Conçue directement sur le lac, la patinoire de Martin Thériault est arrosée grâce à une pompe qui y puise l'eau par un trou dans la glace.

Vos bijoux de patinoires

Le Défi des patinoires lancé samedi dernier par Le Soleil a touché une corde sensible. Vous avez été nombreux à nous écrire pour nous présenter vos petits bijoux de patinoires aménagées dans votre cour arrière. Certaines sont imposantes, d'autres plus modestes, mais toutes sont le fruit d'un travail minutieux. Il a fallu choisir. Nous vous présenterons samedi, dimanche et samedi prochain une sélection de quelques-unes de ces réalisations. Vous avez encore jusqu'au 15 janvier pour nous faire découvrir votre oeuvre, à nouvelles@lesoleil.com,et pour être admissible au tirage d'une soirée aux Remparts dans une loge du Colisée.
<p>C'est sur le terrain d'une des sept coopératives d'habitation qui se côtoient que, grâce aux bons soins de Josée Lalande et de ses voisins Éric Lavoie et Daniel Caron, la patinoire prend vie lors des mois d'hiver.</p>
<p>Sur la patinoire de Jean-Maurice Latulippe, il ne faut pas frapper la rondelle trop fort, sous peine de la perdre dans les glaces du fleuve Saint-Laurent.</p>
Une grande fierté
«Je suis tellement fier de ma patinoire!» Martin Thériault en a mis, des efforts pour sa glace qui «requiert beaucoup de préparation et une exécution parfaite». Conçue directement sur le lac, elle est arrosée grâce à une pompe qui y puise l'eau par un trou dans la glace. Elle pose un défi particulier : pour des questions de sécurité, on ne doit pas l'aménager trop tôt ni la démanteler trop tard. Mais une fois le froid bien installé, elle est l'attraction du voisinage, assure M. Thériault. Les enfants y viennent avec leurs parents en motoneige et repartent heureux, les joues rougies. Pendant le Tournoi international de hockey pee-wee de Québec, toute l'équipe des Hurricanes de la Caroline, dont deux joueurs seront hébergés chez les Thériault, viendra faire son tour. Le lac, le paysage et la vue sur le centre de ski Le Relais auront tout pour les charmer, est convaincu le papa de deux enfants de 8 et 11 ans. «C'est le gros hit, ma patinoire, cette année!»
«La meilleure gardienne en ville»
À l'ombre de l'édifice Marie-Guyart, il existe une patinoire «communautaire» qui égaie les soirées d'un groupe de voisins et de leur progéniture. C'est sur le terrain d'une des sept coopératives d'habitation qui se côtoient que, grâce aux bons soins de Josée Lalande et de ses voisins Éric Lavoie et Daniel Caron, la patinoire prend vie lors des mois d'hiver. «C'est moi qui arrose», lance la dynamique maman de deux garçons qui font l'envie de leurs copains avec leur patinoire en plein coeur de la colline parlementaire. L'été, l'espace est occupé par un terrain de pétanque, mais il y a plusieurs années, un père y aménageait une patinoire et avait installé un système d'éclairage qui y était toujours quand Mme Lalande et ses voisins ont décidé de reprendre le flambeau. Il a bien fallu faire plusieurs recherches sur Internet pour apprendre les rudiments de l'entretien d'une glace, convient-elle, mais «on est rendus pas mal bons!» Et ça occupe la marmaille. «C'est la meilleure gardienne en ville!»
Le fleuve comme décor
Sur la patinoire de Jean-Maurice Latulippe, il ne faut pas frapper la rondelle trop fort, sous peine de la perdre dans les glaces du fleuve Saint-Laurent. Ce grand-papa de Saint-Laurent, à l'île d'Orléans, possède dans sa cour l'unique surface de jeu «avec un défenseur en permanence : un arbre». M. Latulippe se fait un devoir de préparer la patinoire chaque année pour ses trois enfants, Hugo, Dimitri et Noémie, et ses huit petits-enfants. Parmi eux, Alphée, fille du cinéaste Hugo et sujet de son dernier film, Alphée des étoiles. Pour M. Latulippe, qui considère ses petits-enfants comme «le dessert de la vie», c'est une occasion unique de profiter de leur présence. C'est pourquoi il ne ménage pas ses efforts dès le mois de novembre pour arriver à un résultat parfait pour le temps des Fêtes.
<p>Cette année marquera le 10e anniversaire de la patinoire aménagée dans la vaste cour de Nil Bédard à Saint-Émile.</p>
Affaire de famille
Quand Nil Bédard était petit, son père Louis-Philippe lui confectionnait une patinoire tous les hivers dans la cour. La tradition s'est perpétuée pendant 20 ans. À son tour devenu papa, M. Bédard a voulu offrir la même attention à ses trois enfants. Cette année marquera le 10e anniversaire de la patinoire qu'il aménage dans sa vaste cour de Saint-Émile. Après toutes ces années, il affirme bien modestement que la fabrication de glace extérieure n'a plus beaucoup de secrets pour lui. Même la pluie n'ébranle pas son calme. De mémorables matchs de hockey opposant les gars et les filles, M. Bédard et son fils Raphaël contre ses deux filles Aurélie et Éliane, sont disputés sur cette glace et sont couronnés par un bon chocolat chaud. Dans le temps des Fêtes, même les grands-papas de 77 et 71 ans ont chaussé leurs patins, raconte M. Bédard.