Sur son site Web, le Dr Wolfgang Wodarg accuse les compagnies pharmaceutiques d'avoir incité les scientifiques et les agences officielles responsables de santé publique à alarmer les gouvernements mondiaux avec ce qu'il qualifie de «fausse pandémie» dans le but de faire la promotion de leurs médicaments et vaccins contre la grippe.

Vaccination mondiale: une enquête demandée en Europe

Alors que plusieurs pays européens commencent à revendre leurs surplus de vaccins contre la grippe A (H1N1) sur le marché mondial, les États membres du Conseil de l'Europe ont décidé de lancer une enquête sur l'influence qu'auraient pu avoir les compagnies pharmaceutiques sur la campagne de vaccination mondiale.
C'est le Dr Wolfgang Wodarg, ex-député social-démocrate de l'arrondissement allemand de Flensburg-Schleswig et maintenant président du Comité européen de la santé, qui a lancé l'enquête en déposant une motion qui a été adoptée à l'unanimité par les membres du comité du Parlement européen à la santé.
Sur son site Web, le Dr Wodarg accuse les compagnies pharmaceutiques d'avoir incité les scientifiques et les agences officielles responsables de santé publique à alarmer les gouvernements mondiaux avec ce qu'il qualifie de «fausse pandémie» dans le but de faire la promotion de leurs médicaments et vaccins contre la grippe.
«Ces compagnies ont incité les gouvernements à gaspiller des sommes importantes pour des vaccins inefficaces et ont exposé sans raison des millions de personnes en santé au risque d'effets secondaires inconnus de vaccins qui n'ont pas été testés suffisamment», déclare le médecin.
Seuil abaissé
Il rappelle également que l'Organisation mondiale de la santé (OMS), en coopération avec des compagnies pharmaceutiques et leurs scientifiques, a redéfini les normes d'une pandémie et abaissé le seuil de l'état d'urgence pandémique, décrété en juin.
«Les normes ont été abaissées à un niveau qui forçait les dirigeants de la plupart des pays à réagir immédiatement et à s'engager à acheter de nouveaux vaccins contre la grippe A (H1N1) à coups de milliards de dollars pour faire face à ce scénario alarmiste», poursuit-il.
Le Dr Wodarg a également rappelé que l'OMS n'est sujette à aucun contrôle parlementaire et qu'il ne devrait donc pas lui être permis de définir en quoi consiste une pandémie puisque plusieurs de ses décideurs ont déjà travaillé ou travaillent toujours pour l'industrie pharmaceutique.