Abonnez-vous à nos infolettres. Obtenez en plus et assurez-vous de ne rien manquer directement dans votre boîte courriel.

Arts

Charles-Éric Bouchard: une aventure de rêve grâce à Lionel Messi

L’acrobate Charles-Éric Bouchard, originaire de la région de Portneuf, vit une aventure de rêve avec le Cirque du Soleil. Installé à Barcelone depuis la mi-octobre pour quatre mois, le jeune artiste de 25 ans fait étalage de ses habiletés à la corde lisse devant plus de 3000 spectateurs, chaque soir, à l’occasion du spectacle «Messi10» consacré à la mégastar du soccer, Lionel Messi.

L’artiste ne s’attendait pas à pareil engouement autour du célèbre numéro 10 du FC Barcelone, footballeur le mieux payé de la planète avec des revenus annuels de quelque 190 millions $. Une semaine de représentations a été ajoutée à compter du 4 janvier.

«Au Canada, Messi n’est pas très connu. Honnêtement, moi-même je ne savais pas trop qui c’était. C’est fou, tu marches dans la rue et tout le monde a un chandail de Messi. C’est un gros phénomène», explique-t-il depuis la capitale catalane.

La passion du jeune homme pour les acrobaties et autres contorsions a débuté très jeune. Les deux heures hebdomadaires de gymnastique à Pont-Rouge ne suffisant pas à satisfaire le gamin de 12 ans, sa mère l’a inscrit à l’École de cirque de Québec, puis au programme sport-études de l’école Cardinal-Roy. Un passage à l’École nationale de cirque de Montréal lui a ensuite procuré une carte de visite de choix pour faire le saut avec le Cirque du Soleil en 2017.

Spécialiste du trapèze en duo, Charles-Éric a été contraint à délaisser cette discipline pour la corde lisse, à la suite d’une opération au pied. «J’ai dû me réorienter. Je voulais une discipline qui ne solliciterait pas trop ma cheville, mais qui allait rester acrobatique. J’ai vu des gens faire de la corde lisse. J’ai essayé et j’ai aimé ça.»

Livres

Les lumières vives de Virginia Pésémapéo Bordeleau

Virginia Pésémapéo Bordeleau ne sait pas exactement à quoi s’attendre du spectacle prévu vendredi soir pendant le Salon du livre des Premières Nations. Mais elle prévoit une soirée «intense en émotions».

Waaskimaastiwaawin (qui signifie lumière vive) est un spectacle hommage consacré à l’œuvre de la poète, romancière et artiste-peintre crie, qui célébrera l’an prochain ses 40 ans de carrière. C’est même une illustration de son visage qui orne l’affiche du 8e Salon du livre des Premières Nations. 

Dire que tout ça a commencé par une boutade que l’artiste établie en Abitibi a envoyée à Louis-Karl Picard-Sioui, directeur de l’événement littéraire de Québec. Elle lui avait dit qu’en raison de son âge et de la longévité de sa carrière, elle était mûre pour un hommage… «J’avais lancé ça à la blague, et ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd», raconte-t-elle en riant. 

Le geste la touche beaucoup. Virginia Pésémapéo Bordeleau, née d’un père québécois et métis et d’une mère crie, s’est d’abord fait connaître pour son art pictural, dans les années 80. Elle a publié son premier roman, Ourse Bleue, en 2007. Mais elle tient à préciser qu’elle écrit depuis qu’elle a 12 ans, depuis presque aussi longtemps qu’elle peint, finalement. Dès 1983, elle publie dans des revues, notamment La Vie en rose, un magazine d’actualité féministe, à l’invitation de son amie, la regrettée Hélène Pedneault. Mais il lui a fallu du temps pour se «prendre au sérieux comme écrivaine», explique-t-elle. 

Après Ourse Bleue a suivi De rouge et de blanc, un recueil de poésie qui regroupe certaines de ses publications antérieures. L’amant du lac, en 2013, a été présenté comme le premier roman érotique d'une auteure amérindienne au Québec, tandis qu’avec L’enfant hiver, elle a exploré des thèmes récurrents chez elle, le deuil, la mort, qui se transforment invariablement en lumière. Son dernier recueil de poésie, Poésie en marche pour Sindy, a été publié en 2018 aux Éditions Quartz, une maison d’édition de Rouyn-Noranda. Elle y aborde un sujet délicat, celui des femmes autochtones assassinées et disparues. Elle a aussi réalisé sur le même thème un projet d’arts visuels, Les brodeuses, en duo avec une artiste mexicaine, Guillermina Ortega, qui s’intéresse au même phénomène dans sa communauté. 

Place aux écrivains autochtones

Fidèle participante du Salon du livre des Premières Nations, Virginia Pésémapéo Bordeleau estime qu’il s’agit d’un événement particulièrement unique, le seul dans le genre au Canada à sa connaissance. «Il y a vraiment quelque chose d’exceptionnel qui s’y passe, insiste-t-elle. On parle de choses dont on ne parle pas ailleurs. Je veux continuer à écrire pour pouvoir y venir toutes les années», avoue-t-elle en riant. 

Le monde de l’édition a bien changé depuis ses débuts comme écrivaine. Elle se considère chanceuse d’avoir une amie qui l’a introduite aux Éditions de la Pleine lune, là où on lui a donné la chance de publier son premier roman.  

«Heureusement que Rodney Saint-Éloi est arrivé ensuite, parce qu’il a décidé de publier tout ce qu’il y avait d’autochtone au Québec. Et il l’a très bien fait», ajoute-t-elle, en parlant de la maison d’édition Mémoire d’encrier, qui s’est spécialisée dans la publication de voix d’origines diverses. 

Virginia Pésémapéo Bordeleau, qui dit lire presque tout des auteurs autochtones, constate qu’il est rendu plus aisé de publier. «Je pense que les gens ont découvert une écriture et le talent des voix autochtones. C’est une voix qui est différente», insiste-t-elle. L’écrivaine avoue aussi profiter du Salon du livre pour faire ses emplettes de l’année.

Durant l’événement, elle participera à de nombreuses activités, tables rondes, séances de signature, déjeuners-poésie, dans les deux lieux principaux de la manifestation littéraire, la Maison de la littérature et le Morrin Centre. 

Ensuite, elle retournera dans ses terres, près de Rouyn-Noranda, pour retrouver l’espace et le silence nécessaire à la création. Elle prévoit entreprendre une nouvelle série de tableaux et espère pouvoir mettre en chantier son prochain projet littéraire.

Le 8e Salon du Livre des Premières Nations se tient de jeudi à dimanche à Québec. Pour info : kwahiatonhk.com 

Actualités

Jusqu’où l’humour peut-il aller ?

Est-ce que l’humour noir a encore sa place en 2019? L’humoriste Faf est l’un de ceux qui repoussent parfois les limites alors que certaines personnes dénoncent que l’on fasse des blagues sur les agressions sexuelles ou la violence envers les enfants. La Tribune vous présente deux points de vue sur la question.

« Je veux seulement faire rire », plaide Faf

Pierre-Luc Grenier alias Faf se définit comme un humoriste noir. Il blague constamment sur le viol, la violence conjugale et même la violence envers les enfants. Il sait qu’il peut choquer, mais il estime que son humour a bel et bien sa place au Québec.

Sa page Facebook donne une bonne idée du genre de blagues racontées par l’humoriste qui est en spectacle mercredi soir au bar Le Magog.

« La vie sexuelle avec ma blonde n’est plus la même depuis qu’elle a lu un livre sur le consentement » ou encore « Je m’en viens de plus en plus difficile sur mon choix de fille, c’est normal, le prix du GHB ne cesse de monter. »

« Je pense que ce sont des blagues que le monde aime entendre, indique celui qui a fait plusieurs premières parties de Jean-François Mercier et Mike Ward. Ma théorie c’est que la grande majorité des gens aiment ce genre d’humour, mais ils n’osent pas les faire en public. Oui il y a des gens qui peuvent être offensés, j’en suis très conscient, mais je pense qu’ils sont en petit nombre. Il y a beaucoup de gens qui sont offencés pour les autres. »

L’humour noir a même un effet thérapeutique sur certaines personnes selon Pierre-Luc Grenier.

« J’ai fait un spectacle dans un bar à Québec et il y avait un gars qui venait juste de perdre un de ses parents à cause du cancer et j’avais fait une blague sur le cancer. Il est venu me voir pour me dire que je ne pouvais pas savoir à quel point je lui avais fait du bien. »

Expositions

Deux expos d’envergure à Québec en 2020

Québec accueillera deux expositions d’envergure à Québec en 2020 : «Turner et le sublime» au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) et «Effets spéciaux» au Musée de la civilisation. Les deux institutions obtiennent chacune un coup de pouce de 500 000 $ de Québec et de la Ville de Québec à cet effet.

L’exposition consacrée au grand maître J.M.W. Turner (1775-1851), du 20 juin au 27 septembre, est une exclusivité canadienne. Pas moins de 75 œuvres du peintre de la lumière, considéré comme un des précurseurs de l’impressionnisme, seront exposées — en majorité de la célèbre collection du musée Tate.

Théâtre

«Nikki ne mourra pas»: déjouer la spirale

CRITIQUE / «J’ai peur de finir à jamais triste comme toi», lancera à un moment le personnage central de «Nikki ne mourra pas» à sa mère, qui sombre peu à peu dans l’alcool. Ces dix petits mots résument le cœur de cette première pièce du Collectif des sœurs Amar, qui aborde avec vivacité et sensibilité le thème de la maladie mentale et des dommages collatéraux vécus par les proches de ceux qui en sont atteints.

Nikki ne mourra pas, qui vient de prendre l’affiche à Premier Acte, c’est d’abord une relation parent-enfant devenue toxique à cause des problèmes de dépendance de la mère. C’est aussi un récit initiatique racontant le passage à l’âge adulte — transition complexe même dans des contextes plus cléments — d’une jeune femme angoissée par le legs que lui ont laissé un père suicidé et une mère alcoolique.

Cinéma

Polanski accusé de viol: sortie mouvementée pour «J’accuse»

PARIS — «J’accuse», la reconstitution de l’affaire Dreyfus par Roman Polanski, est sorti mercredi dans 520 salles en France sur fond de polémique, le réalisateur étant visé par une nouvelle accusation de viol qui embarrasse le cinéma français.

Après l’annulation d’une avant-première à Paris mardi en raison d’un blocage de dizaines de féministes, le mot-clic #BoycottPolanski est apparu sur les réseaux sociaux, tandis que certains y détournaient les affiches du film, transformant le «J’accuse» en «J’abuse» ou «J’acquitte».

«Je n’irai pas voir le film de Polanski, je ne veux pas faire la démarche d’aller acheter une place de cinéma dans le contexte qu’on connaît», a affirmé mercredi la secrétaire d’État chargée de l’Égalité femmes-hommes Marlène Schiappa sur la radio RTL, refusant pour autant d’être «dans l’appel au boycottage».

Ce long-métrage a connu un bon démarrage dans la capitale, selon les chiffres du Film français, en dépit de la promotion perturbée ces derniers jours, avec par exemple l’annulation d’entrevues par les acteurs Jean Dujardin et Emmanuelle Seigner, la femme de Roman Polanski.

La presse s’interrogeait mercredi sur la façon de parler du film, quelques jours après les accusations de la photographe Valentine Monnier, qui dit avoir été «rouée de coups» et violée par le réalisateur franco-polonais en 1975 à l’âge de 18 ans, en Suisse. Une accusation rejetée «avec la plus grande fermeté» par l’avocat du cinéaste.

Critique embarrassée

«À la lumière de cette actualité, comment évoquer J’accuse d’un seul point de vue esthétique?» écrit ainsi Télérama, pour qui le film se nimbe d’«une lumière différente». Le journal satirique Charlie Hebdo a fait sa couverture sur la polémique, semblant défendre Polanski, particulièrement ciblé sur la toile.

«Les cinémas ont le droit de projeter ce film et les gens ont le droit fondamental d’aller le voir. Mais on ne peut pas faire comme si valoriser le film ne participait pas au verrouillage du secret», a déclaré à l’AFP la féministe Caroline De Haas, du collectif #NousToutes.

À l’inverse, la réalisatrice Nadine Trintignant a pris la défense de Roman Polanski : «Je trouve très grave de l’embêter en ce moment, où il y a une remontée de l’antisémitisme en Europe», a-t-elle dit sur la chaîne de télévision BFMTV, affirmant qu’elle «aurait plutôt tendance à le croire lui qu’une femme qui a mis 44 ans à réfléchir pour le dénoncer».

Ces déclarations ont indigné de nombreux internautes, y voyant une défense à géométrie variable, Nadine Trintignant s’étant prononcée pour l’arrêt des activités artistiques du chanteur Bertrand Cantat, condamné pour la mort en 2003 de sa compagne, l’actrice Marie Trintignant.

À l’avant-première de J’accuse mardi aux Champs-Élysées, à Paris, en présence de l’équipe du film dont Roman Polanski, beaucoup d’invités ont dit «dissocier l’homme du réalisateur».

L’homme et l’œuvre, le débat

La nouvelle affaire Polanski, sous le coup de poursuites de la justice américaine depuis 1977 pour relations sexuelles illégales avec une mineure, arrive à un moment où le mouvement #MoiAussi prend de la vigueur en France après les déclarations d’Adèle Haenel qui a accusé le réalisateur Christophe Ruggia d’«attouchements» et de «harcèlement» quand elle était adolescente.

Thriller sur fond d’espionnage, J’accuse, raconte l’Affaire Dreyfus, un scandale majeur de la IIIe République qui a duré douze ans (1894-1906), du point de vue du lieutenant-colonel Georges Picquart, le chef des services de renseignement.

Jean Dujardin y campe le rôle du lieutenant-colonel, Emmanuelle Seigner sa maîtresse et Louis Garrel le capitaine Dreyfus.

La polémique avait rattrapé Roman Polanski à Venise quand des féministes avaient regretté la sélection en compétition à la Mostra du réalisateur multirécompensé, qui a déjà été visé ces dernières années par trois autres accusations de viols, qu’il a réfutées.

J’accuse a été récompensé du Grand Prix du jury à la Mostra, mais il a aussi suscité des réserves, notamment parce que Roman Polanski avait dit à plusieurs reprises qu’il voyait dans cette affaire un écho à sa propre histoire, s’estimant «persécuté».

Télé et radio

«Pour toujours, plus un jour»: un an à vivre

CHRONIQUE / Pier-Luc Funk n’a rien de l’acteur ténébreux. Sur le plateau de «Pour toujours, plus un jour», série prévue l’automne prochain à VRAK, il accueille les journalistes couvert d’une simple serviette de bain, tout sourire, loin d’être embarrassé. Son personnage sort de la douche, pourquoi se couvrirait-il autrement? On sait déjà qu’on aura affaire à un tournage agréable et pas compliqué.

À 25 ans, il est l’un des acteurs les plus en demande. On l’a vu au grand écran dans Matthias et Maxime, le dernier long métrage de Xavier Dolan, et il sera l’une des têtes d’affiche de Fragile, la nouvelle série de Serge Boucher dont je vous parlerai prochainement. Dans Pour toujours, plus un jour, il incarne Chuck, atteint d’une maladie orpheline, qui n’a plus qu’un an à vivre. Aussi bien en profiter à fond et réaliser ses rêves, avec sa blonde Delphine, jouée par Catherine Brunet.

«Par contre, on n’est pas du tout dans la bucket list de vœux à réaliser avant de mourir, confie le comédien. Sa façon de voir le risque change, et il fait des choix sans penser aux conséquences.» Victime d’étourdissements, de maux de tête et d’engourdissements, Chuck devra toutefois se buter à des obstacles.

La série de 14 demi-heures émane de l’équipe du Chalet, produite par Passez Go. Un gros succès de VRAK, qui demeure une référence dans cette nouvelle vague de séries jeunesse plus adultes. Par contre, Pier-Luc Funk ne voit absolument pas Pour toujours, plus un jour comme une série jeunesse. «On va beaucoup plus dans les tabous, la liberté. Je ne mets aucun filtre, je la vois juste comme une bonne série. Ça veut toucher tout le monde.»

La série est aussi une histoire d’amitié. Catherine Brunet fait partie du clan rapproché de Pier-Luc, tout comme une bonne partie de l’équipe de production. «J’ai la chance de les côtoyer tous les jours sur le tournage. La gang de Passez Go, on va vraiment dans un chalet en fin de semaine et dans le Sud chaque année tous ensemble», confie Pier-Luc Funk. L’acteur est convaincu que cette forte intimité facilite grandement le travail. «On oublie qu’on est sur un plateau. La prise de risques entre comédiens est tellement plus forte. Je ne peux pas rêver d’une meilleure partenaire de jeu que Catherine. On se connaît tellement. Si je veux essayer quelque chose, elle ne va pas m’en tenir rigueur. Elle lit en moi.» Je le confirme : en les voyant lovés sur le divan, on croit tout de suite à l’intimité de ce couple fictif.

Dans cette série qui nous fera réfléchir à notre propre existence, «on va rire et pleurer dans la même scène», annonce la réalisatrice Marie-Claude Blouin, à qui on doit entre autres Le chalet et L’Académie, et qui a voulu donner une touche nostalgique à cette comédie dramatique. Parmi les autres personnages, Karl-Antoine Suprice joue le meilleur ami de Chuck, Junior, Isabelle Brouillette incarne sa mère très protectrice, Rémi Goulet est Benji, le petit frère de Chuck, et enfin, Victoria Diamond, la meilleure amie de Delphine. Guillaume Girard signe les textes en compagnie de Kristine Metz, Patrick Dupuis et Erika Soucy.

DENIS DUBOIS: DE TÉLÉ-QUÉBEC À TVA

Pas une semaine ne se passe sans qu’on annonce du mouvement à la direction de nos grands réseaux de télévision. Aujourd’hui, au tour de Québecor Contenu d’annoncer la nomination de Denis Dubois à titre de vice-président des contenus originaux. Celui-ci vient à peine de quitter son poste de directeur des programmes à Télé-Québec après cinq ans. Cette nouvelle arrive deux semaines après l’annonce du départ de Ginette Viens, jusqu’ici vice-présidente Marques et Contenu, et une semaine après celui de Suzane Landry, directrice principale chaînes et programmation de Groupe TVA, que des rumeurs envoient du côté de Bell Média. Il s’agit d’un retour à TVA pour Denis Dubois, qui avait notamment vu aux destinées des chaînes spécialisées, dont Yoopa et Mlle (devenue Moi et cie), de 2008 à 2013. Il hérite cette fois-ci d’un mandat beaucoup plus large, celui de choisir et de développer le contenu original de TVA, des chaînes spécialisées et du Club illico. Il aura sous sa gouverne deux directeurs généraux qui seront nommés au cours des prochaines semaines.

Expositions

Le feu sacré de Jean Gaudreau

Dès son plus jeune âge, Jean Gaudreau a su que la peinture allait être le moteur de son existence. Sa mère adorée, elle-même artiste à ses heures, l’a toujours poussé à se dépasser, à repousser ses limites. Claudia Tremblay lui a non seulement donné la vie, mais elle l’a aussi mis au monde en tant qu’artiste. Son doux souvenir habite le volumineux livre que l’artiste multidisciplinaire de Québec vient de publier sur une carrière qui court sur quatre décennies.

«J’ai donné mes premiers coups de pinceau à l’âge de 10 ans. Voir ma mère peindre des avant-midi de temps m’a donné le goût d’en faire autant. C’est elle qui m’a transmis le feu sacré», confie-t-il. Dans son atelier du boulevard Henri-Bourassa, il conserve précieusement une toile née de son imagination, Jean et son chien, où le gamin qu’il était en 1974 apparaît de dos, près de l’hôpital de l’Enfant-Jésus. 

Jean Gaudreau — L’enfant sage de l’art rebelle, conçu en collaboration avec Alexandre Motulsky-Falardeau et la collègue du Soleil Josianne Desloges, brosse un panorama d’une vie dédiée aux arts visuels. Un beau livre illustré de photos de 400 œuvres que l’artiste, l’une des figures marquantes de l’art contemporain québécois, a voulu le plus «magnifique» possible. «Je voulais que ce soit un travail de pro, sinon je ne l’aurais pas sorti.»

S’exprimant à la première personne en ouverture, Jean Gaudreau revient sur les étapes marquantes de sa vie, depuis ses séjours estivaux à L’Isle-aux-Coudres, à vendre des toiles pour les touristes, jusqu’à sa participation au Moulin à images, de Robert Lepage, où il a vu certaines de ses œuvres projetées sur les silos à grains du Vieux-Port.

Travail de longue haleine

«C’est à L’Isle-aux-Coudres que j’ai rencontré Jean-Paul Lemieux pour la première fois. Je devais avoir 15 ou 16 ans. J’étais impressionné puisqu’il exposait dans des musées. Il a été une sorte de modèle pour moi. Je me suis beaucoup inspiré de lui. Mais pas autant que Jean-Paul Riopelle que j’ai découvert pendant mes études universitaires [à l’Université Laval]. Il était plus abstrait, plus moderne que Lemieux, qui avait une dimension plus traditionnelle dans sa démarche.» 

Bon nombre de toiles de Jean Gaudreau ornent les murs de plusieurs résidences de mécènes et de riches collectionneurs, un peu partout au pays et hors des frontières. «Il y en a dont j’ai perdu la trace, qui se trouvent quelque part dans des collections privées. D’autres que j’ignore totalement où elles sont. Heureusement, j’avais pris soin de prendre des photos.»

Pour mener à bien son projet de livre, l’artiste a d’ailleurs plongé dans ses caisses remplies de photos et de diapositives. «Le numérique n’existait pas évidemment, mais on a réussi à faire des choix judicieux. Les photos avaient une bonne résolution. Je dois d’ailleurs une fière chandelle à mon éditeur Sylvain Harvey. N’eut été de lui, le livre ne serait jamais sorti. J’étais mêlé dans toutes mes photos. Il fallait que je classe, mais c’était assez pénible. Ça me prenait un bon coach

Vivre enfin de son art

Jean Gaudreau se dit comblé de pouvoir vivre de son art depuis une quinzaine d’années. Un luxe qu’il chérit d’autant plus qu’il a encore frais à la mémoire ses années de vaches maigres. «J’ai été en mode survie pendant les 20 premières années de ma carrière. Ce n’était pas facile. Mon séjour à Montréal a été très difficile. J’avais de la misère à joindre les deux bouts.»

Pour la suite des choses, le peintre de 55 ans souhaite continuer à explorer de nouveaux territoires de création. Loin de lui l’idée de se cantonner dans un seul style. «Ce qui compte, c’est de toujours aller plus loin.» Ce qu’il entend faire encore longtemps, dans son atelier de Charlesbourg ou à son chalet, près de la rivière Montmorency, dans le secteur Beauport.

Et quand la neige tombe à gros flocons, comme c’était le cas mardi, un simple regard à travers ses grands murs vitrés lui procure un surcroît d’inspiration. «Il n’y a rien pour battre ça.»

Jean Gaudreau — L’enfant sage de l’art rebelle 1979-2019. Alexandre Motulsky-Falardeau et Josianne Desloges. Éditions Sylvain Harvey. 472 pages.

Expositions

Exposition «Frette ou tablette» à Rimouski: 400 ans de bière au Québec

RIMOUSKI — La consommation de bière fait partie des habitudes du peuple québécois. Que ce soit pour célébrer, relaxer ou socialiser, un petit verre de bière est un incontournable. C’est dans cet esprit que le Musée régional de Rimouski présente la nouvelle exposition «Frette ou tablette, 400 ans de bière au Québec».

Ancrée dans nos habitudes depuis la colonisation, cette boisson a traversé toutes les époques de notre histoire et est devenue un vecteur de développement socioéconomique pour le Québec. Créée par la Société de développement culturel de Terrebonne en 2018, l’exposition Frette ou tablette a obtenu un vif succès à Terrebonne, où elle a été présentée deux fois. Avec la collaboration du Musée de Rimouski, elle est offerte pour la première fois en itinérance. 

«On parcourt l’histoire de la bière à partir de la Nouvelle-France jusqu’à aujourd’hui, en incluant l’effervescence des microbrasseries [...]», décrit l’agente en muséologie de la Société de développement culturel de Terrebonne, Marie-Ève Valiquette. «Dès 1620, on fabriquait de la bière, précise la chargée de projet du Musée régional de Rimouski, Nathalie Langelier. Les gens n’avaient pas assez de sous pour importer du vin qui était produit en France. Alors, c’était le breuvage de tous les jours. Plutôt de prendre un verre de vin, ils prenaient un petit verre de bière!» À cette époque, il revenait aux femmes de brasser la bière. «C’était considéré comme une tâche ménagère», indique Mme Valiquette.

Le parcours est fort bien documenté, ponctué de nombreux textes. Sa présentation est séparée en sections. La première aborde la place de la bière dans le contexte de la Nouvelle-France et la deuxième, celui de la colonisation. La troisième section porte sur la révolution industrielle avec l’avènement des grosses brasseries qui produiront les bières Dow, Molson et Boswell. La dernière partie est consacrée à la période contemporaine. Un segment a été ajouté, dont le contenu est dédié aux microbrasseries des régions du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine. «On présente la Route des bières de l’Est-du-Québec avec ses dix microbrasseries, précise Mme Langelier. On présente aussi une dizaine de capsules sur les artisans de la bière.» 

Prohibition, affiches et pubs

Les concepteurs n’ont pas oublié la courte période de la prohibition. «Ça brassait quand même en cachette», signale en riant la porte-parole de la Société de développement culturel de Terrebonne. Par ailleurs, une vitrine exhibe certains produits servant à la fabrication de la bière, dont le malt et le houblon.

L’exposition regorge d’objets historiques qui servaient à la fabrication et au transport. On y trouve des artéfacts découverts dans le site archéologique de la Brasserie de Beauport de Québec, dont une dalle du plancher du germoir. Bien sûr, il y a aussi beaucoup de bouteilles. 

On y voit aussi des affiches de 1895 et des publicités de la brasserie Labatt avec Olivier Guimond, ornées du slogan «La 50, y’a rien qui la batte!», sans oublier La Poune qui faisait la promotion de «La rousse... est douce!». Il y a une publicité qui dit que «boire une bière avant de se coucher, c’est bon» et une autre où il est écrit que «croissance et développement dépendent des enzymes». On peut voir la première bouteille de la Boréale, la première microbrasserie du Québec et des skis de randonnée de marque Laurentides.

Marie-Ève Valiquette estime que l’activité s’adresse à tout le monde. «Ça fait partie de notre histoire, rappelle-t-elle. […] La bière a toujours été présente partout.» «La bière, c’est très démocratique, ajoute Nathalie Langelier. C’est très rassembleur.» La chargée de projet mentionne d’ailleurs que le Musée régional de Rimouski prévoit développer un contenu éducatif qui visera les publics scolaires. «Pour les écoles, ça va tourner autour de la fabrication et des ingrédients», souligne-t-elle. Pour les adultes, l’établissement projette de présenter une série de conférences sur le sujet et d’organiser une soirée de dégustations. 

Présentée jusqu’au 5 avril à Rimouski, l’exposition Frette ou tablette prendra ensuite la route pour s’installer au Musée de Charlevoix à La Malbaie.

Livres

Gilles Jobidon lauréat du Prix des cinq continents

PARIS — Le Prix des cinq continents de la Francophonie a été décerné mardi à l’écrivain québécois Gilles Jobidon, pour «Le Tranquille affligé», a annoncé l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Au milieu du XIXe siècle, un jésuite défroqué, Jacques Trévier, doit ramener en Chine depuis une île de la mer d’Oman un maître artisan inventeur d’une teinture noire unique qui aurait le pouvoir magique de régler les multiples maux qui gangrènent l’empire, en pleine guerre de l’opium. Il y rencontrera l’amour de sa vie sous les traits d’une femme albinos belle comme une apparition.

Arts

Martin Petit: le feu sauvage de l’humour

CRITIQUE / Neuf ans que Martin Petit n’avait pas mis les pieds sur une scène pour un «one man show». Le bonhomme n’a pas paru trop rouillé, lundi soir, à la salle Albert-Rousseau. En tirant un peu dans toutes les directions, l’humoriste a forcément fait mouche à plusieurs reprises, mais l’absence de ligne directrice s’est souvent fait cruellement sentir.

Après Micro de feu, couronné de l’Olivier du meilleur spectacle de l’année en 2010, l’humoriste donne encore une fois dans l’incandescence avec ce nouveau spectacle nommé Pyroman, où il s’amuse à river le clou à la rectitude politique. Parfois pour le meilleur, parfois pour le pire. Ainsi en est-il, dans le premier cas, des numéros sur les handicapés, Petit se demandant en quoi un sourd avait le privilège de se stationner près de la porte, au centre commercial.

L’humoriste perd des points lorsqu’il s’agit de s’en prendre aux musulmans, à travers l’exemple vécu d’un groupe de soldats expulsés de l’Armée canadienne pour s’être livrés à des jeux sexuels devant un exemplaire du Coran. La plupart des gens dans l’assistance n’avait jamais entendu parler de cet incident. Léger malaise. Ce segment s’est rapidement dégonflé, tout comme sa perception des femmes portant la burka. «Je ne suis ni pour ni contre, mais quand j’en vois, je leur donne des bonbons.» Sa blague sur le ramadan n’a pas fait long feu, pour rester dans le titre du show...

C’est lorsqu’il ne cherche pas être incisif à tout prix sur des sujets sensibles que Petit marque des points. Il est impayable dans sa capacité à tourner en ridicule les obsessions de notre époque. À commencer par les réseaux sociaux, sujet incontournable s’il en est un. Rien ne l’énerve davantage que de voir des «amis» afficher leur temps au marathon. Si ces athlètes de la longue distance font preuve d’une telle vantardise, croit-il, c’est «qu’ils se font ch… par ceux qui font des Ironman» sur ces mêmes réseaux sociaux.

Si, comme lui, vous trouvez que Facebook, Twitter et cie sont devenus des déversoirs de fiel et d’injures, Petit a la solution parfaite : un logiciel qui bloquerait d’envoyer des messages scabreux remplis de fautes. «Me semble que ça résoudrait ben des affaires...»

Un bon gag, un autre moins bon, un autre excellent, le suivant non, il en a été ainsi une bonne partie de la soirée. C’est ce qu’on appelle un show en dents de scie. Le décrochage scolaire, les cours d’éducation sexuelle à l’école où les photos sont trop suggestives, le mouvement #MeToo, la prolifération des journées thématiques à longueur d’année, les menstruations, la pédophilie de Michael Jackson, les désavantages d’avoir atteint le cap de la cinquantaine («Il est temps «d’enlever des choses de ta bucket list. Oublies ça la semaine de party à Ibiza.»), Petit a de toute évidence vu trop large et trop grand.

Martin Petit sera de retour à la salle Albert-Rousseau le 6 février 2020.

Expositions

Michel Dompierre, photographe: témoin de la lumière

RIMOUSKI — «Pourquoi je fais de la photographie?» se questionne le photographe Michel Dompierre en entrevue au Soleil. «C’est à cause de la lumière, de la qualité de la lumière.»

Tel un flambeau, l’artiste de Rimouski use de cette lumière et la fait rayonner depuis plus de 40 ans. S’il a, le temps d’une pose, immortalisé des scènes, des paysages et surtout des gens de sa terre d’adoption qu’est le Bas-Saint-Laurent, il a aussi témoigné d’une lumière propre à d’autres contrées, comme autant de moments d’éternité.

Michel Dompierre affectionne particulièrement la photographie de type documentaire et humaniste. «Témoigner de la vie des hommes et des femmes est une forme d’humanisme», considère-t-il. Pour le photographe, il est important de témoigner de son époque et du territoire qu’il habite. Le défi? «C’est de trouver l’exotisme, d’apporter un regard différent pour faire redécouvrir le territoire habité.» 

Sa lentille a souvent fixé la Pointe-aux-Anglais du Bic et le Rocher-Blanc de Rimouski, ces lieux qui, d’un seul cliquetis du déclencheur de son Canon, se métamorphosent en œuvres d’art.

Le photographe a réalisé six livres sur des municipalités et des MRC du Bas-Saint-Laurent. Il n’a jamais bénéficié de subventions du Conseil des arts et des lettres du Québec ni du Conseil des arts du Canada. Outre les livres Le Bas-Saint-Laurent : les racines de Bouscotte et Par temps de pose, qui ont respectivement été publiés par Les Éditions Trois-Pistoles et Édition Radio-Québec, la réalisation des quatre autres volumes a été financée par des contributions d’entreprises et d’organisations du milieu. «Je les sollicitais moi-même, raconte-t-il. J’essayais de développer un sentiment de reconnaissance sociale. Si vous voulez que vos entreprises fonctionnent, il faut que le territoire soit habité, il faut que vous lui donniez de la valeur. Je suis tellement fier de l’implication des entreprises privées dans les quatre ouvrages!»

Expositions

Le saisissant portrait de Londres de Steve McQueen

LONDRES — Avec des dizaines de milliers de sourires d’enfants exposés à la Tate Britain, mais aussi dans les rues et le métro de la capitale britannique, l’artiste et réalisateur Steve McQueen dresse un saisissant «portrait de Londres» et de son futur.

Accompagné de neuf autres photographes, le réalisateur britannique primé aux Oscars (Esclave pendant 12 ans) a immortalisé plus de 76 000 élèves de 1500 écoles, dont celle qu’il fréquentait enfant. Soit plus de deux tiers des jeunes Londoniens âgés de 7 ou 8 ans.

À la Tate Britain, où l’exposition Year 3 s’ouvre mardi, l’effet d’accumulation est impressionnant. Plus de 3000 clichés revisitant l’éternelle photo de classe recouvrent les hauts murs de la galerie principale du musée.

En parallèle, plus de 600 reproductions gigantesques sont aussi affichées jusqu’au 18 novembre dans les rues ou le métro londonien.

«C’est un portrait de Londres», a résumé la commissaire d’exposition Clarrie Wallis lors de la présentation de l’exposition lundi.

«Pour moi, c’est incroyable de voir ces 76 000 sourires. C’est une sorte de portrait du potentiel. Cela résonne très fortement avec tout le reste de l’œuvre de Steve McQueen.»

Dans son installation Queen and country, 55 feuilles de timbres commémoraient ainsi chacune un soldat britannique tué lors de la guerre en Irak. «L’idée était de réfléchir à la perte de tout ce potentiel. Ici, on nous montre le potentiel de la prochaine génération», a analysé la commissaire d’exposition.

L’idée de communauté

Avec Year 3 se juxtaposent des classes de six à une vingtaine d’enfants, des élèves en uniformes ou en habits de ville, des poses classiques — en rang d’oignons sur des bancs — ou plus décontractées sur des poufs, soulignant les disparités entre les classes et leurs méthodes pédagogiques.

«Le but est de montrer aux Londoniens à quoi ressemble leur ville», a expliqué à l’AFP le codirecteur d’Artangel James Lingwood, chargé de l’exposition en extérieur.

Year 3 balaye en effet un large panel, allant d’écoles privées aux écoles publiques, en passant par les écoles libres, les écoles pour les enfants ayant des besoins spécifiques et même les enfants scolarisés à la maison.

Mais au-delà de ces disparités, le projet cherche au contraire, selon les organisateurs, à incarner l’idée de communauté et créer un «sentiment d’appartenance».

«Quand vous avez environ sept ans, c’est le moment où vous vous rendez compte que vous appartenez à quelque chose de plus grand que votre famille ou votre groupe d’amis, appelé la société», a indiqué M. Lingwood.

Musique

Des scientifiques découvrent les accords magiques de la pop

WASHINGTON — D’où vient le plaisir en musique? D’un savant mélange d’incertitude et de surprise, répondent des chercheurs qui ont fait ingurgiter à une machine des centaines de succès pour en découvrir les secrets.

L’équipe de chercheurs a analysé statistiquement des milliers de suites d’accords (sans les mélodies et les paroles), tirés de 745 succès pop du Billboard américain de 1958 à 1991, dont Ob-La-Di, Ob-La-Da des Beatles, Red red wine de UB40 et Knowing me, knowing you par ABBA.

«Il est fascinant que les humains tirent du plaisir de l’écoute d’un morceau uniquement en raison de l’ordre des sons», dit à l’AFP Vincent Cheung de l’institut Max Planck pour les sciences cognitives et du cerveau en Allemagne, qui a mené l’étude publiée jeudi dans la revue Current Biology.

Un algorithme de machine learning (apprentissage automatisé) a quantifié le niveau d’incertitude et de surprise de 80 000 suites d’accords, puis ont fait écouter à environ 80 humains une sélection de morceaux, alors qu’ils se trouvaient dans un scanner IRM afin que les chercheurs observent leurs cerveaux.

Les scientifiques ont observé que lorsque les participants étaient relativement certains du prochain accord, ils éprouvaient du plaisir si l’accord suivant était une surprise. Et lorsqu’ils étaient incertains de la suite... ils éprouvaient du plaisir quand l’accord n’était pas surprenant.

Pour jauger les attentes et les sentiments éprouvés, les scientifiques observaient les régions du cerveau correspondantes.

Seuls les accords, et non les mélodies et les paroles, étaient joués car sinon elles auraient risqué de réveiller des souvenirs plus ou moins plaisants aux auditeurs, et de contaminer l’expérience.

Ces données pourraient-elles aider un jour un compositeur à trouver la formule magique pour un succès?

«Ce pourrait être un élément important à exploiter, mais cela ne pourrait pas être la seule chose pour créer une chanson pop», répond avec humilité Vincent Cheung.

Au cours de l’expérience, la suite d’accords la mieux notée par les participants était Invisible Touch, par Genesis, en 1980.  

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Un zoo pas comme les autres, TVA à 19h

On nourrit deux alligators américains et on donne le biberon à Betty, le bébé yack.

Ruptures, ICI Télé à 21h

L’audience au sujet du dossier de Christelle Piazza (Mahée Paiement) tourne drame quand le juge Ravarie (Germain Houde) tombe inconscient.

Zone franche, Télé Québec à 21h

La pornographie est-elle trop banalisée? Isabelle Maréchal et Raed Hammoud posent la question.

Musique

Citoyenneté américaine: la consommation de marijuana pourrait nuire à Neil Young

TORONTO — Neil Young a reconnu que sa consommation de marijuana pourrait lui nuire dans sa demande de citoyenneté aux États-Unis.

Le légendaire auteur-compositeur-interprète canadien a indiqué sur son site internet qu'il avait demandé la citoyenneté américaine afin de pouvoir voter à l'élection présidentielle de 2020.

Young s'est vanté d'avoir réussi un test au cours duquel il avait répondu honnêtement aux nombreuses questions qui lui avaient été posées. Mais il devra subir un nouvel examen en raison de sa consommation de drogue.

En avril, les services de citoyenneté et d'immigration des États-Unis avaient lancé une alerte politique soulignant que les demandeurs de citoyenneté possédant, cultivant ou distribuant de la marijuana pouvaient manquer de moralité, même si l'activité est légale dans leur État ou leur pays.

Le chanteur a écrit qu'il espérait sincèrement avoir fait preuve d'une bonne moralité et pouvoir voter aux prochaines élections américaines.

Le ministère de l'Immigration américain et l'agent du musicien n'ont pas répondu aux demandes d'entrevue.

Young vit aux États-Unis depuis plusieurs décennies.

Cinéma

James Dean ressuscité pour un nouveau film

NEW YORK — Plus de 60 ans après sa mort, James Dean va réapparaître dans un film grâce à des effets spéciaux qui recréeront l’image du comédien américain, a confirmé mercredi la société de production Magic City Films.

Dans ce long métrage bientôt en tournage intitulé Finding Jack (Trouver Jack), la version recréée de James Dean, mort en 1955, jouera le personnage de Rogan, un second rôle, a précisé le site The Hollywood Reporter, à l’origine de l’information.

Magic City Films collabore pour ce projet avec deux sociétés spécialisées dans les effets spéciaux, la canadienne Imagine Engine et la sud-africaine MOI Worldwide.

Selon le Hollywood Reporter, le film va utiliser la technologie dite full body, qui permet de recréer entièrement l’image d’une personne sur la base de photos et vidéos d’archives, sans la superposer à celle d’un autre individu.

Outre l’aspect technologique, Magic City Films a pu lancer le projet car elle contrôle les droits d’utilisation de l’image de James Dean, acquis auprès de la famille de l’acteur.

«Comme son quatrième film»

«La famille voit cela comme son quatrième film, celui qu’il n’a jamais pu faire», a déclaré à l’AFP Anton Ernst, cofondateur de Magic City Films et co-réalisateur du film avec Tati Golykh. «Nous n’avons pas l’intention de décevoir ses fans.»

James Dean est décédé le 30 septembre 1955 dans un accident de la route, à 24 ans. La Porsche qu’il conduisait a heurté un véhicule sur une route de Californie, près de Cholame.

Pendant sa brève carrière d’acteur, il a tourné dans plusieurs programmes télévisés, mais seulement dans trois films, À l’est d’Eden (1955), La fureur de vivre (1955) et Géant (sorti en 1956).

À l’est d’Eden et Géant lui ont valu une nomination aux Oscars. Il est souvent considéré comme l’un des acteurs les plus doués de sa génération.

L’inclusion d’un acteur décédé de longue date dans une nouvelle production marque une nouvelle étape de l’utilisation de la technologie au cinéma.

Cinéma

Ford contre Ferrari: comme à l'ancienne

TORONTO — Avec Ford contre Ferrari, film d’action à gros budget sur la mythique course d’endurance automobile française, le réalisateur américain James Mangold est fier d’avoir fait une superproduction «à l’ancienne», sans super-héros ni profusion d’effets spéciaux.

Avengers : phase finale, Le Roi Lion, Histoire de jouets 4, Capitaine Marvel... La liste des plus gros succès commerciaux de l’année 2019 regorge jusqu’ici de dessins animés, d’adaptations, de suites et de héros en costumes moulants.

De quoi faire regretter à James Mangold le bon vieux des temps des superproductions hollywoodiennes «qui n’étaient pas entièrement tournées dans des studios, devant des fonds verts».

«Quand Hollywood faisait de gros films, mais pas forcément pour des enfants de 12 ans», a insisté le réalisateur américain lors du Festival du film de Toronto.

Son Ford contre Ferrari, dont le budget avoisine les 100 M$ américains, raconte comment Henry Ford II a tenté de redorer le blason du constructeur américain en s’attaquant au mythe Ferrari lors de l’édition 1966 de la célèbre course automobile des 24 Heures du Mans.

James Mangold a voulu éviter les effets spéciaux pour les principales scènes de course afin de ne pas donner l’impression à ses acteurs de «jouer dans un caisson».

«Vous pouvez dire que c’est passé de mode ou un retour en arrière, ça me va», a-t-il assumé.

Ses deux interprètes principaux, Christian Bale et Matt Damon, ont tout de même été secondés par des pilotes professionnels au volant des bolides d’époque construits pour l’occasion.

Après avoir pris une vingtaine de kilos pour camper le rôle de l’ancien vice-président américain Dick Cheney dans Vice, Christian Bale a été mis au régime sec pour pouvoir rentrer dans le baquet de sa Ford, un de ses spectaculaires changements de poids dont il a le secret.

«Ces voitures ne sont pas du tout faites pour des hommes corpulents», a plaisanté l’acteur gallois, qui interprète Ken Miles, un pilote à la fois «excentrique, passionné et un peu fou» face à un «danger omniprésent».

«Je vous garantis qu’aucun de ces hommes n’aurait pris le départ de ces courses sans cette part de danger», a-t-il avancé.

Ford contre Ferrari prend l’affiche le 15 novembre.

Cinéma

Offensive réussie pour «Midway» au box-office nord-américain

LOS ANGELES — Le film de guerre «Midway» a réussi son offensive sur box-office nord-américain, devançant trois autres nouveautés, selon des chiffres provisoires publiés dimanche par la société spécialisée Exhibitor Relations.

Dix-huit ans après Pearl Harbor (2001), Midway revient, à coups de spectaculaires scènes de combats aériens, sur un autre épisode marquant de la Seconde Guerre mondiale et de la campagne du Pacifique.

Réalisé par l’Allemand Roland Emmerich, habitué des superproductions (Jour d'indépendance, Godzilla, Le Patriote), le film a engrangé 17,5 millions de dollars de recettes de vendredi à dimanche aux États-Unis et au Canada.

Trente-neuf ans après le mythique Shining (1980) de Stanley Kubrick, sa suite, Docteur Sleep, elle aussi inspirée d’un roman de Stephen King, s’est hissée à la deuxième place avec 14,1 millions de dollars sur la même période.

Pas de Jack Nicholson cette fois dans ce nouveau concentré d’horreur et de suspense, mais Ewan McGregor dans le rôle du fils encore hanté par la folie meurtrière de son père à l’Overlook Hotel.

La comédie familiale Jouer avec le feu, dans laquelle des pompiers sont contraints de jouer les baby-sitters, complète le podium avec 12,8 millions de dollars.

Elle devance une autre comédie, plus romantique, Noël dernier, qui a amassé pour sa sortie, à l’approche des fêtes de fin d’année, 11,6 millions de dollars en trois jours.

Ces quatre nouveautés font directement chuter Terminator: sombre destin de la première à la cinquième place du box-office. Le troisième opus de la saga, toujours avec Arnold Schwarzenegger en assassin cybernétique, s’est contenté de 10,8 millions de dollars de recettes.

Voici le reste du Top 10:

6- Joker: 9,2 millions de dollars ce weekend (313,5 millions au total en six semaines);

7- Maléfique: maîtresse du mal: 8 millions (97,3 millions en quatre semaines);

8- Harriet: 7,2 millions (23,5 millions en 2 semaines);

9- Zombieland — le doublé: 4,3 millions (66,7 millions en quatre semaines);

10- La Famille Addams: 4 millions (91,3 millions en cinq semaines).

Arts

De nouveau accusé de viol, Polanski dément et réfléchit à une riposte judiciaire

PARIS — Le cinéaste Roman Polanski, accusé de viol par une Française en 1975, récuse totalement cette accusation, a indiqué dimanche son avocat qui réfléchit à une éventuelle riposte judiciaire à la publication de ce témoignage.

«M. Polanski conteste avec la plus grande fermeté cette accusation de viol», affirme l’avocat Hervé Temime dans un communiqué transmis à l’AFP.

«Nous travaillons aux suites judiciaires à apporter à cette publication», souligne l’avocat, qui précise que le réalisateur, dont le prochain film sur l’Affaire Dreyfus sort mercredi en France, «ne participera pas au tribunal médiatique et moi pas davantage».

Dans un témoignage publié par le journal Le Parisien vendredi soir, Valentine Monnier, photographe, ancienne mannequin et qui a aussi joué dans quelques films dans les années 80, accuse Roman Polanski de l’avoir frappée et violée en 1975 en Suisse alors qu’elle avait dix-huit ans.

Cette Française, dont les accusations s’ajoutent à celles d’autres femmes ces dernières années, toutes également rejetées par Roman Polanski, précise ne pas avoir déposé plainte pour ces faits, prescrits. Mais elle affirme avoir décidé de porter publiquement cette accusation en raison de la sortie en France de «J’accuse», qui porte sur une célèbre erreur judiciaire de la fin du XIXe siècle, l’accusation à tort du capitaine Alfred Dreyfus.

«Comment se peut-il qu’il ait disposé de fonds publics pour instrumentaliser l’histoire et ainsi réécrire la sienne... ?», s’indigne la photographe.

De son côté, Hervé Temime souligne dans son communiqué «que cette accusation concerne des faits vieux de quarante-cinq ans. Que jamais cette accusation n’a été portée à la connaissance de M. Polanski et pas davantage à l’institution judiciaire, si ce n’est un courrier au Procureur général californien il y a deux ans, à lire Le Parisien».

«Si ces faits sont prescrits depuis plus de trente ans, c’est aussi parce qu’il est impossible après une telle durée de recueillir tous les éléments nécessaires à une enquête respectant les critères requis par l’administration d’une bonne justice», poursuit le conseil de Roman Polanski.

Polémique relancée

Valentine Monnier a reçu samedi le soutien de l’actrice Adèle Haenel, une des actrices françaises les plus prisées, qui a elle-même accusé ces derniers jours un autre réalisateur — Christophe Ruggia —d’«attouchements» et de «harcèlement sexuel» quand elle était mineure.

À la Mostra de Venise, «J’accuse» avait été récompensé par le Grand prix du jury mais sa sélection en compétition avait déjà relancé la polémique autour du réalisateur.

Très peu de voix se sont exprimées dans le monde du cinéma depuis cette nouvelle accusation de viol à l’encontre de Polanski.

Le célèbre comédien Jean Dujardin, qui joue le rôle principal de «J’accuse» et multipliait ces derniers jours les interviews de promotion du film, a annulé sa venue au journal télévisé du soir sur TF1 dimanche soir, a indiqué la chaîne à l’AFP.

Les cinéastes de l’ARP (Société civile des auteurs, réalisateurs et producteurs), dont fait partie Roman Polanski, ont pour leur part indiqué que s’ils «devaient trancher sur le statut de Roman Polanski, ils le feraient avec l’accord des cinéastes» membres.

«Il n’y a pas de conseil d’administration prévu pour l’instant», a précisé à l’AFP Pierre Charpilloz, chargé de mission communication à l’ARP, organisme qui réunit plus de 200 cinéastes.

Roman Polanski est par ailleurs membre de l’Association pour la promotion du cinéma (APC). Sollicité par l’AFP pour une réaction aux nouvelles accusations portées contre Roman Polanski, le président de l’Académie et du bureau de l’APC, Alain Terzian, n’a pas répondu à ce stade.

La Société des réalisateurs de films (SRF) française avait décidé lundi de radier de ses membres le réalisateur Christophe Ruggia, après les accusations de l’actrice Adèle Haenel.

Roman Polanski est toujours poursuivi par la justice américaine dans le cadre d’une procédure pour détournement de mineure lancée en 1977.

Cinéma

La carrière «audacieuse» de Charlize Theron honorée par Hollywood

LOS ANGELES — L’actrice sud-africaine Charlize Theron a reçu vendredi en Californie le prix de la Cinémathèque américaine, l’une des plus prestigieuses récompenses hollywoodiennes.

Cette distinction vient couronner une carrière « audacieuse » au cours de laquelle elle n’a pas hésité à prendre le contrepied de son physique avantageux pour jouer des rôles complexes et sombres.

Ce fut notamment le cas pour son interprétation, dans Monster, d’une prostituée tueuse en série, qui lui a valu de décrocher en 2004 l’Oscar de la meilleure actrice.  

«C’est l’actrice la plus audacieuse avec laquelle j’ai jamais travaillé, et probablement la personne la plus audacieuse que j’ai jamais rencontrée », a déclaré vendredi soir, lors de la cérémonie à Beverly Hills, le réalisateur Jason Reitman, qui a eu la Sud-Africaine sous ses ordres sur les tournages de Young Adult et Tully.   

«Je suis bouleversée, j’ai besoin d’un cocktail !», a commenté à l’AFP Charlize Theron au milieu d’un parterre de stars, parmi lesquelles Kristen Stewart, Seth Rogen et David Oyelowo.

«J’ai partagé beaucoup de choses avec ces gens qui sont là ce soir », a-t-elle ajouté.  

L’actrice de 44 ans sera prochainement, aux côtés de Nicole Kidman et Margot Robbie, à l’affiche de Bombshell, film retraçant la chute du cofondateur de la chaîne Fox News Roger Ailes, accusé de harcèlement sexuel.      

«Le script, lorsque je l’ai lu, m’a semblé ancré dans l’actualité », a-t-elle confié alors que le mouvement #metoo né des accusations à l’encontre du producteur tout-puissant Harvey Weinstein a chamboulé l’industrie du cinéma.  

Charlize Theron avait 15 ans lorsque sa mère a tué son père, qui s’en prenait violemment à elles.

Née dans la petite ville sud-africaine de Benoni, elle parlait à peine anglais – sa langue natale est l’afrikaan – lorsqu’elle est arrivée à Los Angeles dans les années 1990.   

Elle rejoint au palmarès du prix de la Cinémathèque américaine des acteurs prestigieux comme Al Pacino, Julia Roberts ou Bradley Cooper, honoré l’an dernier.

Musique

Usage de cocaïne: Pete Doherty libéré, mais doit payer une amende

PARIS — Le chanteur britannique Pete Doherty a été remis en liberté samedi après deux jours de garde à vue à Paris pour usage de stupéfiants, le parquet ayant requis contre lui une amende de 5000 euros sous peine d'emprisonnement, a appris l'AFP de sources concordantes.

Le membre des Libertines, âgé de 40 ans, avait été arrêté dans la nuit de jeudi à vendredi peu après avoir acheté de la cocaïne dans le IXe arrondissement de la capitale.

Le chanteur «a fait l'objet d'une ordonnance pénale [une procédure judiciaire simplifiée, NDLR] pour usage de stupéfiants avec réquisitions de 100 jours-amende à 50 euros», a précisé samedi le parquet de Paris.

Cette peine, qui peut se transformer en emprisonnement si l'amende n'est pas payée, doit encore être homologuée par un juge du tribunal de Paris.

Selon son avocat Arash Derambarsh, Pete Doherty, qui est au début d'une longue tournée en Europe et principalement en Grande-Bretagne, «s'est engagé à être suivi à temps plein par un "addictologue" et un médecin afin de ne pas retomber dans la tentation».

Pete Doherty, qui s'était débattu pour s'opposer à son arrestation, était alors en état d'ébriété, selon le récit d'une source policière. Au moment de son interpellation, il avait tenté de se débarrasser de deux sachets contenant de la cocaïne, dont un ouvert et en partie consommé, a ajouté cette source.

Son avocat avait dénoncé auprès de l'AFP «une interpellation musclée et disproportionnée», soulignant que le chanteur n'avait «qu'un gramme de cocaïne» sur lui.

«Ce n'est pas un délinquant, il suit une cure de désintoxication en France et en Angleterre et veut se concentrer sur la suite de sa carrière artistique», avait-il ajouté.

Pete Doherty, également connu comme l'ancien petit ami du mannequin Kate Moss, a fait à plusieurs reprises les gros titres de la presse pour ses excès liés à sa consommation de drogue.

En juillet 2012, il avait ainsi été mis à la porte d'un centre de désintoxication de luxe en Thaïlande pour n'avoir pas fait preuve de volonté de combattre son addiction à l'héroïne.

Cinéma

Polanski dans la tourmente après une nouvelle accusation de viol

PARIS — La nouvelle accusation de viol contre Roman Polanski, la première portée par une Française, a relancé la polémique autour du réalisateur, toujours poursuivi par la justice américaine, mais qui bénéficie depuis plus de 40 ans de soutiens dans le monde du cinéma en France.

Adèle Haenel, l’une des actrices les plus prisées en France, qui a elle-même accusé ces derniers jours un réalisateur d’»attouchements» et de «harcèlement sexuel» quand elle était adolescente, a appelé à «soutenir» Valentine Monnier, la nouvelle accusatrice de Polanski.

L’actrice avait déjà jugé lundi, dans un entretien au média en ligne Mediapart, que la situation de Roman Polanski, toujours poursuivi par la justice américaine dans le cadre de la procédure pour détournement de mineure lancée en 1977, constituait «malheureusement un cas emblématique».

Quelques jours après son témoignage, qui a ébranlé le cinéma français, Le Parisien a publié vendredi celui de Valentine Monnier, photographe et ancienne mannequin, qui accuse Roman Polanski de l’avoir violée en 1975 en Suisse alors qu’elle avait dix-huit ans.

L’avocat de Roman Polanski a «contesté fermement toute accusation de viol».

Cette Française, dont les accusations s’ajoutent à celles d’autres femmes ces dernières années, n’a pas déposé plainte pour ces faits, prescrits. Mais elle affirme avoir décidé de porter publiquement cette accusation en raison de la sortie en France, mercredi prochain, du nouveau film de Polanski «J’accuse», Grand prix du jury à la Mostra de Venise, qui porte sur une célèbre erreur judiciaire, l’affaire Dreyfus.

«Célébrer des prédateurs» 

«Valentine Monnier. Je te crois et je te soutiens», a tweeté la comédienne belgo-néerlandaise Sand Van Roy, qui a elle-même porté plainte contre le cinéaste Luc Besson pour viol et a relayé aussi un message de soutien de Karine Isambert, qui avait témoigné l’an dernier auprès de Mediapart contre Luc Besson pour des comportements déplacés.

«Roman Polanski accusé (...) Pourtant les gens continuent à célébrer des prédateurs», a réagi de son côté Rosanna Arquette, accusatrice de la première heure d’Harvey Weinstein.

Plusieurs militantes féministes ont aussi affirmé leur soutien à Valentine Monnier, comme Anaïs Leleux du collectif  #NousToutes. «Pensée à Valentine Monnier et à toutes celles qui ont également été victimes d’hommes puissants», a-t-elle tweeté, estimant aussi sur la chaîne BFMTV que «le fait qu’il continue de recevoir des prix pose à chaque fois question aux militantes, mais aussi aux femmes victimes».

«L’impunité de Polanski est grande, et nous ne nous tairons pas!», a affirmé l’association Osez le féminisme!.

Des courriers transmis 

En 2017, des féministes avaient manifesté en France contre une rétrospective consacrée à Roman Polanski à la Cinémathèque de Paris, tandis que la même année, il avait dû renoncer à présider les César sous leur pression. Mais il avait été soutenu par ces institutions alors que, aux États-Unis, l’Académie des Oscars a décidé de l’exclure.

Ces réactions interviennent alors que le milieu du cinéma français, resté jusqu’ici assez silencieux sur ce nouveau témoignage, est régulièrement soupçonné de protéger Roman Polanski, qui avait fui les États-Unis pour venir s’installer en France en 1978.

La star du cinéma français Catherine Deneuve, qui avait tourné avec lui dans «Répulsion», a plusieurs fois soutenu le réalisateur, comme elle l’a fait à nouveau lors de la Mostra, où la sélection de «J’accuse» en compétition avait indigné les féministes.

Valentine Monnier dit avoir raconté son histoire depuis 2017 dans des lettres à la police de Los Angeles, à la femme du président français Brigitte Macron, au ministre de la Culture Franck Riester et à la secrétaire d’État chargée de l’égalité hommes femmes Marlène Schiappa. Le cabinet de Brigitte Macron a confirmé samedi avoir bien reçu deux lettres de la photographe, transmises au gouvernement.

Dans une lettre datée de mars 2018, Marlène Schiappa salue quant à elle le courage de Mme Monnier, tout en rappelant que «les faits sont prescrits pour la justice française».

Musique

Angèle: «une des figures du féminisme, malgré moi»

PARIS — «Je ne peux pas être la porte-parole de toutes les femmes, je peux juste être une des figures du féminisme, et d'ailleurs malgré moi»: Angèle mesure son changement de statut, portée par son succès à message «Balance ton quoi».

La parution vendredi de Brol, la suite, réédition enrichie d'inédits du premier album de la chanteuse belge, Brol, paru en octobre 2018, est l'occasion d'un bilan. Ce disque de diamant (équivalent de 500 000 ventes) a fait d'elle une star à 23 ans. Mais pas seulement.

«Quelques mois après la sortie de l'album, je me suis dit que le morceau Balance ton quoi devenait malgré moi politique alors que j'avais écrit un état des lieux, un truc que je vivais en tant que jeune fille, dans la rue, au travail, n'importe où», analyse-t-elle.

«Je me suis plus instruite depuis sur le féminisme, car j'ai réalisé la légèreté des paroles, poursuit-elle. Je ne regrette pas, ça reste juste, mais ça reste les paroles d'une jeune fille de 21 ans [âge à l'écriture du morceau] qui est dans un milieu vachement privilégié.»

Elle se félicite d'avoir sensibilisé des jeunes générations sur le fléau du sexisme: «Des filles et des garçons me disent "on l'écoute tous à l'école"». Mais «le combat n'est pas fini», insiste-t-elle.

Un autre sujet la préoccupe, l'écologie, et par rebond elle fustige les «critiques sur le physique» de Greta Thunberg, illustration selon elle d'un «déni général».

«C'est assez fou»

Pour en revenir à sa jeune carrière, le 23 octobre Angèle a fêté les deux ans de la sortie de son premier morceau, La loi de Murphy. Quel mot poserait-elle sur son parcours depuis? «Tsunami, cascade... je vote tourbillon, ce n'est pas que négatif, ça sous-entend que ça peut être très chouette», sourit-elle.

La Belge est devenue une des chanteuses les plus suivies sur les réseaux sociaux (2,2 millions d'abonnés sur Instagram), où elle est très active. Et, en dehors, sa vie privée a du mal à le rester, là encore malgré elle. Sans parler des sollicitations — selfies, autographes, etc — en public.

«Au début j'avais du mal, maintenant je comprends que c'est comme ça. Je pourrais juste arrêter la musique si je veux qu'on me foute la paix, mais je ne veux pas arrêter, j'ai appris à m'adapter.»

Ses deux dernières années ont été remplies «à 100%». «Et depuis le mois d'avril et la tournée des Zenith j'ai réalisé que j'avais pris un "step" [un pas de plus]: il y a deux ans, je n'avais même pas une date à Paris, je jouais dans un bar, c'est assez fou.»

«Bonheur dans mon regard»

Elle n'a pas encore «eu le temps d'avoir le blues, ce manque» quand une pause arrive. Elle «appréhende» d'ailleurs la «fin de la tournée»: «je rajoute des dates, je ne me vois pas arrêter». Il le faudra bien pourtant.

«Je me pose beaucoup la question sur la suite et la fin de l'exploitation de l'album: le jour où je dois me retirer pour faire le deuxième album, il sera important de ne plus être présente sur les réseaux sociaux. Les réseaux, c'est lié au projet. Je me suis fait connaître comme ça, il faudra que je me fasse un peu oublier.»

En attendant ce futur «break», on l'interroge sur son meilleur souvenir de scène. Elle cite «le Forest National, notre Bercy symboliquement en Belgique, même si c'est la jauge d'un Zenith».

«C'était incroyable, j'avais invité des gens super-importants sur scène, Damso, mon père [Marka, chanteur], mon frère [Roméo Elvis], il y avait 8000 personnes, des moments presque en transe.»

«Après, on a fait la fête toute la nuit, j'avais l'impression de fêter mon mariage [rires] avec ma famille, mes amis, des gens avec qui je travaille, tout le monde voyait le bonheur dans mon regard.»

Cinéma

Woody Allen retire sa plainte contre Amazon après avoir trouvé un accord

NEW YORK — Le réalisateur américain Woody Allen a abandonné ses poursuites contre Amazon, qu’il attaquait pour rupture abusive de contrat, après avoir trouvé un accord avec le géant d’internet, selon des documents judiciaires déposés vendredi soir auprès d’un tribunal de New York.

Woody Allen avait porté plainte en février contre Amazon, à qui il réclamait 68 millions de dollars pour avoir mis fin à leur engagement sur la base d’accusations anciennes le visant.

Les contours de l’accord trouvé entre les deux parties n’ont pas été dévoilés, mais des sources proches du dossier ont indiqué au site spécialisé Deadline qu’il n’y avait «aucun gagnant au final».

Woody Allen a été accusé d’abus sexuels en 1992 sur sa fille adoptive Dylan Farrow, qui avait alors sept ans. Les poursuites à son encontre ont été abandonnées après deux enquêtes distinctes menées à l’époque, sur plusieurs mois.

Mais Dylan Farrow, soutenue par sa mère adoptive Mia Farrow et son frère Ronan Farrow, a régulièrement renouvelé publiquement ces accusations, notamment avec l’émergence du mouvement #metoo.

Elles ont poussé Amazon à annuler la sortie aux États-Unis de « Un jour de pluie à New York », le dernier film du réalisateur, avec lequel de nombreuses personnalités américaines ont depuis pris leurs distances.

Woody Allen accusait notamment Amazon, dans sa plainte, d’avoir refusé de lui verser les 9 millions de dollars prévus pour le financement d’« Un jour de pluie à New York», projeté en ouverture du festival du cinéma américain de Deauville (France) en septembre.

«Je pense que les gens qui m’attaquent font une erreur », avait alors déclaré dans entretien à la radio publique française France Inter le cinéaste de 83 ans, qui a toujours nié les accusations d’abus sexuels à son encontre.

Cinéma

Disney délivre enfin la suite de «La reine des neiges»

LOS ANGELES — «La reine des neiges» avait fait voler en éclats les records du box-office et fondre le coeur des plus jeunes, marquant à jamais plusieurs générations avec la chanson «Libérée, délivrée». Après six ans d’attente, Disney va enfin présenter la suite d’un de ses plus grands succès d’animation.

La reine Elsa, la princesse Anna et le bonhomme de neige Olaf reviennent pour ce film sobrement intitulé La reine des neiges 2, dont l’avant-première mondiale était organisée à Los Angeles jeudi soir.

Inspiré par un conte éponyme de Hans Christian Andersen, le premier épisode suivait le parcours d’Anna pour retrouver sa soeur Elsa, aux prises avec des pouvoirs glaciaires incontrôlés.

La suite (en salles le 22 novembre au Québec) s’attache à l’histoire de la famille royale d’Arendelle et promet de répondre aux interrogations des fans, notamment sur l’origine des étonnants pouvoirs d’Elsa.

«Mais ce n’est qu’une question parmi bien d’autres», a insisté la réalisatrice Jennifer Lee, encore aux commandes pour l’épisode 2, lors du rassemblement D23 organisé par Disney pour ses fans en Californie. «Pourquoi Anna est née ainsi? Où se rendaient vraiment les parents des deux soeurs lorsque le bateau a coulé? Y a-t-il réellement une fin heureuse?»

«Un véritable phénomène»

Dans La reine des neiges 2, une mystérieuse voix revient hanter une Elsa devenue adulte. Elle l’exhorte à quitter le château où elle coule des jours heureux pour se lancer dans une nouvelle quête qui l’emmènera jusqu’à une lointaine forêt enchantée.

En 2013, La reine des neiges avait créé la surprise en devenant le film d’animation le plus lucratif de l’histoire, récoltant près de 1,3 milliard $ dans le monde. Son record a tenu six ans, jusqu’à ce que le remake du Roi Lion ne vienne lui ravir la couronne.

«C’était devenu un véritable phénomène, la musique, les personnages, l’histoire avait vraiment trouvé un écho», se souvient Paul Dergarabedian, spécialiste de l’analyse des médias pour la société Comscore.

Le succès est d’autant plus remarquable que La reine des neiges est une création, contrairement à de nombreuses productions de Disney qui se sont contentées de prolonger ou revisiter des classiques éprouvés, comme Le Roi Lion ou Aladdin récemment.

De nouveaux tubes

«C’est super d’avoir vos archives, de relancer les histoires favorites de Disney [...] Mais c’est une autre paire de manches que de créer quelque chose à partir de rien et d’obtenir un film qui est devenu l’une des plus grandes franchises de Disney», poursuit Paul Dergarabedian.

Le succès fut tel que Jennifer Lee a été nommée directrice artistique des studios d’animation Disney après le départ en 2018 de John Lasseter, sur fond d’accusations de harcèlement sexuel.

Dans la version originale de La reine des neiges, Anna et Elsa retrouveront leur voix du premier opus, respectivement Kristen Bell et Idina Menzel, qui chantait la célèbre chanson primée aux Oscars.

En version française en revanche, Anaïs Delva a été remplacée par la chanteuse et comédienne Charlotte Hervieux. Emmylou Homs continuera cependant à être la voix d’Anna et l’humoriste Dany Boon celle du bonhomme de neige Olaf.

Que les parents se préparent: La reine des neiges 2 nous promet aussi de nouveaux tubes de l’acabit de Libérée, délivrée, à l’instar de Dans un autre monde (Into the Unknown en V.O.) dont un extrait a déjà été dévoilé.

Selon M. Dergarabedian, l’enthousiasme suscité par ce deuxième opus devrait «le propulser vers un premier week-end d’exploitation d’au moins 100 millions $» dans les cinémas des États-Unis et du Canada.

Et il est difficile d’imaginer «qu’il ne rapporte pas au moins un milliard de dollars dans le monde entier», dit-il.

Fabrique culturelle

COZIC, à vous de jouer au Musée national des beaux-arts du Québec

Cinquante ans d’art ludique s’offrent à toutes les générations au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) à travers l’exposition COZIC À vous de jouer — De 1967 à aujourd’hui. Pour La Fabrique culturelle, le couple dans la vie et en art a parcouru les espaces qui lui sont consacrés dans cette superbe rétrospective présentée jusqu’au 5 janvier 2020. Tout simplement irrésistible!

Lien pour visionner la capsule pour l'application mobile: ici

Cinéma

La liste des œuvres pour le 30e de la chute du mur de Berlin

Les ailes du désir (1987), Wim Wenders

Le mur joue un rôle important dans ce chef-d’œuvre du réalisateur allemand sur la condition humaine. Il sert de métaphore puissante dans ce Berlin divisé où un ange est prêt à renoncer au Ciel pour l’amour d’une femme. Les premier pas de l’ange déchu en tant qu’humain se font le long du mur graffité. Bien que ce n’était pas l’intention de Wenders, son film revêt aussi des allures de documentaire puisque la structure a disparu… Éric Moreault

Cinéma

Manifestation en Géorgie contre un film LGBT nominé aux Oscars

TBILISSI — Des groupes d’extrême droite manifestaient vendredi en Géorgie, brûlant notamment un drapeau arc-en-ciel, contre la première d’un film - nominé aux Oscars - mettant en lumière la discrimination de la communauté LGBT dans ce pays du Caucase.

Et puis nous danserons de Levan Akin met en scène une histoire d’amour entre deux hommes, danseurs au ballet national de Géorgie. Acclamé à l’étranger, le film a provoqué la controverse au sein d’une société géorgienne réputée conservatrice et a été dénoncé par l’influente Église orthodoxe géorgienne comme un «affront aux valeurs traditionnelles» du pays.

Des centaines de militants anti-LGBT étaient réunis vendredi soir devant le cinéma Amirani, dans la capitale, Tbilissi.

«Longue vie à la Géorgie!», «Honte!» scandaient-ils, alors qu’un important dispositif policier était déployé sur place. Les manifestants ont également brûlé un drapeau arc-en-ciel, tandis qu’un prêtre orthodoxe récitait une prière.

Le ministère de l’Intérieur a annoncé l’arrestation de onze manifestants pour «désobéissance aux forces de l’ordre».

«La danse folklorique géorgienne est au coeur de nos valeurs spirituelles, nous n’allons pas laisser défier nos traditions», a affirmé l’une des manifestantes, Teona Gogava, une femme au foyer de 35 ans interrogée par l’AFP.

Les responsables du cinéma, qui ont posté une vidéo sur Facebook montrant des policiers inspectant les sièges de la salle avec des chiens avant la projection, ont affirmé que tous les détenteurs d’un billet avaient été autorisés à entrer.

Maka Kiladze, un chorégraphe de 40 ans présent dans la salle, a trouvé «anormal» de devoir faire face à une «foule en colère». «Ce film a suscité un grand intérêt en Géorgie», a-t-il ajouté.

«Forces ténébreuses» 

Le réalisateur du film, Levan Akin, Suédois d’origine géorgienne, avait indiqué plus tôt que des groupes d’extrêmes droites et des militants religieux avaient «l’intention d’empêcher les gens d’assister» à la première du film, pour laquelle toutes les places disponibles ont été vendues.

«Nous vivons des temps obscurs et les manifestations à venir prouvent à quel point il est vital de lutter contre ces forces ténébreuses par tous les moyens», avait-il ajouté.

Un ancien député du parti au pouvoir, Sandro Bregadzé, a notamment averti cette semaine que le groupe nationaliste qu’il préside, Marche géorgienne, allait s’opposer à la première du film, le qualifiant de «propagande de la sodomie».

Levan Vasadzé, homme d’affaires lié à des groupes anti-occidentaux et d’extrême droite en Russie, avait de son côté affirmé que ses partisans «entreront dans les salles des six cinémas de Tbilissi pour éteindre les projecteurs», promettant de «repousser la police si besoin».

Le ministère géorgien de l’Intérieur a promis dans un communiqué d’assurer «la protection du public et l’ordre, ainsi que la liberté d’expression». Il a prévenu que la police allait «supprimer tout acte illégal immédiatement».

L’homosexualité est un sujet tabou en Géorgie comme dans tout le Caucase et une grande partie de l’ex-URSS.

Les détracteurs du parti au pouvoir du Rêve géorgien ont accusé le gouvernement de soutien tacite aux groupes homophobes et nationalistes en échange de leur soutien aux élections et lors des rassemblements anti-opposition.

Cinéma

Catherine Deneuve au repos après son accident vasculaire

PARIS — La star du cinéma français Catherine Deneuve, 76 ans, « réagit bien au traitement » et « se repose » après avoir été victime d’un accident vasculaire mardi sur un tournage, a-t-on appris auprès de l’entourage de l’actrice.

«Comme annoncé, il n’y a pas de déficit moteur. Elle se repose, tandis que des examens complémentaires sont en cours », a indiqué un membre de son entourage ayant requis l’anonymat.

«Elle réagit bien au traitement. L’accident vasculaire est vraiment limité. Elle a eu beaucoup de chance en étant prise en charge très rapidement à l’hôpital où son malaise s’est produit, en plein tournage », a ajouté cette source.

Le malaise de Catherine Deneuve s’est produit mardi vers 15 h dans un centre hospitalier de la région parisienne, où l’icône du cinéma français tournait une scène du film De son vivant d’Emmanuelle Bercot. Elle a été prise immédiatement en charge par cet établissement pour les premiers soins, avant son transfert vers un hôpital parisien, a précisé cette même source, confirmant des informations du Parisien.

La famille de l’actrice avait annoncé mercredi qu’elle avait « été victime d’un accident vasculaire ischémique très limité et donc réversible » et devrait « bien sûr prendre quelque temps de repos ».

Depuis plusieurs semaines, l’icône du cinéma français, qui enchaîne les projets, tournait dans De son vivant aux côtés de Benoît Magimel et Cécile de France.

Ce film d’Emmanuelle Bercot, avec qui elle a déjà fait deux films (Elle s’en va et La tête haute), raconte l’histoire d’un fils (Benoît Magimel) condamné par un cancer et de sa mère, incarnée par Catherine Deneuve, tandis qu’une médecin se retrouve au milieu de ce couple et essaie de faire son travail.

Prévu pour durer neuf semaines, ce tournage, qui a démarré le 11 octobre, s’est poursuivi depuis l’hospitalisation de Catherine Deneuve. Il pourrait continuer quelques temps encore en son absence, en modifiant le plan de tournage, selon des sources proches du film.

Les producteurs n’ont pas répondu aux sollicitations de l’AFP.