Ricardo Trogi et la vedette de «1991», Jean-Carl Boucher. Le réalisateur aimerait bien une exportation de son film à l’international.

2 millions $ en 20 jours pour le film «1991»

Le film «1991», du cinéaste québécois Ricardo Trogi, a franchi la barre des 2 millions $ de recettes au box-office.

Cette somme a été atteinte 20 jours après la sortie du film en salle le 25 juillet, selon le distributeur, Les Films Séville.

Ce succès du troisième volet de la saga autobiographique de Ricardo Trogi s’inscrit après ceux obtenus par les deux films précédents, 1981, sorti en 2009, et 1987, arrivé en salle il y a quatre ans.

La comédie 1991 met en vedette les comédiens Jean-Carl Boucher, Sandrine Bisson et Claudio Colangelo, qui ont aussi participé aux deux films précédents, ainsi que Juliette Gosselin. Elle raconte l’histoire d’un voyage en Italie motivé par l’amour, mais qui devient pour le jeune Ricardo un périple mouvementé.

Ricardo Trogi ne s’étonne pas que les recettes dépassent le plateau des 2millions$, puisqu’il a pu observer la croissance rapide du nombre de billets vendus. Il s’avoue cependant très heureux de la réponse du public.

«Je suis toujours agréablement satisfait lorsque ça se réalise. T’as l’impression de finalement avoir atteint ton objectif, qui n’est pas de l’argent, mais d’avoir des gens qui voient ce que je fais. C’est tellement long de faire un film, t’as pas le goût qu’à la fin, les gens ne soient pas au rendez-vous», a-t-il commenté, en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.

En voie de dépassement

Après le succès des deux premiers chapitres, le réalisateur entretenait une légère crainte que l’intérêt du public ne s’émousse. Il semble toutefois que les revenus du troisième film soient sur la bonne voie pour égaler ou même dépasser ceux du précédent.

«J’ai eu le temps de faire deux ou trois visionnements tests avant la sortie et j’avais déjà un bon feeling», révèle celui dont le travail attire un public de toutes les tranches d’âge.

«J’ai toujours l’impression que je parle à mes amis quand j’écris ces films-là. Je ne me censure pas vraiment, mais je suis aussi assez pudique, alors ça ne me surprend pas que ce soit accessible pour tout le monde», explique-t-il, en soulignant que les thèmes abordés sont surtout des «vertus très nobles».

Ricardo Trogi est tout à fait conscient qu’il n’a aucun contrôle sur la distribution de son film, mais il ne cache pas qu’une exportation à l’international lui plairait.

«On espère toujours, quand on est réalisateur, que notre film dépasse les frontières, mais ce n’est pas une décision que je peux prendre», souligne-t-il. À son avis, le format de la trilogie a de quoi piquer la curiosité des cinéphiles. «Ça peut être très intéressant, selon moi, de voir quelqu’un qui grandit d’une dizaine d’années à l’écran dans la même journée, si t’écoutes les trois films en même temps», croit le cinéaste, qui aimerait lui-même consommer un projet semblable si un autre réalisateur s’y attaquait.

Ricardo Trogi se souvient d’ailleurs d’une réponse favorable en France lors de projections des volets 1981 et 1987.

À Pérouse

Pour ce qui est de l’Italie, les résidents de Pérouse, où s’est déroulé une partie du tournage, seraient assez curieux de voir leur ville à l’écran, selon le réalisateur. Surtout qu’il a réussi à filmer des scènes se déroulant à Rome dans certains lieux de Pérouse.