Stanley Tucci a adapté le livre «Un portrait par Giacometti», de James Lord.

3 questions à Stanley Tucci, réalisateur de Giacometti

Le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) présente jusqu’au 13 mai, en exclusivité dans la capitale, le long-métrage Giacometti – Le portrait final, complément indispensable à l’exposition consacrée au réputé peintre et sculpteur suisse. Dans un échange de courriels avec Le Soleil, le réalisateur Stanley Tucci revient sur la genèse du long-métrage et sur sa vision de l’artiste.

1. Que saviez-vous de Giacometti avant le début du tournage?

R J’ai découvert le livre qui a servi de base au film, il y a une trentaine d’années (Un portrait par Giacometti, de James Lord). C’est le meilleur que j’ai trouvé sur le processus créatif de Giacometti. Je l’ai longtemps traîné partout avec moi. À part mes nombreuses lectures, j’ai aussi visité les musées et les galeries qui présentaient ses œuvres.

2. Est-ce que Geoffrey Rush s’est imposé dès le départ comme alter ego de Giacometti?

R Geoffrey a toujours été présent dans mon esprit. J’ai vite réalisé qu’il était parfait pour le rôle. J’avais besoin d’un grand acteur qui, non seulement lui ressemblait vaguement, mais qui était également capable d’humour noir.

3. Giacometti était-il un personnage aussi excentrique que le film le montre?

Son comportement dans le film s’appuie sur la description donnée par plusieurs personnes de son entourage qui l’ont bien connu. Par exemple, il est vrai que lui et sa femme vivaient une relation ouverte. Giacometti fréquentait des prostituées et Annette avait des amants, même si elle aurait préféré une vie monogame et un style de vie plus conventionnel. Je ne peux pas dire que c’était un mariage très en santé.