L'installation se déploie sur cinq murales représentant autant de décennies, de 1968 à nos jours.

50 ans de souvenirs pour le Festival d'été

Plume Latraverse dans la cour du Petit séminaire en 1968. Le spectacle de Renaud en 1984. L'historique show de Bérurier Noir sur les Plaines, dans le déluge, en 2004. Celui de Dédé Fortin en 1999. Cinquante ans de souvenirs de Festival d'été de Québec (FEQ) revivront sous forme d'une exposition au parc de l'Amérique française jusqu'au 17 juillet.
C'est en présence du ministre François Blais, mardi, que le directeur du FEQ, Daniel Gélinas, a inauguré l'événement, près du Grand Théâtre. L'exposition, imaginée par Daphnée Lemieux-­Boivin, se déploie sur cinq murales représentant autant de décennies, de 1968 à nos jours.
Les visiteurs y apprendront entre autres que le budget du tout premier festival était de... 17 000 $, ce qui correspond à un peu plus de... 113 000 $ en dollars d'aujourd'hui, autant dire rien. La présence internationale de cette première édition était assurée par une troupe de théâtre belge.
«Le FEQ est profondément ancré dans l'ADN de la Ville de Québec, explique Daniel Gélinas, d'où l'idée de cette exposition commémorative qui fera revivre «d'innombrables souvenirs, tous plus diversifiés les uns que les autres.»
«Pour certains, ajoute-t-il, le festival représente leur premier amour, leur première sortie en chums, leur première brosse. J'en ai entendu des souvenirs et des souvenirs...»
En cette année anniversaire, le FEQ a décidé de marquer le coup en confiant à sept artistes le soin de concocter autant de spectacles «événements». ­­Une émission spéciale de Belle et Bum sera présentée le 16 juillet, sur la scène du parc de la Francophonie.
Émouvant hommage
Présente à la cérémonie d'inauguration, Diane Lavoie, cofondatrice du FEQ en 1968, s'est dite très touchée par cet hommage. À l'époque, explique-t-elle, ce petit festival qui allait devenir grand «avait déjà de l'ampleur dans notre tête», même si la présence internationale n'avait rien à voir avec celle d'aujourd'hui.
«Les grandes vedettes internationales ont grandi en même temps que le festival», évoque la fondatrice du Théâtre Les Gros Becs, en prenant comme exemple David Bowie. «À l'époque, il venait d'enregistrer Space Oddity, il n'allait pas être ici. Les grandes vedettes ont commencé en même temps que le festival d'été. C'était le début pour tout le monde.»
«Le festival a toujours été présent dans notre coeur, poursuit-elle. Il y a des choses qu'on a oubliées, mais d'autres qui nous ont marqués à vie. Il y a tellement eu de petites choses, mais qui étaient à la fois extraordinaires.»