Musique

Le 10e Festif!: le festival qui vous veut du bien

BAIE-SAINT-PAUL — «Il y a des spectacles dans les festivals où les gens viennent pour jaser. Mais vous, vous êtes vraiment là pour la musique, ça paraît!» lançait Tire le Coyote au début de son spectacle gratuit sur le quai de Baie-Saint-Paul, en mettant le doigt sur l’un des ingrédients de la recette gagnante du Festif!

Il y a toujours quelques grappes en arrière qui discutent, bière à la main, mais, règle générale, on sent effectivement que les spectateurs du Festif! sont là pour vivre une expérience musicale. Ils aiment le festival, applaudissent ses bons coups et soulignent les améliorations possibles — en sachant très bien que l’équipe est constamment en train de tester et de s’ajuster.

Musique

Les Grandes Fêtes Telus: après un retard de 2h30, le rappeur Pitbull a comblé son public

RIMOUSKI — Après une interminable attente de près de 2 heures 30, le rappeur Pitbull est monté sur la scène des Grandes Fêtes Telus de Rimouski, vendredi soir, devant une foule moins nombreuse, mais remplie d'irréductibles fans. Dès les premières notes et les premiers rythmes, Mr. Worldwide avait tôt fait de se faire pardonner son long retard en offrant un spectacle, le seul donné au Québec cet été, qui a su ravir son auditoire.

Dès l'entrée en scène de ses quatre danseuses hypersexualisées, dont les costumes mettaient à l'honneur le silicone et qui dévoilaient leurs formes, la foule était en liesse. Mais, quand la vedette américaine est apparue, l'auditoire, composé principalement de femmes, était en délire.

À sa deuxième chanson, un peu après minuit et demi, le chanteur a présenté ses excuses et a remercié le public qui l'avait attendu depuis 22 heures. Des mauvaises conditions climatiques et des problèmes aux douanes canadiennes ont retardé les deux avions qui étaient en provenance de deux aéroports différents. Pitbull, de son vrai nom Armando Christian Pérez, a d'ailleurs rigolé sur le zèle des douaniers canadiens. 

Selon la responsable des communications des Grandes Fêtes Telus, Alicia Rochevrier, jamais les organisateurs avaient dû composer avec un retard aussi long en treize ans d'existence. Pour distraire et faire patienter les festivaliers, les dirigeants de l'événement ont fait revenir sur scène le DJ Eric Haüser, qui avait assumé l'animation de la première partie de la soirée, tout juste avant le rappeur québécois Loud.

Toujours aussi bien vêtu, Pitbull, aussi appelé Mr. 305, en référence à l'identifiant de sa ville natale de Miami et qui est aussi le nom de sa maison de production, en a mis plein la vue. Jeux de lumières, projections en fond de scène, machines à fumée multicolores, les effets spéciaux étaient nombreux et les chorégraphies réglées au quart de tour. Rien n'avait été laissé au hasard. En dépit de l'heure tardive et des problèmes vécus dans les heures précédentes, le chanteur d'origine cubaine n'avait rien perdu de son énergie habituelle.

Pour le plus grand plaisir de ses spectateurs, Pitbull a largué ses hits, laissant parfois les plus irréductibles entonner les paroles à sa place. Rain Over Me, I Know you Want Me, Don't Stop the Party, le roi des pistes de danse les a enfilées l'une après l'autre. Avec son charisme sans borne, Pitbull n'est nul autre qu'une véritable bête de scène.

Pour Mia Desrosiers et sa fille Chloé, venues d'aussi loin qu'Edmundston au Nouveau-Brunswick, le spectacle valait amplement l'attente de deux heures et demie. «Il est vraiment un bon chanteur, s'est exclamée la jeune Chloé, qui connaît presque toutes les paroles des chansons de la star. J'ai aimé toutes les secondes du «show»!» «Ça valait vraiment la peine d'attendre et de faire toute cette route pour venir le voir», a pour sa part commenté sa mère Mia.

Le couvre-feu imposé à 23h30 par la Ville de Rimouski a été exceptionnellement étiré, tant et si bien que les projecteurs de la grande scène se sont éteints vers 1h40 du matin.

Livre

La liste des classiques du Polar

Le Dahlia noir, James Ellroy

Ce livre est l’une des plus célèbres enquêtes du XXe siècle, celle d’un formidable auteur qui n’a pas hésité à mélanger réalité et fiction. James Ellroy tente aussi d’exorciser le meurtre de sa mère dans ce roman élégamment écrit, mais porteur d’une violence sourde dans sa description de la corruption et de la dépravation. Un incontournable. Éric Moreault

Arts

À Taïwan, un «village graffiti» veut soulager la solitude des personnes âgées

RUAN CHIAO — À Ruan Chiao, village niché sur le piémont brumeux de la chaîne de montagnes du centre de Taïwan, il n'y a presque pas de jeunes. L'artiste Wu Tsun-shien tente de renverser la tendance en peignant des fresques multicolores sur les maisons.

Trempant son pinceau dans de l'émulsion beige, il pose de nouvelles couches de peinture sur un tableau éclatant de paysans en chapeau de bambou traditionnel.

Derrière lui, un villageois âgé passe péniblement son chemin appuyé sur une canne dans la grand-rue décorée de fresques colorées.

«Ce village est plein de vieilles gens», se lamente l'artiste de 55 ans. La plupart des jeunes, dont ses propres enfants, sont partis pour la ville et les plus âgés se sentent seuls.

Cet ancien gardien de prison et jardinier, aujourd'hui conseiller artistique d'un parc scientifique, peint pour son plaisir depuis 2007.

Ses fresques murales font venir à Ruan Chiao de jeunes visiteurs prompts à prendre des selfies dans les endroits qui s'y prêtent.

«Ces dessins attirent de nombreux touristes et les vieux ne s'ennuient plus autant. C'est ma plus grande réussite», se réjouit M. Wu.

Poupées Barbie

Taïwan compte ainsi une poignée de «villages graffiti» qui cherchent par l'art à insuffler de la vie dans des campagnes désertées par la jeunesse.

Comme ailleurs sur la planète, la métamorphose économique de l'île ces dernières décennies a bouleversé le paysage rural et provoqué des mutations démographiques considérables.

Mais à Taïwan le phénomène est «peut-être plus récent qu'ailleurs», commente Shelley Rigger, spécialiste de l'île au Davidson College de Caroline du Nord (États-Unis). Car pendant longtemps l'activité manufacturière est restée à la campagne. «Les gens cousaient les vêtements des poupées Barbie dans leur maison, puis les apportaient à l'usine d'emballage au milieu du village.»

À Ruan Chiao par exemple, on fabriquait des offrandes en papier traditionnellement brûlées dans les temples.

Dans les années 1990 toutefois, l'activité manufacturière s'est déplacée en Chine et ces emplois ont disparu. «C'est comme cela que les zones rurales se sont vidées», ajoute la chercheuse.

Arts

Notre-Dame de Paris: au coeur d’un chantier titanesque et sous haute sécurité [PHOTOS]

PARIS — C’est un immense chantier au coeur de Paris, où l’on pénètre en tenue de sécurité, non sans une certaine appréhension. Trois mois après l’incendie qui a ravagé Notre-Dame, l’heure est encore à sécuriser la cathédrale, face aux risques d’éboulement et d’effondrement.

«Il y a un endroit de la croisée des transepts qu’il va falloir surveiller», avertit Philippe Villeneuve, l’architecte en chef de Notre-Dame, lors d’une visite de chantier à laquelle prend part l’AFP. «On ne peut pas intervenir, il va falloir laisser tomber le caillou, mais s’assurer que personne» autour ne soit touché.

Si le joyau gothique a plutôt résisté à l’incendie du 15 avril, «on n’est pas du tout dans la (phase de) restauration, on est encore dans l’urgence impérieuse de sécurisation» avec la voûte qui peut s’effondrer, souligne celui qui est au chevet de la cathédrale depuis 2013.

Les travaux avancent vite, assurent les équipes en place. C’est aussi l’avis du ministre français de la Culture Franck Riester, sur place mercredi, au lendemain de l’adoption au Parlement du projet de loi de restauration. «Là, il y avait une montagne de gravats il y a quelques semaines encore», souligne-t-il, combinaison de rigueur, casque vissé sur la tête, la voix couverte par le bruit de machines.

Sous la haute voûte, deux robots ramassent des gravats, morceaux de bois et tas de pierres indistincts noircis par l’incendie. Ces machines sont les seules à pouvoir accéder à certains endroits, rendus dangereux par les risques d’éboulement.

«Rien ne va à la benne, rien ne va à la décharge», indique Philippe Villeneuve. Chaque gravat est répertorié, trié et analysé de façon à obtenir une connaissance ultra-précise et scientifique de la cathédrale.

Quel est l’âge des bois ? À quelle température ont été exposées les pierres ? Autant de questions qui permettront ensuite de la restaurer au mieux.

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Arts

Le grand architecte César Pelli s'est éteint à l'âge de 92 ans

NEW HAVEN — L'architecte César Pelli, qui a l'on doit certains des plus hauts gratte-ciel de la planète, est mort à l'âge de 92 ans, a annoncé sa firme.

Né en Argentine, mais installé aux États-Unis depuis plusieurs décennies, Pelli s'est éteint vendredi, à son domicile de New Haven, au Connecticut, a indiqué un associé principal de la firme Pelli Clarke Pelli Architects, Anibal Bellomino.

La cause de sa mort n'a pas été précisée.

M. Pelli a notamment piloté la conception des tours jumelles Petronas, à Kuala Lumpur, en Malaisie, dont la hauteur atteint 452 mètres lui permet d'occuper le neuvième rang des plus édifices les plus élevés de la planète.

Plusieurs personnes lui ont rendu hommage, dont le président argentin Maurico Macri qui a écrit sur son compte Twitter que l'oeuvre que l'architecte a léguée au monde entier est une source de fierté pour les Argentins.

Parmi les autres gratte-ciel nés de son cerveau figurent la tour Salesforce, à San Francisco, le coloré Pacific Design Center de Los Angeles et Brookfield Place, au coeur de Manhattan.

Il a aussi conçu les deux tours de l'International Finance Center de Hong Kong, le One Canada Square à Londres, et l'Aria Resort & Casino à Las Vegas.

César Pelli a aussi été doyen de l'école d'architecture de l'Université Yale. Selon lui, l'architecture «est un art éminemment social».

«L'architecture a une grande responsabilité dans tout ce qui occupe les êtres humains, leur histoire, leur géographie et leurs émotions», a-t-il déclaré à la revue Americas.

Arts

Au cimetière de Charleville-Mézières, Rimbaud reçoit toujours du courrier

CHARLEVILLE-MÉZIÈRES — «Rimbaud, je le tutoie! Je l'appelle Arthur!». Gardien du cimetière de l'Ouest à Charleville-Mézières, dans le nord-est de la France, depuis 37 ans, Bernard Colin veille fidèlement sur la tombe du poète et relève consciencieusement son «courrier».

Car, même disparu depuis 127 ans, Arthur Rimbaud continue d'en recevoir dans la boîte aux lettres jaune très vintage installée à son nom à l'entrée du plus vieux cimetière de la ville. «Au moins deux ou trois lettres par semaine», s'étonne toujours le gardien du temple.

Dans son logement de fonction aux allures de petit manoir néo-gothique qui surveille l'entrée du cimetière, il garde religieusement dans de petites boîtes à chaussures ces témoignages d'affection et d'admiration envoyés du monde entier. «La récolte de six mois», lance-t-il en ouvrant trois boîtes rangées dans un tiroir de la buanderie.

«À mon Rimbange. À toi toute la vie», proclame une passionnée. «Rimbaud, même si tu n'es plus là, sache que je t'aimerai toute ma vie», s'enflamme une seconde tandis qu'une troisième missive promet au poète «le ciel et l'aube».

Certains versifient, comme cet auteur anonyme : «Condoléances regrettées, amour ravagé, que ton âme repose en paix dans ce monde rejeté».

D'autres rongent leur frein comme tel autre anonyme, qui espère bientôt rencontrer Rimbaud, ou une certaine Allison : «Je suis fan de toi mais je n'ai jamais eu de réponse à mes lettres. Je commence à m'impatienter».

«Puisse ce courrier arriver vers toi», conclut fiévreusement une dernière lettre piochée dans l'une des boîtes.

Ce voeu est toujours exaucé. Adressées à «Arthur Rimbaud, cimetière de Charleville-Mézières», toutes les lettres dûment timbrées sont sûres d'arriver à son destinataire puis religieusement conservées par Bernard Colin.

«J'ai parfois trouvé des lettres qui font peur. Les gens confient à Rimbaud leur mal de vivre. C'est leur confident. Ils lui parlent comme s'il était vivant», confie-t-il.

Télé et radio

Les acteurs du «Trône de fer» défendent la fin de la série

SAN DIEGO — Depuis le festival Comic-Con de San Diego, la distribution de «Trône de fer» s’est porté à la rescousse des scénaristes pour défendre le dénouement de la série au succès planétaire, qui a suscité la frustration de centaines de milliers de fans.

Avant leur apparition vendredi, les organisateurs de cet événement mettant à l’honneur la pop-culture ont dû rappeler au public de faire en sorte que les acteurs se sentent «bienvenus».

Si l’accueil a en réalité été plutôt enthousiaste, l’acteur Nikolaj Coster-Waldau, qui joue le rôle de Jaime Lannister, a lui été hué lorsqu’il a décrit la mort de son personnage, dans les bras de sa soeur Cersei, comme «parfaite». «Cela faisait sens pour moi», a-t-il dit avant d’être interrompu.

«Cette série a rassemblé tant de gens, qui l’ont regardée et aimée. Donc évidemment, quand on arrive à la fin, cela vous énerve quoiqu’il arrive...», a-t-il poursuivi.

Après la diffusion, en mai aux États-Unis, du dernier épisode de la huitième saison de cette série médiévale fantastique de HBO --qui avait battu le record d’audience de la chaîne avec 19,3 millions de téléspectateurs --, les fans de «GoT» avaient dénoncé une saison bâclée.

Une pétition en ligne pour demander que la dernière saison soit refaite «avec des auteurs compétents» a recueilli 1,6 million de signatures.

L’acteur Conleth Hill, qui joue le rôle de Varys, a plaisanté en affirmant ne pas regretter d’avoir «lancé la pétition». Puis, décrivant la réaction des fans de la série comme très positive depuis sa première diffusion en 2011, il a mis les critiques récentes sur le dos d’une «campagne médiatique de haine».

Pour Isaac Hempstead Wright, dont le personnage Bran Stark s’est retrouvé roi au grand dam de nombreux téléspectateurs, la fin ambiguë de la série est par ailleurs une force.

«L’une des choses les plus intelligentes à propos de cette fin est qu’elle ne conclue pas les choses de façon extrêmement claire», a-t-il argumenté. «C’est le chaos dans le royaume (...) Ce n’est pas définitivement fini, ça laisse la place à l’interprétation.»

L’acteur John Bradley (Samwell Tarly), est quant à lui revenu sur une autre polémique, qui le rendait responsable de la présence dans une scène d’un gobelet Starbucks.

«Je m’excuse d’avoir eu soif», a-t-il plaisanté, tout en démentant être responsable de l’incident.

Cette rencontre au Comic-Con devait être la première apparition publique des créateurs de la série, David Benioff et Dan Weiss, mais ces derniers avaient annulé plus tôt dans la semaine, ainsi que deux autres membres de la distribution.

La série a cette semaine battu un record de nominations aux Emmy Awards, les récompenses de la télévision américaine, avec 32 occurrences.

Fabrique culturelle

La chute des Chaudières

Il est de ces lieux au riche passé mais n’offrant que peu d’artéfacts. C’est le cas à la chute des Chaudières, un site sacré pour les Premières Nations qui se trouve sur la rivière des Outaouais, à cheval entre Gatineau et Ottawa. On parle ici d’un lieu de rassemblement majeur pour les peuples autochtones, témoin de l’évolution des relations entre eux et les arrivants européens. La websérie Artéfacts propose d’en découvrir l’histoire sur La Fabrique culturelle.

On peut voir ici

Musique

Festivent de Lévis: l'univers décalé de Weezer

Il y a 25 ans, Weezer débarquait avec fracas dans l’industrie musicale avec un premier album éponyme qui allait marquer la scène rock post-grunge. Alors que la bande de Rivers Cuomo s’amène le 3 août au Festivent de Lévis, survol de 10 faits plus méconnus sur le parcours des Américains.

1. Buddy Holly a failli ne pas exister
Succès fondateur de Weezer, le ver d’oreille Buddy Holly a failli ne pas se retrouver sur le premier album de la formation. La chanson a été inspirée d’un fait vécu, alors que Rivers Cuomo avait été irrité de voir ses complices musiciens taquiner l’une de ses camarades de classe. «What’s with these homies, dissin’ my girl», résume-t-il d’ailleurs dans le premier vers. Réticent à jouer un titre qui traitait de tensions entre les membres du groupe, le chanteur a failli l’écarter avant de se raviser. Et selon ce qu’il a raconté au Rolling Stone, les paroles originales du refrain ne faisaient pas référence à Buddy Holly et à Mary Tyler Moore, mais bien à Ginger Rogers et à Fred Astaire.

Cinéma

Pourquoi je suis «dur» (la complainte des étoiles)

BILLET / Il y a quelques semaines, pour une entrevue avec un réalisateur, j’ai croisé son distributeur. Appelons-le Antoine. On parle cinéma. Évidemment. Après avoir échangé nos impressions sur la compétition au Festival de Cannes, Antoine me lance, au détour d’une phrase, «tu es dur dans tes critiques». J’aurais pu lui répondre «qui aime bien châtie bien» ou un truc du genre, mais mon interviewé est arrivé et j’ai pas eu le temps de m’expliquer. Aussi bien le faire ici.

À vrai dire, on me reproche parfois, à mots à peine voilés (même au Soleil), de ne pas succomber à la surenchère d’étoiles en vogue depuis quelques années. C’est vrai que ça fait beau sur une affiche, tous ces quatre ou cinq étoiles. Encore faut-il que le film les vaille.

Musique

Le 10e festif!: après la rue, la rivière festive

BAIE-SAINT-PAUL — Voilà plusieurs années que la tradition de descendre la rivière du Gouffre sur les formes gonflables les plus loufoques s’est installée au Festif! Cette année, en installant une scène flottante, le festival pousse l’expérience plus loin et crée une pause rafraîchissante bienvenue.

En fin d’après-midi, le groupe Bleu Jeans Bleu a inauguré la nouvelle scène avec leur «disco, rock, et pop gourmande», en faisant résonner leurs paroles comiques et tendres. La phrase «C’est en speedo que je t’aime» n’aura jamais si bien résonné.

Devant eux, les festivaliers étaient installés par petits groupes dans des bouées flottantes et des kayaks (environ 75 de chaque), fixés à des ancrages au fond de la rivière. On pouvait aussi assister aux spectacles à partir du pont, des rives ou même de la rivière, avec son propre objet flottant. Le festival renouvellera l’expérience samedi, avec Jérôme 50.

Musique

L'administration Trump tente de ramener le rappeur A$AP Rocky aux États-Unis

WASHINGTON — La première dame des États-Unis, Melania Trump, a indiqué que l'administration de son mari travaillait avec le département d'État pour tenter de faire revenir le rappeur A$AP Rocky au pays.

Le président a également dit aux journalistes que de nombreux membres de la communauté afro-américaine lui avaient demandé d'intervenir.

L'artiste est actuellement emprisonné en Suède, alors que la police enquête sur une bagarre dans laquelle il aurait été impliqué à Stockholm, plus tôt ce mois-ci.

Kim Kardashian West, Diddy, Justin Bieber, Shawn Mendes et Nicki Minaj font partie des célébrités qui ont publiquement offert leur soutien au rappeur.

Jeudi soir, Kim Kardashian West a remercié M. Trump, le secrétaire d'État Mike Pompeo et le gendre du président, Jared Kushner, sur Twitter pour leurs «efforts visant à libérer A$AP Rocky et ses deux amis».

Elle a ajouté que leur «engagement en faveur de la réforme de la justice est tellement apprécié».

Musique

Nouvel album de Beyoncé: «déclaration d’amour à l’Afrique»

NEW YORK — «Une déclaration d’amour à l’Afrique» avec plusieurs artistes du continent, mais aussi des stars américaines comme Jay-Z et Kendrick Lamar : Beyoncé (photo) a sorti vendredi son album The Lion King: The Gift, après avoir prêté sa voix à un personnage de la nouvelle version du film culte de Disney Le Roi lion.

L’album produit par la reine de la pop compte 27 titres. Childish Gambino, Pharrell et Tierra Whack y ont également collaboré, en compagnie de Blue Ivy Carter, 7 ans, qui n’est autre que la fille de Beyoncé et Jay-Z.

«Je voulais être authentique sur ce qui fait la beauté de la musique en Afrique», a confié sur la chaîne ABC la star, qui donne sa voix à Nala dans Le Roi lion de 2019, remake du célèbre dessin animé.

The Gift est un album séparé de la bande-annonce officielle du film, même si les deux contiennent le dernier single de Beyoncé, Spirit.

Avec de forts accents afrobeat, il est aussi entrecoupé de dialogues du Roi lion.

Parmi les artistes ayant participé à l’album figurent les musiciens nigérians Tekno, Yemi Alade et Mr. Eazi, ainsi que l’artiste ghanéen Shatta Wale.

Le Camerounais Salatiel s’est lui joint à Beyoncé et Pharrell sur Water.

«Je voulais être sûre de trouver les meilleurs talents d’Afrique, et pas juste d’utiliser certains sons et d’en faire ma propre interprétation», a dit Beyoncé.

L’album est «un mélange de genres et de collaborations [...] Il est influencé par tout, du R&B à la pop en passant par le hip-hop et l’afrobeat», a-t-elle ajouté.

Musique

Le 10e festif!: vague festive dans un flot d’estivants

BAIE-SAINT-PAUL — On sent déjà l’électricité dans l’air. Baie-Saint-Paul se prépare à accueillir 40 000 festivaliers, en plus du flot continu de vacanciers et d’estivants d’un jour qui vient y flâner, pédaler ou pagayer. Sur la rue Saint-Jean-Baptiste, tout ce beau monde se mélange. En bruit de fond, on entend le test de son des Louanges et les éclats de voix joyeux de l’apéro à L’Auberge des Balcons.

La journée a commencé tôt pour attraper le train de 9h au bas de la chute Montmorency, où les employés de la Sépaq en grève paradent avec pancartes et porte-voix. Une fois à bord avec vélo et bagages, il ne reste qu’à se laisser avaler par le paysage époustouflant, le fleuve qui brille de mille feux au soleil, la vue des prés et des falaises invisibles de la route. Le trajet est plus long qu’en voiture — 2h15 plutôt que 1h20 — mais a l’avantage de nous permettre d’arriver à Baie Saint-Paul plus zen, et prêt pour les trois soirs (voire nuits) de spectacles qui s’amorcent.

Cordés serrés

La ville se remplit peu à peu. Comme dans une rencontre de famille élargie, on se corde et on cohabite joyeusement. Les auberges sont pleines, les campings commencent à ressembler à de petits villages de tentes et de motorisés et chaque chambre libre dans les maisons semblent être occupée par des parents ou des amis en visite. 

Outre la Place Desjardins, la plus grande scène montée dans l’ancienne cour d’école adjacente au nouveau pavillon du Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul, et la scène Sirius XM, une grande tente dans le stationnement d’en face, les jauges sont toutes petites. Un stationnement, une cour arrière, le sous-sol de l’église, un bar, un bus… Des endroits anodins qui seront transformés, bientôt, par des communions et des prestations survoltées. 

Cinéma

Film de la semaine: Le roi lion ** 1/2

CRITIQUE / Disney a suscité beaucoup d’attentes avec une nouvelle version en prises de vues réelles du «Roi lion» (The Lion King). En fait, il n’y a rien de nouveau dans ce succédané de l’original, qui fête son quart de siècle : il s’agit d’une copie conforme — aux images grandioses, toutefois. Le puissant studio s’évertue à reproduire sans cesse les films de son fonds de commerce pour des questions mercantiles en misant sur une nostalgie de mauvais aloi.

Ce recyclage destiné à faire sonner les tiroirs-caisses grâce aux produits dérivés n’est guère surprenant. Les scénaristes du classique d’animation original s’étaient en grande partie inspirés du Roi Léo, d’Osamu Tezuka, et du Hamlet de Shakespeare.

Comme dans la célèbre tragédie du barde anglais, nous avons affaire à un régicide, celui de Scar, qui élimine son frère Mufasa pour le détrôner. Simba — son héritier — doit venger son père. Le lionceau est beaucoup moins tourmenté qu’Hamlet, toutefois...

Dans Le roi lion, le drame est allégé par un deuxième acte comique avec l’entrée en scène du suricate Timon et du phacochère Pumbaa. Les deux comparses apprennent à Simba leur philosophie désinvolte, le fameux Hakuna Matata («sans souci» en swahili). La lionne Nala viendra secouer les puces du prétendant au trône.

Pendant ce temps, le fourbe Scar surexploite les ressources de son royaume jusqu’à l’extinction en pratiquant la politique de la terre brulée. Une belle métaphore sur l’Occident, en général, et de la présidence Trump, en particulier, quand on y pense...

Ne vous inquiétez pas, Disney n’a aucune intention de faire dans le politique. C’est presque ironique qu’on puisse en faire cette lecture.

Il ne faudrait surtout pas que le spectateur soit distrait du récit par de telles considérations. Jon Favreau et son équipe se chargent de lui en mettre plein la vue, au point d’ailleurs de tout surligner, en particulier avec l’envahissante trame sonore. L’écrin, mélange d’images de nature paradisiaque avec l’animation des animaux cuuuuute à mort, est splendide. Mais son joyau ne scintille pas beaucoup.

Nous ne sommes pas dans La planète des singes : des lions qui parlent et chantent, ça ne fonctionne tout simplement pas — l’anthropomorphisme a ses limites. Surtout quand on utilise les techniques du documentaire animalier pour rehausser l’impression que nous voyons réellement les créatures dans leur milieu naturel… 

On se serait attendu aussi à ce que le réalisateur des deux premiers Iron Man fasse preuve de plus d’esprit d’initiative pour prendre des libertés avec l’histoire «originale», comme il l’avait fait avec Le livre de la jungle (2016), mieux réussi. Mais il n’avait probablement pas cette marge de manœuvre. Dommage.

Parce que contrairement au film d’animation original, qui relève du conte, cette version a quelque chose de perfide. Elle nous offre un Éden où la vie sauvage règne en incarnant un idéal écologique qui connecte tous les êtres vivants. Triste illusion : la plupart des animaux représentés dans le long métrage sont en voie d’extinction...

Musique

Le retour de SURFACE au quai Paquet

SURFACE : virer à l’envers a émergé jeudi soir au Quai Paquet, à Lévis. Pour sa troisième édition, le spectacle multimédia gratuit, présenté jusqu’à samedi, présente sans interruption un amalgame de musique, danse, cirque et arts visuels dans une combinaison de trois scènes et cinq écrans.

Les festivités débutent vendredi dès 16h avec musique et cuisine de rue alors que samedi, les food trucks seront présents dès 11h. 

Pour information : spectaclesurface.com.

Arts

Un spectacle de danse à connotation écolo au festival d’Avignon

AVIGNON — Le chorégraphe britannique star Akram Khan, invité du festival d’Avignon, a transformé un fragment de l’épopée mésopotamienne de Gilgamesh en un sombre spectacle de danse censé lancer un cri d’alarme sur la destruction de l’environnement.

La cour d’honneur du Palais des papes, qui accueille traditionnellement une pièce de théâtre en ouverture du prestigieux festival, donne la place à la chorégraphie vers la fin de la manifestation.

Dans la scénographie imaginée pour Outwitting the Devil (tromper le diable), le palais des papes s’est transformé l’espace d’une heure et demie en la ville d’Uruk, dans la Mésopotamie ancienne, dont Gilgamesh aurait été le roi (le site se trouve dans le sud de l’Irak actuel).

Akram Khan, connu pour fusionner la danse contemporaine avec le kathak indien, a renoué avec ce même style dans le spectacle interprété par six danseurs.

Leurs mouvements évoquent des danses tribales, rituelles censer exorciser le diable. Fumée, bruitages divers, et surtout des corps tantôt immobilisés comme dans des sculptures mésopotamiennes, tantôt se mouvant comme des félins, donnent à l’ensemble, parfois répétitif, un caractère volontairement primitif.

Le diable, selon l’interprétation d’Akram Khan, n’est que l’homme lui-même qui tue et détruit l’environnement: dans la légende, Gilgamesh assassine Humbaba, gardien de la Forêt des cèdres du Liban.

La destruction de la forêt et de ses animaux attise la colère des dieux qui punissent Gilgamesh en tuant son ami Enkidu, le confrontant à la mortalité humaine.

«J’ai toujours pensé que mon travail était consciemment apolitique (...), mais nous réfléchissons à l’avenir, à ce que nous laissons derrière nous pour nos enfants», a écrit Akram Khan dans la note d’intention.

Cinéma

La vérité de Kore-eda : Deneuve, Binoche et le métier d’actrice

ROME — Le nouveau film du Japonais Hirokazu Kore-eda La vérité avec Catherine Deneuve, Juliette Binoche et Ethan Hawke ouvrira, en compétition et en première mondiale, la 76e Mostra de Venise le 28 août, ont annoncé jeudi les organisateurs du festival.

«Nous avons tourné ce film en 10 semaines l’automne dernier à Paris, la distribution est prestigieuse et le film est une petite histoire de famille dans une maison. J’ai essayé de faire vivre mes personnages dans ce petit univers, avec leurs mensonges, leur fierté, leurs regrets, leur tristesse, leur joie et de leurs réconciliations», a expliqué le cinéaste dans un communiqué.

«Pour son premier film tourné hors de son pays, Kore-eda a eu le privilège de pouvoir travailler avec deux vedettes du cinéma français», a mis en évidence le directeur de la Mostra, Alberto Barbera.

«La rencontre entre l’univers personnel de l’auteur japonais le plus important du moment et deux actrices aussi aimées que Catherine Deneuve et Juliette Binoche a donné lieu à une réflexion poétique sur la relation mère-fille et le métier complexe d’actrice», a-t-il ajouté.

Habitué de cannes

Souvent qualifié de cinéaste de la famille, Kore-eda a obtenu la consécration en 2018 en remportant la Palme d’or à Cannes pour Une affaire de famille, son 13e long métrage.

Grand habitué de Cannes, il y avait présenté Nobody Knows en 2004, Tel père, tel fils en 2013 (Prix du Jury) et Notre petite sœur en 2015. Il était en compétition à la 74e Mostra de Venise en 2017 avec The Third Murder.

La 76e édition du festival international de cinéma de Venise se tiendra du 28 août au 7 septembre.

Cinéma

Robbie Robertson en ouverture du TIFF

TORONTO — Le Festival international du film de Toronto (TIFF) s’ouvrira cette année avec un long métrage documentaire sur la légende canadienne du rock Robbie Robertson et sur la création de The Band.

Les organisateurs du festival ont annoncé que Once Were Brothers : Robbie Robertson and The Band sera présenté en première mondiale lors de la soirée d’ouverture au Roy Thomson Hall, le 5 septembre.

Ce sera la première fois que le TIFF lancera ses festivités avec un documentaire canadien, et la deuxième année consécutive où il propose en ouverture un film destiné à une plateforme d’écoute en continu.

Once Were Brothers est un film original du service Crave et sera lancé sur la plateforme de Bell Média plus tard cette année.

L’année dernière, le TIFF avait présenté en ouverture le drame historique de Netflix Outlaw King : Le roi hors-la-loi.

Produit par une équipe composée de Martin Scorsese, Brian Grazer et Ron Howard, Once Were Brothers est décrit comme une histoire profondément personnelle sur la façon dont Robbie Robertson a surmonté l’adversité et fondé son groupe phare des années 1970.

De nombreux amis et collaborateurs de Robbie Robertson apparaissent dans le film, notamment Bruce Springsteen, Eric Clapton, Van Morrison, Martin Scorsese, Peter Gabriel, David Geffen et Ronnie Hawkins.

Le 44e Festival international du film de Toronto se tiendra du 5 au 15 septembre.

Cinéma

Comic-Con: Tom Cruise présente la bande-annonce du nouveau «Top Gun» [VIDÉO]

SAN DIEGO — Le public a été enchanté par la surprise: Tom Cruise s’est rendu jeudi au Comic-Con de San Diego afin de présenter pour la première fois la bande-annonce de «Top Gun: Maverick», la suite du très populaire film de 1986.

«Vous avez tous posé la question pendant de longues années... Je voyage à travers le monde, des gens (me) disent: “pourquoi vous n’en faites pas un autre, quand allez-vous faire un autre» Top Gun?”, a lancé la star hollywoodienne lors de la 50e édition de cet immense festival mettant à l’honneur la culture pop.

«34 ans, vous avez été très patients avec moi et j’ai senti que c’était ma responsabilité de le faire enfin pour vous», a ajouté Tom Cruise.

Dans la bande-annonce, on peut voir le pilote Pete «Maverick» Mitchell, joué par Tom Cruise, refuser de prendre sa retraite bien qu’il n’ait pas réussi à prendre du galon.

On le voit aussi sur sa moto, portant sa fameuse veste en cuir et ses lunettes de soleil.

Les scènes montrant les avions s’élancer depuis un porte-avions sont «toutes vraies» et résultent d’un étroit travail avec des responsables de l’armée, a expliqué Tom Cruise.

«Je voulais vraiment vous donner à tous l’expérience de ce à quoi ça ressemble d’être à l’intérieur de cet avion (...). C’est une lettre d’amour à l’aviation», a-t-il ajouté.

Le premier Top Gun n’avait pas fait l’objet de critiques dithyrambiques mais avait été un énorme succès populaire, faisant de Tom Cruise une star.

Top Gun: Maverick doit sortir à l’été 2020.

Arts

Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie: l’Iran mis à l’honneur

MATANE — Le thème de la rencontre prendra tout son sens lors des Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie, qui célèbrent leur dixième anniversaire. Jusqu’au 30 septembre, le parcours proposé par une trentaine d’artistes présente des œuvres dans 19 lieux disséminés dans 12 municipalités de la péninsule. Un élément phare rayonne à travers cette programmation : l’exposition «Iran : poésies visuelles», qui réunit les œuvres de 17 artistes iraniens.

«[…] On a conçu la programmation autour de ce qui distingue l’événement, c’est-à-dire la rencontre avec le public et la rencontre avec les artistes, souligne le directeur général et artistique de l’organisation. Chaque année, la famille s’agrandit pour créer. On a identifié des artistes représentatifs de la rencontre.»

Pour Claude Goulet, l’exposition des artistes iraniens, qui se déploie en quatre étapes à Bonaventure, Carleton-sur-Mer, Percé et Gaspé, est un volet qui le rend très fier. «C’est un bloc important, souligne le directeur de l’événement. C’est un parcours dans le parcours. C’est riche comme projet artistique.»

Outre les Iraniens, 14 autres artistes présentent leur travail. L’organisation accueille notamment l’artiste italien Carlo Rainone. «On a fait une entente avec Photolux à Luca en Italie, qui accueille un artiste québécois et nous, on accueille un artiste italien.» C’est le même principe avec la France, alors que les Rencontres ont conclu un partenariat pour deux ans avec Diaphane en Picardie.

Artistes en résidence

Parmi les créateurs québécois, il y a Anne-Marie Proulx qui présente son travail né d’une résidence d’artiste réalisée en janvier et à l’automne en Gaspésie. Jacynthe Carrier, une autre artiste qui a complété une résidence en juin à Bonaventure, présentera une performance lors de la tournée des photographes. 

D’origine chinoise, l’artiste Hua Jin, qui vit au Québec depuis plus de dix ans, expose ses œuvres dans des boîtes lumineuses. Claude Goulet souligne aussi «le travail fabuleux» de Mélissa Pilon. Avec la collaboration de la galerie Occurence de Montréal, l’événement accueille également la Croate Renata Poljak.

Le dg et artistique de l’événement s’en voudrait de passer sous silence la participation de l’artiste autochtone Skawennati. «On dirait de la bande dessinée, décrit-il. C’est une vidéo d’animation qui tourne autour de la façon dont on a traité les communautés autochtones.» Natasha Clitandre de Montréal présente, quant à elle, le premier corpus de son travail numérique issu de sa résidence d’artiste dans la péninsule.

40 ans d’images

Sous le thème «40 ans de photographie québécoise», une exposition des photographes Michel Campeau, Bertrand Carrière et Serge Clément sera proposée à compter du 5 août. Aussi, en collaboration avec la galerie Simon Blais de Montréal, Michel Campeau présentera une exposition solo. 

Les organisateurs des Rencontres accordent une attention particulière au livre photographique. «Une quarantaine de livres vont être exposés à la bibliothèque de Carleton», précise M. Goulet. L’éditeur étranger invité est Éric Cez des Éditions Loco de Paris. Deux éditeurs lithuaniens exposeront aussi certains de leurs livres. «Chaque fois qu’ils sortent une publication, c’est maximum 99 exemplaires, mentionne Claude Goulet. Ce sont des livres uniques. Ils ont gagné des prix.»

Comme Marsoui ne fait plus partie du parcours photographique, un nouveau lieu s’est ajouté : le belvédère des Deux-Rivières à Matapédia. Pour consulter la programmation complète : www.photogaspesie.ca.

Cinéma

La suite de «Ça» vient éclabousser le Comic-Con [VIDÉO]

SAN DIEGO — La 50e édition du Comic-Con de San Diego, immense festival mettant à l’honneur la pop culture, a été lancée à grand renfort d’effroi et d’hémoglobine avec la présentation de la suite du film «Ça», adaptation du roman de Stephen King dont le clown maléfique a traumatisé toute une génération.

Ça : Chapitre 2 mettra en scène le retour de Pennywise, ce clown pas vraiment humain qui attire les enfants dans les égouts.

Le film d’Andy Muschietti, avec Jessica Chastain et James McAvoy dans le rôle d’adultes retournant sur les lieux de leur enfance pour combattre Pennywise, sortira en septembre. Xavier Dolan y tient un petit rôle.

La bande-annonce montre le personnage joué par Jessica Chastain couvert de sang de la tête aux pieds. Une expérience dont elle ne garde pas que des bons souvenirs, a-t-elle expliqué au public du Comic-Con.

«Je me disais qu’on allait faire Carrie [célèbre film d’horreur également adapté d’un livre de Stephen King] sous stéroïdes. Et c’est ce qu’Andy Muschietti a fait. Il m’a littéralement torturée pendant tout le tournage», a déclaré l’actrice.

Selon elle, 17 000 litres de faux sang — gardé au froid pour ne pas fermenter dans la chaleur de l’été — ont été utilisés pendant le tournage.

Musique

Les suggestions du grand manitou du Festif!

Alors que Baie-Saint-Paul s’apprête à résonner aux sons joyeux du 10e Festif!, nous avons demandé à Clément Turgeon, son fondateur et directeur général, de nous pointer les groupes à découvrir et les incontournables de sa programmation.

Pour célébrer sa décennie d’existence, le festival a installé une scène flottante sur la rivière du Gouffre, où Jérôme 50 et Bleu Jeans Bleu joueront avant l’apéro. L’équipe a aussi développé une série «Bar clandestin» avec la Microbrasserie de Charlevoix : des prestations livrées devant 75 personnes, dans des lieux tenus secrets. Le Soleil sera sur place jusqu’à dimanche pour vous raconter les moments forts de cette édition anniversaire.

Actualités

Joyeux Calvaire: énergique, émouvant et engagé

TROIS-RIVIÈRES — Pour cette cinquième année à rendre hommage à la musique québécoise à l’Amphithéâtre Cogeco, le défi était grand à relever pour le Cirque du Soleil en cette première de Joyeux Calvaire – Hommage aux Cowboys Fringants, mercredi soir. Si le public trifluvien est devenu «expert du Cirque du Soleil» comme le disait le PDG du Cirque, Daniel Lamarre, cette semaine, force est de constater que le Cirque n’a pas encore épuisé toutes ses ressources pour en mettre plein la vue aux «experts».

Joyeux Calvaire arrive à surprendre et émouvoir, tant par ses numéros variés et époustouflants, ses décors majestueux, son souci d’occuper complètement l’enceinte de l’Amphithéâtre Cogeco que la musique du groupe québécois, puissante, forte, énergique et émouvante.

Musique

«Francostalgie»: douillet et réconfortant

CRITIQUE / D’entrée de jeu, le titre, «Francostalgie», fait foi de tout. De toute évidence, personne n’est là pour regarder vers l’avenir, mais d’abord et avant tout pour savourer un long regard dans le rétroviseur, au rythme de tout ce que la chanson franco-québécoise a pu faire naître de succès au fil des décennies.

Au total, dans ce spectacle présenté en première mercredi soir au Capitole, c’est une soixantaine d’extraits de morceaux des années 60 à nos jours qui ont défilé, tambour battant, gracieuseté de quatre voix d’ici, Éléonore Lagacé, Maxime Landry, Vanessa Duchel et Michaël. Chacun d’eux, parfois chanteur, parfois choriste, s’est acquitté de la tâche avec aplomb, entouré de trois musiciens.

De La bohème, d’Aznavour, à Je reviendrai à Montréal, de Charlebois, en passant par Pour un flirt de Delpech et Si j’étais un homme, de Diane Tell, le répertoire a ratissé très large, dans toutes les époques. De tout pour tous, comme le dit si bien l’expression consacrée.

C’est par vidéo que l’animateur Michel Drucker a agi à titre de maître de cérémonie, livrant ici et là, de nombreuses anecdotes sur tous ces artistes qu’il a bien connus, les Barbara, Jean-Pierre Ferland, Michel Fugain et autres.

Ce choix de mise en scène, techniquement froid, n’avait rien pour insuffler un peu d’âme et de personnalité au spectacle, souvent orphelin d’émotions. En toile de fond, photos d’archives et animations visuelles ont servi d’enrobage visuel sage et convenu. 

Le spectateur qui déteste les surprises, heureux dans ses vieilles pantoufles, sera comblé par la proposition. Que du connu, du déjà entendu, du réconfortant et du douillet. À moins d’être pris de nostalgicite aiguë, on comprend mal l’intérêt de se taper pour la millième fois Salut les amoureux, Fais comme l’oiseau, Hélène ou La complainte du phoque en Alaska.

Qu’importe, à en juger par la réaction du public, des baby-boomers en très grande majorité évidemment, le spectacle semble avoir fait son lot d’heureux. Les extraits de chansons, défilant sans temps mort comme un juke-box emballé, ont souvent été accueillis par des «Oh!», des «Ah!» et de chaleureux applaudissements.

Évidemment, notre Céline nationale ne pouvait être ignorée. Vanessa Duchel a d’abord interprété une version très réussie de Pour que tu m’aimes encore, suivie de On ne change pas, également bien rendue par Éléonore Lagacé. La première, très en voix, s’est d’ailleurs attiré les applaudissements les plus nourris de la soirée.

À la clé, le résultat s’avère un show bouillon de poulet pour l’âme. Et qui sait, peut-être un jour les milléniaux devenus vieux se feront aller la fibre nostalgique à leur tour, sur des reprises de succès de Cœur de Pirate, Hubert Lenoir et Charlotte Cardin...

Francostalgie est présenté au Capitole du 17 au 21 juillet, du 24 au 28 juillet, et du 31 juillet au 4 août.

Cinéma

Marianne & Leonard : mots d’amour: portrait intime *** 1/2

CRITIQUE / Nick Broomfield est un documentariste expérimenté, bardé de prix, qui a signé des biographies de vedettes populaires, de Whitney Houston à Kurt Cobain, en plus de longs métrages à portée sociale. Mais sa relation avec son nouveau film est plus intime. Le cinéaste britannique fut ami avec Marianne Ihlen, muse de notre Leonard Cohen national. Il en résulte une œuvre extrêmement touchante sur une incroyable histoire d’amour, jusqu’à la toute fin.

Marianne & Leonard : mots d’amour (Words of Love) se concentre en très grande partie sur les années 1960, à l’époque où les deux protagonistes aboutissent à Hydra en voulant fuir leur destinée toute tracée auprès de leur famille respective.

Cinéma

Claire Burger: l’amour d’un père pour ses filles

PARIS — Claire Burger a fait une entrée remarquée dans le cinéma mondial en remportant la caméra d’or au Festival de Cannes 2014 avec «Party Girl». Pour son deuxième long métrage, la réalisatrice française a eu le goût de poser un regard féminin sur la masculinité, au-delà des clichés.

C’est ça l’amour met en scène un cinquantenaire qui doit s’occuper de ses deux filles après le départ de sa femme. Frida, 14 ans, l’accable de reproches alors que Niki, 17 ans, rêve d’indépendance. Mario, lui, espère toujours le retour d’Armelle.

Théâtre

«Ta maison brûle, une comédie un peu triste»: le feu du souvenir

CARLETON-SUR-MER — Pour sa pièce de théâtre «Ta maison brûle, une comédie un peu triste», Simon Boulerice, s’est inspiré d’un fait divers pour amorcer l’écriture.

Ce fait divers évoquait l’obligation pour une famille d’incendier sa maison en raison de la présence de la mérule pleureuse, un champignon dévastateur s’attaquant au bois.

«J’avais envie de donner un second souffle à cette histoire», aborde Simon Boulerice. Ce second souffle prend la forme de discussions familiales animées par quatre femmes, la propriétaire de la maison à détruire, ses deux filles, auxquelles se joint leur tante, belle-sœur de la proprio.

La venue de Simon Boulerice comme auteur pour les Productions à tour de rôle découle d’un petit détour, l’intervention de la metteure en scène Édith Patenaude, précise Dany Michaud, directeur artistique du théâtre gaspésien.

«J’ai vu plusieurs productions d’Édith Patenaude, dont 1984, au théâtre Denise-Pelletier. Je lui ai proposé de venir travailler avec nous, de faire son choix d’auteur […] C’est Édith qui a eu l’idée d’inviter Simon à écrire la pièce», souligne Dany Michaud.

«On me donnait carte blanche, ce qui n’est pas souvent facile», précise Édith Patenaude, qui y a vu l’occasion de proposer à Simon Boulerice, son cousin proche et son ex-­colocataire, l’écriture de la pièce.

«C’était le contexte idéal pour avoir juste du plaisir, avec des côtés tendre et drôle. Ta maison brûle, c’est venu après», précise-t-elle, à propos de la pièce qui explore le rôle de la famille pour donner une âme à une maison, et sans doute aussi le rôle d’une maison pour animer une famille.

Le Théâtre à tour de rôle a toujours eu un fort penchant pour les comédies dramatiques, se tenant loin du théâtre d’été «tarte à la crème», bien que l’humour prenne généralement beaucoup de place, un humour fin.

«Édith a été très présente dans le processus dramatique. Je ne voulais pas seulement de la colère et de la vengeance, comme on voit à la télé. J’avais envie de tendresse aussi», précise Simon Boulerice.

Ainsi, la maison de Murielle, jouée par Micheline Bernard, est infestée de mérules pleureuses. La veuve de 61 ans se voit donc contrainte de brûler sa demeure ancestrale et ce qu’elle contient. Mais avant, pour commémorer leur vie dans cette précieuse maison, Murielle convie ses deux filles, interprétées par Anne Trudel et Ariane Côté Lavoie, à manger un repas qui tournera au délire dès l’arrivée imprévue de sa belle-sœur, Agnès, jouée par Monique Spaziani.

«C’est une “ma tante” cinglée, vive, très vive même, et colorée», résume celle-ci à propos de son personnage, qui participe encore à des concours de beauté et qui adore la menuiserie.

Cette 38e production du Théâtre à tour de rôle voyagera après son passage en Gaspésie. «On discute avec des théâtres de Québec et de Mont­réal. Cette pièce devrait avoir une deuxième vie», note Dany Michaud.

Ta maison brûle, une comédie un peu triste est présentée jusqu’au 16 août 2019, au Quai des arts de Carleton-sur-Mer. Réservations au 418 364-6822, poste 351, en ligne au www.productionsatourderole.com.

Musique

50 Cent et Janet Jackson n'imiteront pas Nicki Minaj: ils chanteront en Arabie saoudite

RYAD — Le rappeur américain 50 Cent et la chanteuse Janet Jackson se produiront en Arabie saoudite lors d’un festival, auquel l’artiste Nicki Minaj avait renoncé à participer en évoquant son soutien aux droits des femmes, ont annoncé mercredi les organisateurs.

«Wow, wow, wow, 50 Cent va chanter en direct au Jeddah World Fest!», ont indiqué sur Twitter les organisateurs du festival qui se tiendra à partir de jeudi et pendant presque un mois à Jeddah, dans l’ouest de ce royaume ultraconservateur.

La participation de la chanteuse américaine Janet Jackson est également confirmée. «Nous sommes impatients de voir cette icône incroyable à Jeddah!» se sont réjouis les organisateurs sur Twitter.

La rappeuse américaine Nicki Minaj avait annoncé le 9 juillet qu’elle annulait son concert prévu à Jeddah, évoquant son «soutien» aux droits des femmes, à la communauté LGBTQ et à la liberté d’expression.

L’annonce du concert de la vedette, connue pour ses chansons provocatrices et ses clips dans lesquels elle apparaît peu vêtue, avait suscité une tempête de réactions sur les réseaux sociaux de la part des Saoudiens les plus conservateurs.

Selon certains médias saoudiens, dont le journal progouvernemental Okaz, l’annulation du concert avait été décidée par les autorités, car il allait à l’encontre des «coutumes et valeurs» locales.

Si le puissant prince héritier Mohammed ben Salmane dit vouloir une certaine libéralisation du royaume —qui se traduit notamment par l’ouverture de nouvelles salles de cinéma et la tenue de concerts ou de grands événements sportifs—, l’Arabie saoudite est régulièrement mise en cause pour sa répression des opposants.

Affaire Khashoggi

En octobre, le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, critique du pouvoir, a été tué dans les locaux du consulat d’Arabie saoudite à Istanbul par un commando d’agents venus de Ryad.

Plusieurs rapports ont fait état de la responsabilité directe du prince héritier saoudien dans cet assassinat, ce qu’il nie.

Le royaume est aussi critiqué de longue date pour la façon dont il traite les femmes, qui sont légalement placées sous le contrôle de leur père, mari, frère ou même fils, même si elles ont récemment obtenu le droit de passer le permis de conduire.