CHANSON, Paris de ZAZ

ZAZ: à l'ombre de la tour Eiffel *** 1/2

Huit mois après sa compatriote Émilie Simon, ZAZ offre à son tour un album inspiré par la Ville lumière.
La pétillante chanteuse, que d'aucuns ont qualifiée de «petite Piaf» à ses débuts, croque dans une série de reprises rhabillées d'arrangements jazzés qui ne souffrent pas d'un manque de moyens. On nage en pleine opulence sur cet album, où le big band n'est jamais loin et auquel a contribué l'illustre producteur Quincy Jones.
Souvent théâtrale, mais parfois un brin criarde, ZAZ (Isabelle Geffroy de son vrai nom) marche dans les pas de Maurice Chevalier, de Charles Trenet, d'Édith Piaf, d'Yves Montand, de Léo Ferré ou de Joe Dassin pour chanter avec le bagout qu'on lui connaît les charmes de Paris.
Elle quitte momentanément la carte postale pour nous faire voir le vrai monde (Dans mon Paris, qui porte sa griffe), et convie des invités à partager ses relectures en duo. L'aventure s'avère plutôt réussie avec Nikki Yanofsky ou Thomas Dutronc...
Mais beaucoup moins avec Charles Aznavour, dont la voix faiblarde nous rappelle que le légendaire chanteur n'est plus ce qu'il a déjà été.