Vincent Lemay-Thivierge, le frère de Guillaume Lemay-Thivierge, est le candidat de Québec solidaire dans Saint-Jérôme

Vincent Lemay-Thivierge accuse PKP de vouloir réécrire le Code du travail

Le candidat de Québec solidaire (QS) dans Saint-Jérôme, Vincent Lemay-Thivierge, accuse son rival, Pierre-Karl Péladeau, de porter les couleurs du Parti québécois non pas pour faire la souveraineté mais plutôt pour réécrire le Code du travail à sa manière.
Selon l'artiste, ce n'est pas un hasard si le Parti québécois (PQ) a retiré de sa plateforme électorale l'engagement de modifier le Code du travail - qui concerne notamment les briseurs de grève - au moment de la venue de l'homme d'affaires dans la formation politique.
Il va même plus loin lorsqu'il parle du candidat vedette. «Je doute fort que son but premier soit la souveraineté», avance M. Lemay-Thivierge. «S'il peut faire un petit croche et briser les syndicats, il va le faire», poursuit le solidaire, ajoutant que s'il était dans les souliers de l'homme d'affaires, c'est ce à quoi il s'emploierait.
Il rappelle qu'à titre de président du conseil d'administration de la Fondation de l'entrepreneurship, M. Péladeau a fait une tournée du Québec dans laquelle il disait à qui voulait l'entendre que pour maintenir le niveau de vie des Québécois, «un sérieux coup de barre s'impose».
Selon Vincent Lemay-Thivierge, les citoyens ne peuvent pas compter sur l'ex-dirigeant de Quebecor puisque «la menace des conditions salariales plane».
Circonscription pauvre
Il déplore par ailleurs le parachutage du candidat péquiste dans Saint-Jérôme. «C'est ironique que l'homme le plus riche du Québec se présente dans une des circonscriptions les plus pauvres de la province.»
Mais le représentant de QS croit que les gens qui ont voté pour le PQ au dernier scrutin afin de bloquer le caquiste Jacques Duchesneau ne feront plus le même calcul et opteront cette fois pour son parti.
Vincent Lemay-Thivierge fait campagne dimanche dans les Laurentides aux côtés du porte-parole Amir Khadir. À la blague, le député sortant a soutenu que son candidat dans Saint-Jérôme avait eu raison de l'ancien dirigeant de l'Unité anticollusion. «Le PQ n'a eu d'autre choix que de présenter Pierre-Karl Péladeau», a-t-il lancé alors qu'il se trouvait à Val-David pour dénoncer le projet d'Hydro-Québec de vouloir implanter la ligne de transport de haute tension du Grand-Brûlé sans écouter les citoyens.