Haine en ligne : Dieudonné banni de Facebook et Instagram

Arts

Haine en ligne : Dieudonné banni de Facebook et Instagram

PARIS — Le groupe Facebook a annoncé lundi avoir banni de manière définitive de Facebook et Instagram le polémiste français Dieudonné M’Bala M’Bala, pour «contenu se moquant des victimes de la Shoah» et «termes déshumanisants à l’encontre des Juifs».

«En conformité avec notre politique sur les individus et les organismes dangereux, nous avons banni de manière permanente Dieudonné M’Bala M’Bala de Facebook et d’Instagram. Bannir une personne de manière permanente de nos services est une décision que nous pesons toujours avec attention, mais les individus et organisations qui attaquent les autres sur la base de ce qu’ils sont n’ont pas leur place sur Facebook ou sur Instagram», a expliqué un porte-parole du géant du numérique.

Il ne s’agit pas de la première interdiction pour M. M’Bala M’Bala puisque le polémiste a vu sa chaîne YouTube supprimée à la fin juin par Google, la maison-mère du site de streaming, qui estimait que cette suppression faisait suite «à des enfreintes répétées à notre règlement de la communauté YouTube».

Dieudonné était suivi par près de 1,3 million de comptes sur les plateformes de Facebook et 400 000 abonnés sur sa chaîne YouTube.

Dans un communiqué, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) y voit «une grande victoire et l’aboutissement d’un travail de longue haleine, mené par nos équipes et nos avocats, qui a enfin fini par payer».

«Ses publications ont commis des dégâts considérables et irréparables parmi la jeunesse […] Il était temps que le trouble cesse et nous sommes particulièrement fiers d’avoir activement participé à éteindre ce torrent de haine», a ajouté l’organisation.

Facebook avait déjà, par le passé, banni de ses réseaux sociaux des personnalités d’extrême droite en France, ainsi que des organisations telles que le groupuscule d’extrême droite Génération Identitaire.

Habitué des tribunaux, Dieudonné a été plusieurs fois condamné par la justice française pour ses propos haineux. En novembre dernier, il avait écopé de 9.000 euros d’amende pour complicité d’injure à caractère antisémite, après la publication d’une vidéo et d’une chanson intitulées «C’est mon choaaa».

Les Québécois renouent progressivement avec leurs salles de cinéma

Cinéma

Les Québécois renouent progressivement avec leurs salles de cinéma

MONTRÉAL — Le temps gris et les averses sur le sud du Québec, dimanche, ont donné le parfait prétexte à bien des cinéphiles de renouer avec leur salle de cinéma. Un achalandage bien apprécié pour un secteur qui peine à se remettre en marche.

Vincent Guzzo, propriétaire de la chaîne du même nom, reconnaît sans détour l’impact instantané du mauvais temps.

Décès de l'acteur Wilford Brimley

Cinéma

Décès de l'acteur Wilford Brimley

LOS ANGELES — L'acteur américain au visage familier, Wilford Brimley, qui a surtout joué des rôles de soutien tant à la télévision qu'au cinéma, est décédé à l'âge de 85 ans.

Wilford Brimley est décédé samedi matin dans un hôpital de l'Utah, selon son agente Lynda Bensky. Il souffrait de nombreux problèmes de santé et devait subir de la dialyse.

L'homme à la moustache volumineuse et aux lunettes a notamment joué dans le film de science-fiction Cocoon, où il faisait partie d'un groupe de retraités qui avait découvert un cocon extra-terrestre qui pouvait transformer une piscine en fontaine de Jouvence.

Il a aussi joué le rôle du gérant d'une équipe de baseball dans le film Le Meilleur (The Natural) avec Robert Redford. Les deux acteurs se sont aussi retrouvés dans les films Brubaker et Le Cavalier électrique (The Electric Horseman).

Wilford Brimley a aussi joué dans La Firme (The Firm) avec Tom Cruise.

Pendant plusieurs années, il a été la figure publicitaire pour les produits de gruau Quaker à la télévision.

Sa carrière au cinéma et à la télévision s'est étalée sur 40 ans.

Dans les récentes années, il faisait beaucoup de sensibilisation face au diabète, ce qui l'avait rendu très populaire sur les réseaux sociaux.

Wilford Brimley a grandi dans un milieu rural en Utah, travaillant sur des ranchs. Il a fait ses premiers pas dans l'industrie du film dans les années 1960 se forgeant une amitié avec Robert Duvall, qui l'avait encouragé à se trouver plus de rôles.

Il a fait plusieurs apparitions dans le rôle d'un forgeron dans la série télévisée The Waltons et on l'a vu fréquemment dans les années 1980 dans la série télévisée Our House.

L'acteur avait aussi un grand amour pour la musique jazz. Il a chanté sur les albums This Time the Dream's On Me et Wilford Brimley with the Jeff Hamilton Trio.

Début de la 100e édition du festival de Salzbourg

Musique

Début de la 100e édition du festival de Salzbourg

VIENNE — La 100e édition du festival de musique, d’opéra et de théâtre de Salzbourg (Autriche), échappant à une vague mondiale d’annulations, a ouvert ses portes cette fin de semaine, avec de nombreuses mesures de protection contre le coronavirus.

Le festival a démarré samedi avec des représentations d’Elektra, l’opéra de Richard Strauss mis en scène par le Polonais Krzysztof Warlikowski, et de la pièce Everyman, jouée chaque année depuis la création de l’événement.

La pièce devait être jouée en extérieur sur la place de la Cathédrale de Salzbourg, mais un orage a contraint à la jouer en intérieur, les spectateurs masqués ayant du mal à respecter les distances de sécurité en allant s’asseoir, selon la presse locale.

Les organisateurs ont promis de respecter des mesures sanitaires strictes pour cette version allégée du festival — 110 spectacles sont prévus courant août, contre 200 initialement.

Les 80 000 billets vendus — contre 230 000 les autres années — sont personnalisés pour permettre un traçage des contacts en cas de contamination.

Les spectateurs doivent porter un masque jusqu’à ce qu’ils soient assis, et il n’y aura ni entracte ni restauration.

Les artistes qui ne peuvent respecter une distance d’au moins un mètre avec leurs collègues, comme les musiciens d’orchestre, doivent se soumettre régulièrement à des tests de dépistage du coronavirus.

Au programme, figurent notamment la première représentation d’une pièce du prix Nobel de littérature autrichien Peter Handke et un autre opéra, Cosi fan tutte de Mozart, mis en scène par l’Allemand Christof Loy.

L’Autriche a été relativement peu touchée par la pandémie, avec quelque 21 000 cas recensés officiellement et environ 700 décès.

Mais les contaminations sont à la hausse, ces dernières semaines, depuis la levée de la plupart des sévères restrictions mises en place au printemps.

De nombreuses contaminations ont récemment été détectées autour du pittoresque lac Wolfgang, à moins de 50 km de Salzbourg.

Mais les autorités assurent que l’épidémie est sous contrôle dans le pays de près de neuf millions d’habitants.

Un site dédié aux compositrices, pour découvrir le «matrimoine musical»

Musique

Un site dédié aux compositrices, pour découvrir le «matrimoine musical»

PARIS — De Francesca Caccini au XVIIe siècle à Camille Pépin au XXIe : une plateforme numérique répertorie les œuvres de plus de 700 compositrices pour faire découvrir des artistes longtemps éclipsées.

Nommée Demandez à Clara, en référence à Clara Schumann — brillante pianiste, compositrice et épouse du célèbre compositeur — cette base de données gratuite a été lancée en juin par une équipe dirigée par Claire Bodin, directrice du festival Présences féminines consacré aux compositrices du passé et du présent.

«Depuis notre tendre enfance, on n’entend pas de musique de compositrices, ou si rarement qu’on n’en garde pas la mémoire», affirme Mme Bodin à l’AFP.

«À nous musiciens et musiciennes, aucun matrimoine n’a été transmis; on a été biberonné à l’idée du génie du grand compositeur, toujours un homme, sans jamais s’interroger sur le répertoire des compositrices.»

Cet outil, financé par l’action culturelle de la Sacem, a répertorié pas moins de 4662 œuvres de 770 compositrices de 60 nationalités, de 1618 à 2020.

Le site prévoit d’ajouter 4000 oeuvres supplémentaires à l’automne, dont celles de Hildegarde de Bingen (1098-1179), sainte de l’Église catholique et l’une des premières compositrices connues.

La recherche se fait par nom, titre, instrument, pays ou époque. Parmi les plus anciennes, les Italiennes Francesca Caccini — qui serait la première femme à avoir composé un opéra —, Isabella Leonarda et Barbara Strozzi, l’une des premières compositrices professionnelles, encore la Française Élisabeth Jacquet de la Guerre.

Et la plateforme compte beaucoup de compositrices issues de pays anglo-saxons, «beaucoup plus avancés dans ce domaine», précise Mme Bodin.

Enrichir et non réécrire 

Un travail de recherche de longue haleine qui a commencé dès 2006 et qui n’est pas lancé «parce que c’est un sujet à la mode».

«Ce n’est pas une question de réécrire l’Histoire, mais d’enrichir le répertoire», explique Mme Bodin. «Il ne faut pas simplement les programmer parce que ce sont des femmes et pour se donner bonne conscience, mais parce qu’il y a un réel intérêt artistique.»

Pour cette claveciniste qui a mis de côté sa carrière pour se consacrer à ces projets, la non-programmation des compositrices reste un frein majeur à la diffusion de leurs oeuvres.

Depuis une dizaine d’années, elle donne régulièrement des conférences sur le sujet et rares parmi le public sont ceux qui peuvent donner des noms au-delà du top 5 des compositrices, comme Clara Schumann, Fanny Mendelssohn, Lili Boulanger ou les contemporaines Betsy Jolas et Kaija Saariaho.

«Pour les salles de concert, il y a la contrainte de remplissage» qui repose généralement sur les grands noms comme Beethoven, Mozart, Tchaïkovski, Brahms ou Bach.

«On ne voit que le haut de l’iceberg, car même chez les hommes il y a un tas de compositeurs qui méritent d’être mis en avant», rappelle Mme Bodin.

«Il faut que tout le monde se mette à programmer des compositrices, car les artistes invités, s’ils ne sont pas assurés que d’autres salles le font, vont hésiter à jouer ces partitions.»

Prévu en mars, le festival Présences féminines a été reporté en octobre (du 12 au 20). Depuis sa création, sept oeuvres de compositrices ont été commandées, dont une par la jeune Camille Pépin (29 ans), devenue cette année la première compositrice primée aux Victoires de la musique classique.

Pour son édition 2021, le festival a lancé un appel à projets pour la création d’un conte musical à l’intention des jeunes. Cécile Buchet l’a emporté sur 15 compositrices.

Pour Mme Bodin, la valorisation des compositrices doit également être menée au niveau des conservatoires.

Interviewée par l’AFP en 2019, Camille Pépin avait indiqué qu’elle était la seule fille aux cours de composition au Conservatoire de Paris. «Mais aujourd’hui, les professeurs que je rencontre et les jeunes musiciens veulent que ça bouge; il y a des présupposés qui ont la dent dure, mais qui commencent à tomber.»

Le «purikura», le photomaton des jeunes Japonaises qui survit au selfie [PHOTOS]

Arts

Le «purikura», le photomaton des jeunes Japonaises qui survit au selfie [PHOTOS]

TOKYO — Debout devant un long miroir, deux lycéennes en uniforme ajustent leur coiffure. Plus loin, des étudiantes retouchent leur maquillage. Dans ce sous-sol d’un grand magasin du quartier branché de Shibuya à Tokyo, elles attendent leur tour pour prendre un «purikura».

Véritable phénomène de société de la fin des années 1990 au Japon, cette sorte de photomaton augmenté fête ses 25 ans et reste populaire dans l’archipel, malgré la concurrence des cellulaires et de leurs selfies, dont il est l’ancêtre.

À la différence des photomatons ordinaires, les «purikura», abréviation japonaise de print club, permettent de prendre des photos à plusieurs, les retoucher, les agrémenter de décorations ou encore écrire dessus avec un stylet.

«Pour nous, c’est un élément indispensable du quotidien», explique Nonoka Yamada, une lycéenne de 17 ans. «Toutes les filles de ma classe en font».

«Cela permet d’avoir l’air kawaii (mignon), de transformer son visage», ajoute-t-elle.

Selon Yuka Kubo, chercheuse indépendante étudiant le phénomène depuis plusieurs années, l’attrait du «purikura» auprès des jeunes Japonaises est un héritage de la tradition picturale nippone, où «le visage que l’on montre et qui exprime son individualité n’est paradoxalement pas celui que l’on a, mais celui que l’on crée».

Ainsi dans le bijin-ga (peintures de belles personnes), l’un des grands courants de l’ancien art pictural japonais, «ce n’est pas le vrai visage de ces beautés qui est représenté, il est maquillé en blanc et déformé, jusqu’à en être méconnaissable», explique-t-elle à l’AFP.

Au gré des modes

Le marché du «purikura» a culminé en 1997 avec 101 milliards de yens de recettes, selon l’Association japonaise de l’industrie du divertissement (JAIA).

Son déclin a ensuite été accéléré par l’arrivée des premiers téléphones portables avec appareils photo intégrés. En 2018 il ne pesait plus que 23,9 milliards de yens.

Il existait encore environ 10 000 purikura au Japon en 2018, cinq fois moins qu’en 1997, selon la JAIA.

Ryan Reynolds crée un programme pour la diversité dans l’industrie du cinéma [VIDÉO]

Cinéma

Ryan Reynolds crée un programme pour la diversité dans l’industrie du cinéma [VIDÉO]

TORONTO — L’acteur canadien Ryan Reynolds a décidé de mettre son pouvoir de star hollywoodienne au service des communautés marginalisées et sous-représentées dans l’industrie du cinéma.

Le Vancouvérois que l’on a pu voir dans Deadpool a annoncé le projet du «Group Effort Initiative», qui veut recruter 10 à 20 personnes racisées ou appartenant à d’autres groupes sous-représentés dans le milieu afin de leur permettre de vivre une expérience professionnelle aux côtés de mentors aguerris sur le plateau de son prochain tournage.

«Faire un film, c’est un travail d’équipe», a déclaré Ryan Reynolds dans une vidéo mise en ligne vendredi sur les réseaux sociaux.

«Mais depuis beaucoup trop longtemps, cette équipe a systématiquement exclu les Noirs, les personnes racisées et un large éventail d’autres communautés marginalisées», a-t-il poursuivi.

Du Bataclan à l’Italie : l’enquête qui a mené les policiers au Banksy volé

Arts

Du Bataclan à l’Italie : l’enquête qui a mené les policiers au Banksy volé

PARIS — Une disqueuse volée en Isère, dans le centre-est de la France, de la vidéo surveillance, des écoutes, des suspects bavards... : voici comment La jeune fille triste du street artiste Banksy, peinte sur une porte du Bataclan à Paris en hommage aux victimes des attentats de 2015, a été retrouvée en Italie un an et demi après son vol.

Dans la nuit du 25 au 26 janvier 2019 à 4 h du matin, trois hommes, capuche sur la tête et masque sur le visage, découpent à la disqueuse une porte du Bataclan. Ce n’est pas n’importe quelle porte.

Il s’agit de la porte arrière de la salle de spectacle parisienne le Bataclan sur laquelle le street artiste Banksy a peint The sad young girl (La jeune fille triste) en hommage aux 90 personnes tuées le 13 novembre 2015 lors d’un concert dans ce lieu, au cours d’une série d’attaques jihadistes à Paris et Saint-Denis, dans la périphérie de la capitale, qui ont fait 130 morts au total ce soir-là.

L’opération n’aura duré que quelques minutes. Les trois voleurs embarquent la porte dans une camionnette Citroën dont la plaque d’immatriculation a été dissimulée selon les images de vidéo surveillance recueillies par les policiers chargés des investigations.

«C’était une enquête importante pour eux», souligne une source proche du dossier qui raconte à l’AFP le déroulé des recherches, «certains avaient effectué les constatations au Bataclan lors des attentats». Un travail sur la téléphonie fait «borner» des téléphones au Bataclan puis sur le trajet de la fourgonnette suivie grâce à la vidéo surveillance. Les numéros sont mis sur écoute.

Un an plus tard, les gendarmes interpellent trois hommes suspectés de cambriolage dans un magasin de bricolage en Isère. Des faits qui remontent à quelques jours avant le vol du Bataclan. Une disqueuse fait partie des objets volés. L’un des suspects se vante d’avoir participé à un vol à Paris.

Le lien est alors fait entre ces suspects et le vol de La jeune fille triste. Une mise sur écoute et une surveillance permettent d’identifier trois receleurs. Les enquêteurs apprennent ainsi que l’oeuvre de Banksy a voyagé en Isère, puis dans le sud de la France, puis en Italie.

«Difficilement revendable»

En Italie, elle est d’abord stockée dans un hôtel de Tortoreto, dans la région des Abruzzes (centre), puis l’établissement effectuant des travaux, elle est transférée dans une ferme de Sant’Omero, à une quinzaine de km. Le propriétaire de l’hôtel, connaissance d’un des receleurs présumés, Mehdi Meftah, dira qu’il ne savait pas ce que contenait ce paquet encombrant.

Les enquêteurs décident alors d’interpeller toute la bande. L’opération est malheureusement stoppée pour cause de confinement, explique la source proche de l’enquête.

Le 10 juin, l’oeuvre est saisie dans les Abruzzes lors d’une opération commune avec la police italienne. La publicité faite autour de la saisie oblige à accélérer les interpellations. Dans les jours qui suivent, neuf personnes sont interpellées en France.

Deux personnes ont été mises en examen et écrouées du chef de vol en bande organisée et quatre autres pour recel de vol en bande organisée, dont Mehdi Meftah.

Cet homme âgé de 39 ans, physique de boxeur aux bras tatoués, est le créateur d’une marque de T-shirt de luxe appelée «BL1.D» dont la particularité est de coudre un véritable lingot d’or 18 carats sur l’encolure. Il est soupçonné d’être le commanditaire du vol.

«Ses complices disent qu’il voulait garder la porte pour une de ses maisons qu’il aménage», selon la source proche de l’enquête qui reconnaît que ce type d’oeuvre «est difficilement revendable».

«Autant revendre la Joconde», selon son avocat Maître Yves Sauvayre, cité par le Journal du dimanche et qui dément le rôle de commanditaire de son client. «Il a été mis devant le fait accompli. Il a accepté cette porte pour dépanner d’anciennes connaissances du temps des vaches maigres. Il n’a pas versé un sou», a-t-il assuré à l’hebdomadaire Le Journal du dimanche.

À l’heure actuelle la porte La jeune fille triste, remise à la France par les autorités italiennes, a été placée sous scellé et sous haute surveillance dans les locaux de la police judiciaire parisienne.

Capturer la vie sauvage

Fabrique culturelle

Capturer la vie sauvage

Les photographes animaliers Éric Deschamps et Jean-Christophe Lemay ont eu un véritable coup de cœur pour le parc national du Lac-Témiscouata, un territoire riche de 10 000 ans d’histoire humaine qui est situé en plein cœur d’une nature préservée et dont la diversité des habitats fauniques est exceptionnelle. L’équipe de La Fabrique culturelle a suivi les deux aventuriers pagayeurs au gré de leurs découvertes sur les eaux calmes du Petit lac Touladi à l’aube et au crépuscule. Que ce soit en kayak ou sur une planche à pagaie, Éric Deschamps et Jean-Christophe nous offrent des photos d’observation de la faune sauvage d’une grande splendeur.

Lien pour visionner la capsule dans l'application mobile: ici

Mathieu Fiset : un parcours singulier

Musique

Mathieu Fiset : un parcours singulier

Le pianiste, claviériste et compositeur de Québec Mathieu Fiset a sorti plus tôt cet été son album The RoboJazz Band. À mi-chemin entre le jazz et le funk, cet album fusion permet de découvrir l’univers de cet artiste au parcours singulier. Un passage de cinq ans en Chine et un buzz sur YouTube ont déjà marqué la route du musicien de 31 ans.

Ce qui détonne dans l’univers de Mathieu Fiset, c’est sa fascination pour les robots. «C’est tout simple, j’aime l’image d’un robot qui adore le jazz», indique le claviériste. Tout commence en 2012 avec la chanson RoboJazz on the Dance, sur l’album — vous l’aurez deviné —RoboJazz. Trois albums ont des robots dans leur concept.

Multi-instrumentaliste, Mathieu Fiset compose et enregistre ses chansons en solo. Mais il se produit en spectacle avec son groupe, le RoboJazz Band. «Le RoboJazz, ce n’est plus juste une chanson, un album, un groupe, c’est maintenant un album avec le groupe du même nom», dit le pianiste en souriant.
Ce nouvel album The RoboJazz Band est un recueil des chansons du répertoire du groupe en spectacle, enregistré en une journée en studio, de 9h à 18h. Une captation vidéo de la performance de l’album a été réalisée également le même jour.

<em>Flashwood </em>: Le réalisme confrontant de la banlieue

Cinéma

Flashwood : Le réalisme confrontant de la banlieue

Jean-Carl Boucher livre avec Flashwood son tout premier long métrage, près de sept ans après le début du tournage. La fiction, qui frôle le documentaire, raconte l’histoire de jeunes tentant d’évoluer et de s’épanouir dans une banlieue beige, neutre et peu stimulante. Jean-Carl Boucher pose un regard cru sur la vie de banlieusards désabusés, avec des sursauts d’humour.

Loin de porter un jugement sur la banlieue, Jean-Carl Boucher, reconnu notamment pour ses premiers rôles dans les films 1981, 1987 et 1991 de Ricardo Trogi, tenait plutôt à imaginer ce que lui et ses amis seraient devenus s’ils avaient dû se forger en tant que jeunes adultes en périphérie de la ville.

«Le fait de revenir en banlieue nous a amenés à avoir plusieurs discussions sur à quel point nos vies auraient été différentes si on n’avait juste pas trop su quoi faire, si on avait erré dans les rues à se tenir avec des gens qu’on n’a pas nécessairement choisis, mais qui sont là parce qu’ils sont là», explique le jeune réalisateur.

Flashwood nous fait donc suivre l’évolution de ces jeunes adolescents, qui grandissent dans une banlieue montréalaise à une époque inspirée des années 1970 et 1980, jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge adulte. Sans but ni occupation officielle, le groupe d’amis erre dans les rues, dans les boisés ou aux bords des piscines. Saouls et empreints de questions existentielles, ils se chamaillent, s’insultent et s’aiment sans trop savoir pourquoi.

À l’aube de leur destin de jeunes adultes, «un moment angoissant où tu ne sais pas trop ce que tu veux faire de ta vie, où tu te poses beaucoup de questions sur le sens de ta vie, être dans un endroit aussi neutre que ça, est-ce que ça aide ou pas de ne pas avoir de flèches qui t’indiquent par où aller ?» demande Jean-Carl Boucher, guidé par ce questionnement tout au long du tournage.

Le long métrage, qui devait être à la base un simple court, est divisé en trois tableaux par des ellipses correspondant au nombre d’années entre les différentes étapes du tournage. Flashwood témoigne du vieillissement de sa grande distribution composée, entre autres, de Pier-Luc Funk, Antoine Desrochers, Simon Pigeon, Maxime Desjardins-Tremblay, Laurent-Christophe de Ruelle et Karelle Tremblay.

Le travail des interprètes

Avec une caméra assez discrète qui place le spectateur en position d’observateur, Jean-Carl Boucher filme de petites scènes décousues du quotidien qui construisent, en fin de compte, la vie des jeunes adultes. Sans fioriture, le cinéaste réussit à capter, par des plans serrés, la détresse vécue par les personnages.

Brittany Kennell: Des airs de Nashville au country québécois

Arts

Brittany Kennell: Des airs de Nashville au country québécois

On le dit souvent, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus dans le merveilleux monde de la musique. Et quand on ambitionne de faire carrière aux États-Unis, alors là, le nombre d’élus diminue encore plus

C’est pourtant le pari qu’a fait la Montréalaise Brittany Kennell en 2008 lorsqu’elle s’est inscrite au prestigieux Berklee College of Music de Boston.

Après ses études, c’est à Nashville que la musicienne a décidé de poursuivre son apprentissage. Pendant sept ans, elle a tenté de bâtir sa carrière autour de l’écriture de chansons. 

« Je suis allée à Nashville pour écrire des chansons, confie-t-elle au Droit. Il y a une grosse communauté d’auteurs-compositeurs là-bas et je voulais acquérir de l’expérience en écriture. J’y ai rencontré des gens incroyables et j’ai aussi découvert une communauté d’artistes tissée très serrée. »

Au cours de son exil au pays de l’Oncle Sam, Kennell a fait quelques tournées au Tennessee et dans les États du sud-ouest pour ensuite franchir plusieurs étapes de l’émission The Voice en 2016. Elle fut recrutée par la vedette du country Blake Shelton et elle a quitté l’émission non sans avoir laissé sa marque.

« J’ai travaillé beaucoup en studio, mais j’ai fait très peu de scène, ajoute la Montréalaise. Donc, quand je suis arrivé à The Voice, c’était très gros pour moi. Cette scène-là est sans doute la plus prestigieuse de la télé américaine et il a fallu que j’apprenne vite à me sentir à l’aise autant devant les caméras qu’avec les musiciens et toute l’équipe technique qui entoure ce genre de production. »

Mort du cinéaste britannique Alan Parker [PHOTOS + VIDÉOS]

Cinéma

Mort du cinéaste britannique Alan Parker [PHOTOS + VIDÉOS]

LONDRES — Le cinéaste Alan Parker, l’un des réalisateurs britanniques les plus prisés, est décédé vendredi à l’âge de 76 ans, a annoncé sa famille.

Il a notamment réalisé Midnight Express, Fame et Mississippi Burning. Ses films ont obtenu 10 oscars et 19 BAFA, dont celui du meilleur film en 1991 pour The Commitments. Birdy lui avait valu le Grand Prix spécial du jury au festival de Cannes en 1985.

L’académie des Oscars a rendu hommage dans un tweet à un «caméléon», un «extraordinaire talent» qui «nous manquera beaucoup».

Parker s’est éteint à la suite d’une longue maladie.

Le réalisateur est né à Londres en 1944. À l’image de nombreux autres cinéastes britanniques, comme Ridley Scott, il avait amorcé sa carrière dans la publicité.

Il s’est tourné vers la télévision, réalisant en 1974 The Evacuees qui avait remporté un prix Emmy.

L’année suivante, il scénarise et réalise un premier long métrage, Bugsy Malone, un pastiche inhabituel et exubérant des films de gangsters joué par une troupe d’enfants, dont une jeune Jodie Foster.

Il tourne ensuite le controversé Midnight Express racontant la terrible détention d’un Américain dans une prison turque. Le film a obtenu deux Oscars et valu à Parker une nomination à celui du meilleur réalisateur.

+

Un concert en direct avec Yannick Nézet-Séguin… au piano!

Musique

Un concert en direct avec Yannick Nézet-Séguin… au piano!

Sous une brise fraîche, le long du fleuve, le Domaine Forget de Charlevoix invite tous les amoureux de la musique classique à prendre une pause et à savourer le troisième et dernier événement de sa série Les Concerts Évasion. Diffusées en direct sur le web, le 2 août, dès 17h, les prestations des musiciens tels que Yannick Nézet-Séguin (piano) et Kerson Leong (violon) emporteront doucement les foules, même à distance.

En plus de ceux-ci, Yukari Cousineau (violon), Pierre Tourville (alto) et Vincent Bergeron (violoncelle) s’exécuteront sur la scène du Domaine Forget. Un concert du violoniste Kerson Leong, enregistré préalablement à l’Église de Saint-Irénée, sera aussi diffusé. 

Les cinq artistes interpréteront de la musique de chambre dont chaque partie est dédiée à un musicien. «Ce sont des occasions qui sont assez rares pour moi, de me mettre au piano et de jouer avec des musiciens qui sont aussi mes amis. Ce sont surtout des membres de l’Orchestre métropolitain et aussi Kerson Leong, qui était notre artiste en résidence l’année dernière», raconte Yannick Nézet-Séguin, pour qui cette prestation virtuelle est également une chance d’exercer son art malgré la pandémie et les nombreux concerts annulés. 

«Le plat principal» du spectacle sera d’ailleurs composé du Quintette pour piano et cordes de Johannes Brahms, un compositeur allemand. Une œuvre classique, très chère à Yannick Nézet-Séguin qui la joue depuis toujours : «C’est une de mes pièces préférées que j’aime revisiter à intervalle régulier. Pour cette fois-ci, ça fait trois jours que nous sommes au Domaine.» 

Une ambitieuse exposition comme test face à la COVID-19

Expositions

Une ambitieuse exposition comme test face à la COVID-19

TOKYO — Une exposition phare ouvre vendredi à Tokyo, avec une débauche d’œuvres d’artistes célèbres dans l’un des plus prestigieux musées d’art contemporain de la capitale japonaise. Mais face à la pandémie, son ambition de succès populaire s’est transformée en défi.

Après cinq mois de fermeture, le musée Mori accueille de nouveau les visiteurs avec STARS, l’une de ses expositions les plus spectaculaires de ces dernières années.

Les festivals s’éclatent en Gaspésie

Musique

Les festivals s’éclatent en Gaspésie

Plusieurs l’attendaient, et il semble enfin avoir atteint la Gaspésie : le déconfinement culturel est là. La vie culturelle gaspésienne, qui est normalement ponctuée par les festivals, retrouve en partie son rythme grâce à l’autorisation des rassemblements de 250 personnes.

 L’espace culturel de la Gaspésie ne se laisse pas freiner par la pandémie et innove afin d’offrir des spectacles malgré le contexte actuel. Au cours des prochaines semaines, les représentations reprendront de plus belle dans la péninsule.

Le Festival en chanson de Petite-Vallée, l’organisme Musique du bout du monde, de Gaspé, ainsi que le Festival Bleu Bleu, de Carleton-sur-Mer, ont tous les trois mis sur pied des spectacles plus originaux les uns que les autres afin de diffuser la culture tout en respectant les mesures de la santé publique. 

«Une chose est certaine, on a pu développer notre agilité en tant qu’organisateur d’événements», croit le directeur communications et adjoint à la direction artistique du Village en chanson de Petite-Vallée, Marc-Antoine Dufresne.

Le 2 août, touristes et résidents auront l’occasion d’assister à deux spectacles tout à fait différents. Tout d’abord, au lever de soleil, le festival de Petite-Vallée présentera «Marc Hervieux aux aurores» à la halte routière du Cap-Barré, un magnifique belvédère qui surplombe le village de Grande-Vallée. Le spectacle aura lieu à 16 h 30 et est gratuit. En soirée, le Festival Bleu Bleu accueillera Klô Pelgag sur le banc de Carleton-sur-Mer. 

«Formule plus intimiste»

Quelques jours plus tard, le 6 août, le festival en chanson de Petite-Vallée renouera avec sa mission de présenter des artistes de la relève et recevra, parmi d’autres, Lou-Adriane Cassidy, Ariane Roy, Thierry Larose et Valence lors d’un spectacle qui se déroulera sur la galerie d’une «pionnière du festival», Denise Lebreux. «Ça fait partie de l’ADN de Petite-Vallée depuis 40 ans d’accueillir, mais surtout d’accompagner la relève», explique M. Dufresne.

Suivra, le 9 août, une présentation en forêt du groupe soul et funk Clay and Friends, à Gaspé. Le spectacle, organisé par Musique du Bout du Monde, aura lieu à quelques kilomètres sur centre-ville afin de pouvoir recevoir les 250 spectateurs tout en respectant la distanciation physique.

«Le contexte actuel nous permet de proposer une formule plus intimiste, près de la nature, ce qui nous excite particulièrement», note le directeur général de Musique du Bout du Monde, Steve Pontbriand. 

Le groupe Clay and Friends, qui a été sacré révélation Radio-Canada de 2020, devait clore le festival cette année s’il avait bel et bien eu lieu.

<em>Au nom de la terre</em>: Broyé par la maudite machine agricole ****

Cinéma

Au nom de la terre: Broyé par la maudite machine agricole ****

CRITIQUE / Bêtement résumé, Au nom de la terre raconte la chute d’un homme qui perd pied sous le poids de ses dettes et n’a plus rien auquel il peut s’accrocher, même sa famille aimante. Mais ici, c’est tout le contexte qui compte. Parce que Pierre Jarjeau est broyé par la maudite machine agricole qui le force à transformer la ferme familiale en industrie. En résulte un formidable et remuant drame social, superbement interprété et réalisé.

Au nom de la terre s’amorce en 1979 alors que Pierre (Guillaume Canet), 25 ans, rentre au pays pour retrouver Claire (Veerle Baetens) et reprendre la ferme familiale.

<em>Un divan à Tunis</em>: Une séance pétillante ***

Cinéma

Un divan à Tunis: Une séance pétillante ***

CRITIQUE / Un divan à Tunis arrive au cinéma à un bon moment. Comédie pétillante qui se déroule, on s’en doute, en Tunisie, le premier film de Manele Labidi offre dépaysement ensoleillé, galerie de personnages hauts en couleur ainsi qu’une perspective intéressante sur la condition féminine et sur un peuple écartelé entre ses désirs de liberté et la tradition.

Le long métrage repose sur le retour au pays de Selma (Golshifteh Farahani), après un exil (forcé, pour son père) de 25 ans à Paris. Nous sommes au lendemain de la révolution arabe et du départ du président Ben Ali. La trentenaire veut offrir ses services de psychanalyste pour aider ses compatriotes — d’où le divan du titre.

<em>Actes de violence</em>: Quand la réalité rejoint la fiction ***

Cinéma

Actes de violence: Quand la réalité rejoint la fiction ***

CRITIQUE / Il arrive parfois qu’un réalisateur se serve d’un film de genre pour proposer une réflexion. Plus rare encore, sans pour autant négliger l’aspect cinématographique et sans que ce soit prétentieux. C’est le cas d’Actes de violence (Random Acts of Violence), qui présente une intéressante perspective sur l’inspiration et la responsabilité des artistes.

Le débat fait rage depuis plusieurs années : jusqu’à quel point une œuvre «violente» peut-elle pousser un esprit dérangé à commettre l’irréparable par effet d’imitation ? Jay Baruchel n’a pas la prétention d’y répondre. Mais il creuse la question.

Sortir

Arts

Sortir

Les contes sur le parvis de la Maison de la littérature

Les dimanches du mois d’août, deux artistes de la parole s’alternent pour vous conter des histoires sur le parvis de la Maison de la littérature. Au programme, des histoires puisées dans le répertoire folklorique et d’autres provenant de leur imagination. Les conteurs Jacques Hébert et Maxime Plamondon vous invitent pour un moment rassembleur. Retrouvez-les sur le parvis de la Maison pour vivre une expérience littéraire en plein air. Les contes seront différents chaque dimanche! L’admission est gratuite et il y aura quatre représentations de 30 minutes, à 13 h 30, 14 h 15, 15 h et 15 h 45. 40, rue Saint-Stanislas. 

La tension monte dans <em>L’appartement</em>

Télé et Radio

La tension monte dans L’appartement

Cette téléréalité qui fonce au coeur de la vie de cinq colocs d’à peine 20 ans voit neuf nouveaux épisodes mis en ligne.

L’appartement suit cinq jeunes issus de différentes régions du Québec qui se sont installés à Montréal, en colocation, avec la tête remplie de rêves. Sarah-Maude, de Magog, veut devenir mannequin, Shadlyne, de Saint-Jean-sur-Richelieu, veut une place dans le monde des médias, Thomas, d’Edmunston, veut percer dans le monde de l’humour, Loïc, de Granby, croit s’intéresser au monde des affaires, alors que Pierre-Alexandre, de Lévis, veut changer d’identité et devenir une femme. Après six mois dans la grande ville, chacun tente férocement de trouver sa place autant dans sa vie personnelle que professionnelle. Certaines tensions naissent au sein des colocs qui affirment de plus en plus leur personnalité. Pour les abonnés du Club Illico.

AMINATA
Inspirée d’un roman canadien (The Book of Negroes), cette minisérie relate l’histoire d’Aminata, une fillette de 11 ans enlevée par des marchands d’esclaves en Afrique de l’Ouest et vendue à l’exploitant d’une plantation en Caroline du Sud. On suit sa vie alors qu’elle fuit vers New York et joint les rangs des Noirs qui se rendent avec les Loyalistes jusqu’en Nouvelle-Écosse. En grandissant, la jeune fille demeure obsédée par le rêve de rentrer dans son village natal, en Guinée. Sur Ici Télé, le jeudi à 23 h 05 jusqu’au 3 septembre. La série sera aussi diffusée sur ICI ARTV, à raison de deux épisodes par soir, du 10 au 24 septembre prochains à 21h.

EDGAR
Par ici les amateurs d’enquêtes et de résolutions de meurtres. On retrouve dans cette nouveauté le comédien Éric Robidoux dans le rôle d’Edgar Aquin, enquêteur redoutable au sens de l’observation hors du commun. Avec ses méthodes peu conventionnelles, son instinct aiguisé et sa logique unique, il parvient à prouver la culpabilité des suspects à tous les coups! Quatre rendez-vous d’une heure avec ce policier à la personnalité hors de l’ordinaire, les mercredis à 20h dès le 5 août sur CRAVE.

LES GRANDS REPORTAGES 
La semaine s’ouvre le lundi 3 août avec une chronique criminelle, soit L’affaire Odile Touche. En mai 2007, une mère de famille apparemment sans histoire est retrouvée chez elle, sauvagement assassinée. Mais son journal intime sera révélateur. Les amateurs de biographies de grandes personnalités seront quant à eux servis les 4 et 5 août avec un portrait d’Alain Delon, célèbre acteur des années 1960 qui plaisait autant aux femmes qu’aux hommes, et Brigitte Bardot qui, en 1973, alors qu’elle mène une carrière enviable, annonce qu’elle met un terme au cinéma afin de se consacrer entièrement à la défense et à la protection des animaux. On va ensuite dans un tout autre registre avec les incendies de forêt qui font rage partout dans le monde. La situation est inédite et le constat dressé par la communauté scientifique est plus qu’alarmant: nous sommes entrés dans l’ère du feu. Les 6 et 7 août à 20h sur Ici Télé.

UNE RIVIÈRE MÉTISSÉE
À l’occasion de la Journée internationale des peuples autochtones célébrée le 9 août prochain, la série DOC HUMANITÉ propose le documentaire Une rivière métissée, qui témoigne du remarquable parcours interculturel de Paryse Suddith, une avocate ayant pratiqué le droit autochtone sur la scène nationale et internationale et qui revient au Nouveau-Brunswick pour s’occuper de sa santé. Ayant appris récemment qu’elle était atteinte de la sclérose en plaques, cette femme de descendance cherokee, africaine-américaine et acadienne se lance dans une démarche de guérison avec une approche intégrale, ce qui l’amène à renouer avec ses racines. Ce documentaire est en ligne depuis le 31 juillet sur Ici Tou.tv, et sera diffusé sur ICI TÉLÉ, le samedi 8 août à 22h30 ainsi que le dimanche 9 août sur ICI ACADIE, dès 21h.

LES RAPTORS DE TORONTO VS LES LAKERS DE LOS ANGELES
Kyle Lowry, Pascal Siakam, Fred VanVleet, Chris Boucher et leurs coéquipiers des Raptors de Toronto sont de retour sur le court pour se mesurer aux Lakers de Los Angeles. C’est le début des matchs afin d’établir le classement en vue des séries éliminatoires le samedi 1er août à 20h30.

CÉLÉBRONS LA FIERTÉ
Une série de longs-métrages sont mis en ligne afin de souligner les festivités de Fierté Montréal. Notamment, Canada’s Drag Race: que la meilleure gagne, avec sous-titres en français, Euphoria, Bohemian Rhapsody, Les crevettes pailletées, The L Word : Génération Q, Rupaul’s drag race avec sous-titres en français, Awong foo, merci pour tout Julie Newmar, Le diable s’habille en prada, Maman très chère et Innocents, dès le jeudi 6 août sur CRAVE.

NATIONAL GEOGRAPHIC : RETOUR SUR LE TITANIC
Ceux qui ont manqué ce documentaire au printemps dernier peuvent se reprendre. Le film Titanic de James Cameron se voulait une production très ambitieuse dans l’histoire du cinéma. Le montage minutieux et les recherches exhaustives démontrent à quel point le réalisateur voyait son film comme une histoire vivante et voulait donner à l’auditoire l’impression d’avoir été présent lorsque le grand paquebot a basculé dans la mer. À Télé-Québec le mardi 4 août à 20h.

LES AS DE LA JUNGLE
Ils s’appellent Miguel le gorille, Junior le poisson-tigre, Gilbert le tarsier, Batricia la chauve-souris et Fred le phacochère-crooner. Ils sont accompagnés de Bob et Al, les deux crapauds du repaire, aux qualités multiples, surtout celles de captiver les tout-petits pendant l’été, dès 7h le matin, du lundi au vendredi, et à 9 h 45 les week-ends, sur les ondes de Télé-Québec. Tous les matins, du lundi au vendredi, dès 7h et les week-ends à 9h45 sur les ondes de Télé-Québec.

Y’A DU MONDE À MESSE
Cette semaine, l’animateur de ce fabuleux talk-show du vendredi, Christian Bégin, reçoit le comédien James Hyndman, l’animatrice Patricia Paquin, l’agricultrice Audrey Bogemans et l’analyste de politique américaine Élisabeth Vallet. En prestation musicale : Polo Bellemare et Denis Lavigne du groupe Les Frères à ch’val.

<em>The Fight</em>: Le combat d’avocats militants contre le gouvernement Trump

Cinéma

The Fight: Le combat d’avocats militants contre le gouvernement Trump

LOS ANGELES — Familles de migrants séparées, bataille juridique autour du droit à l’avortement, personnes transgenres écartées de l’armée: depuis l’élection de Donald Trump aux États-Unis, les défenseurs des droits civiques sont sur tous les fronts, comme le montre un nouveau documentaire.

The Fight, qui sort le 31 juillet enn vidéo sur demande alors que la campagne pour la réélection du président Trump bat son plein, suit les coulisses de cinq avocats aux prises avec les décisions les plus controversées du milliardaire conservateur élu fin 2016.

Le TIFF aura lieu malgré la pandémie, mais en se réinventant

Cinéma

Le TIFF aura lieu malgré la pandémie, mais en se réinventant

TORONTO — Le premier long métrage de l’actrice afro-américaine Regina King et deux films de la réalisatrice métisse/algonquine Michelle Latimer seront présentés au 45e Festival international du film de Toronto (TIFF), du 10 au 19 septembre.

Les organisateurs ont dévoilé jeudi les 50 films de l’événement qui sera bien sûr adapté à la pandémie, avec des projections en ligne pour les Canadiens et des présentations dans des ciné-parcs. Des projections en salles ne sont pas exclues pour l’instant, puisque Toronto entre vendredi dans la troisième phase du déconfinement de la province, mais les détails seront annoncés plus tard.

Le rappeur Solo 45 condamné à 24 ans de prison pour viols et séquestration

Musique

Le rappeur Solo 45 condamné à 24 ans de prison pour viols et séquestration

LONDRES — Le rappeur britannique Solo 45, une figure du grime en pleine ascension, a été condamné jeudi à 24 ans de prison pour avoir infligé viols et séquestration à quatre femmes, filmant certains de ses actes avec son téléphone portable.

Âgé de 33 ans, Andy Anokye a été condamné à Bristol pour 30 chefs de poursuites sur une période de deux ans.

La Cour suprême entendra l’appel de Mike Ward contre Jeremy Gabriel

Arts et spectacles

La Cour suprême entendra l’appel de Mike Ward contre Jeremy Gabriel

OTTAWA — L’humoriste Mike Ward pourra faire entendre sa cause devant la plus haute cour du pays.

La Cour suprême a annoncé jeudi qu’elle accepte d’entendre l’appel de l’humoriste Mike Ward, condamné par la Cour d’appel à payer 35 000 $ en dommages punitifs et moraux à Jérémy Gabriel.

Invoquant la liberté d’expression, Mike Ward souhaite que le plus haut tribunal infirme la décision rendue par la Cour d’appel en novembre 2019, décision qui confirmait en partie une décision du Tribunal des droits de la personne.

En 2016, ce dernier avait tranché en faveur de Jérémy Gabriel, qui soutenait avoir été calomnié et dénigré par l’humoriste dans ses spectacles. Le Tribunal des droits de la personne avait condamné Mike Ward à verser 35 000 $ à Jérémy Gabriel et 7000 $ à sa mère. La Cour d’appel avait toutefois libéré Mike Ward de l’obligation de verser le montant de 7000 $ à la mère du plaignant. La plus haute cour de la province avait néanmoins estimé, dans une décision partagée, que Mike Ward avait bel et bien tenu «des propos discriminatoires portant atteinte à la dignité» de Jérémy Gabriel.

Une des trois juges, Manon Savard, avait toutefois enregistré sa dissidence, affirmant que, selon elle, le Tribunal des droits de la personne n’avait pas analysé l’enjeu en s’appuyant sur le bon cadre juridique. La juge Savard estimait que «malgré leur caractère choquant et désobligeant, les propos de (Mike Ward) ne véhiculent pas un discours discriminatoire et ne cherchent pas à susciter auprès de son public une croyance selon laquelle la dignité du mis en cause Jérémy Gabriel, en raison de son handicap, est d’une moins grande valeur».

L’avocat de Mike Ward, Me Julius Grey, voyait déjà dans cette dissidence une base solide pour aller en appel. Dans son mémoire au plus haut tribunal, Me Grey affirmait qu’en «ces jours de rectitude politique, qui sont difficiles pour la liberté d’expression, il est essentiel d’établir qu’un discours impopulaire ou peut-être répugnant n’est pas équivalent à la discrimination».

Jérémy Gabriel est atteint du syndrome de Treacher Collins, une maladie congénitale caractérisée par des déformations du crâne et du visage. Il avait acquis une certaine notoriété au Québec lorsqu’il a chanté, à l’âge de neuf ans, pour le pape Benoît XVI à Rome en 2006.

Dans ses spectacles, Mike Ward affirmait que les gens étaient gentils avec «le petit Jérémy» parce qu’ils croyaient que le garçon allait mourir bientôt. Il l’avait qualifié de laid et de «pas tuable».

En défense, l’humoriste disait vouloir se moquer du fait que parler en mal de Jérémy Gabriel était considéré comme un tabou dans la société.

À l’issue de la décision de la Cour d’appel, en novembre, Mike Ward avait publié un message sur les réseaux sociaux dans lequel il affirmait que «L’humour n’est pas un crime. Dans un pays “libre”, un juge ne devrait pas dicter ce qui est faisable ou non en humour». Il ajoutait qu’il préfèrerait faire de la prison que de payer cette amende.

Comme c’est toujours le cas, qu’elle accepte ou qu’elle refuse une demande d’autorisation, la Cour suprême n’a pas justifié sa décision.

Dear Criminals présente <em>Lone Ride,</em> un spectacle unique et… très intime

Musique

Dear Criminals présente Lone Ride, un spectacle unique et… très intime

Le groupe «électro-minimal» Dear Criminals s’installera au Pantoum les 1er et 2 août afin d’offrir à ses spectateurs une expérience sans pareil. Pour respecter les consignes de santé publique, le trio montréalais donnera plusieurs prestations musicales devant une ou deux personnes, à la fois, le temps de leur chanson préférée.

Présenté initialement au Lion d’or, une salle montréalaise, le spectacle Lone Ride sera offert près de cinquante fois, au Pantoum, en deux jours.

De 16h à 20h, samedi et dimanche, le groupe donnera des «mini-concerts» dans une ambiance feutrée respectant la distanciation physique et les consignes sanitaires. Les spectateurs, qui auront préalablement choisi leur chanson préférée parmi Bad Black Days, Coco, Lies in Blue, Little Thief, Fuck the Stars, Plastic Flowers, Stay Tonight, Slowdisco, Thorns & Spades et Where We Started, pourront plus que jamais ressentir, au fond d’eux, les vibrations de leur musique favorite.

Pour Frannie Holder, Charles Lavoie et Vincent Legault, les trois membres de Dear Criminals, il était important, malgré la pandémie, d’offrir à leurs admirateurs un spectacle riche et unique, loin du virtuel. «Quand est arrivée la COVID-19, les diffusions virtuelles ou les shows de balcon n’étaient pas vraiment une option pour nous. On a diffusé la captation d’un spectacle qu’on avait fait il y a longtemps, mais c’est tout. […] Pour Dear, notre démarche est beaucoup autour du rapport au contexte d’écoute. On essaie toujours de créer un contexte d’écoute qui favorise la réception de notre œuvre musicale», explique Frannie Holder.

Selon la chanteuse, Lone Ride est une expérience artistique incomparable, mais aussi un moment très humain puisqu’un rapport d’intimité se crée entre le trio et la personne qui reçoit la chanson. «Quand on est assis devant les gens, une personne ou deux à la fois, et qu’on voit en live l’émotion que procurent la chanson, les voix et le contexte d’écoute, c’est vraiment spécial. Moi, je ne suis pas équipée dans la vie pour recevoir de l’émotion vive comme ça», raconte-t-elle.

Habituellement, une certaine distance temporelle ou même physique se crée entre les artistes, leur œuvre et les spectateurs, affirme Frannie. Cette dernière souligne que, même en spectacle, la foule devient une sorte de masse qui camoufle les diverses émotions des individus. Or, avec Lone Ride, les réactions sont pures, vives et fortes. «En treize ans, je n’ai jamais vécu quelque chose comme ça», insiste la chanteuse également musicienne.

Le spectacle Lone Ride flottait déjà dans l’air depuis quelques années. Mais, quand la Covid-19 est arrivée, le groupe s’est tout de suite dit «Ah! voilà. C’est maintenant qu’on fait ça», raconte Frannie, qui souligne qu’il était nécessaire pour Dear Criminals d’amener un spectacle qui liait les humains entre eux, particulièrement en ces temps difficiles.

En solidarité avec les petites salles

Si Lone Ride a permis à Dear Criminals de rencontrer personnellement son public et de connecter avec « l’unicité de chaque personne », la tournée de «mini-concerts» a également donné au groupe l’occasion de soutenir les petites salles de spectacles indépendantes.

Affaire Julien Lacroix: Rosalie Vaillancourt dit avoir agi selon ses valeurs

Arts

Affaire Julien Lacroix: Rosalie Vaillancourt dit avoir agi selon ses valeurs

«J’ai sûrement perdu des contrats ou des fans dans les derniers mois, semaines et jours, mais j’ai agi selon mes valeurs».

L’humoriste Rosalie Vaillancourt est revenue mercredi sur les allégations d’inconduites sexuelles qui pèsent sur Julien Lacroix. Dans un reportage publié lundi dans Le Devoir, plusieurs femmes alléguaient avoir été victimes d’inconduites sexuelles de la part de Julien Lacroix. Parmi elles, une ancienne conjointe, qui s’était confiée à l’époque à Rosalie Vaillancourt.

«Je refusais de travailler avec Julien depuis plusieurs mois déjà, a écrit Rosalie Vaillancourt sur son compte Instagram, mercredi. J’avais peur de le croiser. J’ai essayé de parler à des gens, mais j’ai été tellement déçue. Des personnes que j’aimais profondément me disaient de me taire ou n’écoutaient pas.»

Plus de détails à lire sur le site de La Presse.

Tournages à Québec: ComediHa! amorce son virage numérique

Arts

Tournages à Québec: ComediHa! amorce son virage numérique

ComediHa! repart la machine en devançant son virage numérique. Touchée de plein fouet par la pandémie, l’entreprise de divertissement de Québec expérimentera «de façon humble» une nouvelle formule en reprenant à la mi-août le tournage des séries Traits d’humour et One Mini Show, ce qui confirme de facto leur renouvellement pour une sixième et deuxième saisons respectivement. Quelques privilégiés pourront en effet assister aux enregistrements au Théâtre Petit-Champlain… et en ligne!

Au bout du fil, Sylvain Parent-Bédard, président et chef de la direction de ComediHa!, ne cache pas sa fébrilité. Après l’arrêt de toutes les productions en mars en raison de la COVID-19, «c’est comme si c’était la première fois. Il y a quelque chose de spécial.»

Ce «spécial», c’est le premier pas d’une démarche que ComediHa! se voit forcée d’entreprendre plus tôt que prévu. L’entreprise, en pleine croissance, travaillait déjà à un plan pour qu’elle puisse se doter de sa propre chaîne numérique, de la vidéo sur demande autonome et un site Web complètement repensé.

Même s’il a dû annuler son festival 2020, Sylvain Parent-Bédard ne lance pas la serviette pour autant. «Le spectacle vivant et les arts de la scène ne sauraient être remplacés à long terme par des prestations virtuelles, mais il y a moyen d’offrir une expérience différente et intéressante», croit-il.

En commençant par l’enregistrement des deux séries. Une cinquantaine de «privilégiés» pourront assister à chaque tournage. Les membres de ComediHa! ainsi que des clients de Videotron, de Loto-Québec et de la Banque Nationale obtiendront, eux, un laissez-passer virtuel qui leur «permettra de vivre la captation comme s’ils étaient en studio» — gaffes et arrêt de production compris.

Un événement qui différera de la diffusion du produit complété de Traits d’humour sur Unis TV, par exemple.

Les enregistrements seront gratuits et ComediHa! annoncera bientôt les modalités d’inscription sur son site Internet.

«On voit la lumière au bout du tunnel», s’exclame Sylvain Parent-Bédard à propos de ces tournages qui s’accompagnent d’ententes de diffusion totalisant 1,6 M$.

Le One Mini Show comptera sur Charles Pellerin, Alexandre Bisaillon, François Boulianne, Mike Beaudoin, Étienne Dano et Eddy King. 

Pour ce qui est de Traits d’humour, consacré à la crème du ComediHa! Club, un animateur vedette sera jumelé à quatre talents émergents. On y retrouvera, entre autres, Mélanie Ghanimé, David Beaucage, Louis T, Rosalie Vaillancourt, Julien Dionne et Eddy King.

Les tournages, du 12 au 21 août, seront réalisés par Raphaël Malo.

Une publication de Madonna sur la COVID-19 bloquée par Instagram

Arts et spectacles

Une publication de Madonna sur la COVID-19 bloquée par Instagram

WASHINGTON — Une publication de Madonna sur Instagram a été bloquée par le réseau social au motif qu’elle propageait de fausses informations sur le coronavirus, après que la superstar de la chanson eut posté un extrait d’une vidéo également retweetée par Donald Trump.

Dans cette publication partagée auprès de ses plus de 15 millions d’abonnés, Madonna affirmait qu’un vaccin efficace était disponible depuis des mois, mais qu’il était gardé secret «pour laisser les riches devenir encore plus riches et les pauvres et les malades devenir encore plus malades».