Le directeur général Marc Bergevin a donné une nouvelle munition à son attaque en mettant la main sur Thomas Vanek, des Islanders de New York. Cette saison, l'attaquant a amassé 21 buts et 32 passes.

Vanek, une grosse prise!

Le Canadien de Montréal a répondu à la demande populaire et à un besoin pressant en faisant l'acquisition de l'ailier Thomas Vanek, un habile marqueur.
Le directeur général Marc Bergevin a donné une nouvelle munition à l'entraîneur Michel Therrien sans s'affaiblir dans l'immédiat. Le Canadien avait vraiment besoin d'un compteur naturel et Vanek a fait ses preuves devant le filet adverse. Il coûte un choix au repêchage de deuxième ronde et l'espoir Sebastian Collberg.
Vanek sera joueur autonome sans restriction le 1er juillet. Deviendra-t-il un joueur en location pendant deux mois ou un membre important du Canadien pendant plusieurs années? Les prochains mois nous donneront la réponse. Marc Bergevin aura donc du pain sur la planche. Le dossier de Vanek s'ajoute à ceux de P.K. Subban et d'Andrei Markov. De gros contrats assortis de chiffres encore plus gros.
Le Canadien passe le message à ses partisans et à ses joueurs qu'il veut faire un bon bout de chemin pendant les séries éliminatoires. Ce qui aurait été impossible sans l'ajout d'un franc-tireur de la trempe de Vanek.
Le nouvel ailier du Canadien traîne la réputation d'un marqueur prolifique pas toujours soucieux de son jeu défensif et parfois nonchalant sur la patinoire. Des joueurs dédiés et responsables en défensive, le Tricolore en a en masse. Il est allé chercher un attaquant ayant de bonnes mains sans sacrifier son avenir. Ce ne sont pas tous les choix de deuxième ronde qui atteignent la Ligue nationale et Collberg n'a pas encore atteint ce niveau.
Le Canadien a certainement réalisé l'un des meilleurs coups de la dernière journée des transactions dans la Ligue nationale.
Saint-Louis exaucé
Fallait vraiment que Martin Saint-Louis en ait plein le dos de son directeur général Steve Yzerman pour quitter le Lightning de Tampa Bay, l'une des meilleures équipes de l'association de l'Est malgré l'absence prolongée de Steven Stamkos.
Saint-Louis n'a pas digéré que son propre directeur général l'écarte de la sélection initiale de l'équipe olympique canadienne. Il a ensuite accepté de remplacer son coéquipier Stamkos, mais le mal était fait. Il ne voulait plus rien savoir de Yzerman, qui l'avait également ignoré pour les Jeux olympiques de Vancouver.
Le petit attaquant de 38 ans n'a pas affiché un gros esprit d'équipe en demandant au Lightning de l'échanger. Blessé dans son orgueil, il a surtout pensé à sa petite personne. On dit qu'il n'est pas l'athlète le plus facile à diriger. C'est peut-être vrai.
L'acquisition de Saint-Louis rend l'offensive des Rangers de New York encore plus explosive. La transaction favorise les «Blue Shirts» dans le moment, mais les choix au repêchage obtenus par le Lightning pourraient faire changer le vent de direction. Ryan Callahan, tout de même une valeur sûre, est beaucoup plus jeune que Saint-Louis.
Le retour au jeu d'un joueur aussi talentueux que Stamkos rapportera plus au Lightning dans les prochaines semaines que le marché avec les Rangers.
Steve Yzerman s'est montré beau joueur dans cette affaire pour le moins délicate. Ce n'est pas évident de répondre à la requête de l'un de tes leaders et de ton capitaine. Le directeur général du Lightning a envoyé son joueur étoile à New York, l'endroit où il voulait évoluer.
La transaction entre les Rangers et le Lightning a eu encore plus d'impact que le retour de Roberto Luongo en Floride.
Réactions dans l'Ouest
La semaine dernière, les Blues de St. Louis ont consolidé leur équipe en transigeant avec les Sabres de Buffalo. Cet échange n'a pas eu l'effet domino anticipé dans l'association de l'Ouest.
Déjà réputés pour leur jeu défensif, les Kings de Los Angeles ont amélioré leur offensive en mettant la main sur Marian Gaborik. L'attaquant Matt Moulson a pris la direction du Minnesota. Les Ducks d'Anaheim, les Sharks de San Jose et les Blackhawks de Chicago n'ont pas bougé. Et à son grand désespoir, Ryan Kesler est demeuré à Vancouver.