Le premier point d'accès de ZAP Québec a vu le jour dans le jardin de Saint-Roch. Les bornes se sont ensuite rapidement ajoutées dans les cafés, les bars et d'autres lieux publics.

ZAP Québec: Internet démocratisé

À Québec, dans les parcs, les cafés, les bibliothèques et dans les principaux lieux publics, on se connecte gratuitement à Internet par l'une des 430 bornes Wi-Fi exploitées par ZAP Québec. De 913 000 connexions l'an dernier, ce nombre pourrait passer à deux millions cette année. Une véritable petite révolution numérique.
Ces bornes permettent de se connecter sans frais à Internet sur près de 60 % du territoire de la Ville de Québec. «Notre objectif, c'est de monter ça à 80 % [d'ici 2014]», indique le coordonnateur de ZAP Québec, Dave G. Pelletier. Seulement en 2011, 85 bornes supplémentaires ont été installées partout dans la ville, en faisant probablement celle où se trouvent le plus de bornes libres d'accès par habitant en Amérique du Nord, estime ZAP.
La popularité de ces points d'accès a fait un bond considérable en juin dernier, alors qu'on allégeait la procédure pour se connecter. Exit l'identifiant et le mot de passe dont on ne se souvient jamais. Suffit maintenant de choisir la borne et de cliquer sur Naviguer. «Juste en faisant ce changement-là, on est passé de 700 à 6000 connexions par jour», explique M. Pelletier.
«Une grande partie de ma job, c'est de m'assurer que ma tante Ginette soit capable d'arriver avec son portable pour la première fois de sa vie et d'utiliser un des points d'accès.» Force est de constater que tante Ginette et autres néophytes sont maintenant à même de pouvoir s'y connecter sans heurts.
Les mobinautes
La plupart des utilisateurs sont en déplacement et consultent Internet sur leur appareil mobile; on les appelle les mobinautes. Pendant l'attente pour l'autobus ou la traversée vers Lévis, par exemple. «C'est réellement comme un arrêt aux puits. Les gens téléchargent leurs courriels, et après, on repart.» Les sessions de navigation durent en moyenne 15 minutes.
Les bornes installées près des parcours d'autobus les plus achalandés jouissent d'une grande popularité. Au terminus des Galeries de la Capitale, sitôt installée, la borne est «tout de suite devenue une des plus populaires du réseau». Un autre projet-pilote est aussi en cours dans deux autobus du RTC.
«Il y a vraiment quelque chose avec la mobilité. Ça peut être une façon de mousser l'utilisation du transport collectif», croit même Dave G. Pelletier.
Les 80 bornes installées dans les infrastructures municipales, les arénas, les bibliothèques et les bureaux d'arrondissement ont par ailleurs enregistré quelque 500 000 connexions l'an dernier. Et ça ne cesse d'augmenter.
«En étant le lieu de rencontre entre différents partenaires, on démontre qu'il y a réellement un engouement répandu, que ce soit dans le milieu institutionnel ou commercial ou même au niveau des usagers, de la population, pour tout ce qui est techno.»
Nombre de connexions
2011: 913 000
Février 2011: 60 000
Février 2012: 145 000
Festival d'été de Québec 2011 (plaines d'Abraham): 36 700
Nombre de bornes: 430
Objectif: couverture sur 80 % de la ville