L'atrium du palais de justice de Québec

Violence conjugale: l'ingénieur marocain dit avoir été griffé par sa conjointe

L'ingénieur d'origine marocaine accusé d'avoir violenté sa jeune femme affirme que sa conjointe l'a jeté comme une vieille chaussette dès qu'elle a terminé les démarches pour obtenir sa résidence permanente.
Pour une deuxième journée à la barre des témoins, l'homme de 26 ans a continué à nier méthodiquement chaque saute d'humeur et chaque geste de violence décrits par la plaignante.
Lors de la fameuse dispute finale de juillet 2013, au terme de laquelle la jeune mariée a fui l'appartement pieds nus, l'ingénieur affirme, photo à l'appui, que c'est lui qui a été griffé au cou et au bras. Il avait même fait des démarches pour porter plainte à la police.
Quatre jours avant la violente querelle, l'ingénieur dit avoir entendu sa conjointe parler avec sa mère grâce au logiciel de conversation Skype. «J'ai entendu qu'elle disait à sa mère qu'elle n'avait plus besoin de moi», a témoigné l'accusé.
Quelques heures plus tôt, la jeune femme venait de faire la visite médicale, dernière formalité avant d'obtenir sa résidence permanente au Canada.
L'accusé n'a pas expliqué pourquoi il a attendu quatre jours pour interroger sa femme au sujet de ce qu'il avait entendu. Ce n'est que lorsque la jeune femme a évoqué le nom de ses parents qu'il dit avoir repensé à la phrase.
Le contre-interrogatoire de l'accusé devrait commencer aujourd'hui.