Bien que la consommation moyenne de bière a diminué depuis 10 ans, celle-ci reste la préférée des Québécois.

Une tradition qui ne s'essouffle pas

Que ce soit dans les pubs, les festivals et même à la maison pour accompagner le repas, la bière demeure un incontournable de l'été. Bien que la consommation moyenne de cette boisson a diminué depuis 10 ans, celle-ci reste la préférée des Québécois. Les petits et grands producteurs redoublent d'imagination pour satisfaire les amateurs toujours prêts à découvrir de nouvelles saveurs.
«Tout passe par l'innovation, c'est comme ça qu'on va tirer notre épingle du jeu chez Molson pour les prochaines années», insiste François Lefebvre, chef des affaires générales Québec-Atlantique chez Molson Coors. Cette innovation dont il parle se décline en trois volets : les produits, les contenants et les occasions. La grande entreprise brassicole canadienne vient de lancer la nouvelle bière Rickard's Shandy au goût de limonade et la Mad Jack aux arômes de pommes. Côté emballage, on a misé sur une nouvelle canette à grand goulot et une canette ventilée «pour rehausser le goût de la bière», explique François Lefebvre. Les accords mets et bière font également partie de la stratégie d'affaires, une tendance observée non seulement chez les grands brasseurs, mais aussi dans les microbrasseries et brasseries artisanales (lire l'article «La bière, une fierté à saveur locale»).
Bien que la part de marché des grands brasseurs Molson Coors, Labatt et Sapporo (Sleeman et Unibroue) se situe aux alentours de 94 %, ces derniers doivent constamment renouveler leur offre et faire en sorte «que les consommateurs redécouvrent la bière», note François Lefebvre. «Les parts de marché au cours des dernières années ont été grugées par d'autres produits», poursuit-il, en faisant référence notamment au vin et aux spiritueux. Il est important de souligner qu'il existe également une concurrence avec les bières importées provenant notamment de l'Union européenne et du Mexique, car celles-ci, qui occupaient 10 % des ventes au Canada en 2007, ont atteint les 16 % en 2012, soit une augmentation de 6 %. Reste que l'industrie brassicole demeure un secteur profitable. Selon la Direction des études et des perspectives économiques, cette industrie génère 14 % du produit intérieur brut de la fabrication des aliments et des boissons au Québec, ce qui est comparable à l'industrie de la fabrication des produits laitiers.