On compte seulement 3,3 crimes par année par 100 000 habitants à Lévis.

Une police de proximité à Lévis

Selon un sondage SOM réalisé l'an dernier, «96 % des citoyens se sentent en sécurité, tant dans leur quartier que dans le reste de la ville. Personne n'a peur de sortir de chez lui le soir et de se promener dans les rues de Lévis la nuit», souligne Yves Després, directeur par intérim du Service de police de Lévis.
Le faible taux de criminalité, souligné par MoneySense pour justifier la huitième place de Lévis dans son palmarès des villes canadiennes où il fait bon vivre, contribue certainement à ce sentiment de sécurité. Selon les données recueillies par la revue, le nombre de crimes a diminué de 13,4 % à Lévis ces cinq dernières années, portant à seulement 3,3 le nombre de crimes commis par 100 000 habitants.
«Ce qui fait partie de nos forces, c'est l'implication communautaire, les partenariats qu'on établit avec le Centre d'aide prévention jeunesse et la commission scolaire. On essaie d'être très présent dans la communauté», indique M. Després, rappelant au passage que plus de 90 % des Lévisiens sont satisfaits de leur corps policier. «On encourage les citoyens à nous tenir au fait de ce qu'ils vivent, ajoute-t-il. Ça peut nous mener à détecter un endroit où il se passe des choses illégales, du trafic de drogue par exemple.»
Selon le rapport annuel 2014 du Service de police de Lévis, on note une légère augmentation de 0,7 % des crimes contre la personne, mais une diminution importante des crimes contre la propriété (10,2 %) et des infractions au Code criminel (32,7 %).
Crime généré
«On a une augmentation de 21,5 % des infractions touchant les drogues et autres substances illicites, mais c'est ce qu'on appelle du crime généré. C'est ce que nos policiers, par leur travail, réussissent à mettre au jour», note le directeur.
La Ville de Lévis a augmenté le nombre d'enquêteurs (qui sont maintenant une vingtaine). On compte 172 policiers et 107 employés civils au Service de police de Lévis. La Ville est à la recherche d'un terrain pour ériger une nouvelle centrale. «On veut revoir notre organisation, indique M. Després. On a aussi le projet de se faire évaluer par notre population.»
Plusieurs programmes de prévention contribuent également à la sécurité des citoyens. «Notre programme GUES, qui vise la prévention de l'exploitation sexuelle, en lien avec les nouvelles technologies chez les jeunes, a gagné le prix intersections parmi tous les programmes de prévention soumis au concours du Regroupement des corps policiers», note Guylaine Laflamme, des affaires publiques. Lévis travaille également sur un programme pour contrer l'exploitation financière des aînés.