Une vraie bataille sur les Plaines

Des centaines de personnes ont donné une touche résolument hivernale aux champs de bataille des plaines d'Abraham samedi après-midi. Avec pelles, forts et balles de neige, les guerriers se sont amusés comme des enfants lors de la Guerre des ducs du Carnaval de Québec. De quoi donner le goût au Carnaval de revenir à la charge l'an prochain avec le concept.
Dès le début de l'après-midi, les adolescents et les adultes ont construit leurs fortifications bien temporaires sur les Plaines. Cubes de glace, châteaux de neige, peinture et décoration: les repaires des deux camps avaient de quoi faire rêver bien des enfants.
Le combat tant attendu a finalement eu lieu vers 16h, où les centaines de spectateurs se sont lancé quelques milliers de balles de neige à un rythme frénétique.
«On sentait le plaisir des gens, alors c'est mission accomplie. On le prend comme une première expérience. Et on a le goût de le faire encore l'an prochain. Ça va donner le goût aux gens de faire encore plus l'activité. On veut la pousser plus loin et en faire un succès de masse», a lancé le président du Carnaval, Denis Simard.
Les organisateurs du Carnaval avaient insisté sur la sécurité. Les casques et les lunettes étaient obligatoires. Mais le resserrement sécuritaire a également forcé les adversaires à demeurer dans des zones prédéterminées, derrière des clôtures métalliques.
Les balles ont donc fusé de toutes parts, et le plaisir était contagieux. Sauf que les forts, même les plus ingénieux, n'ont finalement que peu servi, trop éloignés de l'action.
La Guerre des ducs s'est donc tenue loin des charges légendaires de La guerre des tuques, le film culte où le fort est pris d'assaut, et par bien plus que des balles de neige.
D'ailleurs, le producteur de La guerre des tuques, Rock Demers, était l'invité d'honneur. «Je ne pensais pas jamais vivre assez longtemps pour voir cela!» a lancé celui dont le Conte pour tous a marqué plusieurs générations d'enfants en combinaisons et mitaines.
Seattle toujours championne
Et le record? L'organisation du Carnaval de Québec avait misé au départ sur un record Guinness de la plus grande bataille de balles de neige. Le tir a été corrigé par la suite, et on insistait sur un record, point.
À la fin des hostilités, l'animateur de foule Marto Napoli n'a plus fait aucune mention de record. Selon le Carnaval, plus de 800 personnes ont pris part à la guerre amicale. Et plus de 1500 personnes ont assisté de l'extérieur à la confrontation.
Seattle demeure donc la grande championne - avec un record Guinness homologué - pour la plus grande bataille de boules de neige au monde. Il y a un an, 5834 personnes se sont lancé des projectiles hivernaux dans cette ville côtière américaine réputée pour son absence de neige.
Mais, avec casque sur la tête et lunettes sur les yeux, le président du Carnaval ne s'en faisait guère pour ce record manqué. «On a mis un objectif, on savait qu'il y avait un intérêt... Mais il y a des contraintes d'assurances aussi. Si on avait permis pas de casque et pas de lunettes, on aurait rempli avec 6000 ou 8000 personnes», soutient Denis Simard. «Mais ça va donner le goût aux gens de répéter l'expérience. C'était vraiment tripant. La sensation était extraordinaire. On avait le plaisir d'être un enfant de huit ans.»
Au Carnaval dimanche 2 février
> Grand Prix snowcross de motoneige de Lévis, dès 9h
> International de sculpture sur neige, volet national, 10h
> Rues carnavalesques, avenue Cartier et 3e Avenue