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Arts

Jean-Paul Gaultier dit adieu aux défilés Haute Couture

PARIS - L’icône de la mode Jean-Paul Gaultier, qui en 50 ans a révolutionné les codes vestimentaires et est devenu l’un des symboles du luxe français, fera mercredi à Paris ses adieux aux défilés Haute Couture pour se lancer dans un «nouveau projet» avec sa maison.

«Le 22 janvier 2020, je fêterai mes 50 ans de carrière dans la mode avec un grand défilé-spectacle Haute Couture, au Théâtre du Châtelet. Ce sera aussi mon dernier défilé», a indiqué vendredi le couturier dans un communiqué transmis à l’AFP.

«Mais rassurez-vous, la maison de Couture Gaultier Paris continue, avec un nouveau projet dont je suis l’instigateur et qui vous sera révélé prochainement», a-t-il ajouté, sans plus de précisions.

Cette annonce intervient en pleine Semaine de la mode parisienne, juste avant l’ouverture des défilés Haute Couture qui prendront à partir de lundi le relais des défilés homme.

Le créateur français de 67 ans, qui avait fait ses débuts notamment auprès de Pierre Cardin, est une figure incontournable dans le monde de la couture, connu pour avoir bousculé les codes vestimentaires dans les années 80 au point d’être qualifié d’iconoclaste.

Il est l’auteur de créations devenues cultes comme le bustier à bonnets coniques porté par Madonna, ou son célèbre pull marin et ses marinières, un souvenir de sa grand-mère «qui l’habillait en bleu».

Depuis ses premières collections, Gaultier a l’art de mélanger les genres, les sexes, les époques, la gouaille des rues populaires et la distinction des beaux quartiers: rappeuses chic, geishas délurées, cocottes corsetées et mâles en jupe et talons hauts.

«Garde-robe ambivalente» 

Il crée la révolution en étant l’un des premiers à faire défiler des mannequins seniors et des femmes en surpoids ou tatouées. Ainsi dans les années 1980, il passe une petite annonce dans le journal Libération: «Créateur non conforme cherche mannequins atypiques. Gueule cassées ne pas s’abstenir».

Lors de la Semaine de la mode à Paris en juillet 2014, il invite à défiler la drag queen barbue Conchita Wurst, gagnante de l’Eurovision, ainsi qu’une femme enceinte dans une robe de mariée.

«Dès votre première collection en 1976, vous avez remis en cause les critères du goût et du mauvais goût. Vous avez choqué, dérangé et agacé en vous amusant à brouiller les pistes avec une garde-robe ambivalente et interchangeable», lui lançait Pierre Cardin en 2001 en lui remettant la Légion d’honneur.

Ce fils de comptable, qui a grandi à Arcueil (Val-de-Marne), près de Paris, et qui a été initié tout petit à la couture par sa grand-mère esthéticienne, crée ainsi des jupes pour hommes dès 1984 car pour lui, «un homme ne porte pas sa masculinité sur ses vêtements, sa virilité est dans sa tête».

Considéré dans le passé comme «l’enfant terrible de la mode», son nom est devenu une vitrine du luxe français, grâce notamment à sa ligne de parfums lancée en 1991.

Il s’est aussi fait connaître par ses costumes marquants pour plusieurs films, notamment Le Cinquième élément de Luc Besson et les films de Pedro Almodovar Kika, La Mauvaise éducation ou La Piel que habito.

En 2003, son arrivée chez Hermès, jusque là temple officiel du luxe classique et discret, bouscule le milieu de la mode: il réussit à lui donner un sérieux coup de jeune en apportant fantaisie et fraîcheur, tout en restant dans ses codes.

Dans la culture populaire, il joue son propre rôle dans le film Prêt-à-Porter de Robert Altman et avec Antoine de Caunes, il a animé l’émission britannique Eurotrash.

Il crée aussi des costumes pour de nombreux spectacles de danse dont le célèbre Le Défilé (1985) de la chorégraphe Régine Chopinot.

En 2018 il annonçait qu’il renonçait à la fourrure, un «geste fort» salué alors par les associations pour la protection des animaux, précisant à l’AFP qu’il préférait désormais la voie du recyclage. «Il faut recycler les vêtements, ce que j’ai fait depuis mes débuts, dans ma première collection j’ai recyclé des vieux jeans, des trucs en camouflage, je les ai coupés dans tous les sens. Je trouve qu’avec la fourrure on peut faire la même chose», disait celui qui avait raconté son parcours dans une revue haute en couleur l’an dernier aux Folies Bergère.

Arts

Louvre: les diamants de la couronne française en majesté dans la galerie d’Apollon

PARIS — Les diamants de la couronne trônent en majesté au Musée du Louvre dans trois nouvelles vitrines de la galerie d’Apollon, réaménagée après dix mois de travaux: ils disent la splendeur et l’importance symbolique des joyaux pour l’identité monarchique, de l’Ancien Régime au Second Empire.

Ce lifting de la salle et l’installation de nouvelles vitrines, réalisés avec la contribution du mécénat de la Maison Cartier, permettent de disposer d’une vision complète et historique de la collection de joyaux conservée par le musée le plus fréquenté du monde.

De la couronne de Louis XV au diamant dit «le Régent» de 140 carats, du diadème de la duchesse d’Angoulême, nièce de Louis XVIII, à la couronne de haut de tête de l’impératrice Eugénie: tout témoigne de la fièvre qu’ont eue les monarques (notamment Louis XIV) à collectionner les gemmes, et à faire réaliser des joyaux d’orfèvrerie. Volonté d’impressionner, parfois dans un jeu de concurrence entre maisons royales d’Europe.

L’enrichissement régulier de la collection depuis les années 1990 avait conduit le musée à exposer les bijoux et pierres précieuses, non seulement dans une vitrine de la galerie d’Apollon, mais aussi dans une salle de l’aile Richelieu. Mais certaines ne pouvaient être montrées faute de place, et la qualité visuelle était médiocre tout comme l’éclairage.

La galerie d’Apollon, longue de 60 mètres, a vu la première présentation de la collection initiale, fondée en 1532 par François Ier, transmise et enrichie de règne en règne, mais vendue presque entièrement par la Troisième République en 1887. Certaines pièces dispersées ont été rachetées mais la plupart n’ont jamais été retrouvées.

Une première vitrine rassemble les bijoux antérieurs à la Révolution, une seconde les bijoux du Premier Empire, de la Restauration et de la Monarchie de Juillet. Une troisième vitrine abrite les bijoux du Second Empire avec des vestiges des grandes parures de l’impératrice Eugénie.

Les vitrines anciennes en bois doré abritent, dans une présentation nouvelle, les collections de pierres dures de Louis XIV.

Ces travaux ont été accompagnés d’un lifting du décor de la Galerie décorée par Le Brun, Delacroix, Girardon,..., dont la décoration s’est poursuivie sur plus de deux siècles (du XVIIe siècle à la Troisième République). Le dépoussiérage spectaculaire des peintures et des stucs s’est accompagné de celui des tapisseries des Gobelins.

L’éclairage a été entièrement rénové, animant en douceur les dorures sans les rendre éblouissantes.

Au total 41 peintures, 118 sculptures, 28 tapisseries ornent la Galerie d’Apollon.

Arts

Des experts authentifient un tableau de Klimt retrouvé en Italie il y a un mois

PIACENZA, Italie — Des experts en art ont confirmé qu'un tableau dissimulé à l'intérieur des murs extérieurs d'une galerie d'art italienne est bel et bien le «Portrait d'une dame» de Gustav Klimt qui avait disparu de cette même galerie il y a près de 23 ans.

L'authentification du tableau, annoncée vendredi, a résolu l'un des mystères persistants du monde de l'art. Mais elle laisse plusieurs questions sans réponses, notamment qui l'avait prise à l'époque et si elle n'a jamais quitté la galerie.

Un jardinier de la galerie d'art moderne Ricci Oddi à Piacenza, dans le nord du pays, qui nettoyait le lierre, le mois dernier, a remarqué une petite porte à panneaux dans un mur du jardin. À l'intérieur de l'espace restreint, il a trouvé un sac en plastique contenant une peinture - qui semblait être le chef-d'oeuvre manquant.

«Portrait d'une dame» est une oeuvre tardive de Klimt, datant de 1916-1917. Le tableau du maître autrichien de l'Art nouveau avait été porté disparu en février 1997, lors de rénovations à la galerie.

C'est la procureure de Piacenza Ornella Chicca qui a annoncé vendredi l'authenticité du tableau, exhibé sur un chevalet, flanqué de deux policiers.

Des experts ont utilisé le rayonnement infrarouge et d'autres techniques non invasives pour déterminer qu'il s'agissait bien de l'original. Ils ont par ailleurs déclaré que le tableau était en très bon état.

Télé

Hank Azaria ne prêtera plus sa voix à Apu des Simpson

LOS ANGELES — L’acteur américain Hank Azaria, qui prêtait sa voix depuis le début de la série au personnage des «Simpson» Apu Nahasapeemapetilon, a annoncé qu’il ne ferait plus la voix du gérant d’épicerie indien, après des accusations de racisme.

Depuis l’apparition d’Apu en 1990, l'acteur Hank Azaria interprétait le personnage en prenant un accent indien caricatural.

Cela n’a pas empêché le succès planétaire des Simpson pendant des années, mais en novembre 2017 l’acteur et comédien d’origine indienne Hari Kondabolu a produit un documentaire, intitulé The Problem with Apu, dans lequel il dénonçait les stéréotypes associés au personnage, en premier lieu son accent très marqué.

Le créateur des Simpson, Matt Groening, avait refusé d’apparaître dans le documentaire pour répondre à des questions sur le sujet.

« Ce qu’ils vont faire avec le personnage est leur choix », a déclaré vendredi Hank Azaria au site spécialisé SlashFilm. « Ils n’ont pas encore décidé. Tout ce sur quoi nous sommes tombés d’accord, c’est que je ne ferai plus la voix. »

Fabrique culturelle

Les Plouffe. La célèbre famille monte sur les planches du Trident!

Paru en 1948, le roman Les Plouffe de Roger Lemelin n’a jamais cessé d’inspirer les créateurs. Après des versions à la radio, à la télé et le célèbre film de Gilles Carle, voici que le Théâtre du Trident propose l’adaptation théâtrale de ce roman emblématique du quartier Saint-Sauveur. La Fabrique culturelle a rencontré celle qui signe l’adaptation, Isabelle Hubert, et la metteure en scène, Maryse Lapierre.

Lien pour la capsule dans l'application mobile: ici

Musique

En deuil, Céline Dion rend un vibrant hommage à sa mère en spectacle à Miami

MONTRÉAL — En deuil de sa mère depuis quelques heures à peine, Céline Dion a tout de même donné son spectacle prévu vendredi soir à Miami, dans le cadre de sa tournée «Courage».

Il s’agissait de la façon pour la chanteuse de rendre un vibrant hommage à sa mère, à celle qui a été l’élément déclencheur menant à sa carrière internationale.

«C’est à cause d’elle et de mon père que je suis devenue une artiste, interprète», a raconté Céline Dion à la foule du American Airlines Arena de Miami.

«Ce soir, de la part de mes frères et de mes soeurs ainsi que de toute ma famille (longue pause), nous souhaitons lui dédier ce spectacle», a ajouté Céline, à ses admirateurs qui l’ont soutenu par des applaudissements.

Thérèse Dion est décédée à l’âge de 92 ans. Celle que l’on surnommait affectueusement «Maman Dion» s’est éteinte «paisiblement chez elle», dans la nuit de jeudi à vendredi, entourée des siens, notamment de sa cadette Céline qui a souligné avoir passé la soirée à son chevet.

«Nous avons raconté des histoires. Nous avons chanté des chansons. Nous nous sommes enlacés et nous avons fait nos adieux», a raconté la vedette sur un ton intimiste et en prenant de longues pauses.

«Nous sommes pas mal certains que maman attendait que nous soyons tous réunis ensemble avant de partir», a confié la chanteuse qui a grandi à Charlemagne, dans la région de Lanaudière, aux spectateurs.

Céline Dion était toujours à Miami samedi où un autre concert était prévu en soirée, au même endroit. Sa tournée Courage l’amènera par la suite au Texas à la fin janvier, puis dans plusieurs autres villes américaines jusqu’en avril.

Le hasard a cependant fait en sorte que les retrouvailles avec son public québécois auront lieu très prochainement, soit le temps d’un spectacle au Centre Bell de Montréal le 18 février prochain. Une soirée qui risque d’être riche en émotions lorsqu’on pense à quel point le public québécois affectionnait aussi sa «Maman Dion».

Arts

Un jury formé de sept hommes et cinq femmes pour le procès de Weinstein

NEW YORK — Un jury de sept hommes et cinq femmes a été sélectionné vendredi dans le procès pour viol de Harvey Weinstein après un processus ardu de deux semaines, ouvrant la voie à l'amorce des témoignages dans la prochaine semaine.

Le contingent définitif a principalement effacé un déséquilibre entre les sexes qui, quelques heures plus tôt, avait conduit les procureurs à se plaindre que la défense tentait délibérément de tenir les jeunes femmes à l'écart du jury.

«Ils éliminent systématiquement une catégorie de personnes de ce jury», a déploré la procureure Joan Illuzzi-Orbon.

La défense a affirmé qu'elle ne visait pas spécifiquement les jeunes femmes, mais qu'elle voulait éviter des jurés trop jeunes n'ayant pas conscience de la façon dont les hommes et les femmes interagissaient au début des années 1990.

«C'était une époque différente à New York et sur la planète Terre», a déclaré l'avocat de Harvey Weinstein, Arthur Aidala.

L'accusé de 67 ans n'a fait aucun commentaire à sa sortie du palais de justice lorsque les journalistes lui ont demandé ce qu'il pensait de la sélection du jury. «Demandez à Donna!», a-t-il dit, faisant référence à l'avocate Donna Rotunno. Trois jurés suppléants - un homme et deux femmes - ont également été désignés.

Harvey Weinstein, l'ancien patron du studio derrière des films oscarisés comme «Pulp Fiction» et «Shakespeare in Love», est accusé d'avoir violé une femme dans une chambre d'hôtel à Manhattan en 2013 et d'avoir agressé sexuellement une autre femme en 2006. Il a plaidé non coupable et a déclaré que toute activité sexuelle était consensuelle. S'il est reconnu coupable, il risque la prison à vie.

Chaque jour pendant près d'une semaine, chaque fois que le juge James Burke présentait Harvey Weinstein à un nouveau groupe de jurés potentiels et leur demandait s'ils ne pouvaient pas être impartiaux, des dizaines de mains se levaient.

Les avocats de Harvey Weinstein ont tenté, jusqu'à présent sans succès, de déplacer le procès hors de New York, arguant qu'une telle métropole médiatique où il y a souvent croisement entre les célébrités et les gens ordinaires ne peut probablement pas permettre un procès équitable pour leur client.

Conscient de l'attention des médias et du poids que certaines personnes accordent à l'affaire, le juge a mis en garde les jurés potentiels: «Ce procès n'est pas un référendum sur le mouvement MeToo.»

Sur plus de 600 personnes convoquées comme jurés potentiels, certaines se sont prononcées pour disqualification en admettant qu'elles connussent l'une des nombreuses accusatrices de Harvey Weinstein, eussent une expérience personnelle des sévices sexuels ou eussent lu «Catch and Kill», un livre de Ronan Farrow, un des premiers reporters à avoir mis au jour les allégations contre Harvey Weinstein.

Il y avait d'autres jurés potentiels, comme la mannequin Gigi Hadid, qui ont même souligné avoir déjà rencontré l'accusé.

Arts

Panorama: lu, vu et entendu cette semaine

Ce qu'on a pensé des derniers albums de Marcus King, Selena Gomez et Pinegrove, ainsi que la série Chernobyl.

Musique

El Dorado, *** 1/2, Rock, Marcus King

Il arrive, à peu près une fois par décennie, que la presse spécialisée accole l’étiquette «guitariste prodige» à un jeune qui éblouit autant par sa virtuosité que le ressenti de son jeu — Derek Trucks ou Gary Clark Jr., par exemple. Marcus King a ça, et une superbe voix en plus. Après trois essais avec son band, l’Américain de 23 ans vole en solo sur El Dorado, l’album d’une vieille âme. Blues rock rétro, soul, un soupçon de gospel, complaintes rock sudiste, rock tout court, rien ne lui résiste. Pas étonnant que Dan Auerbach l’ait pris sous son aile. The Well et Say You Will ont une parenté indéniable avec les Black Keys, mais son réalisateur a préféré miser sur le chant envoûtant de Marcus King que sur les solos démentiels. Bonne idée. Il manque évidemment un peu de profondeur dans les textes (amour, rêves d’avenir, alcool…), mais la sincérité et la qualité de l’interprétation nous font passer outre. Une très belle découverte.  Éric Moreault

Arts

Alain Choquette victime d’une crise cardiaque

Victime de «graves ennuis de santé», Alain Choquette est forcé de mettre en suspens sa tournée La mémoire du temps jusqu’en avril.

L’illusionniste de 57 ans a subi une crise cardiaque en soirée, mercredi. 

«Heureusement, sa vie est maintenant hors de danger, étant sous les bons soins du personnel du CHUM, mais il devra tout de même subir une importante chirurgie dans les prochains jours, a-t-on indiqué vendredi dans un communiqué de la compagnie Groupe Entourage. 

Cette opération l’obligera à être en convalescence et à arrêter toutes activités professionnelles pendant les deux prochains mois afin de bien se remettre sur pied.» 

Alain Choquette devait se produire au Capitole de Québec les 1er et 2 février. De nouvelles dates seront annoncées pour ces spectacles. Les détenteurs de billets seront avisés des changements et des procédures à suivre.

musique

Eminem lance un album surprise intitulé «Music to Be Murdered By»

Le rappeur Eminem a lancé vendredi un album surprise, intitulé «Music to Be Murdered By».

La suite à l'album Kamikaze - aussi lancé sans préavis en 2018 - a été annoncée sur Twitter peu après minuit.

Le rappeur de Detroit a aussi lancé un nouveau vidéoclip pour l'une des 20 pièces de l'album, Darkness, qui montre une fusillade pendant un concert.

Les paroles et l'histoire du clip font allusion à la fusillade qui a fait 58 morts lors d'un festival de musique à Las Vegas, en 2017, devenant la fusillade la plus meurtrière de l'histoire moderne des États-Unis.

Un lien vers le clip sur le site d'Eminem encourage les gens à communiquer avec des organisations pour la prévention de la violence par arme à feu.

La pochette de l'album montre des coulées de sang et un Eminem barbu tenant une hache et un fusil près de ses tempes, un hommage à l'album du même nom d'Alfred Hitchcock, paru en 1958. Une autre version de la pochette le montre tenant une pelle.

Selon le site web de l'artiste, Music to Be Murdered By est son 11e album studio.

Parmi les nombreux collaborateurs, on note Ed Sheeran, Skylar Grey, Anderson .Paak et Juice WRLD, le rappeur de 21 ans décédé en décembre.

Théâtre

Les Plouffe: un air de famille

CRITIQUE / Intimement liée au paysage socio-politique québécois du milieu du siècle dernier, la famille Plouffe est enracinée dans notre imaginaire collectif. Le roman de Roger Lemelin, décliné successivement en téléroman et long-métrage qui ont fait époque, revit pour la première fois sur les planches. Avec, comme plus grand défi, à moitié relevé, de créer la surprise avec des personnages connus de tous ou presque.

D’entrée de jeu, disons-le, le spectateur familier avec la mythique famille ouvrière de la Basse-Ville de Québec se retrouvera en terrain connu. La metteure en scène Maryse Lapierre et la responsable de l’adaptation, Isabelle Hubert, ne proposent pas une relecture décoiffante de l’oeuvre. Elles n’ont pas vidé les personnages de leur substantifique moelle. Ils sont tous là, quasi immuables, greffés dans un décor fort original, avec leurs qualités et leurs défauts, leurs rêves et leurs espoirs déçus.

Musique

Peine de prison allégée pour le rappeur Stalin

RABAT — Un rappeur de 19 ans, condamné à quatre ans de prison par la justice marocaine pour un titre jugé offensant, a vu jeudi sa peine allégée à huit mois en appel, a-t-on appris auprès de sa famille.

Ce rappeur connu sous le nom de « Stalin » avait été emprisonné en décembre à Laayoune (Sahara occidental) pour avoir diffusé sur YouTube un clip Fhemna (On a compris en dialecte marocain), dénonçant notamment le chômage et le pouvoir « dictatorial ».

Hamza Assaber a été condamné quelques jours plus tard pour « offense aux institutions constitutionnelles ». La décision de la cour d’appel a été communiquée à l’AFP par sa sœur qui s’est dite « agréablement surprise » par la réduction de peine.

Le cas de ce lycéen s’inscrit dans une série de sanctions judiciaires visant des publications sur YouTube, Facebook ou Twitter, avec une douzaine de condamnations en deux mois perçues par les défenseurs des droits de la personne marocains comme une « campagne de répression » destinée à « terroriser les usagers des réseaux sociaux ».

Lundi s’ouvre le procès en appel d’un autre lycéen condamné en première instance à trois ans de prison pour avoir repris sur son compte Facebook une phrase considérée comme offensante d’un titre de rap qui cumule 21 millions de vues sur YouTube.

Un des coauteurs de cette chanson intitulée Vive le peuple (Aach al chaab, en dialecte marocain) a été condamné fin novembre à un an de prison pour « outrage à fonctionnaire public », une peine confirmée en appel cette semaine.

Ce titre de Gnawi reprend des slogans scandés dans les stades, dénonçant « l’injustice » et « l’accaparement des richesses », en écho au malaise de la jeunesse marocaine.

Surtout, les paroles attaquent directement le roi, ce qui constitue, selon les médias locaux, un franchissement très net de ce qu’on appelle au Maroc les « lignes rouges ».

Ce titre de rap ne figure pas dans les motifs de poursuite qui concernent une vidéo d’insultes à des policiers, mais a été évoquée en première instance.

Une campagne #freekoulchi (« libérez-les tous ») a récemment été lancée sur Facebook et Twitter pour dénoncer les récentes sanctions judiciaires.

Questionné à ce sujet, le porte-parole du gouvernement Hassan Abyaba a affirmé la semaine dernière que « la situation des droits humains ne connait aucune régression au Maroc » en appelant « à distinguer ceux qui s’expriment librement de ceux qui commettent des délits réprimés par la loi ».

Cinéma

Les Misérables: fierté dans la banlieue parisienne

MONTFERMEIL — «Une revanche! Pour lui et tous les habitants» : dans les allées du marché de Clichy-Montfermeil, banlieue parisienne où a été tourné Les Misérables de Ladj Ly, les habitants disent leur «fierté» de voir ce film sélectionné aux Oscars.

«Maintenant les Américains vont pouvoir nous contacter!» rigole Clément entre les étals chargés de clémentines et de vêtements bon marché. Ce résident de 35 ans fait une brève apparition comme figurant au début du long métrage.

«Ça fait plaisir qu’il aille jusqu’aux Oscars. Ça fait longtemps que Ladj fait ça, il tournait avec son petit téléphone», ajoute-t-il. «C’est une revanche! Pour lui et tous les habitants du 93», numéro du département qui englobe cette banlieue, la Seine-Saint-Denis, lance aussi Rahma, 44 ans.

Sur le marché, beaucoup ont entendu parler du film et connaissent l’histoire de son réalisateur, âgé de 40 ans, qui a grandi et vécu à Montfermeil. Le film, encensé par la critique et déjà primé à Cannes, a franchi lundi une nouvelle étape : il a été sélectionné pour représenter la France aux Oscars.

Tourné en six semaines à Clichy-sous-Bois et Montfermeil, il raconte l’histoire d’une bavure policière dans une cité sensible, à travers le destin d’un policier qui débarque à la brigade anticriminalité.

«J’ai adoré, j’ai été très touché», dit Cyril, 29 ans, éducateur spécialisé dans le quartier. «J’ai reconnu la banlieue telle que je la connais», dit-il. Marqué par la «brutalité» qui s’en dégage, il retient le «constat d’urgence» dressé par le film.

La «rage au ventre»

«La violence, il n’y a pas que ça ici. Mais bien sûr que certains jeunes de banlieue vivent avec la rage au ventre», dit l’éducateur.

Il sait que le président Macron «a promis de faire des choses pour la banlieue» après avoir vu le film. «J’aimerais, j’espère, mais je n’y crois pas vraiment».

L’éducateur évoque le précédent du film La haine, de Mathieu Kassovitz, auquel Les Misérables est souvent comparé. «La haine a cartonné en 1995 et pourtant, il n’y a pas beaucoup de choses qui ont changé depuis.»

Dans ce quartier très enclavé où les émeutes de 2005 qui avaient embrasé les banlieues françaises ont démarré, le tramway vient tout juste d’arriver. Plusieurs tours d’immeuble sont tombées avec la rénovation urbaine. Aujourd’hui, c’est une gare du métro du Grand Paris qui doit bientôt sortir de terre.

«Les transports, la rénovation urbaine, c’est bien, mais ce n’est pas suffisant», poursuit Clément, évoquant «l’emploi», «le pouvoir d’achat».

Mehdi, 17 ans, vient acheter une pizza turque sur un stand du marché. Lui aussi s’est retrouvé dans le film. «Il y a des gens qui font des classes préparatoires, il y a de tout ici». Mais la violence décrite est «aussi une réalité». «C’est bien que ce soit montré», dit l’adolescent. «C’est difficile d’expliquer à des gens de l’extérieur comment on vit ici».

Djamila, 47 ans, a elle découvert une réalité qu’elle ne soupçonnait pas. Elle habite la zone pavillonnaire de la ville, «ça m’a choqué de voir ces jeunes-là, l’état des cités, mais on se dit que malgré tout, on peut s’en sortir à Clichy-sous-Bois».

Véronique, 50 ans, Clichoise depuis des années, a trouvé le film trop «négatif». Il ne «montre qu’un aspect des choses», regrette-t-elle. «J’aurais aimé qu’il y ait une image positive».

«C’est une réelle fierté pour nous», disent pourtant Fatima et Camélia, 18 ans, stagiaires dans une association de soutien scolaire basée dans la ville. Elles retiennent aussi le parcours de Ladj Ly : «c’est un exemple pour les jeunes, ça montre qu’en partant de rien, on peut avoir tout.»

Cinéma

Cate Blanchett présidera le jury de la 77e Mostra de Venise

ROME — L’Australienne Cate Blanchett présidera le jury de la prochaine Mostra de Venise, festival international du film dont la 77e présentation se tiendra du 2 au 12 septembre, ont annoncé jeudi les organisateurs.

La décision de désigner l’actrice et productrice Cate Blanchett, 50 ans, à la tête du jury a été prise le 10 janvier par le Conseil d’administration de la Biennale de Venise, dont la Mostra est une entité, expliquent les organisateurs dans un communiqué. «Chaque année j’attends la sélection de Venise, et chaque année, elle est surprenante et remarquable», a déclaré Cate Blanchett dans le communiqué. «Venise est l’un des festivals de cinéma les plus attrayants au monde, une célébration de ce moyen provocateur et stimulant qu’est le cinéma sous toutes ses formes».

À la pointe du combat des femmes contre les violences sexuelles dans le cinéma, notamment depuis le scandale Weinstein, Cate Blanchett avait porté la contestation au festival de Cannes en 2018, année où elle présidait aussi le jury. 

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi: Deux hommes en or, Télé-Québec à 21h

Invités : Denise Bombardier, Martin Petit, Olivier Bernard et Sébastien Kfoury.

Samedi: En direct de l'univers, ICI Télé à 19h

France Beaudoin reçoit une vedette internationale, en la personne de Mika.

Dimanche: Tout le monde en parle, ICI Télé à 20h

Première de l’hiver avec Steven Guilbeault, Monic Néron, Christine Beaulieu et Sébastien Ricard.

Musique

Le printemps en janvier à l'OSQ

Joint par téléphone dans l’État de New York, où il se trouve pour diriger le Rochester Philharmonic, Fabien Gabel ne cache pas son enthousiasme à l’idée de diriger «Le sacre du printemps» pour la première fois. Au fil des concerts, les spectateurs de l’OSQ ont pu constater que le directeur musical nourrissait une passion pour les musiques tirées d’opéras, de ballets ou d’œuvres théâtrales, voire littéraires.

L’Orchestre symphonique de Québec présente l’un des ses concerts les plus attendus de la saison la semaine prochaine. Les Violons du Roy et le trompettiste suédois Hakan Hardenberger sont conviés à un programme en trois temps, qui culminera avec Le sacre du printemps, de Stravinski.

Danse

«Suites perméables» d'Emmanuel Jouthe: doux rapprochements

La danse peut se regarder de loin, pour en apprécier les mouvements d’ensemble, l’esthétisme et l’agencement des corps, mais elle peut aussi devenir une expérience privilégiée, où les danseurs, très proches des spectateurs, construisent un lien presque intime. Pour «Suites perméables», Emmanuel Jouthe prend le deuxième chemin.

L’expérience qu’il propose à la Maison pour la danse cette semaine est le fruit d’une longue recherche, faite à travers plusieurs laboratoires qui exploraient la notion de proximité. Une de ces séances de travail s’est déroulée au Musée de la civilisation, pendant l’exposition Corps rebelles, en 2015-2016.

Sortir

Quoi faire à Québec: festival de la Banquise, Croissant-musique et soirée bière et jeux à La Souche

FESTIVAL DE LA BANQUISE 

Le 2e festival de la Banquise égayera Portneuf au cours des prochains jours en proposant une programmation éclatée qui expose le canot à glace sous toutes ses coutures. Une exposition de photos coulées sous des blocs de glace, un bal électro-trad et du graffiti sur neige sont notamment au menu. Le point culminant sera la tenue de la première course de canot à glace du Circuit québécois, entre Portneuf et Lotbinière, samedi à 13h. Près de 300 canotières et canotiers seront sur les glaces pour cette traversée de sept kilomètres. Le tout se déroule au quai de Portneuf, au parc de la Banquise et sous un igloo-chapiteau.

Info : www.festivaldelabanquise.ca

Musique

Au labo de Marie-Pierre Arthur

Cinq ans après «Si l’aurore», Marie-Pierre Arthur reviendra le 24 janvier avec «Des feux pour voir», un quatrième album solo sur lequel elle a rebrassé ses cartes de création, tant sur la forme que sur le fond.

À l’écoute de cette nouvelle collection de chansons, le mot «laboratoire» vient à l’esprit. Au bout du fil, l’auteure-compositrice-interprète d’origine gaspésienne ne le renie pas.

Arts et spectacles

La Nuit de la lecture prend de l’ampleur

Préoccupée par les problèmes de littératie dans la population, l’Union des écrivains et écrivaines québécois (UNEQ) bonifie la seconde édition de La Nuit de la lecture, qui se tient cette fin de semaine, en implantant l’événement dans une trentaine de municipalités. Avec la volonté affirmée de déployer un agenda plus imposant en 2021.

«Le potentiel est encore en développement. L’événement n’est pas encore assez connu. On espère doubler le nombre (de lieux) l’an prochain», commente le directeur général de l’UNEQ, Laurent Dubois.

Arts

«Les mains d’Edwige au moment de la naissance»: le courage de ses convictions

CRITIQUE / Allégorie sur la pureté, la corruption, la résistance au conformisme et le courage qu’il faut pour défendre ses convictions, Les mains d’Edwige au moment de la naissance de Wajdi Mouawad lance l’année 2020 à La Bordée dans un fiévreux sentiment d’urgence et d’intenses prestations d’acteurs, qui se mesurent à un texte souvent vertigineux.

Créée en 1999 au Théâtre d’aujourd’hui, puis remontée par le Théâtre Niveau Parking l’année suivante au Périscope sous la houlette de Michel Nadeau, actuel directeur artistique de La Bordée, cette fable de l’auteur d’Incendies nous mène à la rencontre d’Edwige (Marianne Marceau-Gauvin), jeune femme touchée par de singuliers stigmates : lorsqu’elle prie, une eau claire et pure s’écoule de ses mains. Tandis que sa famille organise les funérailles de sa sœur présumée morte puisque portée disparue depuis 10 ans, Edwige se terre dans une cave sombre. Parce qu’elle refuse de croire au décès de sa chère Esther (Annabelle Pelletier-Legros). Et parce qu’elle comprend vite qu’on veut l’utiliser dans une supercherie. La cérémonie s’avère prétexte à une opération mercantile où tout le village a été convié. Et tous sont prêts à payer pour la voir s’agenouiller devant le cercueil vide de sa sœur et être témoin de son don.

Tour à tour, son père (Normand Bissonnette), son frère (Lucien Ratio) et sa mère (Lorraine Côté) tenteront de la convaincre de monter à l’étage, où les convives se font de plus en plus nombreux. En plaidant leur cause, en la brusquant, en tentant de la manipuler. À l’image d’une Antigone moderne, entêtée et parfois illuminée, la principale intéressée tiendra son bout au nom de l’honneur et de la vérité. Jusqu’à ce que le retour de la disparue vienne changer la donne.

Distribution à la hauteur

Dans cette mise en scène de Jocelyn Pelletier, c’est d’abord la sobriété qui prime. Les acteurs, tous justes, évoluent au départ dans un environnement épuré et en clair-obscur, où le texte est roi. À mesure que le drame se joue et que les conflits s’enveniment, le plateau se souillera petit à petit : le rouge du sang du sacrifice ou de l’enfance qui s’évanouit, le noir du déni ou de la corruption. Belle manière de mettre en exergue le fait que se battre pour ses valeurs, ce n’est pas toujours propre, propre… Puis s’invitera la lumière. Celle du soleil qui éclaire et réchauffe, celle du feu qui détruit.

Texte costaud, touffu et ponctué de quelques pointes d’humour, Les mains d’Edwige au moment de la naissance trouve ici une distribution à sa hauteur, avec en tête une Marianne Marceau-Gauvin très solide dans l’exigent rôle-titre, constamment sous tension. Le piège de trop en faire était bien présent, la comédienne offre le bon dosage d’intensité. Mention spéciale également à la prestation pour le moins sportive (et sanguinolente) d’Annabelle Pelletier-Legros en Esther, qui rend crédible un plus que pénible accouchement théâtral.

La pièce Les mains d’Edwige au moment de la naissance est présentée à La Bordée jusqu’au 8 février.

Arts

Whitney Houston, Depeche Mode et Nine Inch Nails entrent au panthéon du rock

NEW YORK — La chanteuse Whitney Houston, le groupe de new wave Depeche Mode, la formation métal Nine Inch Nails et le rappeur américain Notorious B.I.G. font partie de la promotion 2020 du Rock and roll Hall of Fame, le panthéon du rock et de la musique populaire en général.

La cuvée, annoncée mercredi, mais qui sera officiellement intronisée le 2 mai lors d’une cérémonie dans la ville américaine de Cleveland, compte également le groupe glam rock T. Rex ainsi que les Doobie Brothers, selon un communiqué du Hall of Fame.

Comme chaque année, plusieurs groupes ou chanteurs de renom qui avaient été présélectionnés n’ont pas été retenus, dont Motörhead, Soundgarden ou Kraftwerk.

Whitney Houston fera son entrée au Temple de la renommée huit ans après sa mort, à 48 ans, noyée dans sa baignoire après avoir ingéré une importante quantité de cocaïne.

Malgré une fin de carrière marquée par la dépendance à la drogue, l’artiste reste comme l’une des grandes voix du R’n’B des trente dernières années.

Dans un tout autre style, Depeche Mode est aussi un incontournable de la scène musicale des quatre dernières décennies. Le groupe continue à enregistrer et à se produire dans le monde entier.

Né avec la vague new wave et la montée en puissance de la musique électronique, Depeche Mode a évolué vers un univers plus sombre, dans lequel s’est retrouvé un public qui leur reste fidèle au fil des albums.

Notoriuous B.I.G.

Quant au New-yorkais Notorious B.I.G., il est considéré comme l’une des figures majeures du rap américain, même si sa carrière aura été très courte. Assassiné en 1997 à Los Angeles à 24 ans seulement, «Biggie» n’a sorti que deux albums, le second quelques semaines après sa mort, mais nombre de ses morceaux sont devenus des classiques.

Le Temple de la renommée du rock a depuis longtemps choisi d’accueillir en son sein d’autres genres musicaux que le rock, notamment le rap, dont plusieurs représentants sont déjà membres.

Pour compléter le plateau, désigné par un jury qui compte plus de 1000 artistes, le Hall of Fame a choisi Nine Inch Nails, ainsi que T. Rex.

Dernier élu, les Doobie Brothers, groupe de rock grand public qui a connu un succès mondial après un virage soul sous la direction de son leader, Michael McDonald.

Le Rock and roll Hall of Fame a ouvert ses portes en 1995 à Cleveland, une ville choisie non pas pour ses racines rock, mais parce que les autorités locales avaient offert de financer une partie de la construction du bâtiment.

Arts

Les visages tuméfiés de Brigitte Macron et Michelle Obama placardés à Milan

MILAN — Les visages tuméfiés de Brigitte Macron et Michelle Obama placardés dans les rues de Milan : une série d’affiches-chocs signées de l’artiste italien AleXsandro Palombo visent à alerter sur le fléau des violences faites aux femmes.

Cette «campagne d’art de rue» est baptisée Just because I am a Woman («Juste parce que je suis une femme»).

Outre l’épouse du président français et l’ancienne première dame Michelle Obama, les affiches mettent en scène la chancelière allemande Angela Merkel, l’ex-candidate à la présidentielle américaine Hillary Clinton, la parlementaire démocrate américaine Alexandria Ocasio-Cortez, la cheffe de facto du gouvernement birman Aung San Suu Kyi et Sonia Gandhi, la présidente du parti du Congrès, la principale formation d’opposition en Inde.

En affichant ainsi les visages violentés de quelques-unes des plus importantes femmes de la scène politique mondiale, AleXsandro Palombo entend «illustrer le drame qui touche des millions de femmes dans le monde entier [...] dans le but de dénoncer, sensibiliser et obtenir une véritable réponse des institutions et de la politique», a expliqué son bureau de presse dans un communiqué.

Sur chaque affiche, sous des visages portant des traces de coup et de strangulation, des phrases en anglais dénoncent la situation de nombreuses femmes à travers la planète : «Je suis victime de violence domestique, je suis payée moins, j’ai subi une mutilation génitale, je n’ai pas le droit de m’habiller comme je veux, je ne peux choisir qui je vais épouser, j’ai été violée».

«La violence contre les femmes est un problème mondial qui touche tout le monde sans distinction de race, de classe sociale ou de religion», soulignent encore les affiches.

L’artiste contemporain et militant AleXsandro Palombo, 45 ans, est connu pour ses œuvres colorées et irrévérencieuses. Il utilise l’art satirique comme un moyen de sensibiliser et d’engager une réflexion sur des questions sociales et culturelles.

Parmi ses œuvres les plus importantes figurent Disabled Disney Princesses («Les princesses handicapées de Disney») ou The Simpsons Go To Auschwitz («Les Simpsons vont à Auschwitz»).

À l’occasion de la Journée internationale de la femme, il avait lancé la campagne #BriefMessage invitant les femmes à dénoncer la violence en écrivant un message sur leur culotte et en partageant la photo ensuite sur internet.

Arts et spectacles

Les contes à passer le temps... dehors

Événement de plus en plus couru pendant le temps des Fêtes à Québec, «Les contes à passer le temps» prennent un grand bol d’air frais et s’installent tous les dimanches après-midis, jusqu’au début mars, à la place Richard-Garneau, dans le quartier Montcalm.

Il s’agit de la troisième fois que la formule, déclinée dans les voûtes de la Maison Chevalier, déplace ses pénates à l’extérieur. En 2018, en guise d’essai, une représentation avait eu lieu au grand air, au même endroit dans Montcalm, à l'angle du boulevard René-Lévesque et de l'avenue Cartier. Deux autres avaient été ajoutées l’an dernier.

Musique

Réduite au silence par son agression sexuelle, une chanteuse retrouve la voix

NEW YORK - Sa carrière décollait enfin en 2013 quand la chanteuse Lucy Dhegrae s’est subitement retrouvée incapable de chanter et de produire les sons qu’elle émettait aisément jusque-là.

Diagnostiquée de parésie des cordes vocales, elle a peu à peu remonté jusqu’aux origines de cette forme de paralysie: 10 ans plus tôt, alors qu’elle était étudiante en première année à l’Université du Michigan, elle avait été droguée puis violée.

«Lorsque j’ai découvert que je ne pouvais pas chanter, j’ai eu l’impression de mourir», a raconté à l’AFP cette femme de 35 ans, depuis son appartement new-yorkais.

«C’était comme si mon corps me disait: "Bon, tu vas vraiment devoir t’occuper de ça maintenant. On va te retirer la chose dont tu as besoin, que tu utilises pour gagner de l’argent et survivre"», a confié cette chanteuse à la formation classique, spécialiste de musique contemporaine.

«Ça m’a forcée à examiner (ce viol), et honnêtement, je ne suis pas sûre que je l’aurais fait».

Mme Dhegrae, une femme grande et souple qui jusque-là avait passé sous silence cette expérience traumatisante, s’est renseignée et a trouvé des articles parlant de victimes d’agressions sexuelles qui, restées silencieuses sur ce qu’elles avaient subi, en avaient littéralement perdu leur voix.

Elle s’est engagée comme bénévole pour l’organisation contre les agressions sexuelles RAINN et a vu que certaines victimes recommençaient à s’exprimer lorsqu’elles abordaient leur traumatisme.

«J’ai su alors, comme j’avais perdu la capacité de chanter, mais pas celle de parler, que je devrais chanter» et raconter cette agression, a-t-elle indiqué.

Depuis novembre et jusqu’à juillet, au centre artistique «National Sawdust» de Brooklyn, elle présente une série de quatre concerts explorant la façon dont la musique peut aider à guérir les traumatismes du corps et de l’esprit.

«Le cerveau ne peut pas comprendre que quelque chose d’horrible puisse vous arriver à n’importe quel moment», dit-elle.

«Il faut réussir à démêler ça pour retrouver une unité de corps, car le cerveau apprend.... à isoler ce souvenir».

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Musique

Mika s’amène à Québec en mai

Après un passage à Montréal l’automne dernier pour accompagner les titres de son cinquième album, «My Name is Michael Holbrook», l’auteur-compositeur-interprète Mika s’offrira une nouvelle virée au Québec au printemps lors de laquelle il fera escale au Centre Vidéotron le 16 mai.

D’ici là, le chanteur vedette sera l’invité de l’émission En direct de l’univers diffusée à ICI Radio-Canada Télé samedi prochain. 

Les billets pour le concert de Québec seront offerts en prévente le 15 janvier pour les abonnés au fan-club de Mika et le lendemain pour les membres de Première place. La vente officielle sera lancée à 10h le 17 janvier. 

Musique

Rammstein promet une visite au Québec

Aurons-nous l’occasion de revoir Rammstein dans la capitale cette année? Le groupe allemand a attisé les espoirs de ses fans d’ici en publiant sur ses réseaux sociaux une carte sur laquelle la province de Québec est mise en exergue, tout comme une poignée d’États américains. La publication est assortie de la phrase «Get ready, Amerika!» (prépare-toi, Amérique) et d’un extrait de la chanson «Amerika», l’un des plus grands succès de la formation de Till Lindemann.

Alors que Rammstein sera fort occupé par une tournée des stades en Europe au début juillet, il demeure toutefois peu probable que le groupe renoue avec la grande scène du Festival d’été de Québec, où il s’est produit en 2010 et en 2016.

Rammstein a fait paraître au printemps dernier un album éponyme, le septième de sa discographie. 

Cinéma

«Dieu existe, son nom est Petrunya»: Chemin de croix ***

CRITIQUE / Avec un titre comme «Dieu existe, son nom est Petrunya», on se doute bien que le long métrage va jouer (un peu) la carte de la provocation. Satire sociale douce-amère, le film présenté en compétition à Berlin 2019 dénonce avec beaucoup d’à propos le traditionalisme et la misogynie d’une société patriarcale. La réalisatrice a toutefois la main plus lourde dans la deuxième moitié, surtout vers la fin.

La Petrunya (Zorica Nusheva) du titre est tout un numéro. À 32 ans, diplômée en histoire et éternelle chômeuse, elle tente de s’extirper de l’emprise de ses parents — surtout celle de sa mère surprotectrice. Mais il y a peu de place pour des femmes comme elle en Macédoine…

Musique

Jann Arden au Panthéon de la musique canadienne

L’auteure-compositrice-interprète Jann Arden sera intronisée au Panthéon de la musique canadienne.

L’artiste originaire de Calgary soulignera cet honneur en offrant une prestation lors de la cérémonie des prix Juno, à Saskatoon, le 15 mars. 

Jann Arden a lancé sa carrière dans les années 90 et a connu plusieurs succès, dont I Would Die For You, Could I Be Your Girl et Insensitive. Elle a également écrit ses mémoires et participé à la comédie de situation semi-autobiographique Jann, diffusée à CTV l’an dernier. 

Au cours de sa carrière, elle a reçu huit prix Juno, la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II et une étoile sur l’Allée des célébrités canadiennes. 

Musique

Les vedettes de la K-pop BTS dévoilent un projet artistique à Londres

LONDRES — Les vedettes de la pop coréenne BTS ont participé mardi à Londres au lancement d’un projet international d’art moderne, cherchant à mettre leur énorme popularité au service de créations inspirées par leur message en faveur de la diversité.

Le groupe a collaboré avec des artistes du monde entier, dont l’Argentin Tomas Saraceno ou le Britannique Antony Gormley, pour une série d’expositions qui seront présentées à Séoul, à Londres, à Berlin, à Buenos Aires et à New York.

Ce projet, baptisé Connect, BTS, s’est appuyé sur le plaidoyer du groupe en faveur de «la diversité, l’amour et l’attention aux marges».

Dans chacune des expositions, les membres du boys band présenteront les œuvres d’art dans des vidéos.

BTS (abréviation de Bangtan Sonyeondan, qui signifie «Boys scouts résistants aux balles») est un phénomène musical planétaire. Il est le premier groupe de K-pop à avoir atteint le sommet des ventes aux États-Unis et en Grande-Bretagne et a enchaîné les concerts à guichets fermés à Los Angeles, à Chicago ou à Londres, ou encore enflammé en juin un Stade de France plein à craquer.

Les sept garçons, tous âgés d’une vingtaine d’années, attentifs à leur apparence, avec leurs coupes de cheveux soignées, leur rouge à lèvres et leurs boucles d’oreilles, séduisent une génération à l’aise avec la question de l’identité de genre.

«Nous avons toujours été inspirés par la capacité de la musique à communiquer au-delà des frontières et des barrières, ce qui n’est pas très différent de ce que fait l’art», a expliqué le membre du groupe Suga, qui s’exprimait par vidéoconférence depuis Séoul lors du lancement du projet aux Serpentine Galleries de Londres.

L’œuvre qui y est présentée, baptisée Catharsis, plonge le visiteur dans une forêt ancienne réinventée filmée en une seule longue prise de vue. Réalisée par l’artiste danois Jakob Kudsk Steensen, elle est visible jusqu’au 15 mars.

Les instigateurs du projet Connect, BTS espèrent bénéficier de leur énorme popularité.

«Ce projet encouragera à apprécier la diversité et ouvrira la voie à de nouvelles synergies», a déclaré son directeur artistique Daehyung Lee.