Annie Robin, 49 ans, de Saint-Flavien

Une voleuse de personnes âgées n'ira finalement pas en prison

Même si elle a sérieusement réfléchi à la peine d'emprisonnement, la juge Marie-Claude Gilbert a finalement condamné une femme de 49 ans de Saint-Flavien, Annie Robin, à une amende de 300 $ pour avoir volé de l'argent à des personnes âgées à la résidence pour aînés où elle travaillait comme préposée aux bénéficiaires.
Les faits remontent à l'été 2013, quand Robin s'est fait prendre à voler un total de 380 $ en argent à des aînés de la résidence Villa Laurence de Laurier-Station. L'enquête policière a permis le dépôt d'accusations quelques mois plus tard.
Robin a depuis perdu son emploi et a reconnu sa culpabilité, lundi, au palais de justice de Québec, à six chefs de vol simple.
Les avocates de la Couronne et de la défense avaient alors présenté une suggestion commune de 300 $ d'amende, en plus d'une soixantaine d'heures de travaux communautaires que la femme avait déjà effectués. Robin a aussi remboursé les personnes qu'elle avait volées.
Lundi, la juge a décidé de prendre la cause en délibéré quelques jours, car elle estimait que la peine présentée n'était pas assez sévère. Elle jugeait alors qu'un séjour derrière les barreaux serait plus pertinent.
«C'est le genre de crime qui répugne la société», a-t-elle lancé, vendredi matin, en présence de la voleuse.
La juge Gilbert a finalement accepté la suggestion commune présentée par les deux parties, en rappelant que Robin, qui travaille maintenant dans un Valentine à temps partiel, n'avait aucun antécédent judiciaire. Elle a aussi tenu compte du fait que Robin avait retourné l'argent aux victimes. La femme devra aussi respecter une période de probation d'un an.