Musique

Hubert Lenoir courtise Kanye West dans une vidéo

Hubert Lenoir veut collaborer avec le «roi de la musique», Kanye West, et a pris les grands moyens pour y parvenir. L'auteur-compositeur-interprète de Québec a publié une vidéo en anglais sur son compte YouTube mercredi, où il invite le rappeur américain à «changer le monde» avec lui.

Dans le document de plus de sept minutes intitulé A request to Kanye West (Uncensored), Hubert Lenoir prend lui-même la parole, affublé d'un «costume de Mozart», pour raconter son parcours. On l'y voit dans divers lieux de Québec — «la plus belle ville au monde» —, dont le secteur du boulevard des Chutes, à Beauport.

S'adressant directement à West, Lenoir prend toutefois la peine d'émettre un avertissement à titre d'introduction, affirmant ne pas endosser les positions politiques du rappeur, puis il continue:

«Bonjour, je t’aime. Mais parfois j’en ai honte. Si je n’ai jamais pensé te tuer, j’ai souvent pensé de te frapper en pleine face», raconte-t-il.

Le finaliste au prix Polaris, qui propose ainsi sa carte visite au monde anglophone, poursuit en expliquant son histoire et sa démarche artistique. «Je suis Canadien français, alors pardonne mon accent», demande-t-il d'entrée de jeu, avant de parler de la création de son «opéra post-moderne appelé “Darlène”».

Juste une p'tite nuite: le tapis rouge

Arts

Les galoches du bonheur: deux fées au parc

«Un» fée des soucis aux allures de Marilyn Manson forme à contrecœur la prochaine fée du bonheur. Il tente de saboter ses chances à son examen final, qui consiste à aider une famille de cordonniers ambulants à retrouver leur joie de vivre, à l’aide de souliers magiques.

David Bouchard signe une adaptation plus que libre du conte Les galoches du bonheur écrit par Hans Christian Andersen au XIXe siècle, qu’il promènera dans les parcs de Québec. «Je n’ai pas repris la structure du conte, mais j’ai gardé les deux fées, l’objet magique et la morale de l’histoire, qui est qu’il faut faire attention à ce qu’on souhaite», indique-t-il. Ceux qui se retrouvent les galoches aux pieds ne seront donc pas nécessairement miraculeusement comblés. 

Un pied dans l’univers du conte traditionnel et un autre bien ancré dans des référents modernes, l’équipe de concepteurs a imaginé un univers truffé d’anachronismes qui devrait faire sourire parents et enfants. «Le fée des soucis ressemble à Marilyn Manson, alors que l’aspirante fée du bonheur est plutôt habillée en Chanel, mais un peu de tulle dépasse de leurs vestons. Elle a un walkman, mais elle aimerait bien acheter un ordinateur pour mieux communiquer avec les clients. La famille de cordonniers est plutôt pauvre, avec un chariot-bicyclette bringuebalant», décrit-il.

«Le» fée? Pourquoi pas? «Il m’est apparu comme ça. Je trouvais intéressant que ce soit un homme qui ait dû évoluer dans un monde traditionnellement féminin, que ça explique un peu pourquoi il est devenu plus sévère», explique David Bouchard.

Défi d’acteur

Le bonheur, comme l’attention du jeune public, est un élément difficile à capter et facile à perdre. «C’est un magnifique défi d’acteur. Nous sommes dehors, dans un environnement non contrôlé, avec potentiellement une route derrière où des camions passent. C’est presque sportif, il faut bien attaquer, maintenir l’attention, pour moi, c’est complètement logique que ça arrive à la fin du parcours du Conservatoire», expose David Bouchard.

«J’ai voulu me servir du lieu, donner l’impression que les personnages arrivent là par hasard, qu’on ne fasse pas semblant qu’ils sont ailleurs. Je peux faire arriver un personnage de l’autre côté de la rue ou lui faire finir une réplique vraiment près du visage d’un des spectateurs», indique Bouchard, qui a fait un an à l’École nationale de théâtre avant de poursuivre sa formation au Conservatoire d’art dramatique de Québec.

En s’inspirant du théâtre La Roulotte de Paul Buissonneau, qui permet aux jeunes acteurs formés à Montréal de mettre leur talent à l’œuvre dans les parcs de la métropole, il a fondé Théâtre en Quartiers.

Les galoches du bonheur a été présenté une quarantaine de fois à Laval l’été dernier, alors qu’une vingtaine de représentations sont prévues dans la capitale cet été, avec une nouvelle distribution comprenant deux étudiants de 2e année du Conservatoire, David Boily et Maude Chiasson, ainsi que deux finissants, Élie St-Cyr et Maude Boutin St-Pierre.

«La proposition répondait à quelque chose que la Ville de Québec avait envie de faire, alors que Jacques Leblanc au Conservatoire était heureux d’avoir un projet jeunesse dans lequel impliquer des étudiants», note-t-il. Diplômé du conservatoire en 2015, David Bouchard est cofondateur de La Brute qui pleure, qui a présenté Froid et qui présentera Beef à Premier Acte l’an prochain. «Théâtre en Quartiers est un peu le pendant jeunesse de la compagnie», note-t-il.

Neuf représentations grand public sont prévues du dimanche 22 juillet au samedi 18 août. Les dates et les lieux ici

Arts

La convention Comic-Con sans Marvel et HBO

SAN DIEGO — Plus de 130 000 amateurs de culture pop étaient attendus mercredi dans le quartier de Gaslamp, à San Diego, pour la convention Comic-Con, la grand-messe annuelle des superfans costumés et des commanditaires corporatifs qui veulent capter leur attention.

Vous voulez casser la croûte dans une réplique fonctionnelle du Demolition Man de Marco Brambilla pour le 25e anniversaire du film? Ou assister à une fausse cour martiale de Poe Dameron pour avoir mené une mutinerie dans Star Wars: Le dernier Jedi? Que diriez-vous d’une dégustation de vin et de bière avec Neil deGrasse Tyson? Ou d’une expérience Ready Player One avec des stations de jeu rétro et la recréation de la chambre 237 de The Shining (L’Enfant lumière)?

Si vous aimez la culture pop, il est très probable qu’il y ait quelque chose de fait sur mesure pour vous au Comic-Con 2018.

Ce qui a pris naissance avec le rassemblement de 300 personnes en 1970 s’est transformé en opération massive avec des événements toute l’année. Mais le Comic-Con de San Diego est la célébration incontournable. Les billets pour un accès de quatre jours et la nuit d’avant-première peuvent coûter tout près de 300 $ US, avant l’hôtel, les frais de déplacement, la nourriture et les souvenirs.

Et les participants en sont venus à s’attendre à de la marchandise exclusive au centre des congrès, à de nouvelles annonces de certains des plus grands studios d’Hollywood et à des projections de films et d’émissions de télévision anticipés.

Cette année, le studio Warner Bros débarque avec des vedettes et des images de Aquaman, de Shazam, des Animaux fantastiques : Les Crimes de Grindelwald et de La grande aventure Lego 2. Sony mousse son film dérivé de Spider-Man, Venom. Et Universal Pictures titille avec Halloween et Glass de M. Night Shyamalan.

«Pas banal»

Du côté de la télévision, les téléphiles auront un aperçu de la nouvelle star de Doctor Who, Jodie Whittaker, et auront la chance de voir Star Trek: Discovery et Riverdale. Et les services de diffusion continue comme Netflix et Hulu seront également de retour avec des offres comme Iron Fist, de Marvel, et le nouveau Castle Rock, produit par J.J. Abrams et basé sur des histoires de Stephen King.

Mais quelques-uns des principaux acteurs sont visiblement absents du Hall H, la salle de 6500 places du Convention Center de San Diego, qui offre les présentations les plus prestigieuses et attire souvent des fans enthousiastes prêts à camper toute la nuit pour obtenir un siège convoité. On note parmi les absents les plus importants cette année les studios Marvel, HBO (Le trône de fer) et Disney (Star Wars).

«Ce n’est pas banal quand des propriétés majeures comme Marvel, Star Wars ou HBO ne se présentent pas, explique Germain Lussier, un journaliste qui participe au congrès depuis 15 ans. Au cours de la dernière décennie, les panneaux de Marvel Studios ont toujours été la chose la plus attendue par les cinéphiles de Comic-Con, et ils ont toujours livré la marchandise avec des séquences exclusives, d’énormes nouvelles et de grandes surprises.»

Cependant, les horaires de production sont essentiellement responsables de leur absence. M. Lussier note que chacun des absents a un grand (et intensément secret) nouveau chapitre à venir en 2019, y compris Avengers 4, Star Wars: Épisode IX et la dernière saison du Trône de fer.

«Au lieu de se présenter et de décevoir les fans, ils choisissent de rester chez eux pour ne pas gonfler les attentes», explique-t-il.

D’autres marques et propriétés pourraient bénéficier d’avoir ainsi le champ libre.

Télé et radio

Thomas Mulcair remplace Luc Lavoie à «La Joute»

MONTRÉAL — L'ancien chef du Nouveau Parti démocratique Thomas Mulcair a beau quitter la vie politique active, il ne s'éloigne pas beaucoup de son sujet.

En plus de ses nouvelles tâches d'enseignement à l'Université de Montréal cet automne, il a accepté de commenter l'actualité politique pour deux réseaux de télévision et une station de radio, en français et en anglais.

M. Mulcair se joint notamment à l'équipe d'analystes de l'émission d'affaires publiques «La Joute», à TVA. Il commentera aussi l'actualité politique en anglais: deux fois par jour à l'antenne de la station de radio montréalaise CJAD, et deux fois par semaine pour la chaîne de nouvelles CTV News.

À l'antenne de «La Joute», il remplacera en quelque sorte le fédéraliste Luc Lavoie qui, comme le souverainiste Bernard Drainville, a dû choisir entre TVA et ses «activités extérieures» à la radio. M. Drainville sera quant à lui remplacé par Stéphane Bédard, ancien ministre et leader parlementaire du Parti québécois, lors du retour en ondes de «La Joute» le 13 août.

Professeur à l'Université de Montréal

L'ex-député fédéral d'Outremont, âgé de 63 ans, a annoncé en février qu'après son retrait de la vie politique active, il serait professeur au département de science politique de l'Université de Montréal. Il enseignera principalement à la toute nouvelle maîtrise en environnement et développement durable, mais aussi à la maîtrise en affaires publiques et internationales. M. Mulcair collaborera par ailleurs aux activités du Centre d'études et de recherches internationales (CÉRIUM) et de l'Institut de l'environnement, du développement durable et de l'économie circulaire.

Ancien ministre libéral de Jean Charest à Québec, M. Mulcair avait ensuite été élu député fédéral néo-démocrate lors d'une élection partielle dans Outremont en 2007, avant de devenir chef du parti en 2012, après la mort soudaine de Jack Layton, qui avait mené le NPD au statut d'opposition officielle pour la première fois de son histoire.

Mais lors du scrutin suivant, en octobre 2015, le NPD a terminé troisième, et six mois plus tard, M. Mulcair a été rejeté par les membres de son parti lors d'un vote de confiance (48 pour cent d'appuis). Il est demeuré en poste jusqu'à ce que Jagmeet Singh devienne chef du NPD, l'automne dernier.

Arts

«Une petite fenêtre» pour Dédé

«J’espère que de là-haut, il a une petite fenêtre pour voir ce qui se passe en bas.»

Réal Fortin est fébrile. Dans quelques heures, le frère aîné de André «Dédé» Fortin assistera à la première du spectacle Juste une p’tite nuite, un hommage aux Colocs présenté par le Cirque du Soleil. Une trentaine de membres de la famille Fortin seront réunis à l’amphithéâtre de Trois-Rivières pour découvrir comment le cirque s’est inspiré de l’univers de Dédé pour créer un spectacle unique.

Télé et radio

Le défunt acteur Robin Williams se raconte dans un nouveau documentaire

NEW YORK — Un nouveau documentaire sur Robin Williams raconte l’histoire du défunt acteur, en utilisant sa propre voix.

Robin Williams: Come Inside My Mind pige dans une riche banque d’archives pour exposer la perspective de l’artiste aux téléspectateurs.

La réalisatrice Marina Zenovich souligne que Williams présentait un numéro dans les années 1970, lors duquel il invitait les gens à parcourir ses pensées.

Le film présente l’histoire de l’artiste, de sa montée en popularité comme humoriste, jusqu’à sa mort en août 2014. Williams, qui souffrait de démence à corps de Lewy — une maladie neurodégénérative —, s’est enlevé la vie à l’âge de 63 ans.

Le documentaire a été conçu pour célébrer l’incroyable talent de Robin Williams, a affirmé la réalisatrice.

Le film, qui comprend des entrevues avec David Letterman et Billy Crystal, a été présenté sur le réseau HBO lundi. Il est maintenant accessible aux abonnés du service de vidéo sur demande HBO Now.

Cinéma

Appel à libérer Serebrennikov à Avignon

AVIGNON — Contre «le régime de la peur», un appel a été lancé mardi au Festival d’Avignon pour la remise en liberté du metteur en scène et cinéaste russe Kirill Serebrennikov, assigné à résidence depuis un an à Moscou, à la veille d’une audition qui doit examiner la prolongation de cette mesure.

De jeunes artistes portant un T-shirt sur lequel était écrit «Free Kirill» ont été applaudis lors d’un événement organisé par l’artiste français David Bobée, qui a collaboré avec le metteur en scène russe arrêté en août pour «détournement de fonds».

Comme lors du Festival de Cannes en mai, une chaise vide a été placée sur une tribune en hommage au directeur artistique du Centre Gogol de Moscou, un théâtre contemporain moscovite réputé. «Demain, il y aura une audition. Et à Avignon c’est la journée hommage à Kirill Serebrennikov [...]. Tout est très étrange dans ce monde», a commenté mardi le Centre sur sa page Facebook.

Serebrennikov, qui rejette les accusations de détournement de fonds publics, a été arrêté, alors qu’il venait de terminer le tournage de Leto (L’été), film projeté à Cannes.

Son arrestation a causé une onde de choc dans le monde et des motivations politiques ont été avancées, bien que Serebrennikov ne soit pas ouvertement opposé à Vladimir Poutine.

«Kirill Serebrennikov est un homme dangereux», a déclaré la dramaturge française Gerty Dambury devant un parterre de festivaliers à Avignon. «Il doit l’être vraiment, pour qu’un immense pays, détenteur de la deuxième armée du monde, juge opportun et rassurant de l’enfermer», a-t-elle ironisé.

Fin avril, un tribunal de Moscou a prolongé l’assignation en résidence du metteur en scène.

«Des hommes du FSB [services de sécurité russes], ancien KGB, campent devant sa porte depuis près d’un an maintenant [...] Il n’a pas pu rendre de dernière visite à sa mère, décédée il y a trois mois», a précisé Mme Dambury.

Lors de son arrestation, le Russe de 47 ans préparait une pièce pour le Festival d’Avignon sur le photographe chinois Ren Hang, qui s’est donné la mort à l’âge de 29 ans en février 2017 selon plusieurs médias.

Cette pièce «sera créée exactement comme Kirill le souhaite» et «figurera dans la programmation» d’Avignon 2019, a annoncé la dramaturge. Une information que le Festival n’a pas confirmée immédiatement.

Serebrennikov a déjà présenté deux spectacles à Avignon: une version théâtrale de Les Idiots d’après le film de Lars von Trier (2015) et Les âmes mortes de Nikolaï Gogol (2016).

«Régime de la peur»

À 48 ans, il avait secoué la scène théâtrale moscovite avec des œuvres avant-gardistes qui provoquent la colère des milieux conservateurs. On lui reproche d’user de la nudité et d’injures sur scène et de se livrer à des adaptations personnelles des classiques russes.

«Bien sûr que Kyrill est depuis des années harcelé par l’Église et par l’État, par la presse officielle [...] Il y a eu des menaces de mort sur son portable, postées, portées chez lui», a indiqué Mme Dambury dans son discours.

«Le monde de Kirill comme celui de Ren Hang ne peut pas être touché par le régime de la peur», selon le discours prononcé à Avignon.

Musique

Depeche Mode au palmarès des Vieilles Charrues

CARHAIX-PLOUGUER — Joyeux assortiment de styles concocté pour un public aux oreilles «grandes ouvertes», la 27e édition des Vieilles Charrues de Carhaix, en Bretagne, accroche cette année Depeche Mode à son palmarès, et multiplie les occasions de fête, sous les auspices de Bollywood.

Le groupe britannique «Depeche Mode, ça fait 15 ans qu’on leur court après, on est récompensé de notre persévérance», souligne en souriant Jean-Jacques Toux, programmateur du premier festival de musique français en terme de fréquentation, qui se déroulera du 19 au 22 juillet.

C’est dans une ambiance «d’été indien» kitsch et coloré, qu’Olli & the Bollywood Orchestra, fruit de l’alliance étonnante entre un musicien breton et des instrumentistes indiens, lancera les festivités jeudi.

Des «pointures», le festival dont l’une des ambitions est de contrer la désertification économique du Centre-Bretagne, en a encore à revendre cette année, notamment britanniques. Gorillaz, le plus célèbre des groupes virtuels, arrivera avec un album surprise, The Now Now, tandis que le tapageur Liam Gallagher (ex-Oasis), figure de la Britpop des années 90, reviendra casser la baraque en solo.

Robert Plant, chanteur mythique de Led Zeppelin, fermera le bal dimanche avec son rock profond mâtiné de folk, blues et de tonalités d’Afrique du Nord. Pour ne pas frustrer les fans de l’artiste, dont la présence aux Vieilles Charrues n’avait pas encore été annoncée à l’ouverture de la billetterie en décembre, les organisateurs ont dû suspendre les ventes, voyant s’envoler 120 000 billets en seulement deux heures, de peur que les fans ne puissent se mobiliser à temps.

«Il y a la programmation mais il y a aussi l’esprit du festival. Les Charrues, c’est une bulle de liberté, une cérémonie bretonne où tout le monde veut communier», résume Jean-Jacques Toux.

Pas de frontières

«On a depuis longtemps un public très joueur et il y a chaque année un thème coloré et fédérateur pour faire la fête», renchérit le directeur Jérôme Tréhorel.

Comme l’an dernier, l’édition 2018 aura une tonalité très rap, du classique IAM aux punchlines de Damso, en passant par Bigflo & Oli, Rilès, Lomepal et Orelsan.

«Notre public a sensiblement rajeuni ces dernières années, c’est intéressant car ça veut dire que le festival ne s’adresse pas qu’à des quadras», se félicite M. Toux, qui salue des festivaliers «curieux, aux oreilles grandes ouvertes».

Rock psyché de Portugal.The Man, rock scénique libéré de Lysistrata, trip-hop de Massive Attack, pop pétillante de Jain, la Québécoise Cœur de Pirate, chanson au verbe âpre d’Eddy de Pretto, sans oublier la fougue de Véronique Sanson ou les Négresses vertes, qui se retrouvent 30 ans après leur premier album... les Vieilles Charrues multiplient les univers musicaux.

«On n’a pas de frontières», revendique Jean-Jacques Toux, rappelant que 50% des artistes programmés sont encore «en développement».

Le paysage ne serait pas complet sans la scène électro et ses multiples variantes. Aux côtés de Fatboy Slim, l’un des pionniers du genre volontiers irrévérencieux, la deep house imprégnée de rock du duo parisien Ofenbach, les Belges Soulwax ou le DJ norvégien Kygo... «La programmation s’accélère avec des groupes qui émergent très vite et très fort. Il faut être réactif», reconnaît Jérôme Tréhorel, citant l’exemple de Kygo, «devenu en quelques mois un artiste planétaire».

La 26e édition des Vieilles Charrues avait enregistré 280 000 festivaliers en quatre jours.