Musique

Three Days Grace: toujours plus loin...

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Three Days Grace aura fait du millage cet automne... Il y a eu cette tournée qui a mené le groupe du Royaume-Uni à la Russie en passant par l’Allemagne, la Suisse, l’Autriche, la Pologne, l’Ukraine, la République tchèque, l’Estonie et on en passe. Il y a eu cette virée au Kenya dans ce qui est devenu l’ébauche d’un projet humanitaire. Après quelques jours de pause, voilà que les Ontariens ont repris la route pour traverser le Canada d’un océan à l’autre. À quelques jours de leur escale au Centre Vidéotron, où ils présenteront samedi leur spectacle Outsider, Le Soleil s’est entretenu avec le batteur de ce groupe chouchou des Québécois, Neil Sanderson.

Q Votre tournée européenne vous a amenés à offrir 25 spectacles en moins d’un mois dans une bonne douzaine de pays. Qu’est-ce que ça fait de voir que Three Days Grace continue de trouver de nouveaux fans à l’international?

Télé et radio

Ce racisme bien enrobé

CHRONIQUE / Certains groupes identitaires enrobent si bien leur discours xénophobe qu’ils parviennent à convaincre même les plus modérés. Si on attendait que les racistes se proclament comme tels, on pourrait croire qu’ils font partie de la légende. «Les chiens qui jappent mordent pas, c’est les chiens qui jappent pas qui m’inquiètent», image Maxime Fiset.

Cet ancien skinhead néonazi de Limoilou, maintenant repenti, œuvre désormais au Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence. Il combat ce qu’il prônait jadis. Vous l’avez déjà vu dans nos pages et chez les autres médias, une première fois en 2008 lors de son arrestation par l’escouade de lutte contre le terrorisme de la Sûreté du Québec, pour propagande haineuse. Sa mère relate l’événement, dévastée. Fiset est sorti encore plus «crinqué» de son procès, avec le fantasme de déclencher une guerre civile. Et l’idée de faire sauter une bombe en pleine fête du Canada.

Aujourd’hui, celui qui a connu le monstre de l’intérieur s’inquiète de la radicalisation ambiante, de ces extrémistes décomplexés. Selon Maxime Fiset, nous sommes assis sur une bombe à retardement, une réalité qu’il tente d’établir dans La bombe, un documentaire de Gabriel Allard-Gagnon (T’es où, Youssef?) que présente Télé-Québec mercredi à 20h.

L’idée n’est pas de savoir si on est plus ou moins racistes que les Américains, que les Français, que tout autre peuple dans le monde. Ça n’a ici aucune importance. L’idée est de savoir s’il existe un réel progrès de la radicalisation au Québec. Le documentaire nous invite à plus de vigilance, à mieux interpréter ces messages racistes qui se déguisent en discours nationaliste et qui fonctionnent par la peur. En cela, l’œuvre y parvient assez bien.

Dans La bombe, dont Maxime Fiset assure la narration, on fait d’abord le rapprochement entre nationalisme et racisme, puis entre l’intimidation dont Fiset a été victime à l’école et sa décision de devenir leader d’un mouvement radical d’extrême droite. Enfin, il explore le passage de la meute au statut de loup solitaire. Un segment où vous verrez des extraits d’un interrogatoire d’Alexandre Bissonnette, où l’auteur de la tuerie de la Mosquée de Québec explique ses motivations et conclut par un: «C’est pas mal, ce que j’ai fait.»

Il s’en est fallu de peu pour que Fiset passe à l’action lui aussi. Il se reconnaît beaucoup dans le discours d’Alexandre Bissonnette, qui avait une urgence d’agir. «Fallait que je fasse quelque chose», répète Bissonnette dans son interrogatoire. Heureusement, Fiset a trouvé un job dans une épicerie et rencontré sa blonde, Marie, avec qui il aura une fille. Ça lui aura ouvert les yeux et fait prendre conscience de la gravité de ses gestes. 

Musique

Ravel était-il le seul auteur du «Boléro»?

PARIS — Les héritiers d’Alexandre Benois, collaborateur de Maurice Ravel, ont annoncé avoir engagé une procédure judiciaire contre la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) pour faire reconnaître leur aïeul comme coauteur du célébrissime «Boléro» du compositeur français.

La Sacem avait refusé à deux reprises ces dernières années de reconnaître Alexandre Benois, influent peintre et décorateur russe, comme coauteur de ce succès aujourd’hui planétaire.

Cinéma

Weinstein: les procureurs veulent toujours aller de l’avant

NEW YORK — Les procureurs de New York ont répliqué, lundi, à la dernière tentative de Harvey Weinstein visant à faire rejeter la procédure pénale engagée contre lui, affirmant qu’il y avait «suffisamment de preuves» pour aller de l’avant avec les accusations d’agression sexuelle contre l’ancien producteur de Hollywood.

Dans de nouveaux documents déposés en cour, le bureau du procureur du district de Manhattan a minimisé les allégations voulant que l’enquêteur principal dans le dossier ait influencé un témoin. Il y est écrit que l’acte d’accusation contre Harvey Weinstein devrait être maintenu malgré la récente décision des procureurs de rejeter l’un des six chefs d’accusation.

Arts

Fresque érotique découverte à Pompéi

ROME — Une nouvelle fresque érotique découverte à Pompéi dépeint les ébats torrides de la reine de Sparte Léda avec Zeus, qui a pris la forme d’un cygne pour la séduire.

Des archéologues ont trouvé cette illustration du mythe grec, magnifiquement préservée, dans ce qui devait être la chambre d’une maison de la ville romaine, ensevelie en 79 av. J.C. par l’éruption du Vésuve. 

Située Via del Vesuvio, elle montre aussi Léda se soumettant au cours de la même nuit au devoir conjugal avec son époux, le roi Tyndare. 

La légende veut que Léda ait pondu deux œufs d’où sortirent Hélène — dont l’enlèvement déclenchera la Guerre de Troie — , Clytemnestre et les jumeaux Castor et Pollux. 

Pompéi est le site le plus visité d’Italie après le Colisée de Rome, avec plus de trois millions de touristes sur les huit premiers mois de l’année. 

Musique

«Open House» artistique pour financer la Maison Dauphine

Mardi, sur la scène du Palais Montcalm, Marie Denise Pelletier posera en chanson une grande question: «Est-ce qu’on guérit d’avoir un jour manqué d’amour?» Elle en offrira en quelque sorte la réponse en reprenant son succès de 1990 «Survivre ensemble». Voilà en somme les deux axes qui devraient orienter le spectacle-bénéfice «L’Open House de La Dauphine», où une quarantaine d’artistes unissent leurs talents pour la cause des jeunes de la rue.

«Ce sont toutes des chansons avec de l’espoir. Ça parle d’amour, d’espoir, de ne pas lâcher. Je vais faire ma chanson Jusqu’au bout», avance de son côté Robby Johnson, Beauceron établi à Nashville, qui rejoindra Pelletier sur les planches aux côtés de Jonas, Renee Wilkin, Jérôme Couture, Yvan Pedneault, Liana Bureau, Émilie Baillargeon, Christian B. Poulin et Gabriel-Antoine Vallée. Cinq musiciens, un chœur de 24 voix, des danseurs et des acrobates accompagneront les solistes, nous dit-on. Celle qui est un peu devenue la marraine de La Dauphine, la comédienne Guylaine Tremblay, se chargera de l’animation. 

Conçu et mis en scène par Richard Aubé, le spectacle s’inscrit dans la campagne de financement de La Dauphine, qui accompagne depuis 25 ans les jeunes de la rue dans la capitale. L’organisme espère amasser 100000$ pour continuer à offrir des services qui visent l’intégration sociale et la prévention de l’itinérance: hébergement d’urgence, consultations médicales, aide alimentaire, accompagnement scolaire, etc. Le concert est précédé d’une journée portes ouvertes à la Maison Dauphine, qui accueillera le public mardi, entre 10h et 16h au 31, rue d’Auteuil.

«Quand on m’a approché, je suis tout de suite allé trouver des informations sur La Dauphine. Ça m’a complètement viré à l’envers», confie Robby Johnson, qui détaille lui-même sa jeunesse difficile dans une autobiographie qui vient de paraître. 

Un phare dans l’obscurité

«Il y en a qui ne l’ont pas facile, ajoute Marie Denise Pelletier. Et la résilience n’est pas donnée à tout le monde non plus. Mais quand les gens ont de l’aide et quand ils arrivent à accepter l’aide... Parce qu’à la Dauphine, ils n’imposent rien. Ils rencontrent ces jeunes-là, mais il faut que ça vienne d’eux autres. Il faut qu’ils ouvrent une porte. Mais à partir du moment que la porte est ouverte, je pense que tout le monde a une chance.» La chanteuse décrit d’ailleurs l’organisme comme «un phare dans l’obscurité» pour ceux qui ne peuvent plus compter sur famille et amis. 

Selon Robby Johnson, cette main tendue peut «redonner confiance en la vie» à un individu dans le pétrin. «C’est de voir qu’il y a des gens qui sont prêts à leur donner de l’amour et du soutien sans les juger…», évoque-t-il. 

«Et c’est de l’écoute, surtout de l’écoute, ajoute Marie Denise Pelletier. Le plus beau cadeau que tu puisses faire à un être humain, c’est de l’écouter. À La Dauphine, c’est ça qu’ils leur donnent. Et ça, c’est inestimable.»

Rencontrés lundi après-midi, à quelques heures d’une répétition avec le reste de la troupe, les deux chanteurs y étaient certes pour la cause… Mais ils ne boudaient pas non plus leur plaisir à l’idée du rassemblement artistique auquel ils allaient prendre part. Une façon de joindre l’utile à l’agréable, en somme. 

«Tu vois, c’est la première fois que je rencontre Robby. On n’a pas beaucoup d’occasions de se rencontrer. C’est une opportunité extraordinaire de se retrouver ensemble. Moi, ça m’excite beaucoup… Même après 35 ans de métier», a décrit Marie Denise Pelletier, contente d’avoir l’occasion de partager le micro avec ses pairs. 

«Je vais faire Inventer la terre en duo avec Renee Wilkin. Ça va vraiment être tripant… Elle chante, la petite maususse!» a-t-elle lancé. 

«Jonas, ça rocke. Renee Wilkin a une voix incroyable. Jérôme Couture et son petit pas de côté, j’ai hâte de voir ça. Yvan Pedneault aussi a une bonne voix...» a détaillé Robby Johnson, avant de conclure en rigolant: «Je vais y aller avec beaucoup d’humilité!»

L’Open House de La Dauphine est présenté mardi dès 19h30 au Palais Montcalm.

Livres

L’auteure Esi Edugyan remporte le prix Giller

TORONTO — Le 25e prix Giller de la Banque Scotia a été décerné à l’auteure Esi Edugyan pour «Washington Black», lundi soir, lors d’un gala à Toronto.

Son roman raconte l’histoire d’un garçon de 11 ans qui échappe à l’esclavage dans une plantation de canne à sucre de la Barbade avec l’aide du frère de son maître.

Plus tôt cette année, Esi Edugyan avait été finaliste du prestigieux Man Booker Prize et du prix Writers’ Trust Fiction pour Washington Black.

Le jury composé de cinq membres a estimé qu’il s’agissait d’un «roman extrêmement captivant sur l’amitié et l’amour, et sur la façon dont l’identité est parfois un acte d’imagination bien plus vital que l’époque dans laquelle on vit».

C’est la deuxième fois que l’écrivaine de Victoria, en Colombie-­Britannique, remporte ce prestigieux prix littéraire décerné à l’auteur du meilleur roman ou recueil de nouvelles canadien publié en anglais, qui s’accompagne d’une bourse de 100 000 $. Elle avait déjà remporté le prix en 2011 pour Half-Blood Blues.

Éric Dupont finaliste

La liste des finalistes cette année comprenait notamment l’auteur québécois Éric Dupont pour Songs for a Cold Heart, traduction de La fiancée américaine, avec le traducteur du livre, Peter McCambridge.

Sur la liste figuraient également Patrick deWitt pour French Exit, Sheila Heti pour Motherhood et Thea Lim pour An Ocean of Minutes.

En acceptant le prix lundi soir, Esi Edugyan a déclaré à la foule qu’elle n’avait pas préparé de discours, car elle ne s’attendait pas à gagner.

Après avoir dressé une liste de personnes qu’elle souhaitait remercier, elle a affirmé que dans l’ambiance actuelle où «de nombreuses formes de vérité sont assiégées», la célébration des mots était d’autant plus importante.

Le jury était composé de Heather O’Neill, John Freeman, Kamal Al-Solaylee, Maxine Bailey et Philip Hensher.

Le prix a été décerné en présence de nombreuses personnalités littéraires lors d’un gala au Ritz-Carlton de Toronto, animé par l’humoriste Rick Mercer.

Cinéma

Godard refuse d'aller en Russie en soutien à Oleg Sentsov

PARIS — Jean-Luc Godard a refusé de se rendre au musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg en raison «des conditions de détention du réalisateur Oleg Sentsov», emprisonné en Russie, selon un message du cinéaste franco-suisse rendu public lundi par la Société des réalisateurs de films française.

«Je vous remercie pour votre invitation, mais compte tenu des conditions de détention du réalisateur Oleg Sentsov, je ne me sens pas autorisé pour l’instant à visiter l’Ermitage et ce, quelle que soit mon amitié pour le peuple russe», écrit Jean-Luc Godard dans ce message à Dimitri Ozerkov, directeur du département art contemporain du musée de l’Ermitage, qui l’invitait à visiter le musée en vue d’une installation à venir.

Télévision

Mort du journaliste Michel Pepin

MONTRÉAL — L’ancien courriériste parlementaire de Radio-Canada, Michel Pepin, est décédé lundi, des suites d’un cancer du pancréas, a annoncé le diffuseur public. Il avait 57 ans.

Selon Radio-Canada, il était entouré de ses proches, dont son fils, l’économiste Simon Tremblay-Pepin. 

M. Pepin luttait contre la maladie depuis longtemps. En mars 2016, il avait annoncé sur les réseaux sociaux que des ennuis de santé «l’empêchaient désormais d’analyser la politique québécoise». Un an plus tard, il avait écrit que son congé se prolongeait, ajoutant qu’il «allait bien». 

Michel Pepin, le fils du syndicaliste Marcel Pepin, couvrait depuis 2010 la politique québécoise à l’Assemblée nationale en tant que journaliste et analyste. Il avait commencé sa carrière dans le Bas-Saint-Laurent à la télévision et la radio locales. Il s’était joint à Radio-Canada en 1988, après avoir brièvement travaillé au bureau de la ministre conservatrice Monique Vézina, à Ottawa. 

Les hommages ont afflué sur les réseaux sociaux, lundi après-midi, pour saluer ce «chic type», un journaliste «intègre et sympathique». Les politiciens de toutes allégeances se sont dits attristés par la nouvelle. Le premier ministre du Québec François Legault a déclaré sur Twitter qu’il gardait de bons souvenirs de «cet homme brillant et affable». La députée péquiste Véronique Hivon a dit qu’elle était «frappée par une grande tristesse» pour ce journaliste qu’elle «estimait et respectait beaucoup». L’ancienne députée libérale Fatima Houda-Pepin a parlé de lui comme l’un des «analystes les plus brillants». «Il faisait dans la nuance et non dans le jugement», a-t-elle écrit sur Twitter.  

Haut-parleurs

Souvenirs de Nirvana, retour des Backstreet Boys

Le clip à voir: «Island» d’Emilie Kahn

Il y a trois ans, l’auteure-compositrice-interprète Emilie Kahn a fait fort belle impression avec 10000, un premier album déposé sous la bannière d’Emilie & Ogden, du nom de sa harpe, son instrument de prédilection. Voilà que la Montréalaise abandonne son pseudonyme et annonce pour février la parution d’Outro, sa deuxième offrante. Elle en a donné un avant-goût avec la pièce Island, mise en image par la réalisatrice Marie-Soleil Denault. Un clip tout en féminité, où le délicat côtoie le plus rude, où la douce harpe de la musicienne voisine camions et motos.