là, ça ne va jamais bien. C’est un show à grand déploiement, avec des moyens à la Broadway», conclut Bernard Fortin.

Théâtre

Contes à ne pas voir passer le temps

CRITIQUE / Tradition du temps des Fêtes solidement implantée dans la capitale depuis huit ans, «Les Contes à passer le temps» représentent une sorte d’anachronisme à notre époque de dictature des écrans et d’un monde des loisirs devenu accro à la technologie tous azimuts. Une troupe de comédiens capables de faire rire et d’émouvoir pendant près de trois heures, uniquement par les gestes et la parole, avec quelques déguisements, dans un décor minimaliste, voilà le tour de force relevé haut la main par ce spectacle qui célèbre la puissance de l’imagination comme arme de divertissement massive.

Après le best of des six premières éditions, présenté l’an dernier, la compagnie théâtrale La Vierge folle rapplique avec du nouveau matériel, soit six histoires hautes en couleur, racontées à travers autant de personnages atypiques des quartiers centraux de Québec. Quiconque connaît un tant soit peu la ville se sent automatiquement interpellé par le souci du détail et la façon dont le metteur en scène Maxime Robin et sa bande ont conçu ce show rassembleur qui, pour la première fois, intègre de la musique au concept.

Le premier numéro, Un cœur pour Québec, qui trouvera sa conclusion à la toute fin, dans une façon fort originale de boucler la boucle, met la table avec un Jacques Leblanc dans la peau de Cornelius Van Horne, le constructeur du Château Frontenac. Tel le Scrooge de Dickens, l’acariâtre personnage sera pourchassé par ses fantômes de Noël, dont ceux de Marie-de-l’Incarnation et de Samuel de Champlain.

Sous la plume imaginative de Maxime Robin et de Sophie Thibeault, le récit revisite de façon rigolote quelques séquences marquantes du film culte The Shining. Comment ne pas rire aussi lorsque Van Horne découvre le triste sort réservé à un père de 19 enfants, emprisonné pour avoir enseveli illégalement des artéfacts à sa demande. «À Québec, on ne rigole pas avec ça, les artéfacts...»

Hilarante Valérie Laroche

Dans Limoilou, place à un compatissant courtier d’assurances (Israël Gamache) qui vient en aide à une vieille dame atteinte d’un trouble d’accumulation compulsive, un mal qui la pousse à emmagasiner 60 ans de souvenirs dans son cinq et demi. L’émotion atteint son comble avec la découverte, sous les montagnes de revues et de films, d’un piano qui servira à une reprise de Ce soir, l’amour est dans tes yeux, de Martine St-Clair. Une touchante invitation à la générosité à l’égard d’autrui signée Sophie Grenier-Héroux.

Le quartier Saint-Roch est l’affaire de Sarah Villeneuve-Desjardins et de l’auteur Marc-Antoine Marceau, avec le récit d’une employée de la pharmacie Brunet de la rue Saint-Joseph qui, à chaque Noël, fait croire à son entourage qu’elle part à l’étranger. Son subterfuge repose sur l’envoi de cartes postales avec, à la clé, une amitié qui empruntera une tournure inusitée. Encore là, le rire dispute le haut du pavé à l’émotion.

Le segment le plus drôle est certainement Le chien aboie, d’Isabelle Hubert, où Valérie Laroche raconte son épopée pour trouver un restaurant ouvert, le soir du 25, sur la rue Saint-Jean extra-muros. Tout pour ne pas aller souper chez sa sœur, à Beauport, qui met de l’huile de truffes dans sa salade de patates. La femme au franc-parler de se retrouver dans des restaurants magrébins, «avec des tapis volants et des lampes d’Aladdin sur les murs», prétexte à un message sur le vivre-ensemble qui se concluera sur un entraînant Felix Navidad collectif.

Chauffeur de souffleuse

Même douce folie dans Le divin est partout, avec une Linda Laplante qui, avec les mots de Joëlle Bond, raconte les détails d’un spectacle de Noël, au sous-sol de l’église Saint-Martyrs-Canadiens, où Jésus fait son entrée sur Born to be Wild. Le personnage à la bonne humeur contagieuse fait tout dans le show, ce qui lui a valu le titre de «la Xavier Dolan de Montcalm»…

Finalement, dans L’amour au temps des souffleuses, de Jean-Michel Girouard, le public fait la connaissance d’un coloré col bleu du quartier Saint-Sauveur (Marc-André Marceau) et de ses collègues de travail. Le bonhomme, qui n’a pas frenché depuis 500 jours, a un œil sur une barmaid de la taverne Jos Dion. D’où l’idée de demander au père Noël d’exaucer son vœu afin de lui permettre de rencontrer l’élue de son cœur.

Ambiance intime

L’aménagement des lieux tient beaucoup à la magie qui émane des Contes à passer le temps. En raison de l’exiguïté des voûtes de la Maison Chevalier, dans le Petit-Champlain, le spectateur a l’impression de faire partie prenante de l’aventure. La centaine de personnes, répartie sur deux rangées, de part et d’autre de la pièce aux murs de pierres, ont les comédiens à une ou deux distances de bras. L’intimité prend ici tout son sens.

Au centre, le seul accessoire est un petit banc, utilisé de façon parcimonieuse. Au plafond, des guirlandes de lumières de Noël ajoutent à l’ambiance. Près du sapin de Noël, le musicien Frédéric Brunet. Juste à côté, le bar à desserts et à café, servis par les comédiens eux-mêmes, avant la représentation et à l’entracte, en toute simplicité.

Mais au-delà de tout, c’est la force des textes, savant alliage d’humour et de gravité, et le charisme des comédiens qui font de ces contes magiques «made in Québec» le succès que l’on sait.

Il reste encore des billets pour quelques représentations, jusqu’au 30 décembre, mais hâtez-vous, ils s’envolent rapidement (www.premieracte.ca).

Expositions

Voir son sosie… en pierre et en photo au Musée de la civilisation [VIDÉO]

Ça nous est tous déjà arrivé: «J’ai vu ton sosie, hier.» Jean Potvin, un peu plus souvent: «Ça m’arrive régulièrement.» Mais de là à penser qu’il est le portrait tout craché du grand orateur grec Démosthène… Et pourtant la ressemblance est plus que troublante. Le créateur en arts visuels de Québec est l’un de 25 modèles retenus — sur 108000 candidatures — pour la fascinante exposition «Mon sosie a 2000 ans», qui ouvre ses portes au Musée de la civilisation.

Un appel à tous, il y a deux ans, sur une plateforme Web, a donné des résultats inespérés… et inattendus: le site a cessé de fonctionner, croyant être victime d’une cyberattaque! Un système de reconnaissance faciale s’est chargé d’un premier écrémage en comparant les photos avec la cinquantaine de sculptures antiques provenant de deux musées suisses.

N’empêche. Le défi était herculéen. Coline Niess, la chargée de projet, s’est patiemment mise à la tâche de trouver des alter ego pour faire le lien entre l’Antiquité et la modernité. Ils sont venus de partout dans le monde pour se faire tirer le portrait par François Brunelle, déjà spécialiste des sosies contemporains. Et de tout près aussi: alors que Coline Niess se demandait à qui le relief funéraire d’un jeune Syrien, décédé entre 101 et 200, pouvait bien ressembler, l’évidence était sous ses yeux, son propre fils, Milo Desbiens, né en 2007.

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Arts

Le nec plus ultra de la rentrée

L’équipe des arts a épluché l’abondante offre culturelle automnale pour en retenir le nec plus ultra. Voici ce qui nous met en appétit. Les choix de Geneviève Bouchard, Josianne Desloges, Éric Moreault et Normand Provencher.

• Festival de cinéma de la ville de Québec (13 au 22 septembre)

Expositions

Le Musée de la civilisation à l’heure de Londres

Le Musée de la civilisation se met à l’heure de Big Ben et de la capitale anglaise à l’occasion de l’exposition Ici Londres, qui tiendra l’affiche jusqu’en mars 2019. Une occasion de découvrir l’effervescence de cette ville cosmopolite, de l’après guerre à nos jours, où sont nés des courants musicaux qui ont balayé toute la planète.

Le directeur général de l’établissement du Vieux-Port, Stéphan La Roche, n’a pas manqué de souligner les caractéristiques uniques de la «déjantée» capitale britannique, mercredi, lors de l’inauguration de l’événement, rendu possible grâce à la collaboration de huit institutions londoniennes (dont la Tate Gallery et le Museum of London) et la supervision de la chargée de projet Caroline Lantagne.

Au sol, une carte de Londres guide les pas des visiteurs. Au centre de la salle, une maquette de la «City of London», cœur économique de la ville, fait office de carrefour pour partir à la découverte des différents quartiers, chacun ayant sa renommée : Chelsea, le berceau du mouvement punk; Abbey Road, lieu de pèlerinage des fans des Beatles; Soho, lieu de naissance des «Swinging Sixties»; Camden Town, reconnu pour ses marchés aux puces et sa culture alternative. 

Ère numérique oblige, le visiteur pourra compter sur une nouvelle application (Mon MCQ), à télécharger sur son téléphone intelligent, pour obtenir des informations supplémentaires en «réalité augmentée». Ainsi suffira-t-il de cadrer le gilet des Sex Pistols pour entendre leur musique, ou de poser le même geste devant la photo du mannequin Twiggy pour la voir s’animer en pictogrammes, sur un air de Tom Jones.

Théâtre

Christian Lapointe en quête d'une constitution québécoise

Christian Lapointe en convient, parler de constitution est loin d’être le sujet le plus sexy qui soit. C’est pourtant l’ambitieux projet de doter le Québec de la sienne, écrite par et pour les citoyens, que l’homme de théâtre portera à bout de bras au cours des prochains mois. Avec, à la clé, dans le courant de 2019, une pièce de théâtre documentaire baptisée Constituons! visant à éveiller les consciences à cette «vaste entreprise de définition collective».

«La constitution, c’est la base de tout. C’est l’exercice démocratique citoyen ultime qui sert à définir qui on est, qu’est-ce qu’on veut faire comme société et comment on va le faire. D’une constitution découle toutes les lois et les règles du vivre ensemble», lance avec un enthousiasme non feint Christian Lapointe, attablé avec Le Soleil à une terrasse d’un café de la rue Saint-Joseph.